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Après le film, le livre, au boulot ! 40 chantiers pour remettre le pays debout, c'est le fruit des entretiens d'embauche que j'ai passé pendant tout le printemps, tout l'été, des campings, aux fermes, en passant par les bars ou les places publiques, à la fois à Lorient, à Quimper, à Lunel, à Paris, au Pont Chrétien-Chabonnet, à Amiens, bien sûr, à Avignon, à Vesoul, etc., sur les questions de libre-échange, de culture, de capital, de croissance, de démographie, de jeunes, etc., etc., etc. que ça soit pas un monologue mais que ça soit un dialogue et là c'est bien le cas avec des questions qui sont posées par vous qui sont posées par les gens qui sont posées par les français et auxquelles on essaye de répondre c'est pas un programme c'est pas un programme parce que au fond comme électeur comme citoyen j'ai jamais cru au programme ce catalogue de promesses qui souvent entraîne de la déception et je dirais presque à un rapport décroissant plus il ya de propositions qui sont faites plus on a la conviction, la croyance, qu'au fond, elles ne seront pas remplies à l'arrivée. Mais il y en a d'autres qui y croient pour moi. Donc je remercie tous les experts qui, autour de moi, font des cahiers de campagne, avec nous, pour un statut des travailleurs essentiels, pour une loi de séparation de l'argent et de l'État, pour renouer avec le temps des loisirs, pour une exception agriculturelle française, face au chantier du siècle, pour un travaillisme écologique, face à la crise du logement, faire sauter le verrou, pour protéger notre industrie, relocaliser 100 produits stratégiques. Voilà, des mesures, nous non plus, nous n'en manquons pas. Et je pense que ce qui manque aujourd'hui, ce n'est pas une somme de mesures, c'est un cap, c'est une orientation, c'est une boussole. Quel est le rôle des dirigeants ? C'est de protéger, c'est de protéger les Français. Or, ça fait 40 ans qu'ils ne le font pas, qu'ils ne veulent pas le faire. Ça, je le vois chez moi, sur l'industrie, avec 4 décennies. de départ d'usines les unes après les autres et dans une espèce de fatalité. Mais ils ne protègent plus les Français. Ça se voit sur mille faits désormais. C'est à l'entrée de l'été l'affaire Liana qui montre que les femmes et les enfants ne sont pas protégées. Ce sont les couvertures de survie durant la canicule, accrochées dans les écoles primaires, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, qui montrent que les personnes âgées, les enfants, les malades, ne sont pas protégées. Ce sont les pompiers qui sont envoyés au feu. avec une cagoule qui est comme un mouchoir, disent-ils, et qui ne sont pas protégés. Ce sont les soignants pendant le Covid qui, en guise de blouse, enfilent un sac poubelle et qui donc ne sont pas protégés. C'est l'inflation, le pouvoir d'achat qui baisse de 3% par an pour les salariés qui ne sont pas protégés sur leur porte-monnaie. C'est... le week-end dernier, les manifestants qui ne sont pas protégés, les commerçants qui ne sont pas protégés en matière de sécurité. C'est la dette, 1300 milliards d'euros de dettes, en plus, pendant une décennie de Macron, qui marque une faillite des élites. Mais la plus terrible faillite de nos élites, elle est sans doute spirituelle. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Que fait-on encore ensemble ? Ça fait des décennies qu'ils nous répètent marché, compétitivité, croissance, concurrence, mondialisation. Mais à qui ça donne envie ? A qui ça donne envie de se lever le matin ? A qui ça donne envie d'aller bosser ? A personne. C'est le grand vide. Et donc, les gens s'engagent. Ils s'engagent pour leur association, ils s'engagent pour leur ville, ils s'engagent pour un club. Mais en quoi ils s'engagent pour le pays ? C'est la phrase d'Antoine de Saint-Exupéry. S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Mais là, il n'y a plus de direction, il n'y a plus de cap, il n'y a plus d'horizon. Et c'est ce qu'on vient poser. Au-delà des chantiers pris les uns après les autres sur le handicap, sur les loisirs, sur la canicule, sur la protection civile, etc. Ce qu'on