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à toutes et à tous. Alors, chère madame la ministre, monsieur le préfet, mesdames, messieurs les officiers généraux, amiraux, mesdames et messieurs les élus, et puis chers collègues du monde du naval de défense en vos grades et qualités, chère madame la ministre, c'est un réel plaisir, avec un réel plaisir, que nous vous accueillons aujourd'hui à Euronaval, premier salon au monde du naval de défense. Ce sont plus de 700 exposants qui sont réunis pour 4 jours ici à Paris. Des grands groupes bien sûr, mais aussi de très nombreuses PME, start-up, que vous aurez l'occasion de rencontrer durant cette journée. Ce sont plus de 70 pays qui sont présents à Euronaval, plus de 160 délégations du monde entier qui parcourront les allées. de ce salon pour des rencontres très attendues par les uns et par les autres. En effet, le fait maritime est de nouveau au cœur de l'actualité et la protection des mers et des océans, la garantie de la libre circulation des biens et des personnes est aujourd'hui contestée dans de très nombreuses régions. Les systèmes de défense qui seront nécessaires aux marines pour accomplir leurs missions doivent évoluer dans ce nouveau contexte. Ils doivent résoudre l'intrication, je parle souvent de l'intrication au sens quasi quantique du terme, entre le temps long et le temps court, le temps long qui est celui du développement et de la production des navires de combat, sous-marins ou bâtiments de surface, et le temps court des technologies et l'avènement des systèmes autonomes et du numérique. Et plus que jamais aussi, l'industrie s'est mise en ordre de marche, madame la ministre, pour être capable de produire encore plus vite les navires dont les marines ont besoin. Parcourir les allées du salon Euronaval permet d'apporter une réponse pour aujourd'hui et pour demain à cette nouvelle donne que constitue l'accélération des cycles de production et des cycles d'insertion technologique. ne possède seule la solution, c'est en travaillant ensemble que nous y arriverons. Madame la ministre, ce monde du naval de défense, vous le connaissez bien. Et vous avez eu l'occasion ces derniers mois de parcourir les chantiers navals en France et à l'international. Je prends juste comme exemple votre visite en début d'année sur le chantier Salamis en Grèce, à côté d'Athènes, et plus récemment à Sorabaya, le chantier Pitipal en Indonésie. Vous étiez vendredi dernier à Lorient. avec votre homologue grec pour la livraison d'une frégate FDI. Et il y a deux semaines, vous étiez à Cherbourg pour la sortie de chantier d'un sous-marin nucléaire. Alors, au nom des acteurs du naval de défense ici présent, aujourd'hui, je vous remercie encore une fois de votre venue, madame la ministre, et je vous cède la parole pour ce discours d'inauguration. Merci.
Monsieur le préfet, monsieur le président de la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, à travers vous, cher Jean-Michel Jacques, je salue l'ensemble des parlementaires ici présents ce matin. Monsieur le délégué général pour l'armement, cher Patrick Payou, monsieur le chef d'état-major de la Marine, amiral Christophe Puzel, monsieur le major général de nos armées, que je voudrais également saluer, l'amiral Paul Dermann. Je voudrais bien sûr saluer le directeur général des relations internationales. Je voudrais vous dire combien la France est fière d'accueillir cette 30e édition d'Euronaval, d'accueillir ses 700 exposants venus des 5 continents. des sept maires. Aux délégations étrangères, aux industriels, aux marins, à tous les amis qui ont décidé de jeter l'encre à Villepinte au nom de la France, je veux bien sûr souhaiter la bienvenue. Je veux remercier le gigant La Sogena et toutes les équipes qui font vivre ce rendez-vous. Depuis 1968, ce noue ici des coopérations qui engagent la sécurité de nos nations pour plusieurs décennies. Car, vous le savez, nous sommes dans le domaine du temps long, le domaine de l'océan. Temps long qui se rappelle à nous en ce 400e anniversaire de la Marine nationale française, que nous célébrons à Miral tout au long de cette année 2026, et alors que dimanche, à Saint-Malo, les skippers de la route du Rhum prenaient le large pour la Guadeloupe. Les skis. Évidemment, on peut se demander ce qu'il y a de commun entre les IMOCA et les porte-avions nouvelle génération. Eh bien, leurs chantiers, pour la plupart, sont bretons, vendéens, et l'on y retrouve toute l'ingéniosité des architectes et des ingénieurs français. Là réside vraiment toute la vocation maritime de notre pays, deuxième zone économique exclusive au monde. qui s'exprime dans sa diversité et dans son excellence. La marine française, aux côtés de ses alliés, perpétue cet héritage dans un environnement