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9h10, Sud Radio, la vérité en face, Benjamin Glaze.
Christine Bouillaud qui nous disait déjà selon les informations qu'elle avait, 11 des 16 lycées à Toulouse qui sont bloquées. On avait notamment une organisation qui appelait les blocages dès aujourd'hui. C'est le cas, la semaine de tous les dangers pour Sébastien Lecornu, pour Emmanuel Macron. On en parle avec Françoise Degoy qui nous a rejoint, Elisabeth Lévy également pour en débattre ensemble. Et puis Félix Mathieu est là également avec cette question qu'on posait à nos... auditeurs sur les réseaux sociaux. Espérez-vous une rentrée scolaire dans le calme et sans blocage de lycée ? Bon, c'est mal parti. Ils ont pensé quoi jusqu'à présent ?
Pourtant, ce matin encore, les abonnés à la chaîne YouTube de Sud Radio, ils croyaient à 63% à cette rentrée calme et sans blocage espérée par Emmanuel Macron, même si Philippe, un peu sceptique, nous dit si on en est au niveau des espérances, effectivement, pour l'avenir du pays, on peut aussi mettre une cierge à Sainte-Rite à la patronne des causes désespérées. Ça aura le même effet. Merci Félix, allez,
on commence. Avec donc Françoise Degoy, Elisabeth Lévy. Bon, on s'attendait, vous le disiez d'ailleurs, Françoise, dans votre édito tout à l'heure, à une semaine de tous les dangers pour le gouvernement, pour l'exécutif, pour Emmanuel Macron. A priori, ça part plutôt mal, si je puis dire, du côté des lycées pour le gouvernement Emmanuel Macron.
Oui, mais ils ont raison les mômes. Enfin, je veux dire, j'entends moi tout le monde qui essaie de trouver des mots, des apaisements, etc. Ils ne sont pas dus pour les lycéens. Ils savent très bien qu'on leur a vendu des billets de Monopoly. On leur a vendu la fin de Parcoursup dans deux ans, quand Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron ne seront plus là. On leur a vendu des rénovations de bâtiments. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, le délire de la mesure. C'est autoriser les régions à faire 4 milliards de prêts à taux zéro, mais les régions n'en plus auront. Et elles sont déjà en plus, les régions... comme les collectivités sont obligées de, je rappelle, de présenter des budgets à l'équilibre, elles sont à l'os, elles ont les dotations publiques qui ne cessent de baisser, et pas simplement à cause d'Emmanuel Macron, ça a commencé avec François Hollande, et donc on leur dit finalement vous pouvez emprunter, mais merci monsieur vous êtes trop bon, 4 milliards pour rénover. Donc les lycéens ne relâchent pas la pression, ma conviction c'est qu'il faut aborder la chose vraiment avec subtilité et une forme d'humanité aussi.
Elisabeth Lévy, vous voyez comment ce retour des blocages dès cette rentrée scolaire, dès ce jour de rentrée scolaire ? Je
vous aime beaucoup, mais en fait, c'est pas vous personnellement, bien sûr. Les lycéens ont raison, c'est le crime contre cette génération. Voilà. C'est-à-dire, les mômes ont raison, non. Les mômes ont certainement raison pour les bâtiments. Ça, ils ont raison. Mais ce n'est pas ça leur problème. Parce que quand bien même on leur dirait demain que tous les bâtiments vont être rénovés, ils vont continuer à répéter un peu, pardon, mais sans vraiment réfléchir. Non, nous ce qu'on veut, c'est que tout le monde puisse aller à l'université dans la place de son choix. Comme ça, on aura des diplômes encore plus merdiques qui vaudront encore moins sur le marché du travail et ce sera super. C'est une revendication. idiote Et le rôle des adultes est de le dire. Et j'en ai assez de ces précautions oratoires où à chaque fois qu'on parle de ce mouvement, on commence par dire qu'ils ont raison. Deuxièmement, non. Comme vous l'avez dit d'ailleurs à Manon Aubry, ils n'ont pas raison de bloquer. Il y a des lycéens qui veulent travailler. C'est bien leur droit aussi. Cette sanctification de la jeunesse, non seulement ne va nous amener nulle part, mais en plus, ce qu'on doit faire, pour les jeunes. Moi, j'ai appelé ça de causer une génération sans nom. Elles ne trouvent pas de limites. Ce qu'on doit faire pour les jeunes, c'est leur poser des limites. Et ça n'est pas à eux de décider ce qu'ils vont apprendre, ça n'est pas à eux de co-construire l'alternative. Mais c'est quoi cette histoire ? On va leur demander aussi, ils n'ont qu'à faire les cours. Mais comme disait François, il y a des revendications qu'on peut entendre. Je vais répondre à ça. Je vous ai répondu, vous. Vous vous répondez pendant trois ans. Je
vais vous répondre. Je pense qu'il n'y a pas une sanctification. Bien sûr qu'il faut sanctifier la jeunesse. La réalité, oui, c'est qu'il faut sanctifier la jeunesse. Il faut sanctifier les forces vives futures de ce pays. Il ne fallait pas détruire l'école. Non, écoutez, moi, honnêtement, je ne me sens pas responsable de la destruction de l'école. En dix ans, vous avez eu dix ministres de l'éducation nationale, un qui est resté 5 ans, Jean-Michel Blanquer, les autres, je vous mets au défi de pouvoir les nommer, d'ailleurs, pas peine d'oeil, on ne sait même plus qui a été ministre de l'éducation nationale. Vous avez des programmes qui changent tous les 4 matins, les profs deviennent fous, les élèves, vous avez des élèves de terminale qui restent sans prof pendant des semaines. Écoutez, moi j'entends ce discours, Elisabeth. On a des lycéens qui
subissent aussi ces blocs qui sont illégaux. Non, non, mais c'est toujours l'histoire des grèves. Écoutez, moi... Parce que Elisabeth l'a rappelé, effectivement, mais qu'est-ce qu'on fait, je sais, de ces lycéens qui ont passé le bac ? D'accord, écoutez, on On
ne va pas recommencer les ruptures d'égalité avec les histoires de manifestations à chaque fois. C'est extraordinaire
cette phrase. On ne va pas recommencer les ruptures d'égalité. C'est ça notre argument ? Non, ce n'est pas
mon argument. Il y en a ras-le-bol d'entendre toujours les mêmes conneries à tous les mouvements sociaux. Non mais ce n'est pas vous. Non mais ce n'est pas ça Elisabeth.
