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Le bilan de la journée du 17 octobre est un échec, à partir du moment où la sécurité de bâtiments publics, de commerces, n'a pu être assurée et que dans le même temps, les forces de sécurité intérieure ont été confrontées à une violence inouïe. Mais soyons clairs, l'échec constaté ne présume pas en soi une faute des services de l'État. Pour prendre un parallèle, un attentat est toujours un échec. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il était nécessairement imputable à un manquement des services de renseignement. Il y a des passages à l'acte violents qui sont objectivement indétectables ou qui le sont très difficilement. De même, il y a des comportements sédicieux, sporadiques et spontanés de voix publiques qui ne peuvent être précisément anticipés, au moins dans leur niveau de violence et de détermination. Les services de renseignement ont été pointés du doigt pour avoir sous-estimé le nombre de personnes attendues sur cette journée de mobilisation. C'est sans doute vrai, mais cette sous-estimation est très loin d'être le nœud du problème. On ne peut pas résumer tout cela à un simple sujet de chiffres. prévisionnel plus proche de la réalité n'aurait pas permis en soi d'éviter les débordements constatés. En réalité, un nombre important de paramètres sont également à prendre en compte et j'aurai l'occasion d'y revenir. En l'occurrence, le delta ne se jouait pas tant dans la prévision du nombre de participants attendus que dans l'intensité des violences de ce jour-là. C'est aussi pourquoi un dispositif policier plus étoffé en volume d'effectifs déployés n'aurait sans doute pas permis à lui seul d'empêcher les incidents constatés, notamment les exactions commises avant même le lancement des cortèges, ni les très nombreux pillages commis simultanément en divers points du territoire. De la même manière, ce n'est pas l'augmentation du volume d'effectifs déployés le 24 octobre par rapport au samedi précédent qui a permis à lui seul de garder la maîtrise des événements lors de cet acte 2. C'est bien davantage une combinaison de décisions opérationnelles et administratives. La question toujours facile à poser à postériori restera pourquoi ne pas avoir mis en place dès le 17 octobre ce qui a été prévu le samedi 24. Par exemple, pourquoi ne pas avoir mobilisé... Plus de forces de l'ordre dès le 17 octobre. J'assume de ne pas avoir rappelé sur leur congé des effectifs de police et de gendarmerie qui se trouvaient à ce moment-là déjà très éprouvés par de longues et intenses semaines de mobilisation sur le mouvement des lycéens durant lequel ils ont été d'ailleurs largement scrutés et la proportionnalité de leurs réponses mises en cause.
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