maritime plus incontournable et plus hostile que jamais. L'agression menée par la Russie contre l'Ukraine nous a rappelé que la guerre de haute intensité pouvait revenir en Europe. Une guerre qui génère un réarmement massif pour renforcer notre outil de défense et promouvoir l'autonomie stratégique, c'est-à-dire notre capacité à garder les clés de notre destin dans la continuité du développement du pilier européen de l'OTAN. La dégradation de notre environnement stratégique ne se limite pas à l'Europe. Au Proche et au Moyen-Orient, l'embrasement se poursuit. La mer Rouge, le golfe arabo-persique, la Méditerranée orientale nous rappellent que les équilibres régionaux touchent directement nos intérêts et ceux de nos alliés. Nos approvisionnements et la compétitivité de nos entreprises, la sécurité de nos ressortissants et celle de nos partenaires. Les sorts de la piraterie, du narcotrafic, les ruptures technologiques comme le retour de la masse, incarnées notamment par la dronisation dans toutes ses dimensions aériennes, terriennes et navales, menacent la liberté de navigation dans nos détroits stratégiques. Chaque nation, chaque armée doit tirer les conséquences de ce que nous voyons pour mieux anticiper plus que jamais. Nous devons détecter plutôt, choisir la réponse la plus adaptée à chaque menace et celle qui permettra de poursuivre la mission dans la durée. Alors, bien sûr, ces bouleversements demandent des navires, des équipages, mais aussi des stocks, des ateliers, des infrastructures disponibles. Toute cette chaîne doit être préparée à tenir la haute intensité dans la durée. C'est précisément la haute intensité le thème retenu pour la 30e édition de votre salon. C'est justement l'effort de réarmement. engagé sous l'autorité du président de la République depuis 2017. Le projet de budget que j'ai l'honneur de défendre devant le Parlement prévoit de porter les crédits de la défense à 63,4 milliards d'euros pour l'exercice 2027. Ce sont 6,5 milliards d'euros de plus qu'en 2026. C'est historique. D'une logique de réparation, nous sommes passés à une logique de réarmement. Alors cet effort se traduira dans la réalité des forces et dans les commandes de l'Etat dans le domaine naval. Nous renouvelons nos sous-marins d'attaque, nos frégates, nos bâtiments de soutien. Nous préparons notre futur porte-avions, le France Libre et le SNLE 3G, qui prendra la relève de la génération actuelle des sous-marins, assurant la permanence de notre dissuasion nucléaire. La loi de programmation militaire nous permet de poursuivre l'arrivée des derniers sous-marins nucléaires d'attaque de la classe suffrenne. Vous l'avez dit, cher Pierrick Pommelet, nous étions vendredi il y a deux semaines à l'Orient pour la sortie du Rubis et le Casabianc suivra. dans quelques temps. Nous allons moderniser notre patrouille maritime et renforcer nos stocks de munitions, notamment avec de nouvelles commandes de missiles à serre et exocète. Cela nous permet de préparer le combat naval de demain. En juillet dernier, la délégation générale pour l'armement a commandé des drones de surface et sous-marins supplémentaires dans le cadre du programme de lutte contre les mines du futur SLAM-F. Dès 2027, le nouveau programme drone naval doit permettre de franchir une première étape dans l'acquisition de drones d'endurance embarqués et de munitions navales téléopérées. Cette ambition exprime une volonté politique française fermement enracinée, conserver la capacité de décider et d'agir par nous-mêmes, être craint pour être libre. À vous, industriels, je veux redire la confiance du ministère des Armées. Notre filière navale rassemble plus de 770 entreprises. Elle emploie directement 59 000 salariés. Sa force tient à cette chaîne de compétences complète depuis la conception jusqu'au maintien en conditions opérationnelles. Aujourd'hui, d'autres filières technologies viennent enrichir cette excellence. Les capacités spatiales, l'IA, la robotique, mais aussi les technologies d'observation et de détection radar. Autant de capacités qui nous permettent de préserver notre avance technologique et de garder une longueur d'avance sur les menaces. Cette excellence tient aux groupes comme aux PME, aux ingénieurs et chercheurs comme aux soudeurs, aux techniciens comme aux compagnons qui transmettent leur métier. elle plonge ses racines dans une histoire navale pluriséculaire qui fait notre fierté collective. Oui, mesdames et messieurs les industriels, plus que jamais, nous avons besoin de votre mobilisation, nous avons besoin de votre détermination. Du côté de l'Etat, nous nous mettons en ordre de bataille pour vous accompagner, en simplifiant ce qui doit l'être, en rapprochant force et industrielle au plus près du besoin opérationnel. sans