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Bonsoir Eric Coquerel, je vous laisse vous installer. Bonsoir à vous. Merci d'être là, président assoumi de la commission des finances à l'Assemblée. Je salue mes camarades, Yves Tréharad, Sourad-Dubois, Amélie Rosic. Bonsoir à tous les trois. Bonsoir Isaac. Merci d'être là. J'ai une image à vous montrer pour commencer, Eric Coquerel. Regardez, image de ces blocages avec une reprise des blocus aujourd'hui dans une quarantaine de lycées pour la rentrée après les vacances de la Toussaint. Une quarantaine sur 3 700. Est-ce que le mouvement est en train de marquer le pas ?
Non, je crois pas du tout. Ce qui avait été annoncé, c'était un retour des blocus, surtout à partir de demain, en préparation du 5. Et vous allez voir que ça va être absolument massif, j'en suis certain. S'il n'y a pas une répression, aussitôt qu'il y a un bluscus qui apparaît, comme ça s'est passé ce matin en 1994, s'il n'y a pas non plus des pressions sur les enseignants, nous on a vu des consignes données d'une espèce de pression de leur direction sur les enseignants, mais je pense que ce n'est pas ça qui empêchera le mouvement de se redévelopper.
Sauf qu'il y a deux choses. — On va en parler. Il y a deux choses. On va en parler, évidemment. D'abord, il y a un certain nombre de parents et d'élèves qui, visuellement, ont envie de retourner en cours, qui l'ont dit, qui l'ont fait savoir aujourd'hui. On entendra dans un instant le témoignage d'un proviseur. Il y a aussi évidemment les arguments du gouvernement, entre guillemets, qui sont opposés maintenant aux... Les arguments, je veux dire, sonnants et trébuchants qui sont opposés, pardon, aux grévistes. Il faut que le mouvement s'arrête. Je veux dire qu'on écoute le ministre Jeffrey ce matin, le ministre de l'Éducation nationale. L'année scolaire... est en péril pour certains élèves, c'est ce qu'il dit, écoutez-le.
priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours. Moi j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année, qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines, si on cumule les vacances plus les 3 semaines qui précèdent, et pour lesquels par conséquent l'année scolaire est maintenant en risque. Et ça c'est quelque chose qu'on ne peut pas se permettre.
Année scolaire en péril, cet argument-là, il ne pèse pas beaucoup ? Ouais, enfin
bon,
écoutez, il faut
arrêter. Moi, je vais vous dire... Six semaines sans cours, c'est pas rien. Oui, bien sûr, mais ce genre d'argument par rapport à des mouvements lycéens-étudiants, je l'ai toujours entendu, comme l'argument vis-à-vis des parents, comme l'argument, etc. C'est toujours ça. Je vous dis que ça ne va pas fonctionner. Pourquoi ça ne va pas fonctionner ? Tout simplement parce que dans toutes les manifestations qui ont eu lieu pendant les vacances scolaires, d'accord, où on pensait qu'après le 17 octobre, ça allait quand même refluer. C'est pas ce qui s'est passé. Le mouvement est toujours là. Le mouvement est toujours là. Là, ce samedi, par exemple... À Paris, c'était beaucoup de jeunes travailleurs. Ça, c'est nouveau. Il y a beaucoup de jeunes travailleurs en prévision du sein qui rentrent dans la danse. Mais c'était... Très massif au niveau des étudiants et lycéens. Donc je vous dis, de ce qui nous renvoie, c'est qu'on va avoir à nouveau, non pas des blocus minoritaires dont on pourrait dire, ah mais ils empêchent beaucoup de gens d'aller. Non, ce ne sera pas le cas. Ça sera très massif. Et puis il y a quelqu'un d'autre... 41 sur 3 700 ce matin, reconnaissez que ce n'est pas massif. Je viens de vous répondre que ce matin, c'était un appel qui était surtout à partir de demain. Donc vous allez voir, progressivement dans la semaine, ça va se relancer de manière forte. Je prends les paris tout simplement parce qu'aujourd'hui, les étudiants et les lycéens, Ils ont un gouvernement, d'abord, qui leur propose une réunion la semaine prochaine, monsieur Lecornu. Lecornu dit, je suis prêt à les recevoir à nouveau. Déjà, quand vous proposez une réunion la semaine prochaine, quelque part, moi je serai étudiant lycéen, je me dis, bon, ok, on va y aller encore de manière plus importante, puisqu'il y a une réunion. S'il y a une réunion, ça veut dire que ce qui a été proposé par le gouvernement jusqu'à maintenant, qui n'est franchement pas grand-chose, moi j'ai estimé le budget, les mesures, c'est 410 millions d'euros à peu près, contre 10 milliards qui sont demandés aujourd'hui. par le mouvement lycéen étudiant des mesures qui équivalent à 10 milliards donc on voit bien que c'est pas grand chose et si le gouvernement repropose une réunion c'est que on voit bien qu'il est prêt à lâcher du lest et c'est normal il est face à un mouvement d'une ampleur absolument historique qu'est ce qu'il faudrait il faut comprendre en tant que je finis juste histoire en tant qu'étudiant lycéen et qui va se passer quelque chose qui se passe pas toujours fréquemment c'est qu'il va y avoir une jonction à partir de jeudi avec le mouvement social où évidemment les deux vont se joindre et à partir de là la réaction pour le gouvernement elle devient trop important donc si vous pensez que vous pouvez gagner ce mouvement sans qui peut gagner il a raison bah vous allez voir que ça va redémarrer
de manière très forte vous vous pensez que le mouvement lycéen il peut pas s'éteindre aussi longtemps que le gouvernement ne n'accède pas peut-être pas aux 10 milliards d'euros mais vraiment ouvre complètement la négociation et accède à de nombreuses... Il y a 10 demandes. Je ne sais pas si les 10 sont négociables, mais d'après vous, il faut qu'il aille au-delà, sinon ça ne s'arrêtera pas. Oui, je pense qu
'il sera obligé d'abord parce qu'il a un mouvement quand même. En termes d'expression, moi j'ai vu les mesures qui sont mises sur la table, ça correspond vraiment à des problématiques de conditions d'études au lycée, aussi bien du bâti, du nombre d'enseignants, les infirmières, les médecins, il y a des choses très concrètes. Deuxièmement... Pour les facs, c'est l'abrogation de parcours sup, mais si on abroge parcours sup, il faut créer des places. Donc il y a ça qui est mis sur la table aussi. – Vous êtes d'accord
par exemple que l'abrogation de parcours sup, ce n'est pas possible maintenant ? – Pourquoi ? Comment vous faites la sélection ? Comment vous faites la répartition ? Je
vous dis tout de suite les choses comment elles pourraient être faites à partir du moment où il y a des places créées dans les facs. Parce que si, évidemment, il n'y a pas de place créée dans les facs dès l'année prochaine. Alors ça ne peut peut-être pas toutes les places souhaitées dès l'année prochaine. Mais s'il n'y a pas un nombre significatif qui permette véritablement que désormais des jeunes qui aient le bac puissent aller accéder à des études supérieures et que si vous avez l'abrogation de Parcoursup, si le gouvernement dit par exemple aux... organisations syndicales, enseignantes, étudiantes, etc. Ok, on se met dès maintenant au travail pour trouver une autre façon de faire, mais avec des places créées. Je pense qu'on peut très bien l'année prochaine avoir quelque chose qui... – Quand on
