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Et vous dites, ça revient chaque année. Mais chaque année, vous refusez d'entendre certains rapports de la Cour des comptes. Il y en a certains, quand ça vous arrange, alors là, il faut les obéir au doigt et à l'œil. Ça fait maintenant... plusieurs années que les rapports de la Cour des comptes disent qu'il y a un problème de seuil et plafond, qui fait qu'au-dessus d'un certain seuil et plafond, le crédit impôt recherche ne sert plus à créer la recherche en France, il sert comme objet d'optimisation massive pour les très grandes entreprises. Et je vais vous raconter une anecdote. C'était, Jean-Paul Matilly est témoin, il était là, c'était la commission d'enquête de Charles de Courson, présidée par Jean-Paul Matilly. On interroge... Le MEDEF, vice-président du MEDEF, qui était là avec ses conseillers fiscaux. Je leur demande, je dis, est-ce que vous pourriez me donner quels sont les outils d'optimisation que vous vous conseillez le plus à vos membres ? Alors les deux conseillers fiscaux qui ont compris le piège disent « Ah non, non, nous pas du tout ». Et le vice-président du MEDEF reprend le micro, un peu bravage, et me dit « Il y a une chose en tout cas, supprimez surtout pas le crédit impôt recherche ». On ne peut pas mieux dire que pour beaucoup de monde, le crédit impôt recherche, ce n'est pas un outil pour créer de la recherche, c'est un outil d'optimisation fiscale. Et ça, ce n'est pas acceptable. Parce que d'abord, ça dessert les entreprises. qui l'utilisent réellement pour créer de la recherche, et il y en a, c'est vrai. Et d'ailleurs, parmi ces entreprises, M. Midi, vous parliez tout à l'heure des entreprises du numérique, il n'y a pas très longtemps, j'étais à leur salon, on a discuté de ça ensemble, elles sont justement terriblement à fond pour qu'on renégocie le crédit impôt recherche, de façon à ce que ça serve vraiment la recherche et pas l'optimisation. Et là, je suis désolé. Mais on est très loin du compte. Ça nous coûte encore des milliards de trop de manière inutile. Donc il est urgent de le réformer. Et tant que ça ne sera pas réformé, monsieur le ministre, ça ne sera pas vous l'année prochaine, j'espère que ça sera moi. Oui, bien sûr, c'est ce que je souhaite. Donc c'est le suffrage universel. Mais nous, on respectera le suffrage universel, contrairement à ce que vous, vous avez fait en 2024. Bien, donc... Par rapport à ça, oui, je pense qu'il va falloir revoir les choses, parce que sinon, ça coûte trop cher. Et on a besoin de cet argent comme on avait besoin des 5 milliards que tout à l'heure vous avez dilapidés.
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