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Blocage des lycées, journée de manifestation jeudi. Comment Raphaël Glucksmann et l'EPS peuvent-ils se faire entendre dans ces mobilisations ? Leur campagne est-elle contrariée notamment par la France insoumise ? Pour en parler, on reçoit Pierre Jouvet. Bonjour. Merci d'être là, député européen, secrétaire général du Parti Socialiste, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Yann. Bonjour Pierre Jouvet. Bonjour. Pierre Jouvet, grande journée de mobilisation donc jeudi prochain et Raphaël Luxemann a donc annoncé qu'il s'y rendrait. Est-ce qu'il n'a pas été trop absent ces derniers jours des mobilisations des manifs lycéennes au point de laisser à Jean-Luc Mélenchon un avantage certain
Je ne crois pas, au contraire. Raphaël Luxemann a reçu des lycéens dès le début du mouvement. Raphaël Luxemann a placé sa campagne présidentielle dès le premier jour sur la question des salaires et du pouvoir d'achat. Et on voit que jeudi, la grande journée de mobilisation... je le rappelle, à l'appel de l'intersyndical, mais aussi des lycéens, a aussi cette revendication au cœur. La question du pouvoir d'achat, elle est centrale. La question du pouvoir de vivre de nos concitoyens, elle est majeure. On le voit ces dernières semaines, depuis sans doute maintenant plusieurs mois, même on dit plusieurs semaines, mais le blocage du détroit d'Ormouz, les prix de l'essence et du gasoil ont explosé. On est tous en train d'allumer le chauffage dans nos appartements et nos maisons. On voit le prix du gaz qui explose. J'entendais encore hier soir le patron d'Intermarché, Thierry Cotillard, annoncer que les négociations sur les prix de l'alimentation se passaient très mal et qu'a priori au mois de mars, il y aurait des augmentations dans les caddies des Français. On voit qu'il y a une situation où on suffoque. et où les réponses n'arrivent pas. Mais sur
le fond, on entend bien, mais juste sur la forme, c'est important, c'est aussi le rôle et l'essence même des élus de gauche d'être sur le terrain. Raphaël Luxemann, il a du mal à y aller. Quand il y va, on a vu le soir de sa campagne, il y a eu du riz, il y a eu de la farine, il se fait un peu brutaliser verbalement quand il est sur le terrain. Est-ce que vous n'êtes pas dans une campagne empêchée, contrariée ?
Mais en tout cas, Raphaël Luxemann l'a dit hier chez votre consoeur Apolline de Maherbe, il sera dans la manifestation de jeudi et moi je suis... satisfait qu'il y soit. C'est normal, vous avez raison de le dire, c'est notre place. Il y a aussi un sujet central dont il faut parler. C'est la question de l'atmosphère de cette campagne présidentielle, de l'atmosphère des débats et de l'atmosphère aussi dans la rue. Un débat démocratique, il peut être vif. Les échanges peuvent être parfois tendus et même musclés sur des plateaux télé. Mais nous ne pouvons pas accepter ni la violence symbolique, ni la violence physique dans des manifestations ou dans la rue. Et donc je crois que chaque responsable politique a aussi le devoir maintenant de dire... Donc là
vous en appelez Jean-Luc Mélenchon
j'en appelle à personne parce que je ne sais pas... Mais qui sont les brutos ? Puisqu'il dit je ne me
laisserai pas intimidé par des brutos. Qui sont les brutos ? Je n
'ai aucune preuve et aucun élément de... qui profèrent ces menaces. – Mais eux le disent sur le terrain, à
Amiens par exemple, nous on votera Jean-Luc Mélenchon.
– Moi ce que je dis aux responsables politiques, et à tous les responsables politiques, c'est d'appeler au calme dans leur troupe et dans leur camp. Maintenant ce que nous disons aussi clairement avec Raphaël Bluxmann, c'est qu'en fait nous irons partout, et que rien ni personne ne nous empêchera de faire cette campagne, rien ni personne ne nous intimidera dans cette campagne. Et s'il faut être chahuté parfois, écoutez, nous serons chahutés. Je vais vous dire, ça fait plus de 20 ans que je suis responsable socialiste. Des chahuts dans des manifestations, j'en ai connu. Vous savez, personne dans
ce
pays n'a le monopole de la gauche. Personne dans ce pays n'a le monopole des revendications. Personne dans ce pays ne peut prétendre à lui seul maîtriser la rue et maîtriser les foules. Maintenant, ce qui est certain... C'est qu'on sent une atmosphère qui est une atmosphère de tension, mais elle est globale dans le pays. On le voit ces derniers mois, on l'a vu au cours de dernières manifestations. Et moi, je crois qu'il faut profiter de cette campagne présidentielle pour apporter des solutions précises, ne pas rajouter de l'huile sur le feu de manière permanente et faire baisser le niveau de pression général.