regarde les chiffres, ce matin dans le parisien Paris-Panthéon-Assas, 2800 places, 88 000 candidats. Comment on fait ? On va imaginer que tous ne viendraient pas à Panthéon-Assas, même si c'est la moitié ou un tiers, comment on fait ? –
Oui, on peut juste citer un exemple d'établissement assez sélectif. – On multiplie par 10 ? Oui, mais c'est ça que critiquait. Oui, mais précisément. Je vous le dis. C'est ça que critiquait. Nous, dans notre programme, que nous mettons sur la table, on pense qu'il faut créer 250 000 places à l'université. Il faut plus de sélection, alors. Plus de sélection. Mais nous, nous pensons que le bac vous donne accès à l'université. Vous savez très bien. Là, c'est un... Non, tout le monde ne l'a pas. 90% d'une génération. Non, sur la question de la sélection, oui, nous assumons qu'il n'y a pas de sélection à avoir à l'entrée à l'université à partir du moment où vous avez votre baccalauréat et que vous pouvez avoir une place à l'université. Et d'ailleurs, ce qui se place aujourd'hui, c'est qu'en fait, ce n'est même plus un problème de sélection, c'est que de toute façon, Parcoursup... entérine l'idée qu'il n'y a pas assez de place et donc organise la sélection de manière quasiment implicite. Ça, ce n'est plus acceptable, ce n'est plus supportable. Donc, il faut quelque chose qui soit mis à la place. Donc, ça veut dire qu'il faut abroger Parcoursup, se mettre dès maintenant au travail. Les organisations syndicales, elles sont prêtes, mais ça ne peut avoir un effet qu'au crèque aussi. Vous
faites ça, Éric Coquerel, avec un gouvernement dont on sait très bien qu'il est fragilisé parce qu'il n'y a pas de majorité, avec un gouvernement qui est en survie. Il reste six mois ce soir, il reste six mois avant le deuxième tour de l'élection présidentielle. Et vous pensez que ce gouvernement... peut accéder à cette demande-là ? Quelle
solution vous proposez ? Parce que sinon, l'autre solution... C'est que ce gouvernement s'en aille et que Macron s'en aille. Je veux dire, si la question... Vous le voulez, ça ? Je ne viens pas de vous dire ça. Je viens de vous dire que si ce gouvernement n'est pas capable aujourd'hui de proposer des mesures et de les appliquer, à un moment donné, le mouvement est tel que ce qui va être mis en question, c'est le point de blocage. Et le point de blocage, dans ces cas-là, c'est un gouvernement qui est incapable de proposer ça. Donc, ce n'est pas moi qui ai la solution. C'est eux qui ont mis le pays dans cette situation, les lycées, les établissements dans cette situation. Le problème... du pouvoir d'achat que revendiquent les salariés avec le SMIC, avec le point d'indice qui augmente, avec des blocages des prix dans cette situation. Donc c'est à eux de répondre. Et si par contre, ils pensent qu'ils ne peuvent pas répondre, eh bien qu'ils laissent la place. Juste une chose,
vous voulez qu'on lise ensemble le témoignage ce soir ? Je pensais qu'on l'avait en extrait. Le témoignage ce soir, c'est dans Le Parisien, d'un proviseur qui parle anonymement. On sait les tensions qu'il y a autour de ce moment. Voilà ce qu'il dit. Je crains que ça ne devienne de plus en plus éruptile ces prochains jours avec la présence devant les établissements de parents anti-blocus qui n'hésitent plus. à se manifester. Ça, vous n'y croyez pas ? Non, je ne l'ai pas
vu. Non, non, ça, je ne l'ai pas vu. Essayez de jouer. Ce n'est pas bien de faire ça. Nos reporters l
'ont vu ce matin à Marseille.
Oui, d'accord. Écoutez, je vous dis, ce n'est pas bien de jouer ça. On a déjà eu des organisations d'extrême droite qui ont essayé de créer des structures, soi-disant, de défense des commerçants et qu'on finit par attaquer. Mais là, on parle de parents,
après. Pourquoi l'extrême droite ? Parce que c
'est l'extrême droite qui a fait ça. Je vous parle par rapport aux dernières manifestations. C'est l'extrême droite qui a fait ça à Nice, à Marseille. Mais là, l'entrée dans les lycées. Parce qu'à Hélène Boucher, par exemple, je peux témoigner à Hélène
Boucher, les élèves passés par la deuxième porte à l'arrière, avec les enseignants d'ailleurs. Il y a énormément d'élèves qui rentraient à Hélène Boucher par la porte arrière.
Dans le 20e arrondissement de Paris. Vous et moi, on a vu pas mal de mouvements lycéens. Il est arrivé qu'il y ait des mouvements lycéens, je le dis, avec des blocus qui étaient minoritaires. C'est arrivé. Dans ce cas-là, ils ne gagnaient pas. Ce mouvement-là, il n'est pas minoritaire. Ce n'est pas vrai. C'est-à-dire que vous avez une masse très majoritaire de lycéens dans les établissements qui ne veulent pas aller en cours et qui expriment... En plus de ça, franchement, moi, j'en ai vu beaucoup... Quand vous dites
majoritaire, c'est par rapport à quoi ? Parce qu'il n'y a pas une majorité de lycées qui sont bloqués
aujourd'hui. Non, ce n'est pas ça que je veux dire. C'est pour ça que je vous demande... Je pense que le soutien des lycéens, y compris dans le privé, j'étais très étonné, j'ai vu des établissements... Également privé, y compris organiser en soutien au public des blocus, je pense qu'il est majoritaire. Mais sans aller jusqu'au blocus, comment vous l'expliquer ? Attendez, vous ne pouvez pas faire face. Vous ne pouvez pas gagner. Excusez-moi, mais je vous dis deux choses. Je n'ai pas fini ma question. Vous ne pouvez pas gagner contre la jeunesse à partir du mois. À la différence du mouvement salarié, on peut se dire au bout d'un moment, on peut faire la pression des jours de grève non payés. Ça ne marche pas avec la jeunesse. un, vous ne pouvez pas gagner, vous ne pouvez pas jouer, comme essayer de refaire le gouvernement ce matin sur des blocus par la répression, où il y a des mises en garde à vue, et vous ne pouvez pas gagner non plus sur le thème, bon, retourner en classe, et vos parents, on demande à vos parents de vous, d'abord parce que très souvent les parents les soutiennent. Je
finis juste ma question, parce que c'était la raison effectivement de ces proviseurs, ou de ces parents qui peuvent questionner, non pas la légitimité des revendications, mais la méthode. Si vous dites qu'il y a une majorité de lycéens qui, en leur fort intérieur, soutiennent les revendications et le mouvement. mais qui ne vont pas jusqu'au blocus,
comment
est-ce que vous l'interprétez ? Est-ce que c'est parce qu'ils estiment que le blocus n'est pas la bonne méthode, parce qu'ils ont trop peur pour leur année scolaire, ou parce que cette méthode...
