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à toutes et bonjour à tous. Merci d'être présents pour ce point préseptomadaire du groupe de la France Insoumise. Pour commencer, je vous souhaiterais revenir sur la semaine dernière et notre niche parlementaire. Vous le savez, jeudi dernier, c'était nous qui choisissions l'ordre du jour et nous sommes très fiers. que notre groupe parlementaire ait réussi à faire passer trois textes qui ont un impact concret sur le quotidien des gens. Le premier, c'est le rétablissement du droit commun de la propriété dans les territoires dits d'outre-mer. Le second, c'est la création d'un corps de fonctionnaires des AESH. Et le troisième, c'est la prise en charge intégrale des soins pour les victimes de violences sexuelles. Vous le voyez, nos propositions trouvent des majorités à l'Assemblée nationale, contrairement à celles de l'extrême droite, qui n'a pas fait passer un seul texte lors de sa dernière niche parlementaire. Elle est incapable, cet extrême droit, de faire passer des textes. Par contre, on l'a vu à l'œuvre pour obstruer les nôtres, d'ailleurs en déposant des centaines de sous-amendements, notamment sur un texte que je portais qui visait à accompagner les jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfant jusqu'à 25 ans. Plus de 140 sous-amendements ont été déposés par l'UDR et le Rassemblement national pour obstruer un texte qui est pourtant très attendu par les enfants placés, avec des amendements à leur image, mal rédigés, qui changeaient des virgules, mal lus d'ailleurs en séance. et des amendements particulièrement racistes qui visaient à exclure les enfants étrangers de la protection de l'enfance. Cette obstruction a été rendue possible par le gouvernement aussi, qui a refusé d'engager l'article 44.2 pour retirer les amendements d'obstruction, alors que le gouvernement ne s'était pas privé de le faire pour la loi permis de tuer. Alors les collectifs d'anciens enfants placés, avec qui nous étions toute la journée de notre niche, ont d'ailleurs interpellé directement le gouvernement pour demander l'activation de cet article sans réponse. Alors c'est une obstruction minable qui montre à quel point que l'extrême droite est une arnaque pour les droits des enfants dans notre pays. L'enfant, c'est en fait qu'un prétexte pour imposer un narratif raciste. D'ailleurs, je vous renvoie à un extrait du compte-rendu où M. Odoul dit « c'est quoi la civise ? C'est le service sanitaire du Hamas ». Voilà à quoi ce que disent les députés. RN pendant la séance. L'autre enjeu quand même pour le Rassemblement national était aussi d'empêcher l'examen des deux textes qui suivaient, c'est-à-dire celui d'Adrien Clouet sur la hausse des salaires et des retraites et celui de la présidente Mathilde Panot pour l'interdiction de l'utilisation de l'acétamipride. Alors ce que nous démontre aussi notre niche c'est à quel point l'extrême droite est donc l'ennemi des femmes, l'ennemi des enfants mais aussi l'ennemi des travailleurs et des travailleuses et ça nous allons évidemment le faire savoir. Ensuite, nous sommes, l'actualité est intense cette semaine encore avec la mobilisation sociale, la mobilisation lycéenne. Je dois dire que la journée de samedi dernier est une réussite pour le mouvement social. La mobilisation a été une nouvelle fois massive avec plus de 500 000 personnes dans la rue, malgré une date en plein milieu des vacances scolaires et la peur aussi des manifestants, ils le disent, de venir en manifestation. Et ce qu'on retient de cette période, c'est que les gens vont manifester même avec l'angoisse de se faire gazer ou matraquer. Certains n'osent plus venir. en manifestation avec leurs enfants parce qu'ils estiment que c'est trop risqué c'est d'ailleurs mon cas et je dois dire que c'est ce sont des graves attentes au droit de manifester qui devrait vraiment tous nous alerter J'en profite pour parler des travaux que mène le collectif Lacrymo 200, qui étudie les conséquences des gaz lacrymogènes sur la santé, particulièrement des femmes, qui va d'ailleurs rendre ses conclusions le 17 novembre prochain. Nous serons à leur côté et nous travaillons avec eux sur la transparence qu'ils devraient avoir sur la composition des gaz lacrymogènes. Je profite aussi de cette conférence de presse pour saluer la mobilisation