Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
vous propose que l'on attaque. Je vais éteindre la machine. Je vous remercie à toutes et tous d'être présents à cette conférence des presses. Je vais dire un petit mot sur l'actualité, les mobilisations sociales dans les jours qui viennent. et aussi parler de cette campagne présidentielle. Et ce sera l'occasion pour nous aujourd'hui de vous présenter les huit porte-parole qui vont m'accompagner durant cette campagne. Avant ça, je voudrais revenir sur l'actualité sociale de notre pays qui vit en ce moment des heures aussi imprévisibles que cruciales pour son avenir. Il faut que chacun et chacune prennent bien conscience de l'ampleur exceptionnelle du mouvement social auquel nous assistons. Un mouvement exceptionnel par son ampleur, par sa durée aujourd'hui, par la convergence de toutes celles et ceux qui se rassemblent. C'est une véritable lame de fond, une déflagration, une vague à la fois de colère mais aussi de beaucoup d'espoir, de changement. que personne, je dis bien personne, n'a le droit de réduire aux violences inadmissibles qui ont émaillé les cortèges, et même au-delà des cortèges ces dernières semaines. Cette mobilisation, elle oblige le pays tout entier à regarder du côté de notre jeunesse et découvrir les conditions indignes dans lesquelles... Elle accède aux connaissances. Parce que c'est d'abord cette jeunesse qui s'est soulevée en masse ces dernières semaines. Je leur dis ici, aux lycéens, aux lycéennes, aux étudiantes comme aux étudiants, que nous ne les remercierons jamais assez de cette mobilisation, de leur engagement. Nous ne les remercierons jamais assez, nous qui, depuis des années, dénonçons justement les politiques d'austérité qui frappent. nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos universités. Leur lutte, elle fait écho aux difficultés que vivent aussi des millions de familles, de travailleurs, de retraités dans notre pays. Dans le secteur public, comme dans le privé, comme chez les indépendants, tout le monde subit les conséquences de dix années de macronisme, avec violence, avec brutalité. C'est la hausse des prix, des factures, c'est des salaires en baisse, c'est la smicardisation du monde du travail, c'est l'accès à des services publics dégradés, c'est une France, une République qui connaît une régression sociale aussi inédite qu'insupportable. Quand je parle de cette violence des prix, notamment, c'est parce que depuis la guerre en Irak notamment, L'inflation, qui est à chaque fois une moyenne, se traduit avec des chiffres beaucoup plus durs pour les familles. La violence est là dans beaucoup de foyers. L'électricité, c'est plus de 50% de hausse ces dernières années. Les prix du gaz, c'est 70%. L'essence, on en parle tous les jours. on essaye d'en parler nous tous les jours, c'est plus de 40%, mais c'est aussi l'alimentation, les prix de l'alimentation en moyenne autour de 20%. Ces chiffres-là, dans une famille, c'est une réalité qui s'impose tous les jours, avec des familles qui doivent choisir entre nourrir ses enfants, faire les courses ou payer les factures. C'est une hausse de 30% justement d'expulsion chez les bailleurs sociaux parce que de plus en plus de familles se retrouvent dans l'endettement et ne peuvent plus payer le loyer. C'est une violence, celle-là, c'est une véritable violence qui frappe des millions de nos concitoyens, qui tombent dans la pauvreté, dans le déclassement et qui ne supportent plus la vie dans laquelle ils sont rendus. Forcément, la colère éclate, elle se traduit dans les mobilisations que nous vivons en ce moment, avec une même envie, une même exigence, c'est de tourner la page de ces politiques et de tourner cette page le plus vite possible. Emmanuel Macron a semé la misère, il récolte la colère, je dirais c'est l'heure de la moisson. Cette présidentielle... est effectivement l'occasion de mettre dehors cette politique, ces hommes et ces femmes, qui, à travers plusieurs gouvernements, et certains d'entre eux des ministres sont là depuis dix ans, de les mettre dehors, de mettre dehors cette petite clique au service des plus riches de notre pays et qui, en dix ans, aura organisé un véritable hold-up. sur toutes les richesses que nous avons produites. Ils ont vidé les caisses du Trésor public pour transférer la richesse produite par