Vous avez toujours des lycéens dans n'importe quel lycée, dans des mouvements, j'ai connu des mouvements... J'ai notamment connu le mouvement de Vaquet côté étudiant. Vous arriviez toujours à trouver des étudiants qui vous disaient que ce n'est pas bien. Mais je vous dis qu'ils sont minoritaires. Là, dans le mouvement actuel, c'est une minorité. Il y a des solutions. Vous ne les voulez pas depuis le début. Nous, on a proposé par exemple qu'on autorise à faire des assemblées générales. Vous savez que c'est interdit. Les lycées ne laissent pas faire ça. Vous les voulez minoritaires en réalité. Vous
n'avez
pas de sondage. Vous n'avez pas de sondage. Regardez ce qui se passe. Est-ce que vous avez vu depuis longtemps des manifestations aussi importantes ? Non, je suis parfaitement d'accord là-dessus. À partir de là, ça veut dire que ça exprime... Mais quand on regarde les sondages, par exemple, sur le soutien... Le soutien continue à s'exprimer, y compris toute la population.
Le soutien s'est érodé dans la population globale. S'est
érodé, mais il est
toujours
majoritaire.
Sur le mouvement, sur les blocus, etc. et les minorités. Ils sont contre. Les Français sont contre.
Sur la méthode. Un, les Français, pour l'instant, dans tous les sondages que j'ai vus, y compris après tout ce qui a pu être donné comme image, les Français soutiennent toujours majoritairement le mouvement. J'ai vu tous les sondages. Pour l'instant, ce n'est pas passé en dessous. Et ce n'est pas 55% des Français qui soutiennent passent à 45%. C'est 55% face à un score de personnes qui sont comptes. Et puis il y a des indifférents. Je vous dis que le mouvement est soutenu très largement par la population et on va le voir d'ailleurs dans la jonction qui va être faite. dès jeudi, on se retrouve si vous voulez jeudi avec le nombre qui va y avoir, et dans les lycées, on voit bien qu'il y a un mouvement générationnel, mais qui s'exprime d'ailleurs par d'autres biais aussi, par exemple d'expressions sur leur sympathie partisane, qui dans cette jeunesse, il y a aujourd'hui un fait majeur, c'est qu'on a une génération qui est en train de rentrer en mouvement, et qui n'accepte plus les conditions de vie qui leur sont faites, et l'avenir qu'on leur destine, et ça, si vous pensez que ça c'est pas majoritaire à la jeunesse...
Blocus, vous l'avez dit, attendu demain, on verra ce qui se passe dans les lycées. Si on regarde sur le calendrier, il y a le 5, évidemment, le 5 novembre, ce jeudi, qui clignote. Journée de mobilisation à l'appel de tous les syndicats dans pas mal de secteurs. Est-ce que pour vous, c'est le point culminant ou est-ce que ça n'est que le début d'autre chose ? À
mon avis, sauf si le gouvernement répond plus vite qu'il ne l'a fait pour les lycéens, parce que je vous rappelle qu'il a mis presque trois semaines à commencer à les recevoir, ça sera plutôt le début. Là, le gouvernement a intérêt. Mais alors répondre à quoi ? Mais c'est facile. Mais attendez, il y a des plateformes qui existent. Du côté des syndicats, d'accord ? En plus, c'est pratique, ça peut se passer par décret. Vous n'allez même pas le mettre dans un budget. Il y a l'augmentation du SMIC, l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires. Il y a des questions de blocage des prix. Tout ça, ça peut être par décret. Du côté des étudiants lycéens, on le sait, il y a l'abrogation de parcours sup et il y a un ensemble de mesures en termes de recrutement au lycée. en fac de personnel, en termes de bâti, en termes de conditions données sur les bourses et autres, qui peuvent se passer dans un budget. Moi, j'ai une proposition à vous faire, je vous le dis aujourd'hui. Parce qu'on voit bien que les difficultés de le faire adopter très vite dans le PLF, la semaine prochaine, là, cette semaine, va arriver un projet de loi de fin de gestion, c'est-à-dire la manière d'épurer les comptes de 2026. Eh bien, le gouvernement pourrait très bien dire, on se sert de ce support. y compris avec un système de report qui est tout à fait possible sur 2027, pour mettre ses revendications dans ce projet de loi de fin de gestion. Toutes les revendications ? Oui. Pourquoi je dis ça ? Parce que si le gouvernement veut très vite s'en sortir, un projet de loi de fin de gestion qui irait dans ce sens, il pourrait être adopté, y compris par l'administration. Mais vous savez que ce ne sera pas le cas. Pourquoi ce ne serait pas le cas ? Non,
mais attendez. Ce que vous dites, ça coûte très cher. Non, mais attendez. Là, vous avez deux questions, Yves. Non, non, j'ai bien compris. Il
y a la méthode. Vous dites que ça coûterait trop cher. Mais vous l'avez dit vous-même tout à l'heure. Bon, là, vu ce qu'il donne et vu ce que demandent les étudiants, on peut peut-être imaginer qu'il donne quelque chose de
significatif qui permet de vraiment... Oui, mais est-ce que vous croyez que ça arrêterait le mouvement ? Parce que, par exemple, s'il accède au mouvement des lycéens, est-ce que ça ne va pas donner une idée ? aux autres en disant que finalement le gouvernement lâche. Ça a été demandé aux organisations. Est-ce que vous croyez que ça peut basculer dans la grève générale ?
Il y a deux questions. La grève générale, c'est les syndicats, c'est les salariés par rapport à leurs revendications. Pour l'instant, ce que j'ai entendu de la part des syndicats, et tous les syndicats continuent à s'y mettre, c'est le fait qu'ils ont des revendications, qu'il y avait un appel à une grève générale jeudi, et qu'en fonction de ça, ils verraient s'ils ne la poursuivent pas. Là, la réponse, elle est de ce point de vue-là. Ce n'est pas les
étudiants et les lycéens. Les deux peuvent se... Mais ça, est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que la France est dans un État... – Qui peut amener une grève générale, à très
court terme, jeudi. – Oui, parce que vous avez un nombre, mais alors croissant presque chaque jour, de nos concitoyens
qui
n'y arrivent plus. Mais qui n'y arrivent plus, y compris, c'était assez frappant les reportages qui ont été faits, par exemple sur la manifestation de samedi, vous savez, beaucoup de jeunes travailleurs, y compris des ingénieurs. qui disent qu'ils sont obligés maintenant de regarder, même d'un point de vue alimentaire, ce qui s'achète. Donc vous avez le poids de... Quand on dit dans les statistiques INSEE que le pouvoir d'achat des Français régresse, en moyenne, vous imaginez ce que ça veut dire pour les salariés. Ça veut dire que vraiment, il y a un problème de pouvoir d'achat terrible dans ce pays. Le travail ne rapporte pas assez, les salaires ne sont pas assez hauts. Et on a une inflation qui est au
-delà de 3%.