vient poser, c'est une France qui se retrouge des manches, qui vient faire France ensemble, qui a des défis à relever. Le défi productif, pas de grand pays sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie. Le défi démographique. Il y a de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper. Et surtout le défi climatique qui suppose d'à peu près tout transformer. Logement, déplacement, industrie, énergie, culture, agriculture. Tout doit être transformé. Ce sont les 12 travaux d'Hercule, sauf qu'ils doivent être effectués par des humains, par les Français. Voilà pourquoi on doit se retrousser les manches. Voilà pourquoi on doit faire France ensemble. Voilà les défis que nous avons à relever. On a des gouvernements, mais on a des dirigeants qui sont incapables de nous projeter vers ça. Et qui, du coup, qu'est-ce qui se passe ? C'est comme pour un couple, quand on n'a plus de projet commun, quand on n'a plus d'horizon ensemble, eh bien, c'est la victoire des haines, c'est la victoire des ressentiments, c'est la victoire des jalousies. Et c'est ce à quoi on assiste aujourd'hui, donc au boulot, au boulot pour faire France ensemble. Ce qu'il nous faut, c'est une reconstruction. Il faut reconstruire le pays, comme on l'a fait après-guerre. Après-guerre, des ingénieurs aux ouvriers, tout le monde s'est retroussé les manches parce qu'il n'y avait plus de ponts, il n'y avait plus de maisons, il n'y avait plus d'usines, il n'y avait plus de routes. Tout ça était à reconstruire et il y a eu un pacte productif pour dire qu'on œuvre ensemble. Et donc c'était une œuvre matérielle avec des récompenses à venir. La sécurité sociale pour tous, la retraite pour tous. Mais c'était au-delà de l'œuvre matérielle des routes, des ponts, des pierres, de la maçonnerie. C'était aussi une œuvre spirituelle. On était unis pour refaire la France ensemble. Et je dirais presque ça. Je l'offre à tous les candidats. Je l'offre au pays. Oui ! Sur le gâchis productif, sur les 100 000 salariés qui chaque année sont broyés physiquement ou psychiquement, burn-out, troubles musculosquelétiques, l'équivalent de toute l'industrie automobile. 100 000 personnes, un immense gâchis. Eh bien, il faut que tout le monde réponde. De Jean-Luc Mélenchon à Edouard Philippe, en passant par Raphaël Glucksmann, en passant par Bruno Drotaillot et compagnie. Tous doivent répondre à ça. Sur les 2 000 milliards d'euros d'assurance-vie, qui aujourd'hui servent davantage au Nasdaq américain qu'aux PME françaises. C'est tous les candidats qui doivent répondre à ça. Sur le logement, qui est un nœud dans le pays. qui est un nœud à la fois pour le pouvoir d'achat, parce que c'est le premier budget des ménages, et qui ne cesse d'augmenter, qui est un nœud pour la natalité aussi, quand on interroge les jeunes, la première raison qu'ils donnent pour ne pas faire d'enfants, c'est le logement. Eh bien tous les candidats doivent répondre à ça. Sur l'orientation à la fin du collège, moins d'un élève sur deux va aller en lycée général. Et pourtant c'est comme si le collège était fait pour seulement ceux qui vont aller en lycée général. Et que l'orientation à la fin... De la troisième, elle est subie et pas choisie par tous ceux qui sont envoyés en lycée pro comme si c'était une impasse. Là-dessus, tous les candidats doivent répondre à ça. Voilà quelques-uns des chantiers qu'on met sur la table, qui doivent être au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Les travailleuses essentielles, accompagnantes d'enfants en situation de handicap, assistantes maternelles, auxiliaires de vie sociale. qui tiennent le pays debout, qui font l'humain d'abord, de la naissance à la mort, qui, pour l'instant, sont si peu reconnus, si peu récompensés, alors que l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme dit que les distinctions sociales ne peuvent relever que de l'utilité commune. Elles ont une immense utilité pour la société et elles en touchent si peu de dividendes, si peu de reconnaissance. C'est tous les candidats à la présidentielle qui devraient répondre à ça.
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