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Bernard Delcroix, vous êtes sénateur union centriste et indépendant du Cantal. Et vous présidez ici au Sénat la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. Le Parlement qui examine en ce moment le budget, 54 milliards d'efforts budgétaires, dont 5 pour les collectivités territoriales qui dénoncent une potion amère. Alors comment peuvent-elles participer à la cure budgétaire ? On va en parler durant cette demi-heure. Mais d'abord, question un peu plus large pour commencer. Bernard Delcroix, vous qui représentez les collectivités territoriales, est-ce que vous sentez aujourd'hui une colère ? sourdes qui montent des territoires.
on le voit bien à travers les événements que vous avez évoqués. Il y a une colère qui s'installe dans le pays, qui s'accroît d'ailleurs, du côté des jeunes d'abord, des étudiants, des lycéens, des jeunes en général. Et je pense que lorsque les jeunes s'expriment, lorsque les jeunes s'inquiètent pour leur avenir, il faut les écouter. Ils n'ont pas toujours raison sur tout, mais... L'erreur, ce serait de ne pas les écouter et de ne pas répondre à leurs préoccupations. Donc ça, c'est un premier sujet. Et puis, il y a une inquiétude plus large. Vous avez évoqué les prix des carburants qui touchent particulièrement certaines zones. Il y a d'autres sujets sur les restrictions budgétaires. Bref, on sent qu'il y a une inquiétude sur l'avenir, une angoisse qui génère finalement ces mouvements et le peuple qui s'exprime. Et je pense que lorsque le peuple s'exprime, encore une fois, il faut être particulièrement à l'écoute. notamment des jeunes. Ça ne veut pas dire qu'on peut répondre à toutes les demandes, mais en tous les cas, il faut être très bienveillant et à l'écoute de ce peuple qui s'exprime. Évidemment, j'exclus toutes les violences qui, elles, sont condamnables. C'est un autre sujet.
Alors justement, pour répondre aux lycéens, le gouvernement a fait plusieurs annonces, dont une qui concerne plus particulièrement les collectivités. 4 milliards d'euros de prêts à taux réduits pour l'entretien des collèges et des lycées. C'est ce qu'annonce Sébastien Lecornu. C'est une bonne mesure
Il y a eu un retard qui a été pris dans les... la mise à niveau, si je peux dire, des bâtiments scolaires, notamment des collèges et des lycées. Alors les collèges se relèvent de la compétence des départements, les lycées de la compétence des régions, mais visiblement, les départements et les régions dans leur majorité, ou pour un certain nombre d'entraînes, n'ont pas eu les moyens de mettre à niveau ces bâtiments, on l'a vu à travers l'expression notamment des jeunes. Donc je pense qu'aujourd'hui...
Mais ce sont des prêts. Est-ce que du coup, les collectivités ont les moyens ?
de
mettre 4 milliards.
Je pense qu'aujourd'hui, il est important que l'État, c'est ce qui est proposé, que l'État accompagne ses collectivités, parce que ce sont ses collectivités, les départements et régions qui vont réaliser les travaux, qui vont assurer cette maîtrise d'ouvrage. Il est important que l'État accompagne les collectivités, c'est l'objet de ce fonds qui a été annoncé, pour qu'elle puisse réaliser ses travaux rapidement. Parce que l'idée, c'est quand même de pouvoir réaliser ses travaux rapidement. On a eu quelques exemples qui ont été cités au cours de ces dernières semaines sur des situations qui ne sont pas acceptables.