les travailleurs dans les comptes en banque des 500 familles, des actionnaires, parfois étrangers, des banques, des assurances, des financiers. Alors, ni la peur des casseurs, ni les menaces des ministres de l'Intérieur et de la Justice, ni les atteintes aux libertés publiques ne nous feront fléchir, ne feront fléchir la mobilisation. La rue n'a pas dit son dernier mot et nous appelons à ce que les mobilisations du 5 novembre prochain soient les plus fortes possibles. Je le dis aussi en reprenant les mots des organisations lycéennes, étudiantes, ce ne sont pas les promesses du Premier ministre sur la révision de Parcoursup, sur l'ouverture de quelques places en enseignement supérieur. qui les fera changer d'avis. Et je relaie aussi ce que disent les organisations syndicales, ce ne sont pas les perspectives d'un très modeste coup de pouce sur le SMIC qui fera aussi fléchir les mobilisations dans le monde du travail. Nous voulons plus. Nous voulons tout. Nous voulons de la dignité. Nous voulons des conditions décentes d'enseignement pour nos enfants. Et nous voulons des salaires qui permettent de vivre. Nous voulons des pensions de retraite qui permettent de vivre dignement. Dans le budget 2027, malheureusement, aujourd'hui, c'est toujours la même politique d'austérité qui est prévue pour les services publics, pour les collectivités, les mêmes efforts qui sont demandés aux retraités, aux gens atteints de maladies. aux personnes en situation de chômage, toujours le même refus, en revanche, de faire payer celles et ceux qui, en revanche, accumulent des milliards et organisent le pillage de notre économie et de nos richesses. Alors maintenant, avec ces mobilisations, c'est l'heure des comptes, c'est l'heure d'un rapport de force. Un rapport de force qui est engagé entre le pouvoir et le peuple. Chacun en a conscience, c'est à la fois exceptionnel, et c'est... par ce rapport de force que nous pouvons les faire plier. Dans deux jours, le 5 novembre, les organisations syndicales, les organisations de jeunesse appellent à généraliser la grève, à manifester partout en France pour demander des hausses de salaires pour un autre budget de l'État et de la sécurité sociale et pour répondre aux exigences de dignité de la jeunesse. J'appelle, nous appelons nous aussi, les Françaises et les Français, à se saisir de cette date et à l'envahir pleinement. Nous demandons la hausse du SMIC à 2 200 euros brut et l'indexation des salaires sur l'inflation. Le SMIC ne peut plus augmenter seul. Il y a un déclassement de tous les salariés au-dessus du SMIC. Il est indispensable de mettre en place le mécanisme prévoyant une hausse généralisée des salaires et nous proposons dans l'attente. Nous demandons la baisse de la TVA sur les factures énergétiques. Une TVA à 5,5 sur l'essence, sur le gaz, sur l'électricité. Je voudrais saluer à cette occasion... L'amendement qui a été voté hier à l'Assemblée nationale dans le cadre du PLF, l'amendement présenté par Emmanuel Morel et le groupe GDR, qui prévoit de rétablir, de ramener à 5,5 la TVA sur l'abonnement et la consommation des factures d'électricité. Cet amendement a été voté. Il va donc se retrouver dans le PLF qui va passer au Sénat. Nous demandons à ce que les sénateurs le votent de la même manière et que le gouvernement le maintienne et le soutienne dans le projet de loi de finances. Nous demandons le blocage des loyers et des charges en vue de l'hiver. Les loyers et les charges ont augmenté ces 4 dernières années en moyenne de 20%. Il serait inadmissible que les personnes vivant dans les logements sociaux de notre pays subissent eux aussi la hausse des prix de l'électricité et du gaz qui se répercutera sur les loyers. 