Jeudi, donc, Raphaël Glucksmann, vous l'avez dit, à la manifestation. Est-ce qu'Olivier Faure sera à ce côté ? Parce qu'on a eu le sentiment depuis l'élection de Raphaël Glucksmann qu'entre les deux, il y a une certaine tension. Est-ce qu'aujourd'hui, les choses sont apaisées ? Est-ce qu'ils seront côte à côte ? Olivier
Faure sera jeudi à la manifestation. Tout comme Raphaël Glucksmann, ils seront évidemment côte à côte. Et vous savez, je sais que les commentaires politiques aiment aller chercher dans les interstices, les silences. parfois les images qui pourraient manquer, etc. Il n'y a aucun sujet entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann. Raphaël Glucksmann est le candidat désigné d'une primaire qui a été souhaitée, qui a été voulue par le Parti Socialiste, sa direction et par Olivier Faure. Il a gagné cette primaire et Raphaël Glucksmann est le candidat de tout le Parti Socialiste, de tous les socialistes et Olivier Faure sera... aux côtés de Raphaël Glucksmann. Il soutiendra Raphaël Glucksmann dans cette élection présidentielle, comme tous les militants socialistes soutiendront Raphaël Glucksmann, parce que notre objectif, dans une élection présidentielle, qui va être une élection présidentielle déterminante, on le disait à l'instant, sur l'état d'esprit général. C'est quoi l'enjeu ? Arrêtons-nous un instant. L'enjeu, c'est de voir qu'aujourd'hui, dans toutes les enquêtes d'opinion, dans six mois... Celle qui franchira les portes de l'Elysée, elle s'appelle Marine Le Pen. Marine Le Pen, c'est la représentante de l'extrême droite dans ce pays. C'est ce que la gauche combat depuis toujours. Nous sommes dans un moment de grande confrontation politique où le risque est de voir l'extrême droite arriver au pouvoir. Il ne manquera pas un soutien. pas un militant, pas une seconde d'énergie pour soutenir Raphaël Buxman pour qu'il gagne cette élection présidentielle, qu'il soit d'abord au deuxième tour de l'élection présidentielle. – Oui, c'est ce que j'allais dire, parce que ce que disent aussi les
sondages, c'est que Jean-Luc Mélenchon serait
au
second tour face à Marine Le Pen. L'enjeu de cette élection, c'est d'être devant Jean-Luc Mélenchon.
– Mais l'enjeu de cette élection, c'est d'être au deuxième tour pour être en capacité de battre Marine Le Pen, parce que l'enjeu de cette élection aujourd'hui, il est de poser une question claire. Qui peut être en capacité de battre Mme Le Pen ? Qui peut arriver, quand il sera au deuxième tour, à rassembler une majorité de suffrages qui permettra d'éviter l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir ? Personne à l'heure actuelle
si on en prend les sondages.
Exactement. À l'heure actuelle, personne. Ce que je sais, néanmoins, c'est qu'on voit certaines personnalités, et vous en avez évoqué une à l'instant, qui est plus rejetée qu'une autre. Moi, je constate. que Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui dans les sondages, a un rejet bien plus grand face à Mme Le Pen que Raphaël Glucksmann. Par exemple, nous allons tout faire dans les mois qui nous amènent jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle pour convaincre, pour que Raphaël Glucksmann soit au deuxième tour, parce que j'ai la conviction que si Raphaël Glucksmann est au deuxième tour de l'élection présidentielle... il peut battre Mme Le Pen. On va
revenir sur la campagne, mais pour revenir, pour convaincre, il faut d'abord porter un projet, parler du fond. Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement jeudi ? Vous allez participer à la mobilisation sociale contre la vie chère. Qu'est-ce que vous attendez comme mesure supplémentaire ? Quel est pour vous l'objectif de cette mobilisation ?