des lycéens et des blocages des lycées qui continuent, qui ont repris ce matin, et dire que nous serons présents à leur côté à 14h en manifestation et évidemment nous serons toutes et tous présents jeudi 5, ce jeudi-là, à l'appel de l'intersyndicale. Et évidemment, nous appelons le gouvernement à répondre aux mobilisations de la jeunesse et aux revendications du mouvement social qui sont légitimes. C'est pour cela que nous soutenons ces mobilisations. Et le gouvernement pourrait le faire très simplement par décret. Et pour l'instant, nous n'avons aucune réponse de la part des ministres sur les revendications, que ce soit celles des syndicats et celles de la jeunesse, ne sont absolument pas à la hauteur. Ça a été dit par l'intersyndical lycéen et étudiante. Ensuite, l'actualité a été encore intense la semaine dernière et je voulais vous reparler du rassemblement qu'a eu vendredi dernier à Trappes, en hommage aux victimes de l'attentat terroriste, raciste, négrophobe et islamophobe commis par un homme imprégné d'une idéologie d'extrême droite. Au nom de mon groupe parlementaire, j'adresse à nouveau toutes mes condoléances et toute notre compassion à la famille de Pengo Bossio Wangui, lâchement assassinée en raison de sa couleur de peau. Ce rassemblement attrape a réuni 12 000 personnes, ce qui montre un réel élan de solidarité et de prise de conscience de la gravité du moment. Toutefois, l'absence du gouvernement à ce rassemblement nous interroge évidemment. Lors des questions au gouvernement la semaine dernière, le Premier ministre Lecornu a quand même osé mettre sur le même plan une victime d'un attentat raciste et la mort d'un néo-nazi dans un affrontement de rue. Cette comparaison est nauséabonde et banalise les discours d'extrême droite. Et ce gouvernement n'est pas à son coup d'essai. Aurore Berger a légitimé la théorie complotiste d'extrême droite qui est le grand remplacement en refusant de la qualifier de raciste. Hier, Edouard Philippe, ancien Premier ministre, et candidat macroniste à la présidentielle a déclaré sur TF1 que les jeunes issus de l'immigration étaient surreprésentés dans les violences autour des manifestations et a pointé l'échec de l'intégration depuis plusieurs décennies. Maude Bréjon qui ne trouve rien de mieux pour le défendre que de citer Jean-Marie Le Pen en affirmant que monsieur Philippe dit tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas. Le maire de Trappes a pris la parole avec une grande dignité et a eu des mots justes. L'extrême droite a armé idéologiquement ce terroriste. Et on ne peut pas ignorer la responsabilité... des discours d'extrême droite qui infusent librement dans le débat public. Jordan Bardella, en 2022, a qualifié Trappes de république islamiste en miniature, ce que Mme Edvidjad a repris à son compte quelques jours à peine après l'attentat. Éric Zemmour est invité en grande pompe sur tous les plateaux depuis le début des mobilisations pour fustiger une immigration arabo-musulmane, qui serait responsable de ces violences, et qui parle de racailles arabo-musulmanes hors de barbares maghrébins et africains, et Mme Knafo refuse de condamner ces termes. La liste est vraiment très longue. donc je vais m'en arrêter là, mais je voudrais dire que ces discours sont le fond de commerce de CNews, une chaîne qui prospère en relayant ses propos racistes et haineux, et qui joue un rôle majeur dans la diffusion des discours d'extrême droite et dans l'instrumentalisation raciste des événements du 17 octobre. La liberté d'expression ne signifie pas qu'on peut tout dire et tout diffuser impugnément. C'est pourquoi nous soutenons évidemment la pétition qui appelle à la fermeture de CNews. Cette pétition a récolté presque à l'heure où je vous parle 700 000 signatures, ce qui est énorme. Nous avons demandé ce matin même l'inscription à l'ordre du jour en séance pour pouvoir débattre de cette pétition et qu'elle ne soit pas enterrée une nouvelle fois, comme ça a été le cas pour d'autres pétitions signées massivement. Donc on attend les réponses de la commission éducation qui va examiner cette demande demain. En tout cas, nous nous réitérons la mobilisation autour de cette pétition et appelons évidemment chacun et chacune à la signer. Maintenant, je vais laisser la place à Aurélie Trouvé qui va vous présenter ses travaux.
