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Monsieur Ali Duara pour le groupe La France Insoumise.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, ouvrez les yeux, ouvrez les yeux. Que ces mots prononcés par Ali Rabé vendredi dernier à Trappes, en hommage à Pengo Bossio Wangi, résonnent dans cet hémicycle. Le 29 avril 2025, nous observions ici même à l'Assemblée nationale une minute de silence après l'assassinat islamophobe d'Abou Bakar Sissé, poignardé à 57 reprises dans une mosquée. 18 mois plus tard, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est tué dans un attentat raciste et islamophobe. Sept autres personnes sont blessées, dont Ramatou, 12 ans, criblée de balles alors qu'elle se rendait à la piscine. Ce drame aurait dû être un électrochoc. Pourtant, Rien n'a été fait pour combattre le poison de la xénophobie, de l'islamophobie et de la négrophobie, notamment sur nos chaînes de télévision. Et pendant ce temps, votre garde des Sceaux souhaite longue vie à CNews. Une chaîne qui cumule 27 rappels à l'ordre de l'Arcom, plus d'un demi-million d'euros d'amende et qui fait l'objet d'une enquête pour un jour public à caractère raciste après les attaques contre Bali Bagayoko. Et comment oublier l'horreur prononcée par votre ministre Berger? qui a elle-même repris à son compte la théorie du grand remplacement. Pendant des années, CNews a ciblé et le 23 octobre dernier, Kevin a tué. Les mots ne sont jamais sans conséquences. A force de banaliser le racisme, l'islamophobie et la négrophobie, vous installez un climat de haine qui se normalise. Plus de 700 000 citoyens réclament aujourd'hui la fermeture de cette chaîne qui a fait du racisme et de l'islamophobie son fond de commerce. Monsieur le Premier ministre, face au fascisme, il n'y a que deux options. Être pour ou contre. Pour ou contre la fermeture de CNews. Pour ou contre laisser des compatriotes noirs comparés à des grands singes. Pour ou contre laisser se diffuser les discours de haine islamophobe et négrophobe qui tuent dans notre pays. Alors face au racisme, face à la haine, face au fascisme, il n'y a pas de neutralité possible. Ouvrez les yeux.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député, permettez-moi tout d'abord de dire à nouveau mon soutien aux journalistes qui exercent aujourd'hui leur métier dans un climat de plus en plus difficile, de plus en plus tendu quelle que soit la rédaction à laquelle ils appartiennent. Monsieur le député, vous évoquez la ligne éditoriale d'un média audiovisuel. Le débat est légitime. Mais je tiens à rappeler que nos médias audiovisuels sont soumis à un cadre précis fixé par le législateur qui répond au principe constitutionnel de la liberté de la communication. Celle-ci s'exerce, celle-ci s'exerce. Est-il besoin de le rappeler dans les limites fixées par la loi ? Elle prohibe l'incitation à la haine et à la discrimination. Elle impose de respecter le pluralisme politique. Elle prescrit l'honnêteté et la rigueur dans le traitement de l'information. Comme il s'agit de nos libertés fondamentales, cet équilibre est placé sous le contrôle du juge, mais aussi sous le contrôle d'une autorité indépendante, l'ARCOM. C'est à eux qu'il revient d'apprécier si ces principes, si ces règles sont respectées, et le cas échéance d'en tirer les conséquences, ce qu'ils ont fait, comme vous le savez. C'est une mission essentielle, c'est une mission délicate, il ne m'appartient pas de la commenter. Par ailleurs, à propos de la pétition dont vous faites mention, il me semble qu'il s'agit pour l'heure d'un sujet parlementaire sur lequel le gouvernement n'a pas à se prononcer. Votre Assemblée décidera des suites à donner à cette pétition. Je vous remercie.
Merci beaucoup Madame la Ministre. La séance des questions au gouvernement est terminée. La séance est suspendue.
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