12 millions de nos concitoyens vivent en situation de précarité énergétique. Nous voulons les protéger. Nous demandons concernant l'essence la baisse de la TVA, mais bien sûr la nationalisation de Total. Ça doit rester à l'ordre du jour. Les bénéfices de Total s'accumulent de trimestre en trimestre. Après les 11 milliards du premier semestre, c'est 8 milliards au dernier trimestre. On en est à plus de 19 milliards aujourd'hui en 9 mois sur l'année 2026. Total va engranger un bénéfice record sur cette année qui tournera autour entre 25 et 30 milliards d'euros. Jamais ce groupe n'aura enregistré de tels bénéfices depuis qu'il est privatisé. Jamais. Ramener le prix de l'essence à 1,70 €... coûterait un trimestre de bénéfice à Total. Le coût de la baisse de la TVA sur l'essence représente un trimestre de bénéfice. Ce n'est pas tous ces bénéfices, c'est un trimestre. Si Total ne baisse pas les prix de l'essence, nous demandons sa nationalisation. Et nous demandons un moratoire sur tous les licenciements. notamment dans l'industrie, puisque la question de l'emploi est aussi à l'ordre du jour dans toutes ces entreprises où les salariés ont peur aujourd'hui de perdre leur travail. Et je pense notamment à la fonderie de Bretagne, que je suis allé et que j'ai accompagné, et qui aujourd'hui se retrouve sans solution, alors que leur entreprise est déterminante pour l'industrie automobile. C'est un exemple parmi d'autres. Et enfin, pour les lycéens et les lycéennes, j'ai fait une conférence de presse là-dessus il y a 15 jours, je ne vais pas redévelopper nos propositions, mais nous voulons 5 milliards tout de suite pour le bâti, nous voulons 90 000 profs sur 5 ans, c'est à peu près 20 000 par an à planifier, à embaucher et à former, et l'abrogation de Parcoursup. J'appelle les travailleurs et les travailleuses et tous ceux qui veulent vivre au mieux à investir massivement la rue, à cesser le travail, à faire grève, à faire pacifiquement mais résolument la démonstration que leur colère et leurs espoirs sont majoritaires dans notre pays. J'appelle à ce que nous soyons des millions jeudi à manifester partout en France. C'est le rapport de force. Ne nous laissons pas intimider par les menaces et les manipulations. Nous devons trouver le moyen d'organiser, comme les jeunes ont su le faire ces dernières semaines, des manifestations joyeuses, familiales, populaires. Mettons la fraternité de notre côté. Et j'appelle le gouvernement à laisser la matraque et les grenades de côté, à ne pas les utiliser contre le peuple et ses enfants. En revanche, je l'appelle à faire respecter le droit de manifestation, à protéger les manifestants contre les violents qui, eux, viennent défigurer nos cortèges, abîmer les commerces comme les bâtiments publics. Et c'est pour cela, pour toutes ces raisons, que le Parti communiste français, ses militants, ses élus seront présents dans les entreprises, dans les manifestations, aux côtés des syndicats et des organisations de jeunesse jeudi prochain. Les militants communistes... Les élus communistes seront à l'œuvre partout pour contribuer à élargir la mobilisation, faire converger les revendications et les luttes et porter les propositions contre la vie chère pour la réindustrialisation du pays, pour le climat, pour les salaires et les services publics que j 'ai présentés. Nous ne nous résignons ni à l'austérité ni à la fatalité et le 5 novembre nous serons présents dans tous les cortèges. pour faire entendre cette exigence et faire de cette journée une étape supplémentaire dans le bras de fer que nous avons engagé et qui sera déterminant pour l'avenir de notre pays. Un mot sur l'attentat raciste qui a frappé Trappes et la Verrière. D'abord, j'ai une pensée pour Pingo Bossio-Vangui, à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à toutes les personnes blessées. A Ramatou, cet enfant de 12 ans qui a échappé de peu à la mort, gravement blessé, mais aussi à Ahmed, Samba, Maroua et Ibrahima. Je veux leur exprimer ma solidarité ainsi qu'à leur famille, la solidarité de tout le Parti communiste français et leur dire qu'une tragédie n'en chassera pas une autre et que nous n'oublierons pas. Nous vous assurons de toute notre fraternité. Ce qui s'est passé le 23 octobre à Trappes est une alerte terrible pour le pays tout entier. Le racisme agit en France comme une gangrène sur tout le corps social. Dans notre pays, ce poison circule désormais ouvertement, impunément. Le maire de Trappes, Ali Rabé, a prononcé vendredi des mots justes que toute la société doit entendre. Il nous appelle à ouvrir les yeux sur la réalité des discours de haine et sur leurs conséquences. Et il pose une question essentielle. Comment continuer à banaliser des paroles qui désignent des populations comme des ennemis, les rendre responsables de tous les maux du pays et finissent par les transformer en cibles ? Cela nous rappelle... Les années 30, ces terribles années 30, où là aussi les boucs émissaires ont