surcouche administrative, pour que les meilleures solutions technologiques rejoignent les unités dans un équilibre permanent entre technicité et rusticité. C'est tout le sens de la réforme de la DGA de combat menée sous l'autorité de notre délégué Patrick Payou, que je remercie pour son engagement quotidien. Ce salon offre des exemples très concrets avec par exemple la signature du pack drone naval qui animera l'ensemble de cet écosystème pour faire converger besoin des forces et état de l'art de la start-up au maître d'oeuvre intégrateur en passant par nos laboratoires et nos équipementiers. C'est cette proximité entre utilisateurs, chercheurs, innovateurs et industriels qui offre toujours la vitesse nécessaire pour l'adaptation de nos systèmes d'armes, garantie clé de notre supériorité opérationnelle. Cette ambition, nous la portons avec nos partenaires. La France, deuxième exportateur mondial d'armement, sait. la confiance d'un pays qui lui confie la vie de ses soldats et l'équipement de sa marine. Vendredi, à Lorient, lors de la livraison de la FDI Nearchos à la marine grecque, nous avons mesuré cette émotion particulière, observant chaque marin, l'un après l'autre, franchir le pont de la FDI. Chacun alors prenait le poids de la responsabilité qui était la sienne. quant au bâtiment qui était livré. Alors, avec nos partenaires européens, nous devons réduire nos dépendances extérieures. Notre marché offre une profondeur suffisante pour agréger les commandes, pour faciliter l'industrialisation et le financement de nos systèmes d'armes. Notre première arme, c'est notre capacité à produire en européen. C'est ainsi que nous deviendrons plus forts. Les exemples fructueux sont déjà là. Je vous ai beaucoup parlé de la Grèce, mais je pourrais évoquer la qualité, la complémentarité de notre partenariat avec la Suède dans le domaine des missiles, de l'aviation, du naval, avec comme finalité notre autonomie stratégique mutuelle. étroitement nos deux industries navales. Je pourrais citer nos voisins flamands, la Belgique, je pense également aux Pays-Bas avec notre coopération pour de nouveaux bâtiments de guerre des mines qui s'appuient sur les expériences de Naval Group, d'Excel et des industriels locaux. Cette coopération européenne doit continuer. et s'incarner dans les programmes actuels, comme évidemment dans ceux de demain. Je pense par exemple aux futurs intercepteurs de menaces hypersoniques, Aquila, dont l'intégration navale sera clé et s'appuiera sur le consortium européen IDIS, comptant plus de 13 États participants. Au-delà même de l'Europe, l'Indonésie, vous y avez fait allusion, où deux sous-marins, Scorpen et Vol, sont en construction à Surabaya, dans les chantiers de Pitipal, grâce à un partenariat tout à fait innovant qui associe directement l'industrie indonésienne. Je souhaite que les échanges de ce salon vous permettent d'approfondir les liens entre industriels et d'identifier de nouvelles coopérations. Les Européens ont tout intérêt à renforcer leur propre industrie pour faire vivre nos territoires et nous donner les moyens d'assumer davantage de responsabilités pour notre sécurité. Mesdames et Messieurs, Quand un pays est le seul au monde qui s'ouvre à la fois sur la Manche, la mer du Nord, l'océan Atlantique et la Méditerranée, quand il y pénètre par autant de capes, quand il se prolonge dans les cinq parties de la Terre, quand il fournit depuis des siècles d'aussi nombreux et bons marins, ce pays est fait de toutes pièces pour jouer demain comme hier un grand rôle sur les océans. Ces mots sont ceux du général de Gaulle, prononcé en 1951 à Cherbourg. Ils disent ce que nous sommes depuis quatre siècles. La France construit des navires et forme des marins pour défendre ses valeurs et sa liberté. Rien ne serait possible sans cette relation singulière qui permet à vos entreprises de répondre aux besoins de la Marine nationale. combinant innovation et technologie, efficacité, rapidité de livraison et maîtrise des coûts. Pendant ces quatre jours, vous allez partager vos expériences, présenter vos innovations, nouer des partenariats. Je forme le vœu que ces échanges soient fructueux et surtout qu'ils donnent à nos marins les moyens de remplir leurs missions, quelles que soient les menaces, quelles que soient les tempêtes qu'ils auront à affronter. Faire prendre la mer à des femmes et à des hommes nous oblige à leur donner les moyens d'aller plus loin, de tenir plus longtemps, d'avoir la capacité de vaincre. Je vous remercie et j'ai le plaisir, mesdames et messieurs, de déclarer ouverte la 30e édition du salon Euronaval ici à Villepinte, dont je remercie les élus pour leur présence et notamment mon ami Christophe Béchisa.
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