Malheureusement, j'ai envie de vous dire que de ce gouvernement, nous n'attendons plus grand-chose, comme de tous les gouvernements précédents. Pourquoi se mobiliser si
vous n'attendez rien du gouvernement ? Parce qu
'en fait, malgré tout, et je vais vous répondre précisément, la crise sociale dans laquelle est enfermé le pays ne peut pas se permettre d'être en pause pendant six mois et d'attendre la fin de l'élection présidentielle. Je vous le disais au début de mon propos à l'instant, il y a des gens qui galèrent tous les jours. Ils ne peuvent pas se permettre, eux, juste d'avoir une pause pendant six mois. Quand j'entendais, par exemple, la semaine dernière, le ministre de l'économie, M. Lescure, dire « les prix de l'essence, ça ne m'empêche pas de dormir la nuit », moi, je connais nombre de mes concitoyens que ça empêche de dormir la nuit. Est-ce que ce n'est pas plus
efficace d'aller négocier le budget, si vous voulez, des réponses dans les six mois, que d'aller manifester
jeudi ? On voit bien aujourd'hui que sur la partie budgétaire, il n'y a... aucune marge de manœuvre qui est laissée par ce gouvernement. Pour une raison simple, parce que le gouvernement et ses alliés sont aussi dans une campagne présidentielle, qu'on voit les propositions des alliés de ce gouvernement, c'est-à-dire messieurs Philippe, Retailleau, Attal, qui essayent chaque jour d'inventer des nouvelles mesures pour saigner les Français. sans jamais aller chercher notamment l'argent là où il se trouve, en faisant des cadeaux toujours aux mêmes, c'est-à-dire aux plus fortunés de ce pays qui ont vu déjà leur fortune augmenter ces dix dernières années, en inventant chaque jour des nouvelles façons de dire aux gens « vous ne travaillez pas assez, vous allez devoir travailler et prendre votre retraite un peu plus tard », etc. sans aller chercher. Là encore une fois, l'argent là où il se trouve. Donc il n'y a rien à négocier dans ce budget pour vous ? En fait, l'année dernière, les socialistes... avait mené le travail de négociation et le travail de discussion pour amoindrir une copie qui était la copie initiale de François Bayrou, qui était calamiteuse. Rappelons-nous qu'il fallait travailler des jours fériés supplémentaires, qu'il y avait un gel de toutes les pensions, qu'il y avait un gel des salaires, etc. On est arrivé à amoindrir cette copie-là. Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'il n'y a aucune marge de manœuvre possible. Quand on a des annonces qui sont faites par exemple sur les lycées, si on en revient là. Vous avez des annonces qui sont faites sur le bâti scolaire. Aujourd'hui, une des revendications des lycéens que nous soutenons, c'est de voir que le bâti scolaire est dans un état qui est déplorable dans un certain nombre de lycées. Vous avez un gouvernement qui annonce qu'il va proposer aux collectivités locales un emprunt à taux zéro, c'est-à-dire que ce n'est même pas une aide supplémentaire, un emprunt à taux zéro pour rénover le bâti scolaire. Donc ça, c'est ce qu'il donne de la main gauche. Et de la main droite, et vous en aviez un débat juste avant sur ce plateau, vous avez des annonces de diminution de dotation aux collectivités locales. Tout ça est une hypocrisie absolue. – Alors, excusez-moi,
Pierre Jouvet, votre candidat, justement, hier disait aux lycéens, mais attendez, vous avez obtenu beaucoup, considérez-le, donc vous n'êtes pas d'accord avec lui ? – Si, si,
je suis d'accord avec lui, d'autant plus que Raphaël Bluxmann, je vais vous dire, est même le seul candidat dans cette élection présidentielle qui a proposé un plan de sortie de crise. Son plan de sortie de crise, qu'est-ce qu'il disait ? Il rappelait des revendications claires. des lycéens 1 la brogation de parcours sup ça c'est une demande extrêmement forte le gouvernement a dit on verra à 2028 mais ils sont prêts à y réfléchir moi je dis tant mieux parce que parcours sup rappelons le c'est une machine à broyer ça broie les gamins ça inquiète les familles et ça dévalorise en plus de ça moi j'attends moi j'attends si vous voulez d'avoir un calendrier qui soit clair et précis parce que j'ai entendu aussi des annonces qui disent On verra en 2028. Tout ça est pour l'instant un peu fumeux, si je peux me permettre. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose qui est demandée, c'est de dire, et ça, il n'y a pas de réponse, puisqu'il n'y a pas de réponse budgétaire, la deuxième chose qui est demandée par Raphaël Gluckman, c'était de dire prof devant chaque élève, qui est une revendication centrale, là aussi, des lycéens. Forcé de constater qu'aujourd'hui, le budget de l'éducation nationale et le nombre de profs qui est consacré