fini dans des chambres à gaz. Oui, les mots sont des pistolets chargés. Oui, c'est l'extrême droite et d'autres responsables politiques qui les agitent et les braquent contre la République toute entière. Et quand des irresponsables politiques... Quand des irresponsables politiques parlent de submersion migratoire ou de grand remplacement, et quand ils présentent l'immigration comme un danger, comme responsable des violences, quand ils entretiennent l'idée que certaines catégories de la population ne seraient pas pleinement françaises, parce qu'immigrés, ils alimentent des peurs, désignent des boucs émissaires, ils alimentent la haine. Quand ces discours sont repris ad nauseum sur certains plateaux de télévision et dans les médias, celles et ceux qui dirigent ces plateaux doivent aussi répondre de leurs actes. Cette bataille contre l'extrême droite, nous ne la menons pas seulement en France. La semaine dernière, au Brésil, Lula a remporté l'élection présidentielle face à Flavio Bolsonaro, le fils de l'ancien président d'extrême droite. Cette victoire est un immense encouragement pour tous les peuples qui refusent la haine, l'autoritarisme et la remise en cause des droits démocratiques. Et c'est le résultat au Brésil qui nous enseigne que cette victoire ne tombe pas du ciel. Et c'est pour ça que j'en parle, parce qu'elle doit nous servir d'enseignement, comme espoir. Cette victoire au Brésil, comme cette victoire que nous voulons en France, elle se construira par la mobilisation, par la bataille des idées, par la capacité à rassembler. et par un projet politique qui répond aux préoccupations concrètes de la population. Voilà les quelques mots que je voulais dire en introduction sur l'actualité sociale et ce que nous vivons en ce moment. Est-ce que je présente les porte-parole maintenant ? Oui. Alors je vais aller les chercher là parce que je ne les sais pas. Je vais les appeler un par un et leur demander de venir me rejoindre. Cette campagne, je le rappelle, elle est dirigée par Yann Brossat, qui a accepté d'être mon directeur de campagne. Je le remercie encore. On a formé un bon duo en 2022. Je suis certain qu'on fera la même chose en 2027. Les porte-parole que je vais appeler. Je vais commencer par le plus jeune d'entre nous, le Benjamin de cette équipe, c'est Bastien Bonargent. Il a 26 ans. Il a rejoint les jeunesses communistes au lycée à Tarbes. Il en est le secrétaire général depuis le mois de mai cette année et il se bat avec la jeunesse communiste pour la création d'un million d'emplois utiles et émancipateurs pour la jeunesse. Il alerte sur les jeunes qui meurent au travail et il est aux côtés des lycéens mobilisés partout dans le pays. Cécile Kuckerman, qui n'a pas pu se libérer, vous la connaissez, c'est la présidente de notre groupe au Sénat. Après avoir enseigné l'histoire géographique au collège, dans la Loire, elle est élue sénatrice. Sur les institutions et les collectivités, son expertise fait autorité. Et les cabinets conseils s'en souviennent, puisque c'est elle qui a été rapporteure de la proposition de loi transpartisane adoptée à l'unanimité par le Sénat en 2022. Je la salue. Elle saura répondre à vos sollicitations dans les médias. Léon Desfontaines, ensuite. Léon, je t'invite à nous rejoindre. Il était déjà porte-parole en 2022, issu d'une famille d'agriculteurs et d'artisans. Il a rejoint les jeunesses communistes en 2013, marqué par la lutte des salariés de Goudieur à Amiens. Et après avoir été notre tête de liste aux Européennes, il a contribué en mars dernier à faire basculer de droite à gauche sa belle ville d'Amiens, où il est élu adjoint. Il est vice-président de la métropole aussi, et il s'occupe de l'artisanat, des PME, des circuits courts, d'industrie et de recherche. J'appelle Gladys Grelo, qui est conseillère régionale de Bretagne, du Finistère exactement, où elle défend le ferroviaire et les investissements portuaires, puisqu'elle a beaucoup travaillé sur cette question. En mars dernier, elle a conduit la liste d'union de la gauche à Landerneau. Elle siège dans notre comité exécutif national, au sein de la direction du parti, où elle porte entre autres les questions de ruralité. J'appelle ensuite Fatima Kalouk, qui est là, que j'ai vu arriver, qui est fille d'ouvrier immigré marocain. Arrivée en France à l'âge de 3 ans, elle