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Autre question, et parmi les revendications qui étaient très importantes, on a entendu énormément de lycéens témoigner de leurs établissements, parfois dans des états vétustes, mal isolés, avec des conséquences très importantes, d'ailleurs que ce soit pour les élèves, mais aussi pour les enseignants, pour tout le personnel qui travaille dans ce cadre-là. Pour rénover les lycées, le gouvernement a annoncé jusqu'à 4 milliards d'euros de prêts d'ici 2030. des prêts également destinés aux écoles et aux collèges. Mais dans le même temps, les régions, qui sont donc responsables des lycées, dénoncent le projet de budget 2027 qui a été présenté par le gouvernement. Un projet qui prévoit de leur retirer un milliard d'euros. On est à 2,7 milliards d'euros de baisse sur trois ans. La crainte ici qu'il y a annoncé, c'est que d'un côté, il y a non pas une subvention d'ailleurs, mais un prêt qui est accordé ou qui est proposé aux régions. Et en parallèle, ces mêmes régions, on leur demande de faire un effort financier. La crainte et le retour des régions depuis l'annonce, c'est qu'en fait, elles n'auront pas les moyens de mettre en œuvre quelconque rénovation supplémentaire dans ce cadre-là.
'est normal. Ils défendent là aussi leurs intérêts. Depuis 10 ans, quand je regarde ce qui s'est fait par rapport aux 20 dernières années, on a beaucoup moins mis les collectivités territoriales à contribution dans le taux d'effort qui est fait pour les finances publiques. Or, et là aussi, c'est important pour nos jeunes. On doit être sérieux et donc tenir la copie à 5% de déficit. Le Premier ministre, son gouvernement ont prévu une copie budgétaire. mais qui ?
Mais beaucoup là-dessus disent, il y a évidemment le contexte du budget qu'on évoque régulièrement sur la chaîne. Toute cette question, la question de la dette, la question du déficit, ce contexte-là, il est connu. La question qui se pose, c'est la question de la priorisation, de où est-ce que l'effort doit être fait. Et ce que disent ici les régions, c'est... On ne peut pas d'un côté nous encourager à rénover les bâtiments dans lesquels les lycéens vont aller étudier, et en parallèle nous demander de faire un effort et de faire des économies. D
'abord, l'état du bâti scolaire aujourd'hui, comme vous l'avez dit, c'est les régions pour le lycée, c'est les départements pour le collège, c'est les communes pour les écoles. Quand on parle du lycée et de l'État, ça n'a rien à voir avec le budget qui est là. C'est ce qui s'est fait toutes ces dernières années. Il y a beaucoup de régions qui ont d'ailleurs une politique d'investissement, qui ont fait beaucoup pour leurs lycées. Il ne faut pas du tout être dans la simplification ou stigmatiser. Il y a des endroits où ce n'est pas suffisant. Là, le budget ne propose pas une baisse en net de ce qui va aller aux régions. On leur demande, elles auront un peu moins que ce qui est la trajectoire prévue. Néanmoins, leur budget, ce n'est pas que les lycées. Donc elles auront des choix à faire, et c'est normal, elles-mêmes. Mais il faut articuler le budget de la nation et ça. Et ça, c'est ce que fera le Premier ministre et ce que feront les ministres. Elles seront reçues donc demain. L
'inquiétude des
présidents
de région, c'est-à-dire
qu 'on aura
du mal à aller...
Ils défendent leur budget, mais dans leur budget, ils font beaucoup d'autres choses. Et la situation dans leur lycée aussi. Ils font leur propre fonctionnement, ils font leurs initiatives, ils font beaucoup d'autres dépenses que les lycées. Donc ça, c'est un dialogue qu'il y aura entre le gouvernement et eux. Mais ce dialogue ne doit pas, là on a une crise aiguë. Donc par rapport au bâti scolaire, ce que fait le gouvernement, il dit justement d'abord que vous aurez des moyens qui continuent sur les lycées, c'est une dépense importante pour vous. Mais justement pour sortir de ce débat juste budgétaire annuel, avec la Caisse des dépôts et consignations, ce qu'a dit le Premier ministre, et ce qui sera d'ailleurs discuté avec plusieurs ministres et les présidents de région jeudi après-midi, c'est de pouvoir les accompagner pour les aider sur ce bâti scolaire sur plusieurs années. Et donc je pense que c'est une réponse qui est solide. Mais je pense que, si vous voulez, on ne peut pas à chaque fois qu'on a une crise, dire on libère toutes les finances publiques, parce qu'après, c'est simple sinon, on a la situation qu'on connaissait il y a un mois et demi, tout le monde était amnésique. C'est-à-dire qu'en fait, on laisse dériver les comptes. Et puis après on se retrouve avec une situation qui est la dette qui va justement au général. Le sujet
de débat étant toujours... Donc je pense que c'est équilibré,
le taux d'effort n'est pas insupportable. Il y a eu des moments, moi je ne l'ai jamais fait, où on a demandé plus de 10 milliards d'euros d'effort à des collectivités territoriales. Ce n'est pas du tout ce qui est fait là. Je ne l'ai pas fait depuis que je suis président. Mes deux prédécesseurs l'avaient fait. Bon, donc je pense qu'il faut être raisonnable et savoir raison garder.
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