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10h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiry.
A vous de le dire avec Rachida Kahout, présidente du Haut Commissariat des Diasporas Africaines de France, Alexandra Spiner, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France, et Fabien Verdier, président du Mouvement pour le Développement des Villes sous Préfectures, ancienne maire de Châteaudin. On parle de cette semaine de tous les dangers. On vous écoutait, Fabien Verdier, il y a quelques instants, nous dire que tout simplement le gouvernement est hors sol. Les Français ne se sentent pas entendus, c'est le moins qu'on puisse dire. Les lycéens, eux, ne veulent pas lâcher le morceau. En tout cas, certains syndicats qui appellent encore... au blocus aujourd'hui, au blocage. Alors, il y a aussi une minorité, peut-être, ou une majorité, on ne sait pas, silencieuse. En tout cas, je lisais un sondage la semaine dernière dans le Figaro, la moitié des Français aimeraient quand même que ça s'arrête, ce blocage, et que les lycéens puissent retourner en cours. On va aller à Toulouse, on va retrouver notre journaliste Christine Bouillaud, qui se trouve devant le lycée Ozen, précisément. Bonjour ma chère Christine.
Bonjour, bonjour à tous.
Bonjour Christine. Alors comment est la situation devant ce lycée toulousain, Christine
Alors la situation devant ce lycée, elle est un petit peu à l'image de ce que la semaine s'annonce, c'est-à-dire une volonté pour, on va dire, les syndicats de lycéens de continuer à bloquer leurs établissements, en tous les cas de se montrer et de manifester que les revendications et en tous les cas les réponses apportées par le gouvernement, y compris pendant les vacances de la Toussaint, n'ont pas été à la hauteur. Sauf que, évidemment, il est difficile aujourd'hui d'imaginer la suite de cette mobilisation. Il y a eu à un moment donné l'intervention des policiers à la demande du proviseur pour permettre à certains élèves de rentrer. Certains établissements, rappelons-le, les situations des lycées ne sont pas toutes les mêmes. Dans les lycées du centre-ville, par exemple, il y a des classes préparatoires aux grandes écoles, des GPE. Donc, ça veut dire aussi que c'est des étudiants post-bac qui ont besoin de continuer. à suivre leurs cours et il fallait absolument les laisser rentrer. Mais ça a eu aussi comme effet d'attiser un tout petit peu la fougue de ces lycéens qui, eux, souhaitaient continuer à bloquer leur établissement. On sent effectivement, en discutant les différents établissements où je suis allée ce matin, le corps enseignant, les chefs d'établissement, on va dire partagés entre cette situation où ils comprennent les revendications. Même s'il y a eu des avancées dans ce qui a été demandé, les lycéens considèrent que tout n'est pas absolument rempli. Et c'est effectivement une revendication qu'ils posent aujourd'hui encore sur la table. Et la volonté d'avoir un suivi pédagogique. Donc les professeurs interrogés sont un petit peu dans une situation où ils ont peur que ça s'enquiste, tout simplement. Et avec des échéances qui arrivent aussi très rapidement, notamment pour les élèves terminales, puisque le relevé des notes pour Parcoursup... nécessaire, en tous les cas, pour les dossiers Parcoursup, qui, lui, continue malgré tout. C'est d'ici une quinzaine de jours, et il y a des élèves, une grande majorité, en tous les cas, qui n'ont quasiment aucune note. Du côté des élèves aussi, certains commencent à se dire, nous, on est super contents de voir qu'on nous entend, qu'on entend la jeunesse, et c'était quelque chose qui, pour nous, était important. Et en même temps, c'est comme ça, c'est un dilemme, et en même temps, on sait aussi qu'il va falloir qu'on retourne en cours. parce que aussi les équipes ne permettent pas d'avoir un suivi pédagogique à distance, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas. À titre d'exemple, pendant deux mois et jusqu'à cette date récente, l'Académie de Toulouse avait un problème après un piratage informatique, avec un problème pour le distanciel, en tous les cas pour le système informatique de liaison entre les élèves et les établissements. Donc vous voyez bien que la situation est en train un tout petit peu de... de flotter, j'avais envie de dire, qui est test aussi, parce qu'il y a des échéances. On annonce un mardi noir aussi, avec le retour des universités, la journée de jeudi. Certains rêvent d'un jeudi, vendredi, samedi de mobilisation. C'est un baroud d'honneur ou une continuité dans la manifestation. C'est très difficile de le dire, c'est très difficile de le comprendre. Mais ce que l'on voit en tous les cas, c'est que... Même si certains sont contre les blocages, ils ne sont pas là pour dire que ce n'est pas légitime. En tous les cas, on comprend, on a envie d'être entendu, il faut continuer, on est fiers de ce que l'on fait. Mais en même temps, il va falloir aussi qu'on retourne à l'école parce que ça va bientôt faire quasiment un trimestre entier, puisqu'il y a eu les deux semaines de la Toussaint, les trois semaines de mobilisation. C'est quelque chose d'assez étonnant. Et pour vous dire aussi, c'est assez étonnant, c'est très compliqué parce que quand les policiers interviennent, ça a le don d'exciter, d'énerver. En même temps, les policiers sont là pour débloquer à la demande d'un chef d'établissement. Un blocage n'est pas légitime, on le
rappelle quand même.
Alors, le blocage n'est pas légitime. Enfin, légitime, mais il n'est pas
légal.
Pardon, plus que légitime. Pardonnez-moi, j'ai un lapsus. Ce que je veux dire, Stéphanie, c'est que quand vous êtes devant ces établissements, ce sont des enfants, ce sont des mineurs. Il y en a certains qui font peut-être 1m90, mais vous allez les voir, ils sont en seconde. Donc, ils ont 16 ans à tout casser. Donc, ça veut dire aussi que c'est une matière manifestante qui est très compliquée. à gérer, ils sont coordonnés mais pas complètement donc c'est vrai que c'est quelque chose qui est d'une extrême tension ou en tous les cas d'une extrême difficulté pour arriver à encadrer ou en tous les cas à comprendre les contours de cette mobilisation que beaucoup comprennent mais se demandent sous quelle forme maintenant ça va pouvoir continuer.
