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Bonjour Yvan Riouffol.
Oui, bonjour.
je crois que comme nous tous, vous avez été assez stupéfaits par les déclarations du maire de Trappes, Ali Rabet, qui appelle à la censure de certains concepts comme le grand remplacement. Et il y a une espèce de soumission, en fait, de l'ensemble du personnel politique à ce que le maire de Trappes déclare.
en effet. La malhonnêteté intellectuelle de la gauche, qui est aussi celle d'Ali Rabé, qui est un membre du parti Génération proche de la France insoumise, n'est pas ce qui m'indigne le plus. Là, on est habitué, en effet, et c'est la gauche qui le plus généralement interdit, d'ailleurs avec raison, de faire par exemple des amalgames avec les musulmans lorsqu'il y a des attentats qui sont commis par des islamistes. Mais c'est cette même gauche, et c'est ce même Ali Rabé en l'occurrence, qui s'est précipité en premier pour accuser l'ensemble de la droite, de l'extrême droite, d'être responsable de la mort d'eux. Pengo, Bozio, Vango, dont d'ailleurs les humanistes se sont empressés d'oublier le nom aujourd'hui. Et ce qui est effrayant dans cette affaire, c'est d'abord la précipitation avec laquelle le président de la République, puis le Premier ministre, puis les médias ont applaudi au discours de haine pure du maire de Trappes. qui appelle avec un cynisme effarant à la concorde républicaine, ce sont ces termes en tenant des propos de guerre civile. Et ceci est tout à fait invraisemblable. Ce double discours est celui d'un élu qui alimente les dissensions entre communautés. C'est un discours communautariste, c'est un discours en effet de guerre civile, et ce n'a pas été retenu par les médias. Et Macron est le cornu, le président de la République et le Premier ministre. ont avalisé les premiers le faux récit qui a été imposé par Abbé Macron en acquiesçant le fait que cet attentat raciste serait le premier du genre. Ça a déjà été dit qu'il y a eu d'innombrables attentats qui ont été commis contre des juifs parce qu'ils étaient juifs, des chrétiens parce qu'ils étaient chrétiens, ou même des blancs parce qu'ils étaient blancs, je pense à Crépole. Et le Premier ministre Lecornu lui-même a laissé entendre que ce crime était la conséquence d'une libération d'une parole anti-immigrés. S'il faut suivre ce genre de raisonnement, alors il faut interdire le Coran, qui sert aussi de support religieux, de support idéologique. au crime djihadiste. Mais mon indignation n'est pas encore là. Mon indignation vient du discours que j'ai entendu de la part d'Ali Rabet, le maire de Trappes, donc vendredi dernier, dans lequel, dans une indifférence générale, le maire de Trappes a imposé une sorte de charia médiatique. en édictant une série de mots qu'il juge être interdits, et en prônant même l'arrestation, la mise en prison, l'emprisonnement de ceux qui décriraient le grand remplacement d'une population par une autre, ce qui est pourtant la réalité dans le fait qu'il y a maintenant une contre-société, une nouvelle France, qui est revendiquée elle-même d'ailleurs par Jean-Luc Mélenchon, qui est un des soutiens de ce maire. Et le maire a également... réclamer d'abord l'interdiction de CNews, qui devient une entienne, mais également de se plier à des règles tyranniques qui violeraient des sortes de fatwas, s'il vous plaît, qui violeraient l'élémentaire culture démocratique qui est construite sur la liberté d'opinion et sur la liberté d'expression. Et de surcroît, et ce n'est pas terminé, parce que j'ai son discours sous les yeux, Ali Rabet, qui est donc proche de la France insoumise, a également repris un concept qui avait été celui qui avait été lancé par le collectif contre l'islamophobie en France, un mouvement islamiste qui a été depuis interdit, en déclarant « La France, c'est nous ». Le collectif contre l'islamophobie en France avait produit en 2012 un visuel dans lequel il disait, ce mouvement islamiste disait « Nous sommes la France ». Et cette image représentait le détournement du serment du jeu de paume, le tableau de David, dans lequel les révolutionnaires de 1789 étaient remplacés par des femmes voilées, des barbus et des encapuchonnées. Et Rabet a rajouté à l'adresse des racisés, de ceux qui pensent être victimes du racisme, et je le cite encore une fois, parlant de cette France issue de l'immigration, « Vous êtes bien plus français que celles et ceux qui, par leurs discours et leurs actes, trahissent chaque jour les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Ne leur laissez pas la France, ne leur accordez pas cette victoire, restez. » Et donc, c'est ce discours qui n'a pas été retenu non plus et qui m'indigne, qui n'a pas été retenu par l'ensemble des médias. Et c'est un discours qui est un discours de discrimination, d'exclusion. C'est un discours, me semble-t-il, de racisme anti-français qui, encore une fois, semble n'avoir intéressé personne et qui même a été accepté dans une sorte de pétrification d'une partie du monde politique qui semble terrorisée par Abbé. Et donc, je trouve que cette soumission est en effet révoltante.
