Chargement...
Chargement...
Drôle d'époque, bonjour Françoise de Bois. Bonjour
mon cher Benjamin Glaze. Bon, c
'est une semaine cruciale qui s'ouvre aujourd'hui pour le gouvernement, Françoise.
Oui, Benjamin, parce que le calme relatif, je dis bien relatif, on en parlait avec votre invité à l'instant de samedi, masque peut-être la tempête de la semaine à venir. Ce sont les facs et les lycées demain qui appellent à nouveau à la grève. Puis ce sera la grande journée du 5 novembre, jeudi, c'est-à-dire, et la grève générale. Quand on voit le niveau de mobilisation encore samedi dernier, week-end de vacances, je le rappelle, dans toute la France et à Paris. Eh bien, on se dit, tout simplement, Benjamin, que la colère ne retombe pas.
Et pourtant, le gouvernement a tout de même annoncé des mesures.
Oui, mais les jeunes ne sont dupes de rien. Benjamin, repousser la suppression de Parcoursup en 2028, quand cette équipe, évidemment, ne sera plus là, ou autoriser les régions à faire 4 milliards de prêts pour rénover les lycées, alors que les régions sont à l'os financièrement, eh bien, c'est une sorte de marché de dupes pour la jeunesse. Bien sûr, il y a les embauches des profs supplémentaires ou les plaintes supplémentaires en BTS, mais ça ne peut pas suffire aux organisations. syndicales qui veulent obtenir plus de garanties.
Bon, on connaît l'état actuel de nos finances publiques. Que peut faire dans ce contexte-là le gouvernement, Françoise ?
Il peut choisir et gouverner, c'est choisir mettre le paquet sur l'éducation nationale dans le budget qui arrive, écouter et surtout répondre. Vous savez, Benjamin, je ne crois pas une minute que les jeunes sortent dans la rue pour le simple plaisir. Bien sûr, quand on est jeune, on aime être plus ou moins rebelles, mais là, c'est un mouvement tellement massif. Regardez ce qui se passe en Italie. 2 millions de manifestants autour de la jeunesse italienne. Vendredi dans les rues, c'est 3 fois plus, si vous voulez, 4 fois plus même qu'en France. Regardez la Serbie où c'est la jeunesse qui a littéralement renversé Alexander Vucic. Toujours les mêmes revendications. La dignité, les moyens d'étudier et un refus de la façon dont ils sont traités lorsqu'ils sont diplômés, que ce soit en France d'ailleurs ou en Italie. Je lisais les reportages dans La Repubblica ce week-end. des stages, quand vous avez Bac plus 5 à 500 euros, c'est inacceptable.
On est donc face ici, selon vous, Françoise, à une crise majeure.
Oui, crise politique et sociale, et personne ne sait combien de temps, surtout Benjamin, peut tenir l'exécutif à ce régime. Surtout pour contenir les violences des black blocs totalement furieux, qui ont envie d'en découdre, comme on l'a vu encore à Paris samedi. Violence telle qu'on balance des engins incendiaires sur un gendarme qui aurait pu mourir. Voilà, c'est totalement inacceptable. Mais on a évité le pire. Le pire, En fait, c'était le parcours intramuros dans Paris, dans la capitale. Ce truc fou qui va de Bastille à Nation avec le bonheur des casseurs, tous les magasins. Ce sera évidemment le cas jeudi, le cas de quoi ? Du bras de fer encore entre les organisations syndicales pour le parcours de la manifestation. Vous savez, le 17 octobre est dans toutes les têtes. C'est devenu le 17 octobre la balise du mouvement, comme l'ont été, je vous rappelle, le saccage de l'Arc de Triomphe et l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay. C'était le 1er décembre. 2018 pour la crise des Gilets jaunes. On s'est toujours basé ensuite pour mesurer le niveau de violence sur ces deux dates. Et bien là, on se bat sur le 17 octobre. Emmanuel Macron, vous vous en souvenez, à l'époque, avait encore du ressort pour calmer la crise des Gilets jaunes. Là, il ne l'a absolument plus. C'est un président finissant. Et moi, j'ai une seule question ce matin, que tout le monde se pose d'ailleurs, pas simplement moi. Comment arrive-t-on à la présidentielle dans ce climat ?
Merci beaucoup Françoise Degoy. Et la question, je la poserai tout à l'heure à Manon Aubry, l'eurodéputée insoumise, qui sera mon invité politique tout à l'heure, à 8h30. On parlera aussi du choix des parcours pour les manifestations. Est-ce que le 5 novembre prochain, il faudra aussi mettre en place des parcours en dehors des centres-villes ? Manon Aubry nous le dira donc à 8h30.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.