Merci Christine Bouillaud en tout cas pour se résumer assez juste de la situation c'est vrai qu'il y a ce... dont les revendications sont légitimes, et effectivement les blocages qui sont illégaux, Alexandra Spiner, c'est le mot que je voulais employer. Et c'est vrai que ces heures et ces semaines de cours sont, vous le disiez, vous la spécialiste,
irrécupérables. Pour moi c'est irrécupérable, absolument. Surtout d'ailleurs pour les plus fragiles scolairement, et les plus fragiles socialement. Parce qu'évidemment, les élèves qui sont de milieux privilégiés auront la possibilité de récupérer. Tout ce qui a été perdu, d'abord avec ce qu'on appelle la bibliothèque invisible, c'est-à-dire l'acquis tous les jours au quotidien au sein de familles privilégiées, les autres, pour eux, c'est perdu. Et quand je pense que certains professeurs refusent les blocages filtrants, c'est-à-dire permettre aux jeunes des prépas... de pouvoir accéder à leur lycée, moi je ne comprends pas. Parce qu'honnêtement, vous condamnez cette génération à l'échec en réalité. Je comprends leurs revendications. Vraiment, il y en a beaucoup que je soutiens. notamment plus de médecine scolaire, plus de lisibilité de ce qu'est Parcoursup. Mais arrêtons le fantasme de Parcoursup qui va être complètement révolutionné. On sait très bien que 40 ans de réformes égalitaristes ont produit l'inverse de ce qu'elles souhaitaient. Et de ce qu'elles revendiquaient.
Vous l'avez dit, c'est ça. C
'est que les syndicats
ne veulent pas
de sélection. Moi, je constate quand même. Paris. On prend l'exemple de Paris. Vous avez, je crois, neuf lycées qui sont complètement bloqués, cinq partiellement. Je constate que les lycées professionnels auxquels je suis particulièrement attachée, qui pour moi sont une voie d'excellence. C'est-à-dire des gamins qui sont reliés au monde du travail. Ils comprennent, eux, qui ne peuvent pas se permettre de se mettre à l'écart du travail pendant tant de semaines. Il faut maintenant arrêter, il faut sonner. Y a-t-il un adulte responsable qui peut maintenant trouver une issue ? à cette situation qui est complètement bloquée. On ne peut pas sacrifier notre jeunesse ainsi. Et c'est surtout qu'il y a
quand même une
partie, une
grande partie, alors on n'a pas le chiffre, mais la majorité, manifestement, veut y retourner. La majorité
veut retourner au travail. Moi j'ai été très choquée que le président de la République reçoive les syndicats lycéens et étudiants ne reçoivent pas l'Uni, qui sont quand même des étudiants extrêmement courageux. Vous faites bien de le
souligner, c'est vrai, ils ne les ont pas
reçus. Oui, ils n'ont pas été reçus. Des étudiants qui parfois doivent suivre leur cours... Vous la connaissez, vous ? Non, je ne la connais pas. En tout cas, ils n'ont pas été reçus. Je rappelle que des jeunes qui sont engagés à l'Uni doivent parfois suivre leur cours à distance tant ils sont malmenés et harcelés par l'extrême gauche au sein de l'université. Donc moi, je trouve maintenant qu'il faut arrêter tout cela et je rejoins ce qui a été dit. Les Français se sentent méprisés. Je crois qu'on est vraiment dans le cœur de ce qu'est le macronisme. C'est-à-dire, pourquoi on ne peut pas sortir de ce conflit ? Parce qu'au fond, qui ici peut dire les revendications des lycéens ? Qui peut les lister, vraiment ? Je vais dire que la femme
m'apporte une précision, c'est vrai que j'étais un petit peu choquée, et vous faites bien de souligner cette information, à l'UNI qui est un syndicat de droite, proche de la droite, apparemment ils ont dit qu'il n'avait reçu, le gouvernement n'avait reçu que ceux qui étaient à la base du mouvement et qui avaient des revendications.
Oui, écoutez, très bien. Non, non, mais bon. Merci pour ce complément d'information. On trouve les réponses biaisées qu'on veut. La réalité, c'est que vous avez un syndicat étudiant qui s'appelle l'Uni, qui rassemble des jeunes étudiants qui sont extraordinairement courageux, parce que croyez-moi qu'en France, être de droite au sein de l'université, il faut sacrément être courageux, et qu'ils sont de fait mis à l'écart du débat. Y compris pour les professeurs, notamment. Vous écoutez les professeurs
dans les facultés, les professeurs à droite demandaient à Fabrice Badrin. à Lyon, qui a été empêchée, etc. Et ce n'est pas le seul. Rachida, quelle est votre vision là-dessus ? Parce que c'est vrai que là, on a envie de dire que la moitié des étudiants aimeraient bien y retourner. Il y a une majorité silencieuse qu'on n'entend pas. Et c'est vrai qu'il y a une forme de, pardonnez-moi, j'assume le mot, de tyrannie de certains étudiants de gauche, d'organisations syndicales. et on en parlera, qui va même au-delà, chez les responsables politiques, vous ne pouvez plus parler d'immigration à la télévision, vous êtes taxé de fasciste, de raciste, c'est vrai que ça commence à bien
faire quand même. Disons que moi je vais vous rapporter un petit peu les discussions qui se sont déroulées hier soir au sein de la commission jeunesse. Donc nous avons une commission jeunesse au sein du Haut Commissariat des Diasporas Africaines de France, avec des étudiants déployés sur toute la France. Et je peux vous dire que le gouvernement actuellement fait face à une crise de confiance. Et ce qui se passe, c'est que les annonces qui ont été faites, et les concessions également, c'est de la poudre de perlimpinpin, comme on dit, d'accord ? Mais plus sérieusement, ce n'est pas suffisant. La majorité, on parle d'une majorité, d'une minorité, etc. La réalité, c'est que rien n'a avancé. Il y a une revendication qui est claire, qui fait l'unanimité. C'est la suppression de parcours supérieur. C'est un outil de parcours supérieur. C'est pas Rachida, c'est les étudiants qui, je vous dis hier, à la sortie des discussions... Ils n'ont pas été satisfaits sur cette annonce justement, qui a été faite concernant Parcoursup. Parcoursup aujourd'hui est un outil discriminatoire. Moi je vous parle simplement de ce qui est vécu au sein des lycées. Et effectivement, vous avez Parcoursup, la face cachée que vous ne voyez pas, c'est que c'est du contrôle continu, avec des notes qui sont continues, d'accord ? Qui font en fait la sélection au sein de cette espèce d'algorithme. Et ce qu'il faut savoir, c'est que le contrôle continu n'est pas... n'est pas en fait sur la base de contrôle où l'identité par exemple est cachée. A l'époque, le baccalauréat, vous passez vos examens, c'est complètement anonyme. Vous êtes noté sur ce que vous avez produit comme travail. Or, Parcoursup, en fait, justement, c'est du contrôle continu. Donc il suffit que vous soyez en fait dans des classes où il y a des professeurs qui ne vont pas être complètement objectifs. Eh bien, moi je vous parle de mon domaine à moi, ce qui concerne les discriminations. Donc, effectivement, beaucoup d'étudiants sont saqués. Donc, sont saqués. Et leur avenir, donc, en dépend. Et ça, c'est la face cachée. C'est partout, malheureusement. C'est dans tous les lycées. Non, parce qu'en fait, on peut revenir aux formules qui fonctionnaient avant. On peut mettre le paquet, 10 milliards d'euros, vous savez. on peut les trouver parce qu'on arrive à trouver de l'argent. Donc, je peux vous dire que quand il suffit de miser sur la jeunesse, je pense que le portefeuille, à ce moment-là, ne doit pas être radin. La jeunesse, c'est l'avenir de ce pays. On est d'accord. Donc, si on se dit qu'en fait, on veut miser sur un avenir... serein, avec en fait une réussite de toutes nos futures petites têtes, pas que blondes, et bien on met le paquet et on mise en fait sur la jeunesse. Donc moi je suis un peu furieuse parce que je me dis que les annonces ne sont pas suffisantes. J'ai d'ailleurs exprimé mon mécontentement au président de la République. Vous remettez en cause la sélection,
