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Il est des moments qui dépassent l'écume de l'actualité et la vacuité des postures. Le rassemblement de Trappes, vendredi dernier, est un de ces moments. Vous l'avez pourtant lâchement esquivé. Le maire, Ali Rabé, nous y a exhortés à choisir la République contre le racisme et à ouvrir les yeux. Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous ouvrir les yeux sur la réalité systémique du racisme qui gangrène toutes les sphères de la société, des contrôles de police aux offres d'emploi? Allez-vous ouvrir les yeux sur le rôle criminel des médias du groupe Bolloré qui servent à coups de milliards, un agenda idéologique raciste, une entreprise de haine qui sature le débat public? Allez-vous ouvrir les yeux sur l'islamophobie propagée jusqu'au coeur de la classe politique et qui plonge dans la peur des millions de nos compatriotes? Allez-vous surtout ouvrir les yeux sur vos propres responsabilités? de ce serment conclu avec le pays quand vous faites entrer dans tant de lois des pans entiers du programme des Le Pen. Comment tolérer que la porte-parole de ce gouvernement défend le droit pour Edouard Philippe de dire tout haut ce que quelques racistes pensent tout bas? Comment justifier le maintien d'Aurore Berger, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, incapable de reconnaître le caractère raciste de l'abjecte théorie du grand remplacement qui a armé le cerveau du terroriste de Trappes? Comment ne pas vous confondre en excuses? après avoir assimilé l'assassinat raciste de Pengo Bossio Wangui à la mort tragique d'un militant fasciste. Comment, monsieur le Premier ministre, ne pas comprendre à quelques mois d'un rendez-vous démocratique décisif pour la République que mettre un signe égal entre une partie de la gauche et l'extrême droite, c'est se rendre complice de cette dernière?
La parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je vais vous répondre extrêmement calmement. Le racisme est une grande cause nationale. Ce gouvernement met tout en oeuvre pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes, sous toutes ses formes, y compris lorsqu'il s'agit de propos racistes qui sont tenus sur les réseaux sociaux. Nous saisissons la justice, il y a des poursuites et ça va évidemment jusqu'à la lutte contre la dérive du racisme vers une forme de... Ce sont les personnes qui tiennent ces propos-là, sont suivies, et nous y veillons. Monsieur le député, je vais vous dire une chose. Ce gouvernement, c'est celui qui a interdit le rassemblement d'objectifs remigration ce week-end. Ce gouvernement, c'est celui qui a interdit le colloque d'objectifs remigration. Nous n'avons pas de leçons à recevoir sur la lutte contre le racisme. Le racisme est une cause nationale qui doit nous unir et pas nous diviser, comme vous le faites systématiquement.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
comprends, monsieur le ministre, à votre réponse médiocre et bassement politicienne. Votre absence attrape vendredi dernier. Vous savez, les poubelles de l'histoire de la République ne seront pas assez vastes pour contenir l'ensemble des renoncements de ce gouvernement et la responsabilité historique du macronisme dans la montée de l'extrême droite et la diffusion des idées racistes est considérable. Merci,
monsieur le député.
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