a grandi à Auxerre, interprète de profession, merci pour pouvoir répondre à la presse internationale, tu as déjà fait. Elle a travaillé pour des institutions internationales, elle a consacré son parcours à la santé et aux droits des personnes en situation de handicap, adjointe au maire. D'Alfortville, elle se bat pour l'accessibilité et pour leur pleine participation à la vie politique. J'appellerai les médias à créer des conditions que les plateaux de télévision puissent l'accueillir et qu'elle y ait toute sa place. J'appelle ensuite Denis Osteroun, maire de Bonneuil-sur-Marne, une ville populaire de plus de 18 000 habitants. Le 15 mars, il a été réélu dès le premier tour avec 63% des voix. Vice-président de l'Association des maires de France, il défend les finances locales et l'investissement public. Il veut faire de nos communes des points de résistance républicaines, des lieux où l'on protège et où l'on agit concrètement. Et je suis très heureux, là aussi, d'avoir un élu local, un maire d'une commune de France et d'une commune de la banlieue parisienne. L'Enarro, qui habite à Bobigny, vient de ce côté-là, sinon tout le monde va être à gauche, je ne sais pas pourquoi, ça va être marrant. Voilà, un petit peu à droite quand même. Il en faut à droite et à gauche. L'Enarro, qui habite Bobigny... De 2022 à 2025, elle a dirigé l'Union des étudiants communistes, l'UEC. Elle y a mené les batailles pour des logements étudiants publics et contre la sélection à l'université. Depuis août, elle est chargée de la jeunesse au sein de notre comité exécutif national. Enfin, Guillaume Rouboukouachi, que vous devez connaître puisqu'il était déjà porte-parole, qui n'est pas là aujourd'hui malheureusement, qui est historien, agrégé, docteur, maître de conférences. Il préside la fondation Gabriel Péry, notre think tank. Il dirige la revue Cause Commune. Il est chargé du mouvement des idées à notre comité exécutif national. Il était déjà porte-parole. souvent sur aussi les plateaux de télévision, je l'excuse, ils ne pouvaient pas être là, donc il nous manque Cécile Kuckerman et Guillaume Rouboukouachi, et voilà l'ensemble des porte-parole qui sont présents pour répondre à vos sollicitations. Merci à vous. Ah oui, concernant la campagne. Merci. Concernant la campagne, pour vous annoncer quand même que, comme je l'ai déjà fait, je vais faire des déplacements, aller à la rencontre des Français, tenir des meetings. Il y en aura au moins trois qui seront des meetings qui marqueront et qui rythmeront cette campagne. un dans le Nord-Pas-de-Calais, à Avion, dans le bassin minier, le dimanche 6 décembre prochain, dans le bassin minier, et dans cette terre où le combat pour la dignité humaine, contre la pauvreté, contre la vie chère, est important, et où aussi l'extrême droite diffuse beaucoup ces... Ces idées nauséabondent et ce sera donc un symbole fort aussi que le premier meeting que je fais de lancement de campagne, meeting national, se tienne dans cette commune d'avion du Pas-de-Calais au cœur du bassin minier. Le deuxième meeting aura lieu au mois de février à Paris. La date n'étant pas tout à fait stabilisée, je ne vous la donne pas. Ce sera un week-end aussi. Et nous ferons un autre meeting juste avant le premier tour à Marseille. Et là aussi, la date n'étant pas stabilisée, je ne vous la donne pas. Ce sera les trois grands meetings nationaux. Entre ces meetings, il y aura des meetings dans les différentes régions de France et qui sera l'occasion pour moi à chaque fois. d'avoir aussi des rencontres avec des services publics, la vie associative, des élus locaux, des entreprises. Et je mettrai toutes les questions que nous souhaitons porter pendant la présidentielle, les questions liées à l'emploi, au pouvoir d'achat, l'énergie, le climat, la paix, au cœur de ces rencontres. Voilà. Madame LCI a son propre micro.
sûr, mais j'ai le micro. Donc Mathilde Guénégant pour TF1 LCI. La première question, elle est sur la situation et les crises sociales qui continuent de s'enchaîner. Vous faites une très grande liste de ce que vous demandez. C'est plus un programme présidentiel qu'une action concrète dans les prochains jours pour le budget. Comment on sort de ces crises-là et d'avoir de la mobilisation à répétition ? Qu'est-ce que ça va changer sur les discussions avec le budget concrètement ?