vous avez entendu. Et la sélection... Il y a beaucoup de... Mais il n'y a pas que ça. Il y a les chefs d'établissement de fac qui demandent plus d'autonomie et justement de pouvoir organiser des sélections à l'entrée des facs. Alors on en parle, on en débat dans quelques instants. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous 0, 826, 300, 300. Est-ce qu'il faut une sélection claire avec un examen à l'entrée des facs ? C'est ce que proposait ce matin, d'ailleurs, j'ai eu l'interview du patron. T'es bon, tu passes. T'es pas bon, tu repasses ton tour. Du directeur de Panthéon Assa. C'est tout de suite.
10h30, Sud Radio. A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
A vous de le dire avec Rachida Kahout, Alexandra Spinner, Fabien, Verdier. On parle des manifestations en tout genre parce qu'il y en a à boire, à manger cette semaine. les syndicats dans leur ensemble appellent les salariés du public et du privé à une journée de grève le 5 novembre. Ça risque d'être une journée noire. Aujourd'hui, certains lycées sont déjà bloquées. Ça a donné lieu à quelques conversations animées, y compris pendant la pub. C'est vrai que c'est un sujet explosif parce qu'en fait, on pose tout simplement le problème de la sélection. Rachida Kahoud, vous disiez, oui, mais Parcoursup, ils n'ont pas eu ce qu'ils voulaient. C'est une usine à gaz et c'est discriminatoire. Et dans le même temps, il est peut-être préférable, j'imagine, de sélectionner et de mieux orienter surtout les étudiants.
On est en train de parler de l'avenir, de l'avenir d'une jeunesse qui aujourd'hui déjà vit dans un contexte de grandes difficultés. Il y a un moment où il faut être clair. Si on a ces jeunes qui sont dans les rues, si on a des jeunes qui bloquent les établissements, c'est parce qu'il y a une raison. Et moi, je me réjouis, vous savez que je me réjouis de savoir qu'en fait, on a des jeunes qui sont vent debout pour leur avenir en fait. Mais vous ne vous rendez pas compte ? Donc en fait, c'est vraiment, je ne comprends pas pourquoi on n'est pas aussi clair. En étudiant justement les remontées de terrain, c'est pour ça que je vous dis qu'on est complètement hors sol aujourd'hui. Le politique ne comprend plus ce qui se passe sur le terrain. Et aujourd'hui, je vous le dis, c'est n'importe quoi. Il y a une revendication qui est claire. Parcoursup ne doit plus exister. On ne doit pas annoncer en disant, nous allons, nous allons, je vais vous dire, on ne peut pas accepter le fait de dire, nous allons retravailler la chose et rendez-vous en 2028. Mais de quoi on parle ? Vous les mettez où ? C'est d'autant plus ridicule que dans 6 mois, ils sont partis.
Il y a Xavier de Bordeaux qui voudrait intervenir. Bonjour Xavier.
Oui, bonjour Stéphanie, bonjour Sud Radio. On vous écoute. Écoutez, l'examen d'entrée à la faculté, je ne pense pas que ce soit une absolue nécessité. Je vais vous expliquer pourquoi. Parce que je pense que quand on est lycéen, on n'est pas toujours très mûr, donc on n'est pas forcément bon pendant les études au lycée. Mais par contre, on peut se révéler à la faculté, parce qu'à la faculté, à l'université, on a choisi son cursus, on a choisi un domaine. qui nous plaît, alors qu'au lycée, on fait toutes les matières. Vous avez entièrement raison. Ça nous gonfle. Et moi, je vous donnais mon exemple personnel. Au lycée, j'étais un branleur fini. J'avais envie de faire la fête, de m'amuser. Il y avait des cours. Les profs, en fait, ils m'emmerdaient. Et je savais que je voulais faire du droit. Je savais que je voulais faire une fac de droit. Et tout ce qui était mathématiques, etc., je n'en avais rien à cesser. Et donc j'étais un élève moyen, on va dire, au lycée, alors qu'à la fac, je me suis révélé être un bon élève, parce que ça me plaisait ce que j'avais choisi. Donc je pense que cette histoire de filtrer l'entrée... même si ça part d'une bonne intention. On prend l'idée derrière, c'est d'essayer de réduire l'échec qu'il peut y avoir à l'université. Mais je pense que c'est une erreur parce que premièrement, je viens de vous expliquer, parfois au lycée on est immature et puis on fait des matières qui ne nous plaisent pas et on se révèle plus tard dans les études supérieures qu'on a choisies. Et deuxièmement, plus philosophiquement, c'est que l'échec c'est un très bon apprentissage. Donc si des élèves par exemple échouent à la faculté pendant leur licence, Ce n'est pas grave, parce qu'en fait, dans la vie, ce qui compte, ce n'est pas d'échouer ou de réussir, ce qui compte, c'est d'avancer. Et on avance avec l'échec et avec les réussites. Xavier,
vous avez entièrement raison, et pour tout vous dire, vos mots auraient pu être les miens, j'ai exactement eu le même parcours que le vôtre. En première année, ça s'est très bien passé, première année de droit, alors que j'étais une élève moyenne. Donc vous avez raison, je ne vais pas vous contredire, seulement aujourd'hui, malheureusement, il n'y a plus assez de place. Il y a 57% d'échecs en licence. Et puis ça coûte un demi-milliard. Je lisais ce matin une des interviews du président de la fac Panthéon-Assas. Un demi-milliard. Donc on n'a plus les moyens de faire ça. C'est ça le sujet aujourd'hui. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On
fait la différence entre un branleur et quelqu'un qui n'a pas les compétences pour aller en fac. Moi je suis d'accord avec le dicteur. Moi je comprends ce que vous dites. Je ne sais pas si l'auditeur est encore en ligne. Vous comprenez ? Ma question, c'est comment on fait la différence ? pour savoir celui qui va se découvrir et se révéler en faculté. On ne peut pas le savoir à l'avance. On peut espérer que les enseignants le savent. C'est ce qu'il dit Xavier, c'est pour ça qu'il veut des places. C
'est le
principe de l'expérimentation, c'est le principe de l'expérience humaine. Mais est-ce qu'on en a les moyens
aujourd'hui mon cher Xavier ? C'est ça le sujet.
