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Jean-Philippe Tanguy est en roue libre en pleine assemblée et la scène devient incroyable. Tout part d'une attaque contre son camp. Tanguy prend alors la parole, répond directement et décide de ne plus laisser passer grand chose. Les réactions s'enchaînent, un rappel au règlement tombe, mais ça ne calme absolument pas l'échange. Au contraire, Tanguy revient immédiatement à la charge. Et comme vous allez le voir, plus la tension monte, plus Tanguy se lâche, jusqu'à provoquer une scène complètement surréaliste dans l'hémicycle.
Vous savez, en droit français, normalement, on n'a pas besoin de répéter deux fois la même chose et on n'est pas jugé deux fois pour les mêmes conneries. Vous avez
simplement l'intention... de faire oublier que votre parti est celui qui s'oppose à toutes les avancées en faveur du droit des femmes.
En cause, notre collègue, c'est une attaque misogyne, vous ne l'auriez jamais fait sur un homme.
Rassurez-vous, monsieur Maillard, vous êtes vous-même bavard, inutile et incompétent.
Pardon, madame Tanzili.
Attendez, je prends l'avis du ministre sur un amendement rédactionnel, mais c'est le même que tout à l'heure, j'imagine, le même avis qui est défavorable, du coup. Défavorable, madame Tanzili.
Merci Monsieur le Président. Cet amendement révèle s'il en fallait les caractéristiques de cette proposition de loi et les caractéristiques du groupe parlementaire qui porte cette proposition de loi. Manque de travail, manque de connaissances, manque de compétences. Et oui ! Vous connaissez si mal ce sujet important et sérieux que vous prétendez défendre, que vous êtes contraint de déposer de tels amendements. Un amendement qui révèle la réalité de cette proposition de loi, une arnaque populiste, un joli vernis, une belle apparence, mais une proposition de loi vide, inutile et qui ne correspond pas aux attentes des associations de défense des droits des femmes. Alors non. Nous ne sommes pas dupes, vous n'avez pas l'intention d'aider les femmes, vous avez simplement l'intention de faire oublier que votre parti est celui qui s'oppose à toutes les avancées en faveur du droit des femmes, opposées au renforcement du droit à l'IVG, opposées à l'égalité socio-professionnelle, qui vous le disiez encore il y a quelques jours, des femmes qui, vous le disiez encore il y a quelques jours, devraient rester à la maison. Alors pour toutes ces raisons, nous nous opposerons à cet amendement. Je vous remercie.
Merci, monsieur Tanguy. Un pour, un contre sur le suivant, monsieur Le Fur.
Merci, monsieur le président. Écoutez, chers collègues, quand pour mentir à ce point, on a besoin d'une fiche sans doute écrite, sans doute écrite... Par je ne sais quel esprit, sans doute, qui vous a mal inspiré, chers collègues. Ou alors peut-être en avez-vous parlé avec Mme Brulbois, parce que c'est exactement la même. Donc on a besoin, si vous voulez, seulement une demi-heure d'une fiche pour répéter la même chose. Vous savez, en droit, puisqu'on a des grandes leçons de droit, vous savez, en droit français, normalement, on n'a pas besoin de répéter deux fois la même chose et on n'est pas jugé deux fois pour les mêmes conneries. Donc là, sincèrement, vos leçons de juridisme, vous pouvez vous les garder. Moi, je reçois toutes les critiques constructives. J'entendais les arguments de notre collègue Saint-Huile qui, effectivement, est souvent modéré. Mais pourquoi n'a-t-il pas déposé d'amendement ? Il était un peu tard, monsieur Saint-Huile, excusez-moi, pour rentrer dans le test, comme vous l'avez dit. Vous pouviez rentrer avec vos collègues. plutôt dans le texte pour l'améliorer. Et je suis sûr que le rapporteur Emmanuel Tachet de La Pagerie aurait entendu vos arguments et qu'on aurait très bien pu, s'il y avait une ambiguïté de bonne foi, peut-être existe-t-il, peut-être existe-t-elle, pardon. Nous aurions pu clarifier la situation si vous aviez déposé un moment. Vous ne l'avez pas fait et vous choisissez de nous attaquer de manière un peu gratuite. Mais pour revenir sur le juridisme, écoutez, s'il y a bien une majorité... qui n'a pas à nous attaquer sur la loi bavarde, une loi imprécise, une loi qui multiplie les formules gratuites et insignifiantes, c'est bien vous. Le Conseil d'Etat, année après année dans son rapport, ne cesse de dire que les lois qui se succèdent, votées par cet hémicycle, qu'il s'agisse du PS ou de la majorité macroniste, sont bavardes, sont imprécises. Donc ce n'est pas une attaque d'hémicycle, c'est le Conseil d'Etat, celui qui est censé vous conseiller sur la rédaction de la loi. Eh bien vous n'écoutez tellement pas le Conseil d'Etat et vous écrivez tellement n'importe quoi que le Conseil d'Etat... d'Etat est obligé de vous dire que vous êtes bavard, incompétent et inutile. Gardez donc vos leçons.
'ai un rappel au règlement du président Maillard sur l
'article 70, merci monsieur le président, sur l'article 70 alinéa 3. pour une mise en cause personnelle de ce que vient de faire notre collègue Tanguy. Vous savez quoi, monsieur Tanguy, le début de votre propos ? Je vous laisse la suite, c'est votre avis et vous avez tout à fait le droit de l'avoir. Mais le début de votre propos, en mettant en cause notre collègue, c'est une attaque misogyne, vous ne l'auriez jamais fait sur un homme.
Merci. Sur cet amendement 21, nous avons fait le tour. Merci, collègue. C'est Tanguy. Sur quel article ?
70 à l'inéa 3, mis en cause personnelle. Évidemment, mon propos n'était pas musuline. Rassurez-vous, monsieur Maillard, vous êtes vous-même bavard, inutile et incompétent.
a fait le tour. Non, écoutez, chers collègues, je prends sur ce genre de choses, je prends le dernier appel au règlement du président Maillard, mais franchement, si vous voulez parler, vous vous isolez, c'est plus simple. Allez-y, président.
On ne va pas utiliser de rappel règlement pour vous répondre. Qu'on soit très clair. Monsieur le président, vous devez tenir la séance et je l'entends. Je vais vous dire un truc. Ce que vous venez de dire, monsieur Tanguy, est honteux. Est-ce que nous, nous avons fait une remarque sur le rapporteur qui est censé connaître parfaitement son texte, qui prend ses fiches en permanence ? Jamais nous l'avons fait. Nous laissons travailler. Notre collègue parle comme elle le veut. C'est une attaque misogyne, je maintiens, c'est... Je crois qu'on a fait le tour.
On a fait le tour. Chers collègues, on se rassemble et on se prononce sur cet amendement 21. Stop. On se prononce sur l'amendement 21, qui est un vote à main levée, qui a reçu un avis favorable du rapporteur des favorables ministres et commissions, qui est pour... Qui est contre ? Rejeté. Et sur l'article 2, je vous laisse regagner vos pupitres pour voter. L'article 2, c'est un scrutin public. Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Votant 257, exprimé 257, majorité 129 pour 85, contre 172. Il est rejeté.
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