D'abord, on ne peut pas attendre les élections présidentielles pour apporter des réponses aux Français, aux familles, aux jeunes. C'est maintenant qu'il faut prendre des décisions rapides contre la vie chère. Et c'est pour ça que les propositions que je fais ne sont pas la totalité du programme présidentiel, parce que le jour où je vous le présenterai, vous vous direz « Ah ouais, c'est autre chose ». Là, ce sont des mesures que nous pensons urgentes à mettre à l'ordre du jour. des mesures contre la vie chère, c'est le blocage des prix des produits alimentaires, mais c'est aussi la baisse des prix de l'énergie. Il faut baisser tout de suite les prix énergétiques, augmenter les salaires, c'est à l'ordre du jour. Nous voulons qu'il y ait des mesures concrètes sur ces questions-là et puis bien sûr les demandes des lycéens, des lycéennes pour que dès maintenant il y ait des engagements qui soient pris pour avoir des profs dans les classes, pour avoir une rentrée en 2027 qui se déroule dans les meilleures conditions. C'est maintenant qu'il faut agir sur le budget qui est actuellement à l'étude. Ce n'est pas au mois d'avril ou mai quand les élections seront passées. Et donc c'est pour ça que les propositions que nous mettons sur la table, nous demandons à ce qu'elles puissent faire l'objet de discussions, de négociations avec le gouvernement. Mais elles sont urgentes. Urgentes. Comme je l'avais dit à la fête de l'UMA, nous nous appelons à agir dans la rue avant les urnes. C'est maintenant qu'il faut agir. Ne pas attendre les élections. Nous voulons des actes concrets maintenant. Après, l'ambition pour la France, l'ambition pour la République, la politique internationale, les questions liées à la guerre et à la nécessité d'avoir une politique diplomatique différente, l'ambition pour le climat, toutes ces questions-là feront partie du programme que je présenterai dans la campagne.
Bonjour, Sophie Dupont pour BFM TV. On est à la quatrième semaine de mobilisation avec un appel à la grève jeudi. Vous avez dit, vous appelez les travailleurs et les travailleuses à investir massivement la rue et vous avez dit aussi, nous n'allons pas fléchir. Est-ce qu'il faut, selon vous, que la campagne, on est à moins de six mois du premier tour, se passe dans la rue
la campagne électorale, elle se traduit par un débat d'idées, par des rencontres avec les Français et ensuite par un vote. Le vote aura lieu fin avril. Et, normalement, après, il y aura des élections législatives. Et c'est à ce moment-là que les Français connaîtront celui qu'il aura choisi et la majorité qu'il y aura à l'Assemblée pour mettre en place une nouvelle politique. Ça, c'est les élections présidentielles. Mais vous voyez bien que le calendrier fait que, dans l'attente d'une nouvelle Assemblée nationale, ça ne pourrait ne pas bouger avant le mois de... Septembre, c'est tard, c'est presque dans un an. C'est pour ça que c'est maintenant qu'il faut agir. C'est maintenant qu'il faut qu'il y ait des actions qui soient prises contre la vie chère et pour la jeunesse. Et ça participe du débat à l'élection présidentielle. Ça y participe. Mais c'est maintenant que nous voulons des mesures concrètes. C'est maintenant que nous voulons que les salaires augmentent et plus que le SMIC basé sur l'inflation. C'est maintenant que l'essence doit baisser. Donc c'est pour ça que vous dites que c'est la campagne présidentielle. La campagne présidentielle, c'est un vote. Mais ça, c'est dans six mois. Mais la campagne, elle a lieu maintenant. Moi, je souhaite que les Français, elle a lieu maintenant aussi, bien sûr, dans la rue. Que les Français regardent quels sont celles et ceux qui sont dans le mouvement social comme des poissons dans l'eau. Et qui offre une perspective politique à ceux qui manifestent. Il faut une perspective politique. Il faut montrer qu'il y a des partis politiques qui ont des députés à l'Assemblée nationale et au Sénat qui relaient leurs propositions. C'est ce que nous faisons. Et donc, bien sûr qu'il y a un lien avec l'élection présidentielle. Tout simplement, on ne veut pas attendre l'élection présidentielle pour que ça change. Mais c'est maintenant que les gens vont juger. du rôle de ceux qui vont porter leur voix ou pas. J'aimerais bien savoir ce que dit le Rassemblement national sur ces mobilisations. S'ils étaient au pouvoir, est-ce qu'ils répondraient à ces revendications ? Est-ce qu'ils augmenteraient les salaires ? Est-ce qu'ils indexeraient l'ensemble des salaires sur l'inflation ? Je peux déjà vous dire non, puisque à l'Assemblée nationale, ils ont voté contre. Parce qu'à l'Assemblée nationale, ils ont même annoncé qu'ils priveraient de subventions les syndicats. Ils s'opposent aux manifestations. Ils s'opposent aux syndicats. Alors, la campagne présidentielle, elle a lieu. C'est maintenant que ça se passe. Et que les Français jugent de ce que chaque candidat, chaque force politique va proposer dans son programme, ou maintenant, par rapport aux revendications qui s'expriment.