On a les moyens de verser 100 milliards par an d'intérêt aux détenteurs de la dette française. On a les moyens de verser 350 milliards d'euros de retraite par an. On a les moyens de verser 90 milliards par an pour acheter des arbres. On a des moyens. Donc maintenant, c'est où est-ce qu'on met les moyens ? Quelles sont les priorités ? Est-ce qu'on préfère verser des retraites et donner une vie ? C'est important. Mais vous savez aussi qu'il n
'y a pas assez de... La moitié des métiers, ça ne correspond pas à ce qu'on apprend en fac. Non, mais ça a été prouvé. Les filières professionnelles, il manque du monde. Depuis
toujours. Et ça va être de plus, ça va être de pire. Je veux dire pourquoi, parce qu'en fait, plus on avance dans le temps et dans l'économie, et plus ça va vite. Et donc plus les technologies, plus les bouleversements technologiques vont être rapides. Et donc plus les études vont toujours... C'est pour ça que c'est important de former des esprits de manière générale. C'est important de former les esprits humains pour qu'ils puissent être capables de s'adapter. Dire aux gens, on va vous mettre au boulot à 14 ans, parce qu'en fait, les études que vous allez faire demain ne vous serviront pas. C'est une connerie, parce qu'en fait, quand on fait des études, qu'est-ce qu'on apprend ? Au-delà du fond, au-delà de la technique pure, on apprend à réfléchir, on apprend à lire, à comprendre, à analyser. Et ça, c'est des compétences transversales. Non, mais vous marquez un point, bien sûr, bien sûr. On est tous d'accord, cela
dit, Fabien Verdier. Mais le problème, c'est le principe de réalisme. On est tous d'accord avec Xavier dans l'absolu.
C'est vrai que moi, ce qui me frappe dans ce moment, c'est la crise. On a une crise de pouvoir d'achat majeur. 35% de nos dépenses vont sur le logement des revenus des Français. 16% de l'alimentation, on est à 50%. Et si en plus on a une crise de l'avenir, parce que c'est ça cette crise, depuis le 15 septembre avec Besançon, dans les lycées, les facultés, on peut y voir ici ou là des mouvements politiques, mais il y a bien une crise de l'avenir. Le deuxième point, c'est ce que je vous disais en début d'émission, c'est que... Aucun homme ou femme politique française dans cette élection présidentielle qui arrive dans cinq mois n'a compris ce que disait la jeunesse de ce pays. Et pourquoi la jeunesse fait irruption dans le débat public et politique ? C'est parce qu'elle n'est pas écoutée et qu'on parle des retraites, on parle de tout sauf d'elle. Et donc elle dit, je cause maintenant, je cause dans le poste maintenant, parce que je sors, je manifeste, il y a la majorité silencieuse, évidemment, mais il y a cette crispation très profonde de nos jeunesses, et personne n'a rien compris à ce que disaient nos jeunes.
Mais est-ce qu'ils l'expriment bien ? Justement quand on dit, on ne veut plus parcoursup au lieu de dire, mais on n'a plus d'avenir en fait, faites-nous rêver, donnez-nous des raisons d'espérer, parce que c'est ça que dit la jeunesse.
Ils prennent la parole, enfin... Peut-être qu'ils s'expriment parfois mal, peut-être que certains vont trop loin évidemment, mais quand t'as 17-18 ans, on peut pas demander une maturité de 60 ans. Mais moi sur Parcoursup, au-delà de la sélection, il y a un débat qui est pas forcément mis en avant, c'est un robot qui décide de ton avenir. C'est une plateforme, c'est une boîte noire. qui n'exprime pas, vous parliez des notes de français tout à l'heure au bas, qui ont une importance très importante dans cet algorithme. Et finalement, la société moderne, on devine, mais ainsi c'est en France, on n'a que des 0800, on a des bots, tu contactes la GMF, t'as un bot, tu joues ton avenir, t'as un bot, t'as un chatbot, t'as un algorithme, etc. Et c'est ça qui crise. Avant, il y a un
tirage au sort.
Je parlais d'écouter, la Macronie n'écoute pas. Quand quelqu'un, tu as ton proviseur, tu dis j'aimerais bien aller en Terminal, moi c'était Terminal S, j'avais pris votre spécialité maths, il te dit oui, il te dit non, il t'argument. Mais il y a un humain en face qui te dit oui, qui te dit non. Et là, il n'y a rien.
Ils se sont engagés à plus de transparence. Mais c'est ça
qui me frappe sur Parcours, c'est cette plateformisation de la société, cette boîte noire totale. Allez
voir un son sur le site de TF1, aujourd'hui, Pôle emploi. Désormais, avant d'arriver devant un conseiller de Pôle emploi, c'est une IA qui a été mise en place. 40% des profils sont gérés par l'IA. C'est dénoncé par les syndicats de Pôle emploi. Il y a eu un reportage de TF1 avec les syndicats de Pôle emploi. Mais la sélection se fait aussi maintenant. C'est l'IA qui va vous proposer des emplois et non plus un conseiller. Vous vous doutez que des syndicats... ont commencé à dire, c'est aux conseillers de discuter en humain.