Vous devez écouter ce que disent des gens qui ne pensent pas comme ça. Je l
'écoute parfaitement mais vous allez écouter ce que je dis. pas comme vous. Je pense que expliquer à chaque mouvement, et les gens qui veulent aller travailler, oulala les manifestants c'est pas bien, et les élèves qui veulent aller bosser, oulala les manifestants c'est pas bien, ça s'appelle une démocratie sociale, d'accord ? Et je dis oui, moi je réponds à Elisabeth avec autant de respect et d'amitié que j'ai pour elle, oui il faut sanctifier la jeunesse, il faut l'écouter. A force de pas l'avoir entendu, on en est là. Sauf qu'on peut pas dire
que la jeunesse n'a pas été entendue, il y a eu des réunions avec le gouvernement, des discussions... ils ont obtenu des choix. Je vais vous
répondre. On a commis un crime contre la jeunesse, et c'est d'ailleurs quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'admiration qui a lancé le bal, c'est Jean-Pierre Chevènement, pour qui j'ai beaucoup d'affection. Donc, on a commis un crime contre la jeunesse quand on lui a fait croire que 80% d'une classe d'âge allait avoir le bac, que 80% de la même classe d'âge avait le droit. Donc, en gros, si vous les écoutez, c'est moi j'ai le droit d'entrer à Polytechnique si je veux. Eh ben non. La méritocratie, il y a une haine de la méritocratie. Moi, j'ai écouté beaucoup les lycéens qui parlent sur les plateaux. Je veux dire, on veut tous, on ne veut plus de différence. Tout le monde doit avoir la même chose. Eh ben non. Je veux dire, je suis désolé, je leur redis. Je ne crois pas qu'il faille sanctifier toutes les idées de la jeunesse. Je ne crois pas de sélection à
l'entrée du supérieur. C'est possible ou pas ?
si c'est possible. En tout cas, il faut arrêter de dire aux gens ce qu'ils doivent faire. Moi, j'entends les délires depuis des années. Oh là là, il y en a marre des sciences humaines, il y en a marre de fabriquer des sociologues à l'appel. Et vivement qu'on fabrique des ingénieurs. Et vivement qu'on fabrique des spécialistes de l'IA. La réalité, si vous voulez, c'est que vous pouvez tout à fait vous éclater dans la vie en étant un sociologue et vous avez le droit d'avoir envie de l'être. Mais vous avez le droit d'avoir envie de l'être. Qu'est-ce que c'est ces délires ? Qu'est-ce que c'est cette utilisation ? Ça s'appelle de la chosification. Quand les élèves... disent qu'on ne veut pas être chosifiés, je pense qu'ils ont raison. Ce n'est pas parce qu'on a fabriqué une génération d'enfants gâtés. Après, il y a des filières qui sont complètement... Et alors ? Si vous avez une passion de la sociologie, enfin, qui est des filières bouchées... Donc, il y a un
droit de l'homme. Si j'ai une passion de la sociologie, moi... Pardon. Moi, j'ai une passion de la sociologie, donc quelqu'un va devoir non seulement financer mes études, mais après financer un emploi, parce qu'à part l'argent public, pour les sociologues, il n'y a vraiment pas grand-chose. En plus, les niveaux, excusez-moi ça, c'est un domaine que je connais bien, le niveau des études de sociologie au pays de Durkheim et de Boudon, c'est vraiment... scandaleux. C'est militant. C'est bas de gamme. C'est toujours les mêmes thèmes. Allez regarder les thèses. Allez regarder les thématiques des thèses. Et par ailleurs, non, ça n'est pas un droit de l'homme d'être payé à faire de la sociologie. Vous prenez toujours l'histoire des sociologues.
Parce que c'est vos arguments depuis des années. On
ne s'entend plus. Ça fait du bien. On reste ensemble. Elisabeth Lévy, Françoise de Gouin. On revient dans un instant. On va parler notamment, je vous fais réagir sur cette petite phrase d'Emmanuel Macron. Le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas sur la démocratie sociale. Et la rue, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça vous choque ou pas ? On y revient juste après ça.
9h10, Sud Radio, la vérité en face, Benjamin Glaze.
Vous êtes bien sur Sud Radio, il y a de l'ambiance dans le studio. Oui, enfin l'ambiance respectueuse. Non mais c'était dans le respect. C'était dans la semaine, mais oui, effectivement. Elle a tort, mais je le dis avec respect.