bonjour à toutes et tous. Je présente aujourd'hui les résultats. De la mission parlementaire que j'ai menée par ailleurs avec Henri Alfandari sur l'envolée des prix à la pompe, qui paye, qui gagne, et on a mené des dizaines d'auditions, je voudrais d'abord dénoncer un véritable trou noir. C'est-à-dire que pendant que les Français se saignent, qu'ils payent des prix absolument délirants à la pompe, combien se font les multinationales du pétrole, combien se fait Total sur leur dos, eh bien en fait on n'en sait rien, l'État non plus en fait. On ne sait pas les profits qu'elles font grâce aux raffineries françaises. Et on ne sait pas non plus les profits qu'elles font dans le négoce et la spéculation, puisque tous les profits sont planqués en Suisse. C'est ce qui permet d'ailleurs à Total la plupart du temps de ne payer aucun impôt. Et comment se fait-il que le gouvernement n'exige pas ces données ? C'est pourquoi moi dans mes recommandations, je demande à ce que le gouvernement impose absolument la transparence. Mais du coup j'ai dû mener mes propres calculs. Et à partir de ces calculs, j'estime que Total pourrait vendre dès demain l'essence et le gazole à 1,70€ comme avant la guerre. Dès demain, les Français pourraient aller dans une station service et payer 1,70€ l'essence et le gazole. Pour ça, il suffit de quoi ? Eh bien, un, que Total répercute totalement. l'effet de la libération des stocks stratégiques et ensuite qu'il cesse de faire des profits quelque temps en France, ce que Total peut tout à fait se permettre, tout comme l'ensemble des multinationales du pétrole, puisque Total, par exemple, a accumulé d'énormes profits les 9 premiers mois de l'année, c'est-à-dire 17 milliards d'euros, deux fois plus que l'an dernier. Il y a finalement une bonne nouvelle, c'est que si le gouvernement le voulait, on pourrait acheter à 1,70 euro. nos carburants. Et pour ça, il y a une recommandation centrale que porte d'ailleurs la France Insoumise maintenant depuis huit mois, plafonner l'ensemble des marges et des prix des carburants, mais aussi obliger les raffineries françaises à approvisionner en priorité le marché français. Et bien entendu, nous le ferons si nous arrivons au pouvoir dans quelques mois. Je finis en disant que... Finalement, avec cette mission, on se rend compte que le gouvernement a monté de toute pièce un récit qui est complètement faux, qui lui permet d'effacer ses propres responsabilités et celles des multinationales du pétrole. Un gouvernement qui a d'ailleurs ciblé dès le départ les distributeurs et les stations-services alors que c'était pour faire diversion et que ce n'est pas du tout là le problème. Le problème, je le redis. C'est non pas la pénurie ou les distributeurs, mais Total et les multinationales du pétrole. Il faut donc dans l'urgence plafonner l'ensemble des marges et des prix, mais aussi, et ça ce sont des conclusions communes que j'ai avec le co-rapporteur, planifier d'urgence la diminution drastique de la consommation d'hydrocarbures, particulièrement de gazole. Jouer aussi sur les stocks stratégiques et les capacités de production de raffinerie qui ne sont pas au maximum, notamment pour le gazole. Et je voulais dire in fine que l'on paye aujourd'hui l'absence totale de politique industrielle et énergétique de la part du gouvernement en la matière. Et là aussi, je crois que nous nous rejoignons avec mon co-rapporteur. Il est urgent d'avoir une planification industrielle et énergétique qui prépare... la société de l'après hydrocarbures et qui en même temps et dès maintenant fasse en sorte que les Français ne payent pas les super méga profits de Total et des multinationales. Merci.