Rapidement, Alexandra, je sens que vous avez envie de parler sur ce sujet. Comme je vais changer ce sujet, je ne voudrais pas vous frustrer. Je partage
évidemment, l'orientation d'un jeune ne peut pas se résumer à une réponse informatique. Et il faut plus de transparence. Moi, je crois que le problème de Parcoursup, c'est que ça manque de transparence et ça manque de pédagogie. Là-dessus, on est d'accord. Mais on ne peut pas mentir à nos jeunes. On ne pourra pas faire l'économie de la sélection, ça n'est pas vrai. Ce qu'il faut, c'est mieux les accompagner, mieux les accompagner, valoriser la voie professionnelle, qui est une vraie voie d'excellence, qui en plus amène à l'emploi, ce qui est quand même le but ultime. Ça va falloir l
'appliquer en vrai, parce que
ce n'est pas présenté comme ça par les professeurs. Je peux vous dire qu'on a sollicité... Ni par les familles, l'obstacle aussi, c'est surtout les familles. On
a sollicité, je vais vous donner un exemple qui est concret et qui est du terrain. On a sollicité à plusieurs reprises la ministre Agresti Roubache, sur la possibilité de pouvoir faire passer les examens dans des établissements où nous envoyons, nous, 600 parcours, donc 600 parcours professionnels que nous sauvons chaque année. Eh bien, à ce jour ! Nous n'avons pas de réponse. Et pourtant, elle fait partie de ma majorité pour laquelle je suis engagée. Donc, je vous le dis encore une fois, il y a ce qui se passe sur le terrain et il y a une déconnexion complète. Alors qu'en période de crise, aujourd'hui, il faut que tout le monde joue le jeu. Au-delà
des partis politiques. Ce qui est certain et qui devrait nous réunir, c'est que les déterminismes sociaux ne devraient pas se transformer en destin scolaire. Et c'est ça qui doit nous réunir. Parce que vous avez toute une partie de la jeunesse qui reste... au bord de la route.
Bon, est-ce qu'on peut encore parler immigration sans être accusé de fasciste ou de raciste par la France Insoumise et particulièrement Jean-Luc Mélenchon le leader de la France Insoumise qui devait être au 20h de TF1 ce soir et qui dit qu'il annule parce qu'il accuse la présentatrice Anne-Claire Coudray d'avoir laissé Édouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge racistes sur l'immigration et les violences. Vous allez voir que ce n'est pas aussi simple que ça, apparemment. Il y a un téléphone qui balance ce matin. Il l'avait annulé avant. Mais bon, on en parle tout de suite.
10h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
Merci de nous rejoindre avec aujourd'hui Rachida Kahout, Alexandra Spinner, Fabien, Verdier. Est-ce que l'on peut encore parler immigration sans être accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon ? Le leader de la France Insoumise, il devait être au 20h ce soir, et bien il n'annule, accusant, en tout cas c'est lui qui le dit, Anne-Claire Coudray, d'avoir laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge. racistes sur l'immigration et les violences. Je vous propose d'écouter ce passage, je
vous
laisse juger.
Vous avez dit, suite à cette journée, la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers. Quelle conclusion en avez-vous tiré de ce constat ?
J'ai constaté que le modèle français d'intégration républicaine a produit des réussites exceptionnelles. Mais qu'il me paraît évidemment constatable que ce modèle d'intégration... Il connaît des ratés, des imperfections. Dans les images que nous avons vues, des pillages, il y avait de fait un certain nombre important de jeunes français, sans doute, que je considère comme des français, issus de l'immigration. Ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux. Oui, le
buzzer. Immigration, pof, et bien Jean-Luc Mélenchon, alors. dit, ben voilà, Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomies racistes d'Edouard Philippe, lesquels déroulent son discours dégoûtant sans être interrompu. Lundi, je n'irai pas aux 20h de cette chaîne. Alors, pour la petite histoire, quand même, ce matin, il y a un journaliste média qui dit qu'en fait, il avait annulé dès jeudi soir. Donc, ils mentiraient, d'après ce journalisme média. Enfin, c'est comme ça, en tout cas, qu'on l'interprète. Non, mais c'est vrai que, de toute façon, pour Jean-Luc Mélenchon, vous prononcez le mot « immigration », c'est terminé. Pour toute la France insoumise, d'ailleurs. Les
pitreries de M. Mélenchon abîment beaucoup le débat démocratique, en réalité. Et il prend tout... tous ces jeunes français issus de l'immigration en otage, qui n'en demandent pas tant. Parce que moi, au quotidien, dans le cadre de ma délégation, je rencontre plein de jeunes français issus de l'immigration, comme moi. qui sont très heureux dans notre pays, qui aiment notre pays, qui veulent y réussir. Je reçois des familles qui sont mobilisées pour justement remettre en route l'ascenseur social. Monsieur Mélenchon, c'est de l'hystérie collective qu'il est en train de mettre en place pour dresser les uns contre les autres. Franchement, est-ce qu'une démocratie peut renoncer à débattre sereinement d'un sujet qui engage notre avenir ? Non. Pourquoi est-ce qu'on devrait toujours vivre sous la menace de la disqualification du débat public ? Vous parlez d'immigration et vous êtes disqualifié. Non, c'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet. Il faut qu'on en parle. Mais d'ailleurs dans les deux sens. Est-ce que c'est digne d'accueillir des gens auxquels on ne peut rien proposer ? Rien proposer ! Pas de logement digne, pas de travail digne. Il y a des vrais sujets. On a le droit, collectivement, de se les poser. N'en déplaise à M. Mélenchon, qui est en train de fracturer et de saccager notre pays. C'est
F1 raciste, BFMTV raciste. On est tous racistes.