Est-ce qu'elles ont les moyens de le faire ? Si oui, l'enveloppe est à la hauteur. Parce que, par exemple, pour la région Île-de-France, Valérie Pécresse dit que c'est 1 milliard par an, l'entretien des lycées. Là, on a 4 milliards pour toutes les régions. Oui, alors, je
n'ai pas les éléments pour pouvoir dire si l'enveloppe est suffisante. En tous les cas, c'est important que l'État accompagne les collectivités. Mais encore une fois, ce sont les départements et les régions qui sont en première ligne sur la réparation ou la mise à niveau de ces bâtiments. Il y a eu des évaluations qui ont été faites. Chaque des présents de région a annoncé des chiffres. Tout ça, il faut l'examiner de façon objective. Mais en tous les cas, l'accompagnement de l'Etat est absolument nécessaire si on veut rattraper le retard.
le Parlement, on le disait, qui examine le budget. Stéphane, pour redresser les comptes publics, le gouvernement demande des efforts aux collectivités locales.
Oui, et comme l'an dernier, les sénateurs de tous bords vont ferrailler pour préserver au maximum le budget des collectivités. Dans sa copie du budget 2027, le gouvernement demande à toutes les collectivités de faire un effort de 7 milliards. Certaines mettront d'ailleurs à la poche. Plus que d'autres, voilà, effort de 7 milliards d'euros pour les collectivités locales, mais surtout pour certaines d'entre elles, pour les communes et les intercommunalités qui vont supporter 71% de ces 7 milliards d'euros. Ce sont les chiffres donnés par l'Association des maires de France.
Et les parlementaires trouvent ça particulièrement juste.
Oui, parce que les collectivités locales, quelle que soit leur taille, doivent chaque année voter des budgets à l'équilibre. Elles ne peuvent pas être en déficit et surtout, contrairement à l'État, une collectivité n'a pas le droit de s'endetter. Elle a la loi de s'endetter uniquement pour investir. Elle ne peut pas s'endetter pour financer ses dépenses de fonctionnement. Investir, ça veut dire quoi ? Ça veut dire stimuler l'emploi local puisque ça remplit les carnets de commandes, par exemple en rénovant une route, construisant une route ou en construisant une école.
le gouvernement dément vouloir faire payer le déficit de l'État aux collectivités.
Oui, c'est ce qu'a développé le ministre des Comptes publics ici au Sénat. Ils étaient sceptiques, les sénateurs de la Commission des finances, lorsque David Amiel s'est exprimé devant eux. C'était au début du mois d'octobre. Lui, il a expliqué que l'État allait faire... Plus d'efforts dans le budget que les collectivités,
on l'écoute. L'effort que l'État se demande à lui-même, c'est-à-dire le gel en valeur hors défense, est supérieur. à l'effort qui est proposé pour les collectivités locales, qui est une augmentation des dépenses de fonctionnement à hauteur de l'inflation. Et dans un cadre où, je l'ai dit, le gel est la règle et l'augmentation est l'exception, ce gel ne s'applique pas, en tout cas tel que nous le proposons, aux collectivités locales.
Bernard Delcroix, est-ce que l'État en fait assez pour réduire son déficit par rapport à l'effort qu'elle demandait aux collectivités ?
l'effort qui est demandé aux collectivités aujourd'hui, tel qu'il est demandé, alors les chiffres sont variables, vous avez annoncé 7 milliards, c'est plutôt 6,5, mais il y a aussi des recettes supplémentaires pour les collectivités. Le solde net est autour de 5,5 milliards, hors CNRACL, parce qu'on n'en parle pas, mais la CNRACL qui vient de toucher, c'est les cotisations payées par les collectivités pour les employés des collectivités territoriales. Ça sera un peu plus de 1 milliard supplémentaire cette année. Donc voilà, on est autour de 5-6 milliards suivant ce que l'on prend. Ce montant-là... Il n'est pas acceptable. Et le contenu de ces mesures, certaines d'entre elles, notamment, je pense à une en particulier, sont contre-productives. L'État va baisser à travers le taux du FCTVA, le fonds de compensation de TVA. C'est quoi ? C'est quand les collectivités investissent, elles payent de la TVA. Et ensuite, l'État rembourse cette TVA. Le taux du FCTVA, donc ce remboursement de TVA, si je peux dire, va baisser de 30%. Mais quand vous privez les collectivités d'une capacité à investir, personne n'en a mesuré l'impact. Parce que les collectivités, comme vous le disiez justement, elles réalisent des services pour les habitants, elles construisent des crèches ou des micro-crèches, elles rénovent des écoles, on a parlé des bâtiments scolaires, elles portent des projets de développement économique qui sont créateurs d'emplois, et priver les collectivités de 2,1 milliards. C'est 2,1 milliards, cette mesure. Priver les collectivités de 1,1 milliard d'investissements, c'est absolument contre-productif parce que ça génère aussi, et ça, on ne l'a pas mesuré, des baisses de recettes pour l'État. Quand les collectivités investissent, elles payent de la TVA à l'État. Et donc le remboursement de TVA, ça n'est qu'une mesure qui est neutre pour les collectivités. Donc voilà un exemple de mesure qui va impacter fortement l'investissement des collectivités et qui est contre-productif parce que cela fera baisser aussi les recettes de l'État.