Rapidement, un petit point pour commencer sur le budget. Juste pour vous dire, on aura l'occasion de reparler qu'on va certainement finir l'examen de la P1, partie recette, mercredi après-midi ou en fin de journée ou jeudi matin, et que le vote aura lieu dans la foulée. Nous, on souhaitait un vote solennel mardi prochain, mais le gouvernement, on a décidé autrement. Mais ce n'est pas le cœur de mon intervention, c'est plutôt de faire une proposition. M. Lecornu a dit qu'il réunissait les syndicats étudiants et lycéens la semaine prochaine. On peut donc peut-être supposer, si, comme je l'espère, la mobilisation se poursuit avec succès, qu'il propose autre chose que l'ensemble de mesures qui équivalaient à peu près à 410 millions d'euros qu'il a mis dans les mains de ces syndicats il y a une semaine, alors même que vous savez qu'il réclame un plan d'urgence à peu près d'une hauteur de 10 milliards. Si c'est le cas, il se retrouve devant une difficulté. J'ai cru voir sur un de vos confrères ce matin les échos pour ne pas le nommer que le gouvernement se pose la question. C'est quel support on peut utiliser ? pour faire passer ces mesures budgétaires sans être, j'allais dire, phagocytées par la question du budget, c'est-à-dire le fait de le faire passer par 49.3 ou ordonnance, qui évidemment ruinerait la possibilité de mettre ces budgets. Moi, j'ai une proposition à faire très claire, c'est d'utiliser le projet de loi de fin de gestion qui va arriver cette semaine à l'Assemblée. Il est tout à fait possible... d'utiliser le projet de loi de fin de gestion avec un système d'utilisation des crédits à ce moment-là ouvert dès 2026 et un système de report que rien n'interdit pour 2027. Alors ça aurait beaucoup d'avantages, ça irait très vite. On peut supposer que dans ces cas-là, le gouvernement trouverait une majorité si c'est pour aller dans ce sens pour ce projet de loi de fin de gestion. Il pourrait... Également, il va le présenter cette semaine, mais imaginons qu'il le modifie ainsi la semaine prochaine, dans les jours qui viennent. Il pourrait très bien faire soit une lettre rectificative, soit des amendements pour le modifier. Et on aurait un texte, ainsi voté vite, qui pourrait s'appliquer tout de suite, qui pourrait du coup, j'allais dire, satisfaire dans l'urgence au mouvement étudiant et lycéen. Et on pourrait même imaginer à côté, pour contrebalancer ces crédits, que le gouvernement fasse passer un projet. spécifiques, projets fiscales, qui permettent par exemple d'ouvrir la contribution sur les hauts patrimoines que Bercy avait travaillé il y a maintenant deux ans, qui est à peu près estimé à 2 milliards, qui pourrait par exemple décider d'une taxe exceptionnelle sur les super profits et qui aurait largement de quoi contrebalancer les mesures qui seraient à ce moment-là dans le projet de loi de fin de gestion. Voilà la proposition que pour ma part je fais et qui me semble bien plus réaliste que n'importe quelle. construction après le budget, auquel le gouvernement semble réfléchir. Merci.