En plus de ça, et donc comme les salaires ne sont pas indexés à l'inflation, vous perdez à chaque fois. Donc vous vous demandez s'il y a suffisamment de mécontentement et d'exaspération par ça, moi, je vous réponds oui. Je vous réponds oui. Et quand on a un gouvernement qui, par exemple, par rapport au blocage des prix des carburants, nous, on dit, tenez, peut-être que... Peut-être qu'il y a peut-être une solution quand même, parce que là, Total vient annoncer au troisième trimestre 8 milliards de dollars de bénéfices fois 2 par rapport à l'an prochain. Ça fait 20 milliards de dollars depuis le début de l'année. Et qu'il dit non, il n'est même pas question d'essayer de leur faire payer un peu d'efforts en les taxant ou autre. Les gens ne comprennent pas, je vous assure, et c'est
incompréhensible. – Mais Total s'autocontrôle lui-même, si je puis dire, puisqu'ils évitent que les prix… Ben si, non, non, mais on peut sourire. –
Attendez, on reprendra Total dans un instant parce qu'on va parler du carburant. – Là, je veux juste qu'on reste sur le salaire. – On reprendra
Total, si vous
voulez. – Sur les salaires, parce que c'est le sujet quand même qui est central. – Donc on
demande des efforts, et en plus de ça, avec un gouvernement qui continue à prendre, qui prend des mesures économiques qui ne font qu'augmenter… Cette partie récessive de leur budget, ce qui fait que là, vous savez, au troisième trimestre, on est à moins zéro, un point de PIB, on risque la récession. Contrairement à beaucoup d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, qui a beaucoup investi. Et donc, les gens, on leur demande en plus des efforts, on va leur demander des coûts budgétaires qui vont impacter sur leur plan de charte. Attendez, attendez, attendez, on ne voit pas pourquoi nous
on ferait toujours les efforts. On reste sur le salaire et notamment sur le SMIC. Qu'y a-t-il dans les tuyaux, Lisa Adeph ? Je ne peux pas poser la question plus précisément parce que le gouvernement laisse planer une espèce de voile de mystère autour de ce qu'il pourrait faire sur le SMIC.
Oui, depuis la semaine dernière avec le ministre de l'Économie, Laurent Roland-Lescure, qui évoquait une hausse anticipée du SMIC en clair. Plutôt que d'attendre la revalorisation du 1er janvier prochain, le SMIC augmenterait dès cet automne. Depuis, ce n'est toujours... Pour pas acter, effectivement, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, se dit ouvert à l'idée d'une anticipation au 1er décembre. Ce qui, vous l'avez bien compris, permettrait uniquement de revaloriser plus tôt, mais pas de mieux revaloriser. Mais, en plus, le ministre a évoqué, et c'est la nouveauté, la piste d'un éventuel coup de pouce. C'est ce qu'avait fait François Hollande en 2012. Un coup de pouce de 0,6% en plus de la revalorisation anticipée. Est-ce que ça va suffire ? C'est la question que tout le monde se pose pour la CGT. Pas du tout. —
Notre objectif est clair. Nous voulons deux choses. Un, des augmentations de salaire partout. Ça veut dire augmentation du SMIC immédiate de 10%, pas des clopinettes comme ce que nous propose le gouvernement. Augmentation du SMIC de 10%, augmentation du point d'indice des fonctionnaires qui sont très maltraités depuis 10 ans. Et puis nous voulons une révision du projet de budget du gouvernement qui, en l'état, est catastrophique pour le pays.
Je récapitule, augmentation du SMIC de 10%, augmentation du point d'indice des fonctionnaires, révision du projet de budget, trois engagements que le gouvernement ne prend pas, ou pas pour l'instant en tout cas, mais qui permet aux nombreux candidats à la présidentielle de se positionner.
Effectivement, qu'est-ce que vous dites par rapport à ce qui pourrait être dans les tuyaux, c'est-à-dire on avance la revalorisation et on donne un petit mot. Vous remarquez qu
'ils disent déjà qu'il y a des choses dans les tuyaux, parce que ce n'était pas le discours il y a quelques mois par rapport à ça. Quand vous commencez à dire ça, en général, c'est que vous êtes précédé. Ça, c'est couru. Quand vous commencez à dire par rapport à Parcoursup, on va l'aménager, ça veut dire qu'à un moment donné, vous allez finir par l'abroger. Et quand vous commencez à dire, on peut peut-être donner un coup de puce, Vous allez, à un moment donné, aller plus loin. Donc ça, c'est un formidable encouragement aussi pour les salariés. J'ai dit que tout à l'heure, la rencontre que prévoit M. Lecornu est un formidable encouragement pour les citoyens et les citoyens à amplifier le mouvement, mais pour les salariés aussi. Ils ont raison de se dire, si jeudi, ils sont très massivement en grève, et s'ils s'engagent là-dessus, ils peuvent gagner sur des revenus. C'est pas un
coup de pouce. Un coup de pouce de 0,5.
Ça veut dire qu'il envisage déjà ça. Ça veut dire qu'il est sur une pente où maintenant vous pouvez pousser. Ils vont finir par céder. Moi, je vais vous dire une chose. Je pense que ce mouvement, il est d'une ampleur historique. Il n'y a pas un mouvement comme ça tous les 50 ans environ. Donc ce mouvement est encore historique. Vous pensez à 68 ? Non, non, pas forcément. Mais 95 a été un très grand mouvement. Ça, c'était le retrait d'un texte. Je sais. Je sais, c'est la petite difficulté, mais on voit bien qu'il commence à y avoir des revendications précises. C'est plus
important en colère, en nombre, que les Gilets jaunes ? Les Gilets jaunes, c'était
extrêmement massif. Oui, mais attendez, non. La plus grande journée de Gilets jaunes, c'est 240 000 personnes. Alors, c'est vrai que leur mode, au bout d'un moment de mobilisation, était plus spectaculaire. C'était un engagement inouï. Ils
étaient en permanence
dans la rue. Absolument. Mais en termes de nombre... de gens engagés. Là, on est à des mobilisations qui font 800 000 personnes. Les Gilets jaunes, c'était 240 000. Donc, c'est la même colère. C'est les mêmes ressorts, c'est-à-dire ressorts de justice, d'égalité, de ne plus pouvoir finir les fins de mois. Mais c'est encore plus important. Je ne vois pas comment le gouvernement, qui a cédé aux gilets jaunes, je vous rappelle qu'ils ont remisé leurs taxes, ne céderait pas de manière massive à un mouvement de cet emploi.
La grève sur le long terme, ils sont conscients aussi les Français que ça leur coûte. On est d'accord ? Oui, bien sûr. Surtout dans un contexte où le pouvoir d'achat, ce n'est pas pour dire que... pas de grève possible, mais il y a une forme de sacrifice aussi dans ce moment-là.
Oui, c'est pour ça que c'est beaucoup moins facile aujourd'hui de faire une grève générale. Surtout prolongée. Mais n'empêche, quand quelque part, c'est conditions de vie concrètes, c'est le fait que vous n'y arrivez pas, qui est engagé, et que vous partez dans l'action, à un moment donné, vous n'avez plus cette réflexion. Vous avez une dynamique collective, vous avez un espoir de victoire, je vous assure, qui peut transcender tout. Et notre histoire, notre peuple a prouvé que ce soit en 1936, que ce soit en 1936. Je vous dis
ça à la question de Maxime qui vous disait, en effet, un gouvernement qui est faible avec des marges de manœuvres financières qui sont quasi nulles, reniés sur le peu de salaire qu'on a en faisant gré sur le latin. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de
risque, une prise de risque
importante ?