en même temps, comment comprendre justement une soumission à des minorités qui sont si agressives ?
On est là au cœur de la crise civilisationnelle que nous sommes en train de vivre et qui, dans le fond, est celle d'une faiblesse de l'État, d'une faiblesse de la République, d'une incapacité de l'État et de la République à défendre leurs propres valeurs face à un processus de libanisation de la nation, qui est une nation qui est de plus en plus fracturée en communautés ethniques, religieuses, que des irresponsables. cherche à s'opposer entre elles. En déclarant « la France, c'est nous », comme l'a dit Alirabé, il exclut donc les Français d'origine française, les Français de souche, comme on dit, ou les Français qui ont accepté de rejoindre la République et la culture française. Et ce discours me semble être un discours qui pourrait être tenu par un nouveau colonisateur s'adressant… avec d'ailleurs un grand mépris aux indigènes que nous sommes, aux autochtones. Et cette agression était naturellement insupportable pour des Français qui n'entendent pas naturellement ni disparaître, ni certainement pas laisser leur place. Donc, au vu de ce qui se passe, me revient à l'esprit, et revient à l'esprit de beaucoup, en effet, le roman prémonitoire de Houellebecq, vous savez, « Soumission ». qui mettait en scène effectivement un président de la République islamique et qui voyait effectivement une partie de la communauté nationale se plier aux exigences de cette nouvelle idéologie, ce que nous avons sous les yeux. C'est un monde politique qui, à gauche en tout cas, est prêt à tout pour acheter sa sécurité face à des discours ambigus, des discours ambigus qui, au prétexte de lutter contre le Rassemblement national, qui est le dénominateur commun de beaucoup de la gauche et de l'extrême gauche, veulent imposer en effet une idéologie construite sur la négation des faits, sur la réécriture des faits. Et c'est ainsi d'ailleurs que le maire de Trump a interdit de dire de sa ville qu'elle est une ville islamisée, alors qu'elle est décrite ainsi dans son processus depuis 20 ans, y compris par des reportages publiés dans l'Humanité, dans le Point, ou même dans le Monde, et c'est une ville qui a déjà fourni 67 djihadistes qui sont partis faire la guerre sainte à l'extérieur. Et donc, encore une fois, il y a de quoi s'inquiéter de ce double discours du maire de Trappes, d'autant qu'il a juré également qu'il ne connaissait pas Elias. d'Ym Zalem qui était auprès de lui lors de cette conférence. Ym Zalem est un islamiste qui prône l'intifada dans Paris et il a dit de lui qu'il ne le connaissait pas alors que Ym Zalem lui-même a fait une déclaration disant qu'il se connaissait très bien. Donc c'est un maire. qui a priori ment également sur les choses les plus évidentes. Donc il est urgent, voilà, pour aller au bout de ce que je voulais dire, il est urgent d'ouvrir les yeux, c'est d'ailleurs un impératif que demande également Ali Rabé quand il dit qu'il faut ouvrir les yeux sur l'extrême droite, mais c'est une extrême droite qu'il fantasme, d'autant qu'il procède d'une inversion accusatoire en disant que l'antisémitisme aujourd'hui serait du côté de l'extrême droite, sans voir que l'antisémitisme déborde maintenant de tous les mouvements islamistes. qui au prétexte d'antisionisme, maintenant, ne se cachent plus dans leur judéophobie revendiquée. Et encore une fois, son discours de rupture... Son discours de guerre civile est en tout point en dissonance avec un autre discours que tient un autre maire qui est issu également de la diversité, le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamzan, qui est beaucoup plus remarquable, car c'est un maire qui lui, au contraire, dénonce ses discours de mépris porté à une partie de la population