C'est à moi. Bonjour à toutes et à tous. On fait un petit point sur la commission d'enquête sur les violences du 17 octobre et la mobilisation qui va avec avant, pendant et après, puisque c'est le périmètre qui a été retenu par la commission des lois, transformée en commission d'enquête. Je ne reviens pas sur le... le mélodrame de la rapporteure qui démissionne, etc. Maintenant, l'objet, c'est de le mettre au boulot et de travailler. Nous avons transmis ce matin une longue liste de personnes que nous souhaitions voir auditionnées, puisque l'enjeu, c'est que cette commission des lois transformées en commission d'enquête soit un minimum exhaustive. L'intérêt de cette commission d'enquête, c'est d'avoir des auditions qui soient publiques, filmées, et que tout le monde puisse constater les questions qui sont posées aux responsables politiques, notamment aux responsables administratifs, et plus largement. On a remis la liste des membres du gouvernement, mais dans notre esprit, même si on nous resserre du Laurent Nunez première minute, c'est plutôt à la fin qu'il faudrait auditionner les membres du gouvernement, après avoir récolté des informations, et donc nous souhaiterions qu'il y ait un certain nombre d'auditions, à commencer par celle du ministère de l'Intérieur. Et je pense notamment à toutes les personnes qui ont été en responsabilité à Paris, mais aussi ailleurs en France, concrètement dans les salles de commandement le 17 octobre dernier, puisqu'il y a des choses à redire sur cette... Sur cette mobilisation, évidemment, on vous transmettra la liste par le canal presse habituel, mais ça fait partie de toutes les personnes qu'on souhaite auditionner, notamment la Direction nationale du renseignement territorial. Il ne vous aura pas échappé que la France insoumise a été mise en cause dans ces rapports qui ensuite ont été le point de départ pour, ici ou là, faire des... des interdictions de manifestations et maintenant même des mesures individuelles dans le cadre de l'état d'urgence mis dans le droit commun, vous savez, en matière de terrorisme. Donc tout ça va quand même assez loin et donc nous aimerions en savoir un petit peu plus suite à l'enquête évidemment de Mediapart. Le ministère de la Justice qui semble donner d'autres informations et notamment les procureurs, je ne parle pas du ministre Darmanin qui lui raconte bien ce qu'il veut le matin à la télé, c'est-à-dire n'importe quoi comme d'habitude, mais d'avoir les professionnels qui eux ont des choses. sérieuse à nous raconter sur le sujet. Le ministère de la Santé doit pouvoir être aussi associé pour savoir quel est le nombre de blessés réels de toutes ces mobilisations, chiffre qui est bien souvent invisibilisé. Les plateformes et les réseaux sociaux qui, visiblement, ont reçu un certain nombre de courriers de la part de l'exécutif, leur demandant de modifier leurs algorithmes du jour au lendemain. Je pense notamment aux professionnels du droit, les avocats et les barreaux qui sont concernés par les plus gros secteurs de mobilisation. Ils ont aussi des choses à nous raconter. Les avocats aussi et les collègues... de défense qui sont sur le terrain. Les collectivités territoriales, il s'agirait peut-être aussi rapidement de demander, par exemple, au maire de Marseille, M. Payan, qui dit avoir une vidéo à sa disposition de non-protection de la mairie par la police nationale, de récupérer cette vidéo le plus rapidement possible et de l'entendre dans notre commission. Mais évidemment, le maire de Limoges, le maire de Bordeaux, le maire de Paris, enfin bref, un certain nombre d'élus locaux qui ont sans doute des choses à... à raconter et un certain nombre d'institutions indépendantes. Je pense aux défenseurs des droits. J'ai vu qu'il avait dit qu'il parlerait, mais pas tout de suite. Il s'agirait peut-être qu'il parle tout de suite, puisque c'est maintenant que les droits sont bafoués dans notre pays. Évidemment, nous souhaitons entendre la CNCDH, mais aussi la Ligue des droits de l'homme, un certain nombre d'observatoires des pratiques policières. les syndicats qui sont quand même le cœur de la mobilisation du moment, les commerçants, les artisans touchés, il y a aussi des unions de professionnels qu'on doit pouvoir auditionner, les journalistes qui sont sur le terrain ou qui ont des choses à nous raconter, il y en a quelques-uns, et aussi les victimes de toutes ces violences, sans oublier les personnalités extérieures, sociologues, chercheurs