Oui, elle a complètement tort depuis 4-30 ans, mais je le dirais... Depuis 30 ans, t'es sans, pas vraiment. On s'accordera sur Jean-Pierre Chevènement, toujours. Bon, lui, est-ce qu
'il a tort ou est-ce qu'il a raison ? Je parle d'Emmanuel Macron, qui a déclaré que le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas sur la démocratie sociale. Et la rue, ça intervient dans un contexte. On a une semaine de mobilisation très forte. Les blocages qui ont repris dans de nombreux lycées, déjà ce matin en cette rentrée scolaire. On a la journée... du 5 novembre jeudi, grève générale à l'appel de l'inter-syndical avec des mobilisations prévues partout en France. Et puis on a samedi prochain l'acte 4 des gilets jaunes. Je répète ce qu'a dit Emmanuel Macron, le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas sur la démocratie sociale et la rue. Elisabeth Lévy, ça vous inspire quoi ?
d'abord, Emmanuel Macron peut dire ce qu'il veut, je crains qu'il n'en ait pas absolument le pouvoir. Moi, j'avoue, mais c'est très rationnel, je ne comprends pas très bien la logique qu'il y a à demander des choses à un gouvernement sortant. Par exemple, prenons juste cet exemple de Parcoursup, oublions ce qu'on en pense. Ça n'a pas de sens de demander à un gouvernement qui ne sera plus là en avril de s'occuper de cette affaire. C'est complètement idiot, franchement. Et par ailleurs, il y a un autre problème. C'est pour ça que je suis d'accord avec Emmanuel Macron, mais je pense que ça ne sert à rien qu'il le dise. Même, ça peut être contre-productif. Mais par ailleurs, je pense que ce qu'on appelle la démocratie sociale, et qu'aujourd'hui j'appelle quand même un peu... la bordélisation générale, pollue le processus électoral. Dans le sens où on a quand même besoin, tout le monde le dit, même Manon Aubry, nous avons besoin d'un véritable débat. Apaisé, je ne dis pas, mais au moins d'un échange d'arguments. Même, comme ici, parfois, ce n'est pas apaisé, mais c'est aimable. et amicale. Mais en tous les cas, nous avons véritablement, sur beaucoup de sujets, nous avons véritablement besoin de ce débat. On ne peut pas l'avoir, quand tous les samedis, allez avoir des manifs, les commerçants vous demandent tous, alors ça va être comme ça, hier j'ai été au théâtre, le théâtre a été bourré parce que les gens ne vont plus le samedi. Est-ce que notre vie doit être rythmée par des revendications que ce gouvernement n'est pas en mesure de satisfaire ? Mais Françoise, il vous écoute peut-être plus que moi. Non, non, non, j'aimerais bien. Je
pense qu'il vaut mieux qu'il se taise, en fait, parce qu'effectivement, je pense qu'il est un facteur, maintenant, irritant, Emmanuel Macron. Il faut laisser faire le Premier ministre, qui lui-même, à mon avis, est en dessous de la main complètement. Voilà, c'est un gouvernement qui est secoué, qui est au bord de vaciller, en réalité. Là où je rejoins Elisabeth, ça ne peut pas être... Vous savez, il y a un truc, c'est comme les poupées russes. Dans la grande poupée, il y a la petite, la moyenne, etc. Vous avez quand même un truc qui tourne maintenant à la psychose. C'est le matrioshka. C'est le parcours. effectué par les manifs. Je ne sais pas si vous voyez, on est quasiment dans une série Netflix. C'est-à-dire qu'à 18h, le ministère de l'Intérieur interdit à 17h. À 18h, le tribunal administratif autorise le parcours des syndicats. Et dans la nuit, à 5h30 du matin, le Conseil d'État donne raison au ministère de l'Intérieur. Ça va être ça toutes les semaines. Parce que la réalité, c'est que les médias sont totalement happés là-dessus. On est désormais en dédition. spéciale de crise sociale, alors qu'en réalité, si vous voulez, ça me fait exactement penser au gilet jaune, où il y a une sorte de focalisation délirante en réalité, et effectivement, là où il a raison, effectivement il a raison, mais il a raison parce qu'il a peur, parce que la réalité c'est que ça n'est jamais arrivé, ça n'est jamais arrivé qu'un mouvement social prenne le pas et... Telle importance avant une présidentielle, il y avait une forme d'accord républicain, on règle nos différends dans les urnes. Attention, 2022 a déjà été totalement pris en otage, et je pèse mes mots, par la guerre en Ukraine. Il n'y a pas eu de débat en 2022, attention à la cocotte minute française. pour 2027.
Après, est-ce qu'il a quelque chose à craindre, Emmanuel Macron ? Pas vraiment, Elisabeth Lévy ?