Là, on va revenir sur un problème. Il y a des choses auxquelles ils ne veulent pas toucher. Il y a des marges de manœuvre. Nous, on a déjà mis sur la table la façon d'aller taxer les grandes entreprises, de taxer les riches. On peut récupérer des milliards d'euros qui peuvent contrebalancer ça. Pour l'instant, il
faut revenir au salaire. Pardon, c'est mon obsession du soir. Là, si je suis l'Isaadef, on est sur quelque chose qui pourrait ressembler à 1,5% d'augmentation du SMIC. Quelque chose comme ça dans les tuyaux pour le gouvernement. Vous, vous réclamez 15% d'augmentation. Pour réclamer le SMIC à 1 700 euros net. Nous, c'est dans notre programme.
Mais attendez, on se comprend bien. Là, il y a le mouvement social. J'ai vu, Mme Binet, qu'il y a des exigences. Elle a dit plus 10. Plus 10. Donc, ce n'est pas moi qui vais dire au sein
du cas. Non, non, je sais bien. Voilà. Je sais bien. Mais attendez, attendez. Laissez-moi poser un point sur la table. La semaine dernière, quand on a eu ce débat avec je ne sais combien de petits patrons au forum, vous disent, nous, on ne peut pas. En fait, on avait par exemple une coiffeuse qui nous disait « Moi, j'ai une trentaine de salariés. Ça fait cinq ans que je ne me paye pas, moi, personnellement. Comment voulez-vous que j'augmente mes salariés de 10 ou 15 % pour ceux qui débutent, qui sont suics, etc. ? » Elle dit « Je ne peux pas. Matériellement, je ne peux pas. » Qu'est-ce que vous dites à ces patrons ? Alors,
moi, ce que je dis, c'est que… Prenons l'exemple de votre coiffeuse. D'accord ? Si vous augmentez les salaires, elle aura plus de clients. – Dans un premier temps, ça va lui coûter. – Eh bien très bien. Donc, attendez, vous êtes d'accord avec moi, si vous augmentez les salaires, au bout d'un moment, on aura plus de clients. Ou la PME aura plus de carnet de commandes. Donc il y a un temps, vous avez raison, un laps de temps entre les deux. Le moment où vous augmentez les salaires et ça produit un effet de relance dans l'économie qui fait que les carnets de commandant. Donc entre les deux, nous nous sommes pour ça, nous sommes pour mettre en place le fait que les aides aux entreprises soient orientées de manière différente qu'elles ne le sont aujourd'hui, qu'elles viennent par exemple... en aide, effectivement, si on arrive à le voir, dans les PME qui ont des difficultés pendant un certain temps à pouvoir en même temps, j'allais dire, entre guillemets, supporter l'augmentation des salaires et puis le fait de les payer. Nous, on est tout à fait prêts et disposés. On avait même imaginé un fond de péréquation entre les entreprises pour pouvoir les venir en aide. On est tout à fait prêts à aider à passer ce cap jusqu'à ce que cette politique produise des essais et que cette coiffeuse, elle est deux fois plus client. Et ça pourrait
prendre combien de temps ? 20% de
plus clients parce que les gens ont plus d'argent.
quand on entend les salaires, vous ne vous faites pas d'une reprise. Ça, c'est la relance habituelle, le cannesianisme qui ne marche jamais. Parce que de toute manière, au bout d'un moment, vous êtes en période d'inflation. Vous allez vite rattraper. Je ne vois pas du tout où c'est possible. D'ailleurs, les petits patrons en question étaient contre ça. Non, c'est une vérité économique des pages économies du Figaro, mais ce n'est pas la
réalité tout le temps. Non, non, non. Je n'ai rien à voir avec ça. Non, mais je ne représente pas le Figaro. Excusez-moi. Dans l'histoire, il y a plein de politiques de relance qui ont jamais marché. Qui n'a jamais marché. A commencer par celui que vous venez citer, c'est-à-dire Keynes, qui a inspiré les politiques de relance et New Deal de Roosevelt. Oui, mais il faut un autre contexte qu'aujourd'hui. Vous êtes en train de me dire que ça n'a jamais marché. Je viens de vous donner un exemple, ça a marché, vous me dites, vous avez un autre contexte, donc il faut savoir. Non, ça a marché à d'autres moments. Les politiques, par exemple, de la gauche plurielle, qui a été de dire, on réduit le temps de travail, et puis en même temps, on crée de l'emploi avec les emplois jeunes, et on crée des salaires. Notre économie a très bien fonctionné. On n'a jamais créé autant d'heures de travail que sous la gauche plurielle. Donc les Espagnols, par exemple, ont une politique de relance, justement, d'augmentation du SPIC. Ils ont les meilleurs résultats en Espagne en termes de croissance. Donc ne dites pas des choses comme ça, Yves Trier. C'est infirmé par les faits. C'est deux visions de l'économie. Il y en a une qui consiste à dire, on crée des richesses, on les met vers les plus riches, vers le capital, en espérant que ça rejaillisse sur tout le monde. C'est le Macronisme, c'est un échec total. Et puis il y en a une deuxième qui est... au contraire, de proposer une relance mettant de l'argent du côté du travail, parce que ça fait de la consommation intérieure, et puis en plus, en investissant, ça c'est une autre chose. Il
y a d'autres possibilités, il y a ce que propose Edouard Philippe, par exemple, qui dit on va défiscaliser les heures supplémentaires, ce que dit Marine Le Pen, qui dit on va défiscaliser une augmentation des salaires, par exemple, au-dessus du SMIC, etc. Elle dit pire que ça. Elle dit qu'elle est prête.
Pourquoi vous dites pire ? Parce que, je vais vous dire, il n'y a plus que ça. Elle et puis aussi Edouard Philippe, ils sont tous à peu près sur cette ligne. Ils sont pour augmenter les salaires en prenant le salaire brut, les cotisations. C'est la meilleure manière de mettre à bas notre régime social. Vous prenez aux salariés quelque chose, vous donnez aux salariés quelque chose que vous l'avez pris dans l'autre poche, parce que je rappelle que les cotisations, c'est un salaire différé. Donc c'est une très mauvaise manière. Défiscaliser les sures supplémentaires, par exemple. C'est inciter, en réalité, au lieu de faire en sorte de mieux payer les gens, on va les inciter à travailler plus. Et on va leur donner des avantages de défiscalisation qui vont coûter aux recettes de l'État et qui vont faire en plus que le patron qui va se retrouver en situation, il va avoir plus intérêt à faire travailler davantage de salariés qui vont continuer à payer au taux horaire au même prix dans son entreprise plutôt que d'embaucher quelqu'un d'autre. Donc c'est un truc qui ne marche pas contre le chômage. Et encore une fois, ce n'est pas incitatif à augmenter les salaires. On a eu une autre proposition. Ça fait marcher sur Sarkozy, non ? Un petit peu, quand même. Mais on a eu une autre solution. C'est les primes. Le bilan, maintenant, c'est qu'on sait tous que les primes qui ont été créées sur l'activité, les primes Macron, c'est quelque chose qui a été un effet de même qui a fait que les salaires n'augmentent pas. Quand les salaires n'augmentent pas, les cotisations n'augmentent pas. Donc tout ça, ça a été fait par Macron. Il serait peut-être temps de regarder le bilan, le bilan économique, excusez-moi quand même. Résumons-le. Fin 2026. L'investissement est en berne. Il y a un nombre d'entreprises qui disparaît absolument record. Le chômage va repartir à plus de 8%. Le déficit n'a jamais été aussi fort. Je veux dire, rien ne marche. C'est parce qu'il y a la confiance qui est partie, qui a disparu, parce qu'il a fait des prises. Non, c'est pas pour ça. C'est parce qu'on est en train de prendre des mesures récessives qui mettent de l'argent. Là où il ne faut pas le mettre, au lieu de le mettre dans les poches des gens qui travaillent et qui ne dépargnent pas ce qu'ils ont.