qui regardent ça de très près et qui documentent en temps réel l'autoritarisme d'Emmanuel Macron. Je fais une dernière focale sur... Sur les victimes et familles de victimes de la répression et de la brutalité policière, puisque ça continue encore ce matin avec les images que je vois sur les réseaux sociaux, nous avons décidé d'ouvrir un formulaire en ligne sur le site de la France Insoumise pour recueillir les témoignages de toutes les personnes qui voudraient contribuer directement à cette commission d'enquête à travers nous, de sorte à ce que nous puissions relayer leur parole et leur demande d'audition et d'examen d'un certain nombre de documents. Donc je vous donne l'adresse qui est sur le site de la France Insoumise. la France Insoumise c'est la-fi.fr slash violence au pluriel tiré policière au pluriel tiré témoigné EZ évidemment à la fin et c'est sur la première page du site de la France Insoumise évidemment on l'aura les rats sur nos réseaux sociaux en tant que parlementaires le groupe le mouvement tout le monde bref c'est un appel très large à ce que vous puissiez contribuer très directement à cette commission d'enquête puisque nous voyons bien qu'il y a un peu du retard à l'allumage et pas forcément une volonté très franche de la part de la Macronie, c'est le moins qu'on puisse dire, l'extrême droite je mets de côté, mais de la part de la Macronie, de faire en sorte que cette commission d'enquête ait lieu. Évidemment, avec un agenda pareil, une demande de liste d'audition pareille, impossible de finir en décembre. C'est aussi un autre signal qui est donné. Il faut que cette commission d'enquête se termine quand on en aura fini avec les gens qu'on souhaite entendre. Il faut qu'on aille à l'exhaustivité, évidemment, puisqu'on a besoin de savoir, comprendre. documenter cet autoritarisme de la Macronie, de sorte à ce qu'on puisse peut-être le limiter dans ces circonstances après cette fuite en avant qu'on voit de samedi en samedi et de jour de blocage de lycée en jour de blocage de lycée. Merci.
Bonjour à tous et toutes. Je voulais vous faire un point d'information sur les travaux que je conduis au sein de la Commission des affaires européennes, puisque je vais présenter demain une communication sur les leçons à tirer des canicules 2026. Nous en sommes sortis, mais nous allons y rentrer assez rapidement. Il s'agit de prendre des mesures par rapport à ce que nous savons être désormais la référence de ce qui va nous attendre. Ces dernières semaines, je me suis donc penchée sur les conséquences de ces canicules qui, je le rappelle, ont touché 80% de la population européenne. 490 millions de personnes ont connu au moins un jour à plus de 35 degrés, avec des impacts nationaux en France, mais aussi transnationaux. Par exemple, la sécheresse qui a provoqué la baisse critique des niveaux du Rhin et du Danube, forçant l'Allemagne et les Pays-Bas à ouvrir des cellules de crise conjointe ou bloquant l'acheminement. des marchandises vers des régions comme l'Alsace. Il y a eu les pertes agricoles majeures en Europe de l'Ouest qui font peser le risque d'une perte de souveraineté alimentaire globale et menacent l'Europe occidentale de dépendance encore plus forte d'importation depuis l'Est. Ces canicules ont également affecté la santé des populations avec des effets différenciés en fonction du genre et en fonction de la situation. sociales, les infrastructures, les transports, les finances publiques, tout cela, ont été impactés. Et donc, la dizaine d'auditions que j'ai menées avec des spécialistes météorologiques, de la santé publique, l'Observatoire européen Copernicus, que je pense que vous connaissez, qui fait des travaux extrêmement importants, et puis tout un ensemble de chercheurs du rapport du GIEC m'ont permis de formuler un certain nombre de recommandations, avec notamment un... enjeu sur lequel je fais une focale, celui de la politique agricole commune, puisque en matière de climat, il va falloir entreprendre la reconversion totale et la refonte totale et la réforme totale de cette politique agricole commune pour qu'elle embrasse les changements, notamment en termes de culture et de climat. On ne pourra plus cultiver les mêmes... produits en Europe et en France. Et donc, c'est un engagement qu'il faut prendre dès maintenant. Et nous portons, en tout cas nous, à la France insoumise, un projet politique qui permettra de l'engager en France et de pouvoir le mener au niveau européen.