Emmanuel Macron n'a tout de même pas intérêt à quitter son poste en laissant un pays complètement sous tension, en laissant un pays où... Encore une fois, la question de la présidentielle, et Françoise a raison, c'est pas depuis 5 ans qu'on l'attend. C'est depuis dix ans. Cette question-là, on sait très bien comment je parle. On sait très bien que la France est une monarchie et l'élection du roi, si je peux risquer cet oxymore, c'est vraiment un moment très crucial pour notre vie civique et notre vie publique. Donc, le ratage de ce rendez-vous-là risque d'avoir de véritables conséquences graves parce que, en plus, vous avez quand même... des tensions alimentées. Moi, je suis assez inquiète. Moi, j'ai reparlé des journalistes ce matin, vous en avez parlé avec Marlon Aubry. C'est pas que c'est une profession absolument au-dessus de tout ce qu'on dit, je ne dirais pas ça, mais le tri des journalistes fait comme ça, les menaces directes, les doigts pointés, ça commence... Là, comme il a dit, Jolique Mélenchon, ça commence à bien faire. Oui, M. Mélenchon, ça, ça commence à bien faire et ça contribue vraiment. à durcir le ton. Marine
Le Pen se plaint aussi. D'ailleurs, elle ne veut pas aller sur BFM TV pour des raisons, pour un vieil antagonisme. Sarah Knafo décide d'attaquer en justice LCI. Vous savez, ça disjoncte dans tous les sens. Oui, j'ai vu ça ce week-end. Ça disjoncte véritablement dans tous les sens. Je suis d'accord avec Elisabeth. On ne peut pas demander par pétition l'interdiction de CNews. Comment est-ce qu'on peut me soupçonner d'être d'accord même un demi-millimètre avec CNews ? C'est impossible. Avec la météo, vous êtes d'accord ? Même pas, parce que je suis sûr qu'elle est tronquée, la météo. Comme la date dans le monde ? Je blague à part, mais je vous assure que je suis une démocrate. Je veux dire, nos différences se règlent, comment dirais-je, dans les urnes. On ne peut pas demander l'interdiction de certains mots, comme le grand remplacement. Je ne suis pas d'accord avec Ali Rabbe, le maire de Trappes. Pourtant, je suis une femme de gauche, mais je suis une républicaine. Par ailleurs, qu'est-ce qu'il a à craindre Emmanuel Macron ? il a craint aussi une théorie des Donino. Vous savez, combien est-ce que la France peut supporter un nouveau 17 octobre de violence ? Comment ça va se passer au Parlement ? Est-ce que les députés, parce que là, en gros, tout le monde va arriver tranquillement aux ordonnances, c'est à peu près ça le plan, c'est d'arriver tranquillement sur le budget. Et si on n'y arrive pas tranquillement aux ordonnances ? Et si ça censure ? Qu'est-ce qui se passe ? Vous savez, on peut décider qu'on ne veut pas démissionner. On peut décider. Qu'on reste jusqu'au bout, etc. Mais à un moment donné, les événements, vous savez, il y avait quelqu'un que j'adorais qui s'appelait Henri Weber, qui était un très grand homme politique socialiste, un mec extraordinaire. Très drôle en plus. Très drôle, une culture incroyable. Ce qui fait peur, ça se fait. Et Henri Weber, fabusien, sénateur, fondateur de la LCR évidemment, avec Daniel Ben Saïd et avec Krivin, et bien Alain Weber disait... Il y a des choses, Fanfan, il m'appelait Fanfan, que tu peux décréter, et puis à un moment donné, il y a les ressorts de la tragédie qui se remontent, et ces ressorts-là, on ne peut pas les arrêter. Donc, dire qu'Emmanuel Macron ne craint rien qu'il est là, eh bien, s'il craint...
Non, mais honnêtement, on n'est pas content, on est en novembre. Les élections ont eu en avril. Là, est-ce que vous voulez vraiment ajouter encore... Du bordel ! Non, mais autre chose. Du chaos, du chaos. On est la France, quoi. On ne va pas en plus avoir une fin de mandat à deux mois ou trois mois de l'élection. Enfin bon, une campagne précipitée. Ah non, pitié. Écoutez, on l'a supporté dix ans, on peut tenir trois
mois ou quatre mois de plus. Je suis d'accord. Voilà, qui reste
là avec sagesse. Donc, Macron démission, pas pour vous.
Ah non, jamais l'avis. Non, mais non, non, non. J'entendais Robert Ménard qui demande ça. J'entends beaucoup de gens qui demandent ça. J'entends à gauche des gens qui demandent ça. J'entends à droite, à l'extrême droite. Eh bien, vous êtes des fous. furieux de le demander, parce que un jour, Jacques Chirac a eu ce mot merveilleux, c'était sur le référendum en 2005, il a dit, à force de le demander, vous allez finir par l'obtenir. Et moi, j'aimerais bien qu'on ne soit pas dans cette stupidité-là, parce que ce serait, je crois, un désastre.
Bravo pour cette belle référence,
François. Ah, Chirac, on lève maintenant, il est mort. Elisabeth
Lévy, très bonne journée à tous les deux, il est 9h30, dans un instant, vous nous appelez, 0826 300 300, je vois que Manu au standard est déjà au téléphone, vous continuez. 0826 300 300, de quoi allons-nous parler ? Tenez, on va parler de cette baisse des prix du gasoil à la pompe, du fioul domestique aussi. N'oublions pas, ça concerne aussi cela avec la décision du gouvernement de libérer 10 millions de barils de ces stocks stratégiques. On nous annonçait la baisse à partir d'hier. Ça a été le cas dans certaines stations-service, pas dans toutes. Est-ce que vous-même, quand vous avez fait le plan, je ne sais pas, vous avez peut-être fait le plan ce week-end, est-ce que vous avez vu que les prix étaient en baisse sur le gasoil ou pas ? Vous nous appelez 0826 300 300. Je vous accueille juste après ça. A tout de suite. Il est 9h35 sur Sud Radio. Bienvenue si vous nous rejoignez. On poursuit cette matinale avec vous. Vous prenez la parole, quel que soit le sujet de l'actualité que vous voulez... évoqué à l'antenne et pourquoi pas les prix du gasoil. Ça y est, il baisse enfin, mais de combien ? De quelques centimes. Sur certaines stations-service, ça baisse un peu plus qu'ailleurs. Alors vous avez fait le plein ce week-end. Est-ce que vous avez constaté vous-même cette baisse des prix à la pompe en ce qui concerne une nouvelle fois le gasoil ? C'était une promesse du gouvernement. On y revient dans un instant. Vous continuez d'appeler un manu au standard qui vous accueille au 0826 300 300. D'ici là, retour sur ce qui s'est passé hier à Marseille. Ce drame avec ce pompier qui a été blessé par balle alors qu'il était en intervention sur un incendie de véhicule. Il a été pris pour cible et il est actuellement encore dans un état critique. Pour en parler, nous sommes avec Rudy Mana, délégué national UNSA Police à Marseille. Bonjour Rudy Mana. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Est-ce que vous avez tout d'abord déjà des nouvelles à nous donner de ce pompier qui a été gravement blessé hier en intervention ?