Il faut parler du carburant, pardon. Le déstockage de 10 millions de barils de gasoil a commencé ce week-end. Les prix ont commencé à baisser jusqu'à 21 centimes de baisse. C'est ce qu'on dit chez Leclerc notamment. Enfin, à certains endroits. Vous avez raison. Pas jusqu
'à 21 centimes en moyenne. Les prix
à la pompe commencent à baisser. C'est ce que dit Emmanuel Macron ce soir. Nous y arrivons et ne relâchons pas nos efforts. Le résultat est là. Plus d'une dizaine de centimes de baisse par litre de gasoil. Cela sans toucher aux taxes en démagogie. C'est pour vous. Des solutions concrètes qui portent... leurs fruits. Donc, ça marche. Alors, on
va attendre déjà. Non mais là, ce soir. Attendez, on va attendre. Là, ça vient de commencer. Deuxièmement, ça va durer trois mois. Sans remettre en question la raison pour laquelle les prix augmentent. Ça va durer trois mois. On puise dans nos stocks stratégiques, alors qu'on n'a pas de problème d'approvisionnement. On fait ce que d'ailleurs Trump a demandé au G7. Et on va avoir une baisse des prix qui n'est pas au niveau où les prix devraient baisser. Parce qu'on va rester à peu près... On ne sera pas au 1,70 que vous réclamez ? Non, on ne sera pas au 1,70, mais on sera même très loin de 1,70. Donc moi, je trouve que c'est des mesures à court terme. En plus, total, j'attends de voir, parce que j'ai entendu quand même. Monsieur Lecornu a dit... Nous voulons que les prix baissent de 12 à 18 centimes. Le patron de Total Pouyanné a dit, nous, ça sera de 8 à 12. J'attends de voir, parce que si c'est ça, ils vont faire des bénéfices sur les stocks stratégiques. Parce qu'ils ont déjà capé
leur
prix, c'est pour ça qu'ils ont le patron de Total. Non, c'est pas pour ça, c'est qu'ils estiment qu'ils ne le veulent pas. Caper leur prix, attendez. Le résultat de caper les prix, comme vous dites, de Total, ça a été... de passer de 23 à 30% des parts de marché au niveau des distributeurs. Demandez à leur concurrent ce qu'ils en pensent. Ils pensent que c'est une excellente opération marketing, qu'eux, évidemment, ils ne peuvent pas suivre, puisque Total est leur fournisseur en termes de pétrole. Donc, ce n'est pas ça qui change profondément la chose. Ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est pourquoi le prix augmente. Le prix augmente au départ quand il est problème d'approvisionnement pour des opérations de trading qu'ils ont tous fait sur la place de Genève. Et maintenant, il augmente par la raffinerie. Ce n'est pas par l'approvisionnement. Tous, ils sont tous, pas que Total. Pour le coup, soyons honnêtes. Oui, mais la raffinerie ne se
fait pas en France.
Elle se fait à l'étranger. Elle se fait quand même pour...
Non,
non.
La plupart des raffineries en France sont à l'étranger. Non, mais non.
La raffinerie... – Yves Tréa, la raffinerie pour le gazole se fait en France à 50% et pour le carburant à 93%. Donc ne me dis pas, c'est la plupart, c'est pas vrai ce que vous dites, la question de la raffinerie. Donc ça veut dire qu'ils ont en réalité joué, comme dit M. Pouyanné, on a capturé la hausse des prix, il l'a dit dans ma commission, il n'a pas pu être plus honnête. Ils se sont arrangés pour faire des bénéfices, y compris maintenant sur le raffinage. Donc il y a un moment donné où ça c'est pas possible. Donc nous on continue à proposer le blocage des prix. à la sortie des raffineries. Et s'ils ne veulent pas le blocage des prix, au moins que Total soit taxé sur une partie de ces vérifiques bénéfices pour qu'on puisse à ce moment-là aider les Français. Mais ce n'est pas possible de continuer comme ça. – Vous
parlez de la grande distribution. On a posé la question tout à l'heure à Thierry Cotillard, patron de l'Intermarché, qui était chez Sonia Mabrouk. Voilà ce qu'il répond.
Bonne nouvelle, les baisses, on a fait la moyenne de toutes les baisses de la journée dans nos stations d'essence intermarché. La baisse effective est de 18%. Et certaines cuves ne sont pas encore vides, elles vont recevoir ces stocks stratégiques. Donc on imagine que d'ici la fin de la semaine... On sera à 20, 21 centimes, donc un peu au-delà de ce qu'avait annoncé le gouvernement en fourchette haute. Et jusque quand ça va durer ? Parce que le consommateur, il est content cette semaine, mais il se dit est-ce que c'est pour 15 jours ? Non, on a un estimatif qui nous projette cette baisse pour tenir ses prix jusque janvier. Donc on devrait pouvoir avoir cette baisse durant les 3 mois qui viennent.
a une baisse pendant 3 mois qui ne coûte pas 1 centime à l'État. Pourquoi vous n'applaudissez pas ? Du gazole. Du gazole, vous avez raison. Pourquoi vous n'applaudissez pas
? C'est déjà ça. Je comprends très bien qu'ils soient contents, parce que là, ils se retrouvent dans une situation où, pour l'instant, ils perdaient des parts de marché par rapport à Total. Je comprends que là, pendant trois mois, ils vont respirer. Notamment, en réalité, les parts de marché des grandes surfaces, c'est surtout de façon à faire venir des clients. Du coup, c'était un vraiment. Je comprends qu'ils soient pour les trois mois à venir. Je comprends qu'ils respirent. C'est pas un problème. Mais au-delà de trois mois, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui va se passer ? Les
gens qui sont à 10 euros près à la fin du mois qui vont le gagner sur un plan. Oui,
bien sûr, c'est ce que compte le temps. 12 centimes sur un plan de 50, ça fait
6 euros. Je vous pose la question. D'abord, les
prix de l'essence vont rester quand même très haut. Même si c
'est que pour trois mois, vous pouvez dire quand même.
Vous me demandez, d'abord le prix de l'essence va continuer à être au-dessus de 2 euros.