Alors l'an dernier, on se rappelle que vous avez fait passer cet effort de 5 milliards à 2 milliards d'euros pour les collectivités. Quel est le montant acceptable cette année ?
Alors on est en train d'y travailler. Il y a à côté de... D'abord, on va supprimer cette mesure qui vise à baisser le taux. Du remboursement de la TVA, je vais l'appeler comme ça. Ça avait été
supprimé à l'Assemblée nationale. C'est de cela
qu'il s'agit, oui, sauf que l'Assemblée nationale n'a pas voté la première partie du budget. En tout cas, ça veut dire qu'il y a un consensus parlementaire. On va reprendre et je pense qu'il y aura un consensus au Sénat comme à l'Assemblée pour supprimer cette mesure, ce qui épargnera une baisse des capacités d'investissement des collectivités d'un peu plus de 2 milliards d'euros, c'est pas rien. Il y a une autre mesure à 2,5 milliards d'euros, c'est la contribution progressive à l'effort budgétaire. mesure-là, on pourrait imaginer peut-être de la conserver, mais absolument par l'État, parce qu'aujourd'hui, d'abord, elle est trop élevée. Deuxièmement, elle est injuste. Quand je regarde les simulations un peu sur les territoires, elle est injuste. Donc il faudra reprendre cette mesure-là. Mais en tout état de cause, ça ne peut pas être un effort budgétaire qui soit supérieur à celui de l'année dernière.
on va continuer, effectivement, Stéphane, une nouveauté dans le budget 2027 qui crispe donc particulièrement les parlementaires.
Oui, c'est la mesure dont vous venez de parler, la CPEB, c'est son nom de code. Ça veut dire, dans le détail, on va le voir, contribution progressive des collectivités locales à l'effort budgétaire. Elle doit rapporter à peu près 2,5 milliards d'euros à l'État de la part des territoires les mieux dotés. Voilà ce que dit le gouvernement. C'est injuste, d'après ce que vous venez de dire et ce qu'a dit votre collègue LR Sébastien Michel. Il est nouveau sénateur LR du Rhône. Céculi jusqu'en 2020. Il a pris l'exemple de sa commune. Une bonne gestion, mais une ponction d'un peu plus d'un million d'euros l'an prochain. Si le budget reste en l'état, on écoute. C'était mercredi dans l'hémicycle. Plus
une commune est bien gérée, plus elle paie. Chaque fois, des critères simples, parce que mesurables, mais injustes. Vous mesurez la richesse des habitants, mais jamais la qualité de la gestion des maires. Dit autrement, vous ne jugez pas une gestion, vous taxez une adresse. Vous demandez aux maires d'être responsables et vous leur faites payer le fait de l'être. Nous ne refusons pas l'effort national, nous demandons qu'il soit juste.
On l'a compris, vous l'avez évoqué, mais pour vous, c'est la double peine ? C'est-à-dire qu'on est bon gestionnaire et on est doublement taxé
? Alors