avez parlé de rassemblement dans votre propos liminaire. On voit que cette semaine, Jean-Luc Mélenchon présente son programme. Des milliers de soutiens sont à chaque fois réunis dans ces meetings. Est-ce que c'est difficile pour vous d'exister dans cette campagne
Non. Je ne pense pas, non. On est là, ici. Je vous présente mon programme. Nous rencontrons aussi des milliers de nos concitoyens. Nous nous sentons soutenus par toutes celles et ceux qui nous disent « Allez-y, monsieur Roussel, vous êtes une voix différente à gauche, différente de celle de Jean-Luc Mélenchon, de son programme et de son tempérament, et différente... » Aussi des propos de Raphaël Glucksmann, de son programme et de son tempérament. Et donc nous sommes une voix originale à gauche et je parle de rassemblement parce que je pense que pour que la gauche l'emporte, il faudra qu'elle sache travailler ensemble et s'unir. Et le premier tour de l'élection présidentielle, c'est l'occasion pour les Français de choisir, notamment à gauche, celui qui a le programme dont ils se sentent le plus proche. C'est la plus belle des primaires. Et donc, moi, j'appelle à ce que chacun se saisisse de ce débat-là. C'est la liberté de vote. Et le résultat ne se fait pas à la taille des meetings. Le résultat, il faut faire confiance aux Français. Il se payera à la fin, mais il va y avoir des débats dans les médias. On va avoir chacun des meetings. Et puis, on jugera.
Vous comparez l'attentat raciste de Trapp au passé des années 30 et des chambres à gaz. Vous parlez d'un SMIC à 2200 euros, enfin augmenté à 2200 euros. Est-ce à dire qu'il y a une volonté d'être le plus à gauche dans cette campagne et de fait en profiter pour être suffisamment fort et résister à la force d'attraction de candidats comme Jean-Luc Mélenchon
notre volonté, c'est d'être le plus en prise avec la réalité du pays. Le plus possible en phase avec ce qui se dit en France. Et d'apporter des réponses concrètes, ambitieuses, audacieuses. Il y a besoin de rupture, il y a besoin de changement, il y a besoin de rupture franche. Et concernant l'attentat raciste de Trappes... Si je fais ces comparaisons, c'est parce que plusieurs d'entre vous ici ont déjà eu l'occasion de discuter avec moi, de m'interviewer. Je fais souvent le parallèle entre ce que nous vivons en France et en Europe aujourd'hui avec ce que nous avons vécu en France et en Europe dans les années 30. La montée de la haine, du racisme. du rejet de l'autre en fonction de sa religion et de ses origines, que nous vivons aujourd'hui en France, avec des mots violents, durs, tenus par des responsables politiques, des candidats à l'élection présidentielle, de droite et d'extrême droite, qui font l'assimilation entre immigration et violence. Ça, ça diffuse le poison de la haine, ça arme le bras de tueurs, déséquilibrés, mais tueurs. On a vécu la même chose dans les années 30. On a vécu la même chose dans les années 30 où les juifs étaient pointés du doigt, ainsi que les tziganes, les homosexuels, et les militants communistes ou syndicaux. Je fais le parallèle avec les années 30 parce qu'aujourd'hui, comme dans les années 30, on cible des partis et des syndicats en les rendant responsables du chaos qu'il y a dans le pays, certains appelant même à l'interdiction de la France insoumise. ou à couper les villes des syndicats, la CGT, comme le propose M. Chenu. Nous vivons les mêmes mots, les mêmes délires que dans les années 30. J'entends même le président du Sénat, M. Larcher, dénoncer dans les violences qui se sont tenues le 17 octobre des terroristes. et faire appel au parquet antiterroriste pour les condamner, dénonçant ceux qui s'entraîneraient sur le plateau des mille vaches. Je peux vous dire que j'ai appelé mes camarades de Corrèze qui rient encore de ce que l'on peut dire à Paris du plateau des mille vaches. Ils ne connaissent pas la France, ils l'abîment, ils sèment la haine et le désordre, comme dans les années 30. Alors, ce qui s'est passé avec la Shoah, est unique dans l'histoire de l'humanité. Et j'oserais dire, ça ne se reproduira plus jamais, parce que cette