Non, je n'ai pas de nouvelles depuis hier soir où ses jours étaient encore en danger. Apparemment, il est sorti du bloc opératoire. Mais il faut être extrêmement vigilant parce que je crois qu'il a été retiré une ogive. Je n'ai pas tous les détails, mais il est toujours entre la vie et la mort. Il aurait été
tiré avec un fusil de chasse au thorax. Qu'est-ce qu'on sait exactement de ce qui s'est passé hier ? Ce qui s'est passé, c
'est très simple, une intervention des pompiers pour... Pour stopper un feu d'un véhicule et d'un fourgon, me semble-t-il, et au moment où ils arrivent pour arrêter le feu, cet individu de 51 ans, connu des services de police, sort et fait feu sur les pompiers. Il semblerait qu'il a tiré également sur le camion des pompiers, et puis ce collègue pompier, ce frère d'armes pompier, qui a été touché au niveau du thorax, immédiatement ses collègues... On l'a mis en sécurité, les fonctionnaires de police du commissariat de Vitrolles, parce que le secteur dépend du commissariat de Vitrolles, c'est un grand centre commercial à côté de Marseille. Au nord de Marseille. Exactement au nord de Marseille. Et les collègues sont arrivés immédiatement, ont pu entamer un dialogue, des collègues du groupe du GSP de Vitrolles avec la police secours, ont pu entamer un dialogue avec l'individu qui avait fait feu, le temps que le RAID puisse arriver. Et ensuite, il y a eu interpellation par le RAID. Après quelques négociations, il y a eu un travail extraordinaire des collègues de la sécurité publique de Vitrolles qui ont pu maintenir le dialogue et donc stopper toute velléité de tirer encore et encore par cet individu. C'était un guet-apens ou pas ce qui s'est produit hier ? Vous savez, apparemment, c'est un individu, alors on ne sait pas trop encore, mais cet individu, il était, d'après les informations que j'ai, il était en rupture de traitement, de traitement médical, donc honnêtement, on ne va plus en savoir après les premières auditions qui vont être faites sur ce tireur. Est-ce que c'était un guita-pant ? Est-ce que son état a été jugé
compatible, en tout cas, avec la suite de la garde à vue ?
Oui, après il va certainement avoir un psy, et puis on va voir ce qui va être décidé, ce qui est sûr, ce qu'on va essayer d'entendre, voir pourquoi il a fait ça, pourquoi il a tiré sur un pompier, un soldat du feu, un gars qui était venu simplement pour aider. Alors là, on a vu ce qui s'est passé avec les policiers avant-hier, le gendarme qui a failli être... brûlé vif par un individu qui l'a fait sciemment pour brûler un gendarme, pour tuer un gendarme. Hier à Marseille, on
avait eu un camion de pompiers qui avait été aussi attaqué. Non, c'est ça ? Exactement, c'était avant le 17 octobre. C'était
avant le 17 octobre. C'était avant... Voilà, on voit des choses qu'on ne voyait pas, il faut le reconnaître, il y a 20 ans. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une violence inouïe, totalement décomplexée envers la dernière vie républicaine, les policiers, les gendarmes, les pompiers. Et ça, c'est... Et même les infirmières qui travaillent aux urgences. Donc ça, on ne le voyait pas du tout il y a 20 ans. Et aujourd'hui, on le voit quasiment de manière hebdomadaire. Donc, c'est plus audible. Il faut vraiment qu'on tape fort, qu'on protège ces héros du quotidien.
Mais comment on protège des pompiers qui juste essayent d'intervenir sur un incendie ? On ne va pas mettre les policiers à
chaque fois à leur côté. Mais vous savez que ça arrive régulièrement quand on intervient à leur côté, quand ils interviennent dans certaines cités sensibles, régulièrement des véhicules de police interviennent avec les pompiers pour qu'ils puissent juste prêter assistance ou porter secours. On en est là. Donc je veux dire à un moment donné, quand vous en prenez un pompier ou un policier, il faut que vous ayez une sanction pénale d'une dureté. Absolue, absolue. Alors, je ne dis pas que ça va résoudre tous les problèmes. Mais par contre, si vous avez 10 ans de prison parce que vous en êtes pris à un pompier ou à un policier, ça fera peut-être réfléchir les gens dans le futur qui voudront faire la même chose. Parce qu'aujourd'hui, souvent, on voit des sanctions pénales qui sont... trop faible vis-à-vis de l'acte qui est un acte assez grave. C'est même extrêmement gravissime. La dernière des Républicains, c'est nous. C'est nous, c'est les pompiers. Et on ne peut pas. On ne peut pas accepter ça. On ne peut plus accepter ça.