Edouard Philippe, si je peux me permettre, il a tenu quand même des propos discriminatoires. Je suis désolée. On est en train de parler de français. Et il le dit lui-même. Et après, il vous dit... Vous trouvez que c'était discriminatoire ? Mais il n'y a pas d'intégration. Il n'y a pas d'intégration. Moi, je n'avais pas écouté ce qui s'était passé, l'épisode, parce que je n'étais pas là, mais en même temps, je n'ai pas non plus suivi. Et là, je viens de l'écouter, et honnêtement, je peux vous dire que ça me met hors de moi. Je veux dire qu'Edouard Philippe, je suis même... Oh là là, mais c'est terrible, quoi. Je veux dire qu'on ne peut pas continuer continuellement à opposer les Françaises et les Français. Qu
'est-ce qui vous a dérangé dans ce qu'il a dit ? C'est raciste.
C'est pas raciste. J'ai dit discriminatoire. Donc, je dis qu'en fait, on ne peut pas tenir des propos en disant, oui, alors du coup, nous avons eu un loupé, effectivement, dans les rues, il y a eu ces enfants issus de l'immigration. Non, monsieur Edouard Philippe, ce ne sont pas des enfants issus de l'immigration. Ce sont des Françaises et des Français. On parle de deuxième, troisième génération. À quand allons-nous arrêter à chaque fois de pointer du doigt les jeunes dont justement... Est-ce que c'est une faute qu'ils ont faite ? Pas du tout. Ces enfants-là, ces enfants dont nous parlons, ce sont les enfants de la République. Ce sont les enfants qui sont français. Mais Rachida, vous parlez de l'assimilation de la culture. Non, non, non, là ce que j'ai entendu... Non, non, après vous parlez de l'assimilation. Excusez-moi. Je vais vous dire. Tous les jours, j'ai ces populations qui, aujourd'hui, en ont assez. Parce que leurs enfants ne savent plus où ils sont. Et en plus, vous les rejetez encore. Mais monsieur Édouard Philippe, de quoi on parle ? Vous voulez être demain président de la République ? Mettez tout le monde sous la banque de France ? Non mais j'entends que ça soit passionné pour vous. Écoutez ce qu'il a dit. J'écoute,
mais vous connaissez, j'imagine, comme nous tous, Jérôme Fourcret, qui n'est quand même pas quelqu'un accusé d'être à droite. Il ne veut même pas aller sur les chaînes du groupe Bolloré. Il dit clairement, il explique à un journaliste très calmement, ça ne va pas plaire, je cite Jérôme Fourquet, je me protège contre la France insoumise, 75% des comparutions, 75% c'était des prénoms, dit-il, des Mohamed, etc. Il dit ça, Jérôme Fourquet, et il explique, il y a une haine post-coloniale, il explique très calmement, sans aucun jugement. Est-ce que c'est quelque chose qui vaut la peine d'être débattu ou non ? Pour nommer, peut-être, l'un des problèmes et faire en sorte que les choses
aillent mieux. Non, non, aujourd'hui, la France, elle est plurielle. Aujourd'hui, vous pouvez appeler votre fils, votre fils Riz, comme vous pouvez appeler votre fils Mohamed. Enfin, je veux dire que depuis quand, en fait, on peut justement, eh bien, mettre de la discrimination ? Dans le fait d'appeler son fils ou sa fille d'un prénom exotique, ou encore un prénom qui n'a pas de sens, ça s'appelle la liberté. Ce n'est pas ça, ce n'est pas le problème de nommer un enfant
d'un prénom exotique. Il parle de la haine post-coloniale, corée, ces jeunes, à l'endroit de la France. C'est du fantasme. On va prendre Stéphane qui nous appelle de Bordeaux, je vous donne la parole après. Bonjour Stéphane.
Oui, bonjour, bonjour.
-ce que vous êtes d'accord, vous, avec Jean-Luc Mélenchon, quand il dit « je ne vais pas sur TF1 », Anne-Claire Coudray fait le jeu du racisme
? Alors, je n'ai pas entendu exactement ce qu'Anne-Coudray a dit ou n'a pas dit, et pas non plus ce qu'a dit Mélenchon. C'est Édouard Philippe, en clair, qui s'est exprimé.
Anne-Claire Coudray, selon Jean-Luc Mélenchon, ne l'aurait pas assez contredit.
Ok, alors moi je ne suis pas du tout mélenchoniste, mais je crois qu'il a raison sur ce point-là, et je crois que c'est un sujet qui mériterait d'être élargi en fait au positionnement nouveau des journalistes, c'est-à-dire que depuis 5 ou 6 ans... On n'a plus l'impression d'avoir des journalistes en France. On a soit des animateurs ou des influenceurs, mais ils ne font plus le job. Ce que souligne Mélenchon a tout à fait raison. On entend des propos maintenant qui sont complètement débridés. qui sont tout à fait scandaleux. Sur TF1, sans doute moins, mais sur CNews, ça devient incroyable.
En l'occurrence, Jean-Luc Mélenchon parlait d'Anne-Claire Coudray, qui n'aurait pas assez contredit. Qu'est-ce que vous auriez attendu de cette journaliste
Une réplique qu'elle lui demande sur quelle statistique se réfère ses propos. Est-ce qu'il y a des études claires qui ont été faites ? Des choses comme ça. Au moins qu'il y ait une réplique. Mais apparemment, il n'y en a plus. Et c'est maintenant... Les politiques peuvent dire n'importe quoi. Vous entendez des macronistes qui parlent... Je ne sais plus, je crois qu'il y a une journaliste qui s'est faite virer ou mise à pied 15 jours parce qu'elle a osé dire la vérité. En fait, elle a osé dire... Mais attendez, vous faites comme si vous... Mais c'est des choses scandaleuses. Les 3-4% de journalistes qui osent... faire leur métier, ils se font virer. Et les autres, ce sont des bénis-oui-oui qui disent absolument rien. Oui,
vous parlez d'Isabelle Saporta qui a recadré la porte-parole prise 4h. Oui, mais ça, pardonnez-moi, Stéphane, mais c'est... 'est une opinion. Il y a beaucoup de gens que ça a pu heurter. Quand ça va peut-être dans un sens, cela vous choque moins, c'est ça ?