française, la population française d'origine en l'occurrence, et c'est des discours qui, encore une fois, au risque de me répéter, fracturent une société qui est devenue très fragile. Donc il est urgent. de résister à ces offensives communautaristes, à ces offensives islamistes au bout du compte, qui s'empruntent à la France éternelle, pour reprendre cette expression, à travers une rhétorique sectaire, une rhétorique violente. Il ne peut qu'encourager, naturellement, dans le contexte enflammé que l'on connaît, qu'encourager les casseurs et les pilleurs à poursuivre leurs assauts contre la République et la France. Et donc, il est urgent de dénoncer ceux qui mettent de l'huile sur le feu, mais de dénoncer également ceux qui acceptent par leur dimitude. Vous savez, le dimi, c'est celui qui se soumet à l'islam colonisateur, qui accepte par leur dimitude cette régression démocratique. J'ai vu que ce week-end, un colloque et une manifestation sur la remigration avaient été interdites par le ministère de l'Intérieur. Je crois que vous en avez hébergé une partie des propos. C'est une très bonne chose parce que je pense qu'en effet, il faut refuser ce deux poids, deux mesures. Et il n'y a rien de plus légitime, en tout cas, que de poser la question de savoir si ce qui constitue la nation, une, est indivisible. Et il me revient. À ce propos, ce mot de Bossuet, il nous dit « le propre de l'unité est d'exclure ». Donc, à un moment donné, en fonction de toutes ces agressions qui sont menées contre cette France unie, théoriquement unie, il est urgent en effet de se demander ce qui constitue la nation et qui sont ceux qui aujourd'hui pourraient partir.
Ceux qui pourraient partir, évidemment, ne sont pas ceux qui sont appelés à demeurer chez eux, mais plutôt ceux qui viennent d'arriver. Il nous reste une petite minute. On est effectivement très surpris que ceux qui sont à la tête de l'État français, que les partis qui représentent les Français, soient paralysés à l'idée de dire qu'il y a des gens qui n'ont pas leur place en France.
On n'arrive pas encore à formuler cette question-là ? Alors, naturellement, le discours officiel… qui admet que l'on puisse exclure les fichiers S et tous ceux qui n'ont pas leur place en France. Mais ceci est déjà une forme de remigration, de rapatriement, ce qui est un mot que je préférerais à « remigration », qui est peut-être un peu moins violent. Mais en effet, on voit que le monde politique est tétanisé parce que l'on l'a déjà décrit mille fois, qui est effectivement ce procès qui pourrait lui être fait s'il désigne une partie des immigrés comme étant une source de conflits civilisationnels, culturels. comme étant un pouvoir raciste, xénophobe, un pouvoir fasciste ou quasiment fasciste. Mais on voit bien que cette accusation en fascisme qui est portée maintenant par l'extrême gauche et par ces partis qui plus ou moins se réclament d'une influence islamiste sont eux-mêmes des partis authentiquement fascistes à travers, on le voit bien, leur sectarisme et leur incapacité à s'être imprégnés de notre culture démocratique élémentaire qui est de respecter... les positions des uns et des autres, et d'exiger en tout cas de ceux qui veulent nous rejoindre qu'ils acceptent de se fondre d'abord dans la culture française et puis dans la culture démocratique du monde occidental. Et c'est ceci qui doit être posé aujourd'hui. Il me semble que la violence avec laquelle Ali Rabbe a fait paraître cette communauté querelleuse pourrait aider, en effet, pour reprendre ses propres mots, mais en les inversant, à ouvrir les yeux.
– Espérons que tout le monde va les ouvrir en même temps que vous, Yvan Riouffol, et à la semaine prochaine sur Radio Courtoisie.
Très bien.
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