Merci Rudimana d'avoir accepté d'être avec nous ce matin sur Sud Radio, délégué national UNSA Police. Et on prendra bien évidemment des nouvelles de ce pompier qui a été blessé au Pen Mirabeau hier, alors qu'il était en intervention. et qui est sorti du bloc, nous disait à l'instant Rudy Mana. Mais bien sûr, on prendra de ses nouvelles au plus vite en espérant qu'il puisse se remettre. Merci beaucoup Rudy Mana. Allez, 9h40, vous nous appelez 0826 300 300. Vous êtes déjà très nombreux à nous avoir appelé au Standard pour parler de ces prix à la pompe. La promesse du gouvernement depuis hier des baisses sur le lit du gasoil de 12 à 18 centimes. Alors la baisse, elle n'est pas visible partout. On est, tenez, avec François qui nous appelle de Nîmes. Bonjour François.
Bonjour, bonjour à tous. Bienvenue François, comment ça va ce matin ? Ça va, ça va, écoutez, au boulot, au boulot. C'est
gentil de prendre quelques secondes pour être avec nous sur Sud Radio. Vous êtes, je crois, artisan, vous l'avez constaté vous-même depuis hier, cette baisse promise par le gouvernement des prix à la pompe, sur le gasoil en tout cas.
Moi, je le vois, mais bon, c'est pas suffisant. C'est toujours la politique rustine, vous savez, on met des rustines un peu partout, là, et à la fin, le tableau, il est horrible, quoi, c'est vraiment une misère. Moi, je le vois par rapport à mes enfants, je suis obligé de les aider, ils sont majeurs et tout, ils habitent dans des appartements avec leurs copines, je suis obligé de les aider pour payer l'essence, quoi, c'est pas normal. On arrive là, à un moment donné, vous savez, même les voitures diesel, aujourd'hui, une personne qui a une voiture diesel, ça vaut plus rien. Vous allez la faire reprendre par une voiture dans un garage ou quoi, il va vous prendre une misère. Je suis sûr qu'on ait voitures diesel aujourd'hui, je veux bien leur dire, les pauvres. Ils se sont fait avoir comme des petits bleus et ça ne vaut plus rien une voiture diesel aujourd'hui. Donc pour vous dire, si vous avez un peu d'économie sur une voiture, c'est incroyable comme le cas, ils gèrent n'importe quoi. C'est vraiment... Après, le gouvernement vous
dira que la mesure qu'ils ont mise en place, et notamment cette décision de débloquer 10 millions de barils de gasoil des stocks stratégiques de l'État, c'est une mesure qui permet de baisser de quelques centimes seulement les prix du litre, mais ce n'est pas cher en fait. Ça ne coûte rien pour l'État, c'est pour ça que cette décision a été prise.
C'est stratégique, c'est du réservant, c'est des réservants stratégiques. Il faut les garder dans la stratégie, il faut baisser les taxes sur le gazole, les stocks, c'est tout. Pourquoi est-ce qu'ils vont... Ils tapent dans les stocks stratégiques. Alors s'il n'y a plus de stocks, on n'a plus de stratégiques derrière, de stocks stratégiques. C'est un problème, un jour, on n'a plus de gazole pour alimenter les charles ou quoi, n'importe quoi. D'autant qu'on n'est pas
assuré, en tout cas, je ne sais pas, mais d'autant qu'on n'est pas assuré, effectivement, que ça s'améliore, la situation au départ d'Ormos.
C'est vraiment de la rustine, ce gouvernement. C'est un gouvernement de... Je vais rester poli, mais moi je commence vraiment à n'en avoir moins. Restons poli, mais
oui, oui, j'entends en tout cas notre ras-le-bol, François. François, restez avec nous, on est avec Didier de Berne-sur-Oise. Bonjour Didier.
Bonjour Benjamin.
Vous êtes chef d'entreprise, vous l'avez constaté déjà, cette légère baisse des prix du gasoil à la pompe
Alors, constaté, oui, ce matin. Cela étant, c'est quoi ? C'est des miettes, c'est quoi ? Parce qu'en fait, on nous parle de... Comme la personne qui était avant moi, là, qui disait que c'était des stocks stratégiques. Mais les stocks stratégiques, ils les ont achetés pour une partie. Ils l'ont acheté il y a plus de deux ans. Donc c'est quoi ? On était à quoi ? Avant le détroit d'Hormuz, on avait quoi ? On avait 70 centimes de moins ? Donc il devrait être à 70 centimes de moins.
C'est pas compliqué en fait. Parce qu'il y a un roulement en fait, c'est pour ça ce que disent les distributeurs.
Le stock stratégique d'aujourd'hui, il date de quand il a été acheté quand
Avant la guerre en Iran. On est bien d
'accord. Mais là on parle de 10 millions
de barils, c'est-à-dire que c'est vraiment très peu, c'est pour ça aussi Didier.
J'entends bien que ce soit très peu, mais sur ce très peu, je vois pas pourquoi on baisse pas plus. C'est quoi cette baisse ? Ça ressemble à rien en fait. Ça ressemble à rien du tout. En tout cas, pour vous, ça ne suffit
pas. Maintenant,
quand on fait un plein, on ne peut pas faire le plein de nos réservoirs parce qu'on est bloqué à 150 euros. La carte bleue est bloquée à 150 euros. Sur toutes les pompes, c'est pareil. Donc on ne peut même plus faire le plein de nos véhicules. Nous, on a des véhicules qui transportent de la marchandise. On a bien souvent une tonne de marchandises dans le camion. Donc, on consomme beaucoup plus. Et puis, on ne peut pas nous dire, vous roulez à l'électrique, monsieur, parce qu'à l'électrique, ce n'est pas possible. Donc, il n'y a que le gasoil. Il n'y a que le gasoil. Il n'y a rien d'autre qui existe, avec lequel on peut faire 300-400 km dans la journée avec un véhicule qui fait 3,5 tonnes. Ce n'est pas possible, sinon on est obligé de faire le plein tous les 150 km.