Peut-être ? Non, c'est pas ça. Je pense qu'il faudrait que les journalistes fassent leur travail. Alors cette dame qui a été mis à pied, effectivement, c'était peut-être un peu, comment dire, outrancié. sa position, mais quelque part, elle reflétait le travail que ne font pas les journalistes. C'est-à-dire que s'il y avait un positionnement un peu plus courageux des journalistes, il n'y aurait pas ces excès, et dans un sens de mutisme, et dans l'autre d 'agressivité. Vous voyez ce que je veux dire ? Et là, en l'occurrence, sur des sujets d'immigration qui... qui prennent toute leur ampleur en ce moment. On parle de meurtre dans les rues, on parle effectivement, il y a sans doute des petits sauvageons qui sont excédés, qui vont faire des métiers... Sauvageons, vous êtes bien
indulgents. C
'est Jean-Pierre Chevenne. Oui, bon, appelez les plombus. Vous étiez fête de Jean-Pierre Chevenne. Un
sauvagementiste sommeille en vous.
Ce que je veux dire, c'est que tout ça manque maintenant de précision, en fait. On ne sait plus trop de quoi on parle, c'est des impressions, on ne met pas des stades sous les impressions. Très bien Stéphane, vous
ne pensez pas que c'est contre-productif, justement, de ne pas, peut-être parfois, nommer les problèmes ? Si ces jeunes, comme l'explique Jérôme Fourquet, je le citais il y a quelques instants, pourquoi je le cite ? Parce que c'est un homme qui n'est pas soupçonné d'être à droite, particulièrement, il fait une analyse assez... factuel en disant, voilà, il y a une forme de la jeunesse qui s'est retrouvée en comparution immédiate, il y a une haine postcoloniale, dit-il. Est-ce que ce n'est pas contre-productif de mettre la poussière sous le tapis et de faire peut-être monter le RN ?
Je vais préciser ma pensée, que les politiques expriment leurs opinions, leurs idées, leur façon de voir la société et éventuellement la façon de la faire changer, c'est leur job. Maintenant que les journalistes accompagnent tout ça sans jamais remettre en question les dires de ces politiques sur des bases qui seraient leur travail, en fait, c'est des bases de recherche, de statistiques, de reportages, ça c'est scandaleux. Et il me semble que le sujet que vous abordez c'est celui-ci, c'est le travail des journalistes, pas des politiques. Que les gens d'extrême droite disent que... Cette violence vient de filles d'immigrés, pourquoi pas, c'est son droit, c'est son opinion. Édouard Philippe n'est
pas d'extrême droite, hein ? Pas plus qu'Anne-Claire Coudray, un soutien total à cette journalistique. Non, je ne
dis pas que lui est d'extrême droite, mais qu'une personne d'extrême droite tienne des propos comme ça, pourquoi pas ? Ou qu'Édouard Philippe les tienne, pourquoi pas, c'est son droit. Mais le sujet-là, c'est est-ce que les journalistes font leur job ? Je dis non. Je pense qu'elle a fait son job
en l'occurrence. Oui, le sujet, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon doit annuler parce que ça ne lui a pas plus, sachant qu'Anne Clare Cloudray est la présentatrice des journaux du week-end. Donc ce soir, ce n'est pas elle qui présente le 20h de TF1 et il aurait eu tout le loisir de dire ce qu'il avait pensé de l'interview. Il avait
annulé dès jeudi soir. Donc, est-ce que vous trouvez normal d'annuler ? Il
est une intervention de Jean-Luc Mélenchon. Écoutez, en
temps normal, je ne trouverais pas ça normal, mais dans le climat dans lequel on est maintenant, c'est-à-dire qu'il y a un autre sujet, il y a un autre danger, c'est qu'on voit le mélenchonisme se répandre. Et je pense qu'encore une fois, les médias, ils sont pour quelque chose. C'est-à-dire ne faisant pas leur travail, ou alors en instrumentalisant... Attendez, la France Insoumise,
Jean-Luc Mélenchon, traite de BFMTV de raciste. Enfin bon, vous voyez, ça va loin quand même. Merci en tout cas Stéphane, on arrive au bout, largement au bout. On se retourne en quelques instants. Fabien, je vous donne la parole. Je sais que vous vouliez réagir sur ce sujet. On se retrouve... Ne bougez pas tout de suite sur Sud Radio. vous de le dire avec Rachida Kahout, Alexandra Spiner et Fabien Verdier. Aujourd'hui, on se posait la question de savoir si on pouvait toujours parler immigration sans être accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon. Alors, officiellement, le leader de la France Insoumise devait être au 20h de TF1. il a annulé, sous le prétexte, selon lui, c'est important de préciser, que Anne-Claire Coudray, la journaliste, aurait laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge racistes sur l'immigration et les violences. Réponse de TF1 ce matin. Ce matin, TF1
a fait un communiqué que vous pouvez également aller voir sur Twitter. Il l'indique qu'Anne-Claire Coudray a mené son entretien avec professionnalisme et rigueur en interrogeant Edouard Philippe sur ses propos tenus dans le point. Pour rappel, et c'est C'est la phrase qui est importante. Les invitations aux 20 heures aux candidats à l'élection présidentielle sont annoncées par TF1 lorsqu'elles sont confirmées. Ça sous-entend qu'ils n'ont pas eu la confirmation de Jean-Luc Mélenchon, même s'ils ne l'écrivent pas. Mais ils le sous-entendent, bien évidemment.
Aucun Jean-Luc Mélenchon. Fabien Verdi.
Sur Mme Coudray, je suis plutôt en défense comme ma collègue. On ne peut pas en direct, tu peux des fois bien réagir. Après, sur ce que disait Stéphane de Bordeaux, il y avait des journalistes très engagés sous la Troisième République. fin du 19ème, dans les années 1930, n'importe quel sens, c'est arrivé de tout temps dans notre République. Et puis sur les imprécisions, je pense qu'il y a beaucoup de travail de fact-checking dans les médias, justement. C'est vrai qu'on est dans l'ère de la post-vérité, il y a un travail de fact-checking. Par contre, je suis d'accord avec vous, il n'y a pas de totem, il n'y a pas de tabou. On doit pouvoir parler de la laïcité, on doit pouvoir parler de ces sujets d'immigration. Moi, j'ai souvent vu des personnes issues de l'immigration qui ne voulaient pas de nouvelles migrations. On peut même parler d'immigration intérieure de notre pays, puisque comme on n'a plus aménagé le territoire, beaucoup de gens ne peuvent plus habiter dans les grandes métropoles. Ils vont habiter à 100 kilomètres de là, donc il y a des immigrations de l'intérieur. Il y a tous les sujets, il y a un république, il faut qu'on puisse dépatre de tous les sujets de manière saine, avec l'intérêt général.
