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Les mots, les voici. C'était sur TF1 il y a deux jours. Dans les images que nous avons vues des pillages, voilà ce que dit Edouard Philippe, il y avait un certain nombre, un nombre important de jeunes Français. Je les considère comme Français issus de l'immigration, ce qui est un sujet qu'il faut regarder les yeux dans les yeux. Est-ce que ces propos sont racistes ? Bruno Retailleau, c'est l'accusation que porte Jean-Luc Mélenchon contre Jean-Philippe. Mais évidemment
que non, ce sont des faits. Ce sont des faits. Je me souviens, je le connais, le préfet des Alpes-Méritimes indiquant que 30% des gens qui avaient été interpellés étaient d'origine étrangère. On a désormais, à partir des interpellations, on a désormais des chiffres officiels du ministère de la Justice. Je dis ces chiffres, c'est exactement cela. 30% d'étrangers, 70% de Français. Malheureusement...
Pardon Bruno Retailleau. Il ne parle pas des étrangers, Edouard Philippe. C'est bien tout le sujet. Edouard Philippe parle des Français issus de l'immigration. Il ne parle pas des étrangers. Les étrangers, on a des chiffres. Il n'y a aucun problème. Je ne les conteste pas. C'est 30% sur un échantillon, mais c'est 30% très bien. Des Français issus de l
'immigration. Il y a aussi un autre problème. D'ailleurs, Jérôme Fourquet l'a écrit dans une tribune dans le Figaro, où il a pris un échantillon de 70 personnes, et il indique que ces noms, les prénoms que portaient ces individus, n'étaient pas des prénoms à connaissance, à consonance française. Est-ce qu'on
peut s'arrêter là-dessus une seconde ? Parce que vous dites, je suis là pour vous répondre. Prenons les faits que met Jérôme Fourquet, sociologue, il dit effectivement 75% des personnes que lui a repérées dans la presse, repérées dans la presse. sur un échantillon, 70 sur plus de 900 personnes qui sont passées entre les mains de la justice, qui portent un prénom, effectivement, arabo-musulman ou africain. Un petit échantillon, 70 personnes, sur plus de 900 personnes qui sont passées devant la justice. Est-ce que ça peut vous autoriser derrière, vous et d'autres, à dire, on a des faits, c'est implacable, ce sont des Français issus de l'immigration ?
Mais ce sont des indices. Heureusement qu'il y a des Français issus de l'immigration qui sont parfaitement intégrés. Et il faut le rendre hommage parce que parfois, ça n'a pas été des parcours faciles. Et il y a des très beaux parcours de réussite, mais il y a des parcours de l'échec. Et aujourd'hui, parce qu'on a eu des flux migratoires totalement débridés, massifs, qu'à aucun moment, j'y reviendrai, les Français ont choisi. Les Français n'ont jamais pu choisir cette immigration massive, sinon ils l'auraient rejetée. Mais vous voyez, les Français ont vu. Quand vous avez dans un certain nombre de matchs, par exemple, des jeunes Français... Ils sont parfaitement français. Ils préfèrent brandir le drapeau algérien plutôt que le drapeau français. Ils préfèrent siffler, par exemple, la Marseillaise. Vous vous souvenez de cette finale ? Vous en souvenez ?
J'espère. Bien sûr, mais Bruno Rotaio, vous avez démarré ce sujet-là en disant qu'on a des faits. Vous nous avez dit qu'on a des indices. Quand on est candidat à l'élection présidentielle, est-ce que les indices suffisent, Bruno Retailleau
? Maxime Switek, je vais vous dire. Ce que ne supportent plus les Français, la majorité silencieuse, ce sont des hommes politiques ou des journalistes qui cachent sa vérité. Le problème, la décrédibilisation de la parole publique. La vôtre comme la note, vous voyez, on se met dans le même sac, dans le même panier. C'est de tricher avec la réalité. C'est d'avoir une réalité qui se présente à vous et d'essayer de la minimiser, d'essayer de la contourner pour faire politiquement correct. Je suis désolé, ce soir, si vous vouliez du politiquement correct, il fallait inviter un autre candidat à la présidentielle que moi-même. Moi, ce
qui m'intéresse précisément, ce sont les faits, encore une fois, Bruno Retailleau. Et autre chose. Il y a parmi ceux qui nous regardent et parmi ceux qui nous écoutent dans un studio juste à côté, notamment deux Françaises qui vous interpelleront tout à l'heure, qui, avant même le début de l'émission, sont inquiètes précisément ce discours qui s'installe et de cette dérive qui a pu gagner les esprits à droite de ces mots-là. Vous aurez l'échange tout à l'heure, donc je ne veux pas... Maxime Suite.