Donc
pour les gens, c'est toujours un effet considérable par rapport à un pouvoir d'achat qui lui est en berne. Mais encore une fois, c'est une solution pour trois mois. Et ne mésestimez pas le fait qu'on puisse dans nos stocks stratégiques. C
'est un argument qui a été opposé. Pour vous, c'est une erreur. Il faut qu'on avance. Ça,
c'est le plus dangereux. Parce que quand on aura à reconstituer les stocks stratégiques, il est probable que le carburant sera
plus cher. Il est certain. Érico Crèche, je voudrais aussi qu'on parle ce soir de la passe d'âme entre Jean-Luc Mélenchon. Edouard Philippe, il y a deux sujets en un, parce qu'il voudra aussi parler des journalistes et de votre rapport aux médias. Mais d'abord, pour bien expliquer les choses, Edouard Philippe était l'invité hier soir du 20h de TF1, le candidat à la présidentielle, qui a dit ceci. Regardez, dans les images que nous avons vues des pillages, il parlait notamment du 17 octobre, il y avait de fait un certain nombre et un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français issus de l'immigration. Ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux. Ces mots-là, pour vous, sont inadmissibles ? –
Écoutez, est-ce que vous avez entendu les raisons pour lesquelles le tueur de Trappes a agi ? – Oui, bien sûr. – Qu'est-ce qu'il a dit ? – Bien sûr, parce qu'il y avait notamment ce discours… – Il a dit je vais venger les commerçants. – Absolument. – Et je vais viser les Noirs et les Arabes. Donc le discours qui tend à dire que ce qui caractérise les jeunes qui ont pillé les magasins, 17 octobre… c'est leur couleur de peau, leur religion supposée, c'est un discours raciste extrêmement dangereux. Parce que ce qui les caractérisait, figurez-vous, c'est éventuellement une appartenance sociale de gens qui ne pouvaient peut-être pas se payer tout ce qu'ils voyaient, etc. Je ne reviens pas sur le débat, c'est ça qui les caractérisait. Ce n'est pas l'essentialisation à partir de leur couleur de peau. Quand vous commencez à rentrer dans cette logique, ça veut dire que dans la situation actuelle, je trouve, après l'histoire de Trappes, vous semez non seulement de la haine et de la division dans ce pays, mais vous pointez des gens en fonction de leur supposée origine, de leur supposée religion. Je trouve ça
dramatique.
Non, ça ne va pas ensemble.
Pourquoi ça n'irait pas ensemble ? Quelqu'un qui n'est pas intégré... Comme il faudrait. Mais qui vous dit qu'ils ne sont pas intégrés ? Vous avez été voir ça. Non mais attendez, qu'ils ne sont pas intégrés même économiquement. Oui. Quand vous n'êtes pas intégré économiquement, il peut se comprendre.
Mais vous savez très bien, il y a quand même énormément de personnes issus de
l'immigration qui vivent dans des quartiers difficiles. Mais il y a des responsabilités à cela. Mais bien sûr que si. Vous voyez très bien, c'est vous qui dénoncez en premier les ghettos. C'est vous qui les dénoncez les ghettos et vous avez raison de les dénoncer. Si vous dénoncez les ghettos, ça veut dire que dans ces ghettos vivent des populations qui sont des populations qui ne sont pas en France depuis très très très longtemps, pour beaucoup d'entre elles, pas toutes, et que c'est des populations qui ont des difficultés. Mais non, absolument pas. Vous dites n'importe quoi, Yves Tréhard, c'est pas vrai. C'est pas n'importe quoi, ça certainement pas. C'est un discours raciste. Mais bien sûr, c'est un discours raciste. Parce que ça vous laisse dire, ça dit une chose. Vous êtes en train d'inverser la charge de la preuve. Non, non. Attendez, attendez, attendez.
Amélie. Simplement une... Je sais pas si je vais vous mettre d'accord tous les deux, mais il me semble que c'est... Quoi qu'il en soit, et ça c'est factuel et c'est notre avis de journaliste que de le dire, c'est un discours qui divise la population française. Il n'est plus question de savoir si les gens sont étrangers ou si les gens sont français. Dans ce genre de discours, c'est une manière de désigner du doigt qu'il y a deux ou plusieurs types de français. Non, parce que c'est personne qui est française. C'est bien pour ça. Quand on dit issue de l'immigration, issue de l'immigration de quand ? De combien de générations ? A partir de quand ? Dans quel cas ? allons-nous mettre nous tous français ? Moi je suis française et je suis d'immigration.
De quelle
génération ? On s'en fiche un peu.
Depuis 30 ans, j'ai fait un taquet, je pourrais vous les ressortir, des reportages sur Trappes quand j'étais à France. Vous n'étiez pas à
Trappes vendredi. D'accord ? Vous n'étiez pas à Trappes. Et d'ailleurs, je regrette, il n'y avait personne de droite à part quelques élus locaux. Je ne suis pas sûr que
c'était bien, quand on voit l'accueil qui a été fait avec Luxman, qu'il n'est pas le droit. – À
Trappes, de quoi vous parlez, il n'a eu aucun problème d'accueil de qui que ce soit à Trappes. – Non d
'ailleurs, Priscatevno avait dit très clairement que si Gabriel Attel n'est pas allé à Trappes, ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il n'était pas accepté. – Qu'est-ce qui était le
plus agité par la foule à Trappes ? C'est le drapeau français. Qu'est-ce qui a été en tenu le plus, c'est la Marseillaise. Arrêtez de considérer qu'on a des concitoyens qui sont dans les quartiers populaires et parce qu'ils ont soit des parents, soit des grands-parents. Vous savez qu'il y a un Français sur quatre qui a un grand-parent étrange, etc. Et en plus, entre guillemets, d'une religion parfois différente à la religion officielle de ce qu'a été l'agent officiel en France, ou d'une couleur de peau différente de celle qui, pendant très longtemps, a été, j'allais dire, celle de la majorité des Français, que ces gens-là ne sont pas intégrés. Ces gens-là, ils croient en la République. Ces gens-là, ils sont absolument convaincus. Et ils en ont marre qu'on leur renvoie sans arrêt leur question de leur origine pour expliquer leurs actes. Les actes du 17, c'est une explication sociale. Toute l'immigration en France, elle a toujours commencé. les Polonais, les Italiens, les Espagnols, elle a toujours commencé en général par faire le travail que les Français, parce qu'ils étaient mieux forcés, formés, etc., ne faisaient pas faire. Donc, les classes populaires ont toujours été très majoritairement des classes populaires. Mais c'est votre discours, mais c
'est
pas le discours qui
est convicté. C'est pas un discours qui va nous faire régler les problèmes qu'on a. Ah, mais ça, c'est sûr que ça ne vous fait pas rêver, ça divise les Français, ça crée de l'arène. C'est beau qu'il est divisé. C'est beau qu'il est divisé, parce que vous ne réglez pas le problème. n'était
pas compatible avec la France, où on a expliqué qu'à bas le voile, comme disait M. Retailleau, qu'il y avait les Français de papier, discours de Vichy, excusez-moi, il y a toute une espèce de discours qui s'est fait, et je regrette que M. Philippe ait cru bon aller dans cette veine-là pour des questions peut-être électoralistes, où il a eu tort, parce que les gens, ils iront toujours voir l'original. – Alors attendez,