Merci à vous. On va laisser la place aux questions, si vous en avez. Bonjour
pour France Info. Monsieur Coquerel, vous avez déjà sollicité le gouvernement pour votre astuce sur les finances de l'État, sur le PJL. Est-ce que vous pouvez nous expliquer l'état des discussions plusieurs questions. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Juste sur la pétition sur CNews, quelle est votre stratégie ? Est-ce que vous pensez que ça peut être effectivement mis à l'ordre du jour ou est-ce que ça va être compliqué
Bonjour. Une question pour Madame Trouvé sur votre mission. Est-ce que vous pensez qu'il faut aller plus loin dans le déblocage des stocks stratégiques ? Là, on a débloqué, je crois, un cinquième des stocks de gazole. Est-ce que vous pensez qu'il faut aller plus loin ? Et j'imagine qu'une réponse qui peut être faite par les... principaux concernés à votre rapport par les raffineries, c'est de dire, puisque c'est comme ça, on va fermer nos raffineries en France et s'installer ailleurs, notamment peut-être les groupes qui ne sont pas français comme North Atlantic. J'anticipe cet argument et du coup, qu'est-ce que vous y répondez ? Merci.
vais juste commencer par répondre, après je laisserai la parole à Éric Coquerel et à Aurélie Trouvé sur la stratégie vis-à-vis de la pétition. Le règlement, en tout cas ce matin j'étais en conférence des présidents et donc j'ai demandé avec d'autres groupes l'inscription à l'ordre du jour en séance pour que ce débat ait lieu en séance et que ça ne soit pas enterré comme la plupart des pétitions de l'Assemblée nationale. Je dois quand même vous dire que le rythme de signature est particulièrement impressionnant. Depuis quelques jours, on a une accélération, c'est des milliers de personnes par heure qui signent. pétition et je crois que le gouvernement doit respecter quand les citoyens les citoyennes se mobilisent de cette manière pour avoir un débat de pouvoir d'avoir le respect de pouvoir le mener on est dans un moment où le gouvernement fait preuve d'autoritarisme débridé je crois que ça serait un très mauvais signal d'enterrer cette pétition et donc je voulais dit le bureau de la commission éducation doit en discuter demain nous et les élus qui sont représentés pousseront pour que cette pétition puisse être discutée et pas qu'en commission. Je le redis en séance, c'est important que ce débat soit mené de manière large et que tout le monde puisse le suivre. Donc maintenant, la balle est dans le camp de la commission éducation, mais aussi de la présidente de l'Assemblée nationale, Yann Brodpivet, qui pourrait tout à fait, selon la ligne A6 de l'article qui concerne les pétitions, l'inscrire directement à l'ordre du jour. Et c'est la demande qui en a été faite. Je laisse Eric et Aurélie répondre.