et le
nombre de profs qui est consacré n'est pas formé en fonction et il n'y a pas d'amélioration de ce point de vue-là. Donc là, c'est un recul. Nous, nous disons par exemple une chose simple. Dans les années qui viennent, on va avoir une baisse de la démographie, c'est-à-dire qu'on va avoir une baisse du nombre d'élèves dans les classes. Eh bien, profitons de cette baisse de la démographie pour maintenir le même nombre d'enseignants qu'il y a aujourd'hui pour permettre d'avoir des classes qui sont dédoublées, pour avoir des classes à 25 ou à 30. Parce qu'en réalité, ça, c'est une des problématiques principales. Le troisième élément, c'est l'investissement massif sur le bâti scolaire. On a des collèges, des lycées, mais même des écoles primaires, parce que ce sont les collectivités qui n'ont plus les moyens de le gérer, qui sont des chaudières l'hiver et l'été, où tout le monde se gèle. Bon, il y a un moment, en fait, quand est-ce qu'on va faire ce grand temps de rénovation thermique de nos vêtements ? Pour vous, ça ne
suffit pas ce que propose le gouvernement, là ? Mais en
fait... Ça existe déjà. C'est-à-dire qu'en réalité, ils donnent juste l'autorisation à la Caisse des dépôts. C'est ça la réalité. Il faut le dire aux gens parce qu'on voit des mesures qui sont annoncées comme ça. Mais en fait, le gouvernement donne juste l'autorisation à la Caisse des dépôts de financer des collectivités à taux zéro pour investir. Vous n'êtes pas d'accord avec
Alafi qui dit que c'est des miettes et le gouvernement n'a rien donné ?
Non, il y a eu des annonces qui ont été faites. Je pense qu'il ne faut pas... Vous voyez, je ne veux pas tomber moi-même dans la caricature. Ce que je dis, c'est que déjà, ce gouvernement a mis beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps avant de répondre. Et j'entendais hier soir le Premier ministre, moi je suis très surpris de ça, de la gestion de crise. Le Premier ministre disait, je suis prêt à recevoir les lycéens la semaine prochaine. Trop tard, c
'est trop
tard. Mais tout est trop tard. Tout est trop tard. Vous savez pourquoi tout est trop tard ? Parce qu'en réalité, nous sommes gérés par des incompétents. Je vous le dis comme je le pense de manière un peu forte. Et ça peut surprendre. En fait, je crois qu'on est gérés par des gens qui sont des technocrates, qui ne réfléchissent qu'avec des tableaux Excel sous les yeux, qui voient le niveau du spread, qui se disent... Oui, mais pardon, mais comment a-t-il géré la crise, Sébastien Lecornu ? Très mal. Comment est-ce qu'il la gère depuis le départ ? Je crois qu'il la gère de manière chaotique. Quand on laisse une crise... des jeunes dans ce pays, qui est quand même la génération, rappelons-le aussi, c'est pas des inconscients qui sont en train de manifester, c'est la génération qui a connu le Covid, qui a ensuite connu la guerre en Ukraine, qui est la génération la plus chargée dans les classes, qui a la peur de l'urgence climatique devant elle, qui a eu parcours sub, qui a peur de son avenir, et qu'on méprise. comme ce n'est pas possible depuis plusieurs semaines. –
Juste pour terminer sur le budget avant de revenir à la campagne, puisque vous dites qu'il n'y a rien à négocier, est-ce que pour être clair, ça veut dire que le PS vote contre ce budget et s'il censurera ?
Écoutez, les députés socialistes sont souverains et il y aura des débats chez les députés socialistes, mais je crois comprendre que c'est ce qui se passera, oui. Donc il y aura censure. Je le crois.
Sur la campagne, vous avez soutenu Olivier Faure à la primaire. Est-ce que vous serez dans l'équipe de campagne de Raphaël Luxemann
Oui, parce que comme je vous l'ai dit à l'instant... Moi, j'invite l'ensemble des responsables politiques, socialistes, mais même au-delà de gauche qui veulent s'impliquer dans cette campagne, à venir à nos côtés. Quelle place vous aurez-vous ? Parce que je serai un des porte-parole de Raphaël Glucksmann et je m'occuperai, puisque vous savez que ce sont des sujets sur lesquels je travaille beaucoup, des questions notamment d'industrie, de souveraineté industrielle, parce que ça passe aussi... par la réponse que nous devons donner pour construire la société de demain dans laquelle nous voulons vivre, parce que tout ça doit passer aussi par... Votre poste, c'est un peu l
'illustration des équipes qui travaillent enfin ensemble entre Olivier Faure et Raphaël Kulksman, une espèce de fusion des deux équipes. Oui,
mais c'est... Vous savez, on... on est tous issus de la même famille. Donc il y a des débats, il y a des confrontations. Mais la campagne a été très
dure.