au passage, je vais citer quand même ce que vous répondez d'or Philippe, M. Mélenchon, vous portez avec Mme Le Pen une responsabilité immense dans la violence qui ne se répand en France, pour vous les pilleurs de qui viennent étrangers. aux Français sont des modèles d'intégration et des casseurs d'extrême-gauche, des victimes de la police. Vous voulez censurer tout le monde et fracturer le pays. Je veux dire les choses pour lui permettre... Je veux dire les choses, oui, pour permettre de se redresser et de faire unité. Il y a un autre sujet dans cette passe d'armes, c'est votre rapport aux médias. Comme pour un de nos journalistes la semaine dernière d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon accuse Anne-Claire Coudray, notre consoeur de TF1, de racisme. Anne-Claire Coudray reprend à son compte les colonies racistes d'Edouard Philippe, etc., etc. Pourquoi systématiquement Éric Coquerel s'en prendre aux journalistes ? Pourquoi faire des des adversaires ? Non,
on ne s'en prend pas aux journalistes systématiquement. Sur le terrain, je sais en plus que les journalistes ne se revendiquent pas forcément de ce qu'ils entendent sur les plateaux. Donc il n'y a pas les journalistes comme ça. Je mets ces news d'un côté parce que là je pense que malheureusement... Il y a y compris une identification idéologique des journalistes de CNews avec ce qu'il y a sur leur chaîne. Ce n'est pas forcément le cas de vos journalistes sur le terrain. Mais par contre, je pense qu'il ne faut plus accepter que sur les plateaux. de télévision, il y ait, dites comme des opinions, des formules qui sont des formules racistes. Je suis désolé, vous ne pouvez pas l'accepter. Mais nous ne l'acceptons pas. Mais si, vous l'acceptez. Mais non, nous ne l'acceptons pas. Qui a rétorqué ? Quand Mme Aurore Berger a commencé à dire que le grand remplacement était quasiment une opinion. Excusez-moi, je veux bien regarder le replay pour voir si quelqu'un lui a dit, vous savez qu'au nom du grand remplacement, il y a eu le premier attentat terroriste raciste en Nouvelle-Zélande. Sauf que,
pardon, Éric, cette indignation-là, elle a un peu la géométrie variable. Vous parliez d'Éric Zemmour tout à l'heure, par exemple. Vous citiez Éric Zemmour. Qui a accepté, ce plateau, c'était le plateau d'à côté, de débattre pendant deux heures et quart avec Éric Zemmour ? Mais ce
n'est pas du tout la même chose. Qui ? Alors, d'une part... D'une part, c'était Zemmour qui était quand même un peu moins virulent. Jean-Luc Mélenchon. Mais ça a aucun rapport avec vous, votre travail de journaliste ? C'était pas le fait de... Mais regardez le débat. J'ai arbitré ce débat. Vous croyez que Jean-Luc Mélenchon, dans ce débat, a laissé M. Zemmour sortir des choses racistes ? C'est pas le cas du tout. C'est pas le cas du tout. Il l'a même démonté là-dessus. Quand on a
reçu Eric Zemmour. Tout
est parfait. Vous avez raison. M. Coquerel, on l'a reçu. C'est une histoire compliquée, qui était une histoire délicate, c'est celui d'un assassinat dans un collège. Il a commencé par cette accusation-là, justement, alors qu'il n'y avait aucune preuve et aucun indice qui permettait de dire que cet acte était imputable à une question de racisme ou ethnique. Et on l'a tout de suite repris, mais tout de suite, contre-dit.
Moi, je vous regarde quand même assez souvent. Je vous dis qu'il y a eu plusieurs fois sur vos plateaux des déclarations que moi je juge racistes, de fait qu'elles essentialisent des parties de la population française en fonction non pas de leur appartenance sociale, mais de leur couleur de peau, de leur religion supposée, des responsables politiques qui ont sorti des choses extrêmement racistes sur le plateau. Pas seulement BFN, je vous le dis, mais sans qu'il y ait de réaction. Et moi, je vous le dis, et j'en suis
garant que ces réactions ont eu lieu sur les dernières interviews que nous avons pu mener. On parle là d'Éric Zemmour, précisément, mais il y en a eu d'autres. Et on reçoit tout le spectre vraiment politique. Et on était ravis de vous recevoir, évidemment, ce soir. Juste une chose. – Je note ce que vous avez dit ce soir sur nos reporters, et je m'en félicite, parce que nos reporters font un boulot dingue sur le terrain. – Oui, mais très souvent, vous savez aussi, on ne va pas faire l'émission de la semaine
dernière. – Et qu'ils sont devenus
des
cibles, et ça c'est inacceptable. – Je vous ai dit une chose, c'est que vos reporters sur le terrain, quand à certains moments ils couvrent des mobilisations et qu'ils couvrent… On va refaire ce qu'on s'est vu la dernière fois, je vous ai dit la même chose. Il couvre à 80% à travers des événements, y compris à certains moments, en survalorisant une poubelle qui brûle. Mais c'est pas vrai. Mais si, c'est vrai, il le pense eux-mêmes. Et pourtant, l'un de nos reporters,
très récemment, est allé tendre son micro à M. Mélenchon, qui l'a pointé du doigt en l'accusant d'être raciste.
Et ça, c'est
inadmissible.
Non, non. Si, il l'a fait. Moi, j'étais là dans la question qui a été posée. Écoutez, je veux bien qu'on continue. Je vous dis simplement... J'invite moi les médias, je ne parle même pas de CNews. CNews, nous on est pour l'interdire, je pense que ce n'est pas possible d'avoir une chaîne qui propage du racisme comme ça. Monsieur Coquerel, vous êtes
conscient simplement que j'entends qu'il y a certains discours qui sont tenus sur l'antenne qui ne conviennent pas à la France insoumise et sur certains dérapages racistes, ça peut se produire. Ou de couverture. Oui, mais vous comprenez bien que quand on pointe des journalistes comme ça, il y en a qui ont des cibles dans le dos de chez nous. Vous comprenez ce que ça veut dire ? Chez nous et ailleurs, chez nous, chez CNews, c'est TF1. On ne vous parle pas de confrères qui sont un peu malmenés dans les manifs. On vous parle de confrères qui ont peur d'aller bosser.
Et je vous dis simplement qu'en
pointant comme ça,
ça ne vaut pas. Alors attendez, je vous dis une chose. Que nous ? Et vous ? C'est dangereux, on a peur pour eux, vous comprenez ? Il n'y a pas besoin pour France Insoumise de dire que la couverture de BFM a été problématique pour le mouvement lycéen étudiant. Ils le considèrent les lycéens. Ils le considèrent parce qu'ils ont vu la couverture. Je vous répète encore, je ne pense pas que vos journalistes soient forcément à l'aise avec eux. les lignes éditoriales ou ce qu'on leur demande quand tout d'un coup on leur demande d'aller couvrir. C'est une chose,
avoir peur pour son intégrité physique et sa vie, c'en est une autre.
Vous m'avez entendu défendre le fait de s'en prendre à l'intégrité physique du journalisme. Merci Eric Cochrane, merci d'être venu
ce soir en direct sur BFM TV. La suite de BFM Grand Soir dans un instant dans le palais du 5 novembre. A tout de suite.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.