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Le bilan de la journée du 17 octobre est un échec. Mais soyons clairs, l'échec constaté ne présume pas en soi une faute des services de l'État. Un dispositif policier plus étoffé en volume d'effectifs déployés n'aurait sans doute pas permis à lui seul d'empêcher les incidents constatés. La volumétrie des personnes qui voulaient faire dégénérer les choses était plus importante que ce à quoi nous nous attendions. On s'attendait évidemment à la mobilisation, et je l'ai dit, de la mouvance ultra-gauche et l'extrême-gauche radical, qui fait dégénérer les choses, et qui, par exemple, à Paris, va rester sur la place de la République tout l'après-midi. Mais elle s'est mobilisée de façon tout à fait... dans le but évidemment de perturber le dispositif policier de manière extrêmement claire et précise. Vous aviez par ailleurs des cortèges sauvages qui n'avaient qu'une intention, c'était de converger sur les lieux de pouvoir, c'est de se rendre à la Concorde, c'est d'aller vers l'Elysée, clairement, et qui ont été pris en compte par les effectifs de police à plusieurs reprises, qui ont été évidemment empêchés de cheminer. Et puis vous avez ensuite, dans le milieu d'après-midi jusqu'en soirée, l'arrivée de casseurs-pilleurs. Quand vous basculez dans les scènes dans lesquelles on a basculé le 17 octobre, c'est de l'émeute, c'est de la violence urbaine. On n'est plus dans le maintien de l'ordre. En résumé, les services de renseignement avaient identifié les risques auxquels nous avons été confrontés. Il y a eu un manque d'anticipation dans le fait que ces risques sont survenus en même temps. Ils se sont en partie entraînés les uns les autres. S'il n'y avait pas eu de dégradation de la situation dans la gestion de la mouvance ultra-gauche qui a perturbé le dispositif policier parce qu'elle est venue plus nombreuse, parce qu'elle a tactiqué de manière différente à ce qu'elle faisait d'habitude, s'il n'y avait pas eu cette dégradation de la situation, les casseurs-pilleurs ne seraient pas venus. Le 24 et le 31, personne n'est descendu dans les centres-villes pour casser et piller. Sur les blessures graves, systématiquement, je les regrette évidemment. Je regrette qu'il y ait eu ces blessures graves, provoquées notamment, vous avez cité Lens, notamment. Il y a eu d'autres villes où l'IGPN et plus rarement l'IGGN sont saisies. Et il y a des enquêtes en cours, il y a des procédures judiciaires qui ont été engagées. Encore une fois, je le regrette, mais il y a des situations de dire que le contexte d'engagement de l'armement intermédiaire était réuni.
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