Oui, mais il y a des débats, il y a des confrontations, mais c'est sain. Ce sont des débats sur le fond. Et une fois que les questions sont tranchées, nous, on est à la seule formation politique à avoir fait une primaire. Je vois que certains voudraient limiter, qu'il n'y arrive pas. Justement, on va en parler. En tout cas, moi, ce que je dis, et je profite de votre antenne ce matin, je vous remercie de m'inviter, pour dire à chacun, il y a eu des débats. Il n'y a plus à avoir des confrontations entre les uns et les autres. Mais aujourd'hui, nous sommes tous rassemblés et nous devons avancer ensemble dans ce même objectif.
faut encore convaincre
certaines parties. Non, je ne le pense pas parce que je vois... Non, je ne le pense pas, je ne le souhaite pas parce que je vois, moi, beaucoup d'envie. Chacun a la responsabilité et voit ce qui est en train de se produire dans le pays. Chacun a été frappé. à la fois par la non-réponse à la colère lycéenne, frappée par les manifestations et les pillages qui en ont suivi le 17 octobre, frappée par l'attentat raciste de Trappes. Et donc, on voit bien que les réponses, elles passent aussi. par ce que nous consacrons dans le projet et par ce que nous portons.
Certains chez vous au Parti socialiste, et j'en ai croisé notamment à vos universités d'été à Blois, disaient entre Glucksmann et Mélenchon, moi je dirais faire la campagne de Mélenchon. Donc est-ce qu'il faut encore convaincre certains chez vous de faire la campagne de Raphaël Glucksmann ? Peut
-être qu'il faudra continuer à convaincre, mais je n'en ai pas en tout cas croisé, je n'en ai pas vu depuis la fin de cette primaire qui disait ça. Moi je dis à tous que nous avons une opportunité aujourd'hui avec un candidat. qui s'appelle Raphaël Gluckman, une équipe, un parti qui a rassemblé plusieurs partis, le Parti socialiste, la place publique, la GRS, d'aller vers une campagne présidentielle qui peut être victorieuse. Nous avons un candidat qui, aujourd'hui, est dans les sondages entre 12 et 14 %, qui est en mesure de dépasser... Edouard Philippe le camp et le camp macroniste dans les prochaines semaines. Juste pardon, parce que Jean-Luc Mélenchon,
samedi, va faire un meeting pour présenter son programme. Est-ce qu'il y a un événement de campagne prévu pour Raphaël Glucksmann ? Oui, ça viendra dans les prochaines
semaines. Vous aurez un événement autour de Raphaël Glucksmann avant Noël. Avant Noël ? On nous parle de début décembre.
Un meeting de lancement de campagne ?
Vous aurez un meeting de lancement de campagne dans les prochaines semaines.