histoire était tellement horrible que plus personne ne la laissera se reproduire. En revanche, l'interdiction de partis, l'interdiction de syndicats, faire d'une communauté des boucs émissaires, pour ne pas parler... des véritables responsables, les financiers, le capital, la grande bourgeoisie. Ça, c'est une réalité qui continue de se dérouler aujourd'hui. Et c'est pour ça que je fais ce parallèle avec les années 30, parce qu'ils nous inquiètent. Et je rappelle que dans ces années-là, comme aujourd'hui on appelle à interdire des partis ou à couper les vifs de syndicats, dans ces années-là, sur le terreau de la pauvreté et du chômage qui a grandi en Europe après la crise de 1929 venant des Etats-Unis, Sur ce terreau de la pauvreté et du chômage, agrandit l'extrême droite. Et quand elle a pris le pouvoir en Italie avec Mussolini, elle a interdit le parti communiste italien dès 2026. Quand elle a pris le pouvoir en Allemagne avec Hitler, elle a interdit le parti communiste allemand en 1933. Quand elle a pris le pouvoir en Espagne avec Franco, elle a interdit le parti communiste espagnol en 1939. Et quand elle a pris le pouvoir en France... Avec Pétain, elle a interdit le Parti communiste français en 1940. L'histoire en dit qu'elle ne bégaye pas, malheureusement, elle peut bégayer. Et donc j'alerte. J'alerte à chaque fois en appelant chacun et chacune qui peuvent tenir des propos honteux au risque qu'ils font peser sur notre démocratie. Sur notre démocratie. Et j'appelle à ce qu'on ne revive plus ce que l'on a connu dans les années 30.
Bonjour, Anna Heuermann pour l'agence de presse médicale, donc presse professionnelle en santé et médico-sociale. Je décale un peu les questions sur les propositions et notamment sur les propositions en santé de votre parti. Ça rejoint légèrement les manifestations vu que l'hôpital public est aussi concerné par la grève du 5. Et voilà, dans un contexte où on voit les déficits qui s'accroît également à l'hôpital public, quelles sont à peu près les propositions du PCF
vais aller rapide sur ce sujet parce qu'en termes de politique de santé publique, il faudrait... Traiter de la hausse des tarifs pour les médecins qui ne sont plus conventionnés, pratiquer par les médecins non conventionnés, parler des mutuelles, parler de la situation de l'hôpital public, des moyens qui sont accordés au secteur privé, au détriment du secteur public, je pourrais vous en mettre une tartine. Je dirais quelque chose qui résume un petit peu notre état d'esprit, c'est que la santé n'a pas de prix. La santé n'a pas de prix. Et qu'une fois qu'on a dit ça, on doit pouvoir garantir à chacun et à chacune d'avoir accès partout aux soins, au dépistage, à la prévention, que l'on habite à la campagne ou en banlieue. Parce qu'en campagne comme en banlieue... L'accès aux soins recule. Et donc nous demandons, à titre d'exemple, que l'ONDAM, les objectifs de santé définis par la sécurité sociale, l'ONDAM, évolue à minima au même rythme que l'inflation. A minima. Que l'on puisse annuler la dette des hôpitaux publics qui pèsent sur leurs investissements. que l'on puisse retrouver une sécurité sociale qui garantisse à 100% l'accès aux soins et que les mutuelles retrouvent leur fonction originelle, c'est-à-dire de prendre en charge ce qui est marginal. Or, aujourd'hui, le 100% sécu recule, on demande à la sécurité sociale, on demande aux mutuelles de prendre en charge... ce que la sécu ne prend plus en charge, et le prix des mutuelles augmente et viennent gréver encore plus le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Et notamment des retraités qui voient des mutuelles dépasser les 120-130 euros par mois, ils n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus. Et c'est pour ça que cette question de retrouver une sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins, qui est la fonction originelle de la sécurité sociale, c'est pour nous, marqueur de notre programme et c'est ce que nous voulons porter aujourd'hui dans le PLFSS.
-ce qu'il y a d'autres questions
à tous. Merci à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.