vous en avez le scoop ce matin. Je vais m'adresser évidemment au gouvernement. Je le mets sur la table. Peut-être aussi que les syndicats étudiants et lycéens vont pouvoir s'en emparer. C'est une astuce, mais c'est une astuce intelligente parce que ça permet de régler un problème évident. C'est qu'il faut que ça aille vite et qu'en même temps, ça soit déconnecté du budget. Parce qu'on voit bien que la question du budget permet difficilement d'intégrer des mesures de ce type. Tout simplement parce que le budget ne sera pas voté. On le sait, l'opposition ne le votera pas. Après, on peut imaginer que des forces le censurent ou pas. Mais là, ça devient hypothétique. Et si c'est les ordonnances, c'est le budget initial. Donc il faut bien trouver une solution. Et celle-là en est une. Elle fonctionne. Alors le gouvernement pourra peut-être dire au début, oui, les reports, ça ne se fait pas trop. Il n'y a aucun texte l'interdit, surtout qu'il y a des sommes qui seraient déjà investies dès 2026. Donc je trouve que si le gouvernement veut vraiment résoudre cette situation, alors évidemment... avec une autre somme que les 410 millions qu'il a mis sur la table. Mais ce n'est pas à moi qu'il appartient de négocier le gouvernement, ça c'est les syndicats étudiants lycéens, et de voir ce qu'ils font par rapport à ça. Mais si le gouvernement veut vraiment résoudre la question, je pense que c'est une main qui lui est tendue, pour donner raison aux étudiants et lycéens. Et je pense qu'il aurait tout intérêt à l'examiner. En tout cas, c'est totalement réaliste, possible, ça pourrait même être fait dès la semaine prochaine.
Merci. Rapidement, d'abord sur le déblocage des stocks stratégiques. Encore faut-il déjà que ce soit... que l'effet soit complètement répercuté sur les prix. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'État, il débloque des stocks stratégiques et il vend à 28 centimes, s'il vous plaît, le gazole au multinational du pétrole en disant « Oh ben, on va attendre pour voir si vraiment il répercute sur les prix à la pompe ». Donc en gros, Total, par exemple, et les autres multinationales pourraient très bien se faire encore des profits supplémentaires grâce à ce déstockage. Donc déjà, il faut commencer par ça. un déstockage ultérieur de gazole, pourquoi pas, mais à condition de planifier dans l'urgence la sortie progressive de la consommation de gazole. C'est-à-dire que dans le même temps où on utilise à nouveau des stocks stratégiques de gazole, il faut faire en sorte que la France passe à l'après-gazole. Et il n'y a rien, mais absolument rien, qui aujourd'hui est prévu par le gouvernement. Pour finir sur la raffinerie française. Ah, est-ce qu'elles vont s'arrêter de produire ? Déjà, je précise que sur les 12 raffineries françaises qui existaient il y a 15 ans, il n'y en a plus que 6. Que par ailleurs, en fait, l'essentiel des profits actuellement, ils passent dans les poches des actionnaires. Et je précise que plus de la moitié des actionnaires, par exemple, de Total, c'est des fonds américains. Donc, en fait, l'essentiel des profits passe en ce moment dans des fonds américains. Donc, il n'y a pas du tout d'investissement productif là-dessus, justement. Donc, il faut obliger les raffineries françaises, au contraire, à maintenir la production et l'emploi, notamment en conditionnant, je me tourne vers le président de la Commission des finances, mais en conditionnant notamment les aides publiques au maintien de l'emploi et de la production. Voilà. Et je précise d'ailleurs que le vrai problème, en réalité, ce n'est pas... ce que produisent les raffineries françaises en matière d'essence, puisqu'on est autosuffisants à plus de 100%, c'est le gazole importé. Vous savez, d'ailleurs, on le pointe dans la mission parlementaire, on importe plus de la moitié, enfin la moitié à peu près de notre gazole. Mais là-dessus, il y a aussi des marges de manœuvre, comme je l'ai dit, stock stratégique à condition de faire ce que j'ai dit. Et puis, en réalité, les raffineries pourraient produire davantage de gazole. Et là aussi, le gouvernement ne les y oblige pas réellement.
Merci à toutes et tous, on va s'arrêter là, bonne journée à vous.
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