Où
le verrez. Vous parlez
de la primaire. Gabriel Attal, il lance un appel à une primaire des démocrates qui partage les valeurs. Quand il énonce les valeurs, on a l'impression que vous pouvez vous aussi les partager. Il n'a d'ailleurs pas fermé la porte à Raphaël Glucksmann. Est-ce que ce n'est pas finalement le meilleur moyen d'éviter ce que vous nous dites craindre le second tour Le Pen-Mélenchon
Mais vous savez, ce n'est pas notre histoire. Le macronisme n'est pas notre histoire. Le socialisme, la gauche démocratique, n'est pas soluble dans un espèce de mélange des genres, ni de droite ni de gauche, et de droite et de gauche, et de droite et de droite. La réalité, c'est que Gabriel Attal, comme Édouard Philippe, comme toute la galaxie qui sera annoncée dans les prochains jours... Ah non, Pierre Jouvet, mais à place publique, il y a des élus,
il y a des leaders qui sont passés par le macronisme. Mais qui ont quitté le macronisme. Et qu
'ils l'ont quitté... Qu'ils sont passés,
donc comme quoi c'est pas si
étanche que ça. Mais qu
'ils l'ont quitté, pourquoi ? Parce qu'ils ont constaté l'échec du macronisme. Et la réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, par les choix politiques qu'il a faits depuis 10 ans, de vouloir en réalité faire disparaître et effacer la droite et la gauche, pour en fait remplacer simplement la droite, a créé le moment dans lequel nous sommes, avec cette espèce de polarité. et à l'extrême droite et avec la gauche radicale. Parce qu'en fait, moi, je ne crois pas qu'il y a simplement une offre au milieu qui serait l'offre des gens responsables et raisonnables qui pourraient se mettre d'accord sur à peu près tout. Moi, je n'ai rien en commun, par exemple, dans les propos qui étaient énoncés par Gabriel Attal avec Bruno Retailleau. Et ce n'est pas grave, en fait, parce que c'est le débat politique. Moi, je ne suis pas de droite. Je ne soutiens pas comme l'a fait Gabriel Attal quand il était ministre ou Premier ministre. Je ne soutiens pas la suppression de l'ISF. Je ne soutiens pas la politique de maintien de l'ordre qui est mise en place par ce gouvernement. Je ne soutiens pas la baisse des crédits qui ont été faites par exemple sur la transition écologique. Mais est-ce que pour être
au second tour vous n'aurez pas besoin du bloc central ? Comment vous êtes au second tour sur le bloc central ? Mais en fait
la politique c'est de la dynamique. C'est pas simplement des mathématiques. Et nous ce que nous incarnons dans cette campagne c'est une gauche. social, écologiste, démocratique, qui veut tourner la page de 10 années de macronisme. Les 10 ans de macronisme qui viennent de s'écouler ont mis notre pays dans un état calamiteux. Les finances publiques sont ruinées. La transition écologique a été abandonnée, la jeunesse est sacrifiée, l'industrie a été laissée de côté, la croissance n'existe plus, on est même quasiment en récession. Ces gens, je vous le dis de manière très claire, ont ruiné notre pays. Nous devons tourner la page de ces 10 années de macronisme. Et Gabriel Attal, Edouard Philippe et tous les autres pourront s'accrocher à tout ce qu'ils veulent, les Français. n'en veulent plus. Mais Raphaël
Glucksmann, lui, va devoir élargir son socle électoral pour être au second tour. Où en sont les discussions avec les Verts, le Parti communiste ? On a l'impression que tout ça patine un petit peu. Raphaël Glucksmann a annoncé des discussions avec Cécile Duflo, avec Bernard Cazeneuve. Pour l'instant, rien ne semble aboutir. Vous en êtes où
? Mais Raphaël Glucksmann est candidat depuis trois semaines. L'élection présidentielle est dans encore plusieurs mois. Mais vous parliez de dynamique, par exemple, les ralliements créent une dynamique. Mais je suis certain que ça viendra. Et moi, je le redis ce matin sur invitation. Moi, j'appelle l'ensemble des responsables, par exemple écologistes, qui, je le sais, se posent la question de savoir qu'est-ce qu'ils doivent faire. Est-ce qu'ils doivent poursuivre la campagne de Marine Thondelier ? Est-ce qu'ils doivent rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon ou de Raphaël Guxman ? Je leur dis, rejoignez-nous votre place, cher responsable écologiste, avec qui nous travaillons de manière... permanente depuis toutes ces années sur les élections locales comme les élections nationales, avec qui nous avons une très grande majorité de points communs sur le projet et sur les propositions. leur dis ce matin... Rejoignez-nous, nous avons une belle dynamique à construire ensemble. – C'est à Marine
Tondelier que vous avez. – Oui, je
le dis à Marine Tondelier comme je le dis à tous les responsables écologistes. Yannick Jadot a fait ce pas et j'espère qu'il sera rejoint par d'autres. – Vous dites la même
chose à Bernard Cazeneuve par exemple. – Je
le dis, moi j'ai plus l'habitude de travailler avec Marine Tondelier qu'avec Bernard Cazeneuve, chacun ses proximités. Mais en tout cas, moi je souhaite et j'espère que les écologistes nous rejoindront autour de Raphaël Buxman dans cette campagne présidentielle parce que l'écologie n'attend pas. Je sais la plus-value qu'ils veulent et qu'ils peuvent porter dans cette élection. Les propositions et le projet qui est porté notamment par Marianne Tondelier, qui est un projet politique courageux. Et je crois que nous aurions une force supplémentaire si elle était à nos côtés.
Merci Pierre Jouvet.
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