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-Luc Fugit, comment la planification publique peut-elle tirer le meilleur parti de la complémentarité entre électricité et gaz renouvelable ? On a la chance de produire sur
notre sol. à la fois de l'électricité et à la fois des gaz renouvelables. Et donc il faut faire la somme de ces solutions. Il faut donner à cette complémentarité une manière de se réaliser concrètement. Et donc pour ça, il faut donner de l'ambition, il faut se donner des objectifs, il faut se donner des moyens d'accompagner. Alors on le sait, aujourd'hui il y a des politiques publiques avec les certificats de production de biogaz, avec l'IRIC. avec donc un certain nombre de dispositifs. Et tout ça, ce sont des politiques qu'il faut inscrire maintenant, mais aussi dans la durée. Il faut avoir de la visibilité, de la cohérence
et de la constance. Alors la filière biométhane a déjà démontré sa capacité à créer de la valeur dans les territoires. Comment faire en sorte qu'elle poursuive son développement, renforce sa contribution à la souveraineté énergétique nationale ? Oui, cette filière biométhane, aujourd'hui, elle contribue
dans les territoires, mais elle peut faire mieux. Pourquoi ? Parce qu'on a des effluents d'élevage qui ne sont pas méthanisés ou qui sont méthanisables. On a beaucoup de biodéchets qui peuvent être là aussi utilisés. Et donc, on sait qu'il y a un potentiel important pour toute la filière. Et donc là aussi, il faut lui donner les moyens, bien entendu. Il faut lui donner aussi la capacité à être beaucoup plus accepté et d'essayer d
'embarquer nos concitoyens tout simplement en leur expliquant. Les crises énergétiques récentes ont rappelé l'importance de la résilience du système énergétique. Quels enseignements la France doit-elle conserver pour préparer l'horizon 2031 ? Il va falloir consommer moins globalement
dans le pays. On doit aussi produire mieux et différemment sur nos territoires. Et puis aussi, là maintenant, utiliser beaucoup plus de flexibilité, à la fois dans le système de production, le système de consommation, et évidemment les deux. Il faut qu'il y ait une sorte de cause nationale autour de cette mise en œuvre d'une politique énergétique qui soit... a axé sur un objectif vraiment majeur, celui de ne pas dépendre des énergies fossiles, parce qu'on ne veut pas dépendre des autres pays, et on veut créer de la valeur chez nous, elle est restée chez nous, et en plus, ça va venir soutenir notre modèle social, parce que c'est aussi de l'emploi que l'on crée chez nous. Chaque semaine, c'est plus d'un milliard d'euros, donc dans la balance commerciale, qui part pour importer des énergies fossiles, et ça aujourd'hui, ce n'est pas acceptable. Jean-Luc Sujit, merci beaucoup.
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