Vous parlez de dérive. Au nom de quoi parlez-vous d'une dérive ? Pourquoi est-ce que dire la réalité se serait qualifié comme dérive ? Eh bien non, comme la majorité des Français qui ont vu les mêmes images, que vous auriez dû voir, que vos journalistes là, qui ont subi des violences sur le terrain, ont vu qu'ils ont enregistré, les Français les ont vues ces images. Et vous ne cacherez pas la réalité. Et je ne la cacherai pas. Et vous ne me ferez pas revenir en arrière. Non, Edouard Philippe n'a pas tenu des propos racistes. Et il y a malheureusement un échec en France. C'est l'échec de l'intégration. Cet échec, il est dû à deux choses. Deux choses. Il est dû au fait qu'on ait des flux migratoires trop massifs. On peut intégrer des individus, des petits nombres. À un moment donné, c'est très difficile d'intégrer des grands nombres. Première chose. Deuxième chose, je mets une pierre dans notre propre jardin. Est-ce que nous, Français, est-ce que nous, nous croyons suffisamment encore... en la France pour attirer cette jeunesse vers nous-mêmes. Est-ce que... Ils sont français, Bruno Retailleau ? Bien sûr, bien sûr. Vous dites nous, français, ils sont français, ce dont vous parlez. Bien sûr, mais nous, nous, français. Est-ce que nous, on a encore cette espèce de courage de croire en la France pour poser la France comme un modèle ? On a tellement dit que la France n'était pas aimable. Comment voulez-vous qu'ils entrent dans notre destin collectif ?
Est-ce que ça veut dire, Bruno Retailleau, je finis juste là-dessus, qu'au fond, vous estimez que c'est... pas tant leurs responsabilités que celles collectivement des hommes politiques, peut-être du reste des Français qui a accueilli ces nouveaux Français, de ne pas leur avoir donné leur chance. Ça veut dire que la faute initiale, c'est de ne pas avoir réussi cette intégration, de ne pas leur en avoir donné même la possibilité ?
Je pense que c'est une réciprocité. Quand on accueille des nouveaux venus, ça suppose dans l'hospitalité un effort de celui qui vient. pour épouser les lois, les mœurs du pays qui l'accueille. Mais ça suppose aussi, pour le peuple qui accueille ces nouveaux venus, de se présenter avec une forme de fierté, de se présenter comme un exemple, comme un modèle. Si vous présentez la France comme un contre-modèle, comme un contre-exemple, mais vous n'avez absolument aucune chance de les attirer dans votre destin, y compris ceux qui sont bien sûr français.
Donc ils se sont sentés rejetés, peut-être
Mais peut-être, en tout cas, ils ont, pour un certain nombre d'entre eux, Et Dieu sait s'il y a eu des études là-dessus. Ils sont sur un chemin de sécession. Et pour certains d'entre eux, quand je vois que beaucoup de symboles, comme en 2023 par exemple, les symboles républicains, les symboles de la France, avaient été pris pour cible, ça exprimait une haine française. Je crains que cette haine n'ait été nourrie ici, sur le sol de la France, par cette idée de la repentance, par cette idée d'une culpabilité éternelle de la France. La colonisation
est un crime, c'était Emmanuel Macron.
Par exemple, mais c'est au-delà d'Emmanuel Macron. Il y a cette tradition. Camus l'avait dénoncé, d'ailleurs, en disant que rendre un pays coupable dans tous les autres, une nation, ça n'était pas bien. Mais je pense, et c'est ce que je veux porter dans mon projet, cette fierté française, je veux qu'on arrive à la communiquer, à notre jeunesse. Moi, je m'en fiche la couleur de peau, la croyance. Ce n'est pas mon problème. Je suis républicain. Et quand on est républicain, on n'est pas à la mesure de la couleur de la peau, de votre condition sociale. ou de votre confession religieuse ou non, on l'est parce qu'on aime la France. Eh bien, pour faire aimer la France, il faut que, justement, il y ait cette fierté française. Et à partir de là, peut-être, qu'à l'école, on pourra mieux transmettre ce que nous sommes.
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