Et d'ailleurs, vous savez, si on commet cette folie de... privés de ce débat, vous savez quoi ? Madame Le Pen, elle sera élue au premier tour. Parce qu'il y a quand même plus de 40% des Français qui considèrent malheureusement que c'est un sujet. Et moi, je vous dis quelque chose. La violence qu'on déplore dans notre société, parmi les premières victimes de cette loi du plus fort, eh bien, ce sont... des familles qui sont issues de l'immigration. Et ça, il ne faut pas l'oublier. Et M. Mélenchon, qu'est-ce qu'il fait en fait ? Il nourrit le ressentiment, il nourrit la poudrière du ressentiment à l'égard de notre pays. J'entendais le maire de
Béziers hier dire, vous savez, quand je prends des mesures autoritaires dans ma ville, au couvre-feu des mineurs, les mamans dans ces quartiers viennent me dire merci. Moi je travaille avec les mamans des quartiers. Vous
seriez bien étonnés du discours qu'elles tiennent. Parce qu'elles tiennent Elles tiennent la société et elles sont dans la réalité, contrairement à beaucoup de nos responsables politiques qui sont complètement dans l'illusion et la théorie. Absolument d'accord.
Il nous reste vraiment trois minutes. Je voulais quand même dire un petit mot parce que le même Edouard Philippe n'a pas que parlé. Immigration, il a dit non à la primaire, hier toujours sur TF1. Il a dénoncé une primaire de la division et de la confusion. Alors, Gabriel Attal répond ce matin encore. Elle aura lieu, c'est inéluctable. Bon, c'est inéluctable, non ? Quand tu fais 4%,
tu restes à ta place.
Monsieur Philippe et monsieur Attal sont les dignes héritiers de monsieur Macron. Justement,
lui, il dit, ben non, c'est une
primaire avec qui ? C'est ça la vraie question, une primaire avec qui il n'y a pas de leader, donc du coup automatiquement, si c'est pour avoir le charisme d'une huître et proposer des mesures à la con, franchement... Dites donc Rachida. Non, excusez-moi, je suis remontée. Excusez-moi d'être aussi... En fait, c'est pas ça, c'est l'exaspération, c'est-à-dire qu'ils sont trop nombrilistes, ils pensent qu'à leur intérêt personnel, à leur paroisse, alors qu'aujourd'hui, en fait, je pense que le pays est quand même en capacité de demander de véritables leaders. politiques, qui, pour le coup, en fait, vont plutôt dans le sens de faire avancer le pays et de ne pas le diviser. Mais la primaire ou pas, selon vous ? Mais la primaire avec qui ? Avec quoi ? Il n'y a rien, il y a du vent, il y a du vide. Il y en a quelques-uns, il y a Attal,
Philippe, Lysnard, dont on parle beaucoup. Bruno
Retailleau, bien sûr. Ils sont aux antipodes, ils sont complètement en opposition totale. On est en train de parler de quoi ? Oui, c'est ce que dit Edouard Philippe. Les
programmes ne sont pas les mêmes aussi. Edouard Philippe, j'allais vous appeler Edouard. Fabien Verdier.
On dit que la primaire, c'est la plus mauvaise des systèmes, l'accession de tous les autres, ce que disait Churchill sur la démocratie. Peut-être qu'il y a le débat du périmètre, mais il y a Hervé Morin qui pousse en ce sens et d'autres. Aujourd'hui, les sondages, c'est une primaire sauvage. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution. Par contre, un système de départage par une primaire, peut-être en calant le périmètre, peut être intéressant. Et moi, j'ai le sentiment, vu les déclarations de Gabriel Attal ce matin, qu'ils vont essayer de le prendre en tenaille. Ceux qui veulent y aller iront, avec ou sans lui. Et moi, par contre, sur la primaire, c'est peut-être nécessaire, mais pas du tout suffisant. Nous, on défend les villes sous préfectures et ses millions d'habitants. Je dis souvent que l'avenir de la France se joue à Montmont-Rion et à Pitivier, ou à Montluçon, ces villes-là. Et tant qu'on ne parle pas de ces habitants... Mais qu'est-ce qu
'ils disent alors, vos administrés ?
Ils votent Marine Le Pen, parce qu'on leur a tout enlevé. La maternité, le tribunal, les 80 à l'heure, la France DETER, la droite et la gauche.
Demain, au deuxième tour, vous avez l'extrême droite ou Mélenchon. Toute la droite vote Marine Le Pen.
Et si on ne parle pas à ces territoires qui forment 34 millions de Français, ces arrondissements de vie sous-préfecture ? Ces gens-là continueront à voter, à ne plus voter parce qu'ils ne croient plus à la République, ils ne croient plus aux politiques. L'abstention est massive, 40% aux élections municipales en mars 2026. Et ils votent pour les extrêmes parce qu'on ne leur en propose plus rien. On leur a donné toutes
les raisons de ne pas plus croire en la politique.
Bien sûr, ils payent des impôts et ils n'ont rien. Le
désenchantement, il était énorme.
Il est dans ces villes moyennes-là.
Merci à tous les trois, c'était un plaisir. Ça a bien débuté la semaine. L
'équipage du lundi. Vous étiez en forme. Merci à tous les trois. J'espère que vous êtes aussi en forme que nous. nos trois débatteurs.
Un petit peu plus. Parce que l'actualité est très très lourde et très sévère.
Oui, c'est vrai.
Voilà, on va essayer de savoir si ceux qui se présentent comme des gilets jaunes ne sont pas des gauchistes avec une peau de mouton ou leur se faire passer pour des loups. Voilà. Et puis nous recevrons surtout Emmanuel Pira, qui est déjà venu, qui nous raconte que, alors, on sait que l'école est foutue, l'hôpital est mort, la police est terminée, mais il y a pire, il y a la justice, qui est totalement en délabrement, et évidemment ce sont les fondements de notre société. Et je dirais une
petite
humeur, vous savez aux Etats-Unis, Trump a interdit des radios, tout le monde a été solidaire, personne ne va plus à la Maison Blanche, alors qu'ici en France, on jette des anathèmes sur des médias, des confrères, qui peuvent se tromper avec lesquels on discute. et qu'on veut interdire d'antenne, ça nous rappelle des temps où on pouvait faire de la résistance, c'est formidable.
Bonne émission mon cher Perico, et nous on se retrouve demain à 10h pour à vous de le dire.
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