Au-delà de ça, il y a la question des pénuries, du risque de pénurie, parce qu'on a vu que certains distributeurs avaient davantage baissé le prix de litres de gasoil chez eux par rapport à d'autres concurrents. On l'a vu déjà sur certaines stations-service qui ont dû fermer plus tôt que prévu hier.
Oui, non mais... Je ne sais pas, ce n'est pas une inquiétude pour vous en tout cas. Ça l'a déjà été avec Total qui a bloqué les prix à 2,25. Mais ce n'est pas le truc. Le problème qu'il y a, c'est qu'on a aussi plein de retraités qui sont chez eux et qui viennent faire 10 balles ou 15 balles d'essence ou de gasoil. On a l'impression que ça va être la guerre demain. Il faut arrêter tout ça. Il faut remettre les pendules à l'heure. Il faut que les médias arrêtent de... de donner la peur aux gens aussi. C'est tout ça, c'est une communication qui est mal faite. L
'idée, ce n'est pas de vous faire peur, ce n'est pas de faire peur aux autolobistes. Dire juste qu'il y a des pénuries, effectivement, il y en a. Et c'est ce qu'on nous fait remonter aussi sur le solitain.
Oui, mais quand vous parlez qu'il va y avoir des pénuries, il n'y a plus de papier toilette, il n'y a plus de sopalin, il n'y a plus rien dans les rayons. Donc les gars, ils n'en font pas, ils les bouffent le peu au Psydège ou quoi ?
Didier, François est avec nous, ça vous fait réagir ce que disait à l'instant Didier.
Non, je comprends, c'est normal, c'est un artisan, il fait des pleins, il doit faire des pleins à 250 euros le plein, au moins, si c'est un gros véhicule. Vous vous rendez compte qu'une fois par semaine, deux fois par semaine, le coût que ça a pour lui en termes de charges, c'est impressionnant. Moi je dis, à un moment donné, il faut mettre les points sur la table, il faut renégocier avec la Russie, ils ne sont pas pires que l'Iran, je suis désolé, ils ne sont pas pires que l'Iran. Et à un moment donné, il faut renégocier, on met sur la table. Quand on voit tout ce qui se passe avec le gouvernement de Zelensky, et c'est, comment on appelle ça, les... On est sur autre chose, là, pour le coup, sur le carburant. La situation
internationale, pour le coup, sur le détroit d'Hormuz, dépend assez peu de nous, malheureusement. La position française est assez peu. Écoutez, merci beaucoup François, merci Didier. Vous continuez de prendre la parole au 0826 300 300. Vous continuez d'appeler Manu qui décroche un téléphone, puis l'autre pour vous répondre et vous mettre à l'antenne. On continue de parler du prix du gasoil qui baisse enfin, mais ce n'est pas suffisant. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous nous appelez. Et puis dans la foulée, on sera avec Christine Bouillon qui est notre reporter à Toulouse. On va faire un point sur les blocages, c'est la rentrée des classes. Oui, aujourd'hui, déjà des reprises de blocages dans certains lycées. Ils sont déjà nombreux d'ailleurs du côté de Toulouse. A tout de suite.
Et ça avait baissé effectivement de 16 centimes, mais les autres ont gardé leur tarif classique. exceptionnellement abusés. Pour vider les cubes.
Oui, parce qu'il faut vider les cubes avant de les re-remplir avec ces fameux stocks stratégiques qui sont censés faire baisser les prix du gasoil à la pompe. On verra. Il y a une réunion à Bercy demain pour vérifier que les distributeurs jouent le jeu. On verra ce qu'il en est. En tout cas, vous, vous êtes plutôt sceptique pour le moment à vous entendre, Eric.
Non, mais c'est que dalle. On se fout encore de la gueule du monde. Si on baisse de 20 centimes sur 10 litres, ça fait 2 euros. n'avez pas 2 euros dans votre poche ? Vous les avez ? Voilà, c'est que dalle. Pour 10 litres, c'est que dalle. Donc, en fait, moi, quand je constate, moi, je le vois avec mes clients, c'est en train de bloquer toute l'économie, les prix du gasoil et tout. Bien sûr,
ça a des répercussions économiques énormes,
bien
sûr.
Mais c'est énorme, il y a moins de déplacements, les gens partent moins loin, s'ils veulent passer des petits week-ends, même nous, on ne bouge plus. Personnellement, on fait attention. Mais quelque part, ça a du positif, parce que des fois, j'ai l'impression qu'il y a des gens qui prenaient la bagnole pour rien. Là, maintenant, j'ai l'impression que ça les fait réfléchir.
Eric, on va rester là-dessus. En tout cas, merci d'avoir été avec nos standards Sud Radio. Je vous souhaite une bonne journée. Allez, nous, on rejoint tout de suite, je vous le disais, Christine Bouillaud, notre reporter sur place à Toulouse pour couvrir cette rentrée scolaire. Christine, rebonjour avec des lycées d'ores et déjà bloquées à Toulouse.
alors effectivement, il y a au moins trois lycées, ça c'est sûr, puisque j'ai pu le constater par moi-même, trois lycées complètement bloqués. Le lycée Saint-Cernin, le lycée Eusène, et là actuellement je me trouve devant le lycée Toulouse-Lautrec, avec tout à l'heure une situation un petit peu tendue, il y a eu un feu de poubelle dans l'allée qui mène à ce lycée, l'intervention des pompiers, et après l'intervention des forces de l'ordre qui ont dû faire usage des gaz lacrymogènes pour faire sortir les lycéens du blocage qu'ils effectuent devant les grilles de l'établissement, des policiers qui sont repartis, et le blocage s'est remis à nouveau. en place ici, avec des poubelles qui sont posées devant l'établissement, et des lycéens qui bloquent l'accès du lycée. Alors on peut dire que c'est une journée test, effectivement. Les représentants syndicaux des lycéens nous annoncent qu'il y aurait, je mets bien ça au conditionnel, une dizaine de lycées bloqués sur les 16 que compte la région toulousaine, mais ça c'est pour l'instant impossible à confirmer, puisque moi je n'ai pas pu le constater personnellement, et savoir quel était le degré de blocage également. L'idée, c'est de remettre un coup de pression, de redémarrer la semaine. Me disent les lycéens qui ont prévu de se réunir ce soir en Assemblée Générale pour voir un tout petit peu la journée de demain aussi, puisqu'il y a d'autres appels qui sont lancés pour demain mardi. En gros, c'est une journée test de la mobilisation, mais avec aussi beaucoup d'élèves qui, s'ils soutiennent et s'ils sont d'accord et ils sont contents que l'on puisse parler des revendications, commencent à s'interroger. aussi sur la manière de poursuivre une scolarité avec des enjeux et des échéances qui arrivent à grande allure et à toute vitesse pour tous ces élèves.
Avec le contrôle continu forcément, mais de ce que vous voyez en fait Christine, la stratégie là des forces de l'ordre c'est de déloger les bloqueurs dès que les blocages se mettent en place, c'est ça ?
Oui, à l'instant même, les policiers reviennent à nouveau ici devant l'établissement. Effectivement, c'est de permettre, et moi j'ai pu m'entretenir avec le proviseur d'un des lycées ce matin, qui me disait, et qui ne faut pas s'exprimer au micro, mais qui disait que l'objectif c'est effectivement de permettre aux lycéens de venir. Parce qu'il y a différents types d'élèves dans un lycée, comme celui de Saint-Sernin ou de Auzaine, qui sont des lycées de centre-ville. Il y a des classes préparatoires, donc il y a des post-bac, comme on dit, et ils ont absolument besoin de comptiers. à aller en cours, ils sont certes concernés par les revendications, mais il y a des enjeux pour les classes préparatoires aux grandes écoles. Des élèves aussi me disent il y a d'autres lycées qui avancent et nous pas, donc on commence à s'inquiéter. Donc toute la stratégie aujourd'hui, ça va être... effectivement, dans un calme relatif, de déloger les lycéens, de permettre un accès aux établissements, à ceux qui le souhaitent, et aux professeurs aussi qui essayent de faire cours, parce que pendant les vacances scolaires, ils ont certes envoyé des cours, envoyé des PDF, essayé de voir un tout petit peu comment maintenir un lien avec leurs élèves, mais beaucoup me disent que c'est comme le Covid.
Merci beaucoup, Christine Bouillot, je vous coupe parce que le temps file, mais on aura l'occasion sans doute de vous retrouver sur le terrain. Toulouse pour suivre cette rentrée scolaire d'ores et déjà très perturbée. 9h56 à Suifre. A vous de le dire avec vous Stéphanie Demureux. Bonjour Stéphanie. Bonjour Benjamin.
D'ailleurs j'invite Christine à venir me faire un point aux alentours de 11h sur ces blocages parce que c'est vrai que c'est toujours la même chose. C'est la même conversation qu'on a depuis des semaines. Il y a ceux qui aimeraient bien aller en cours quand même. Tout de même, des revendications qui ont été acceptées par le gouvernement. Et c'est vrai que d'autres continuent de bloquer. La liberté s'arrête là où commence celle des autres. Même combat pour les commerçants aussi, dont le chiffre d'affaires, j'ai entendu votre interview ce matin avec Eric d'Aujourd'hui, je crois, qui expliquait qu'il y avait 60% de chute de chiffre d'affaires. Et ces commerçants, évidemment, ils s'inquiètent, notamment pour la journée du 5 novembre et tous les week-ends qui vont suivre. Donc c'est de la peur. de fermer carrément leur boutique pour certains. Et puis, à 10h, on va parler avec Gilles Gansman. Un peu en retard ce matin. J'espère qu'il ne va pas tarder. Vous savez, c'est le moisson tabac.
Je ne sais pas si vous
fumez, mon cher Benjamin. C'est rigolo quand même, ces injonctions. Moi, sans alcool, moi, sans tabac. En même temps, si ça peut aider certains à écraser leur dernière cigarette. Ma foi, pourquoi pas ? Pourquoi
pas ? Je n'ai pas Philippe Coille aujourd'hui. Vous savez,
j
'en
profite.
C'est vrai, après, est-ce qu'il y a besoin d'un mois dédié pour arrêter de fumer ? Moi, je n'aime pas les injonctions, personnellement, mais peut-être que c'est mon esprit
retort. Bon, à demain, Benjamin !
Dans un instant sur Sud Radio, restez bien avec nous, avec Gilles Gonsman qui ne va pas tarder. Très bonne journée à vous, moi je vous retrouve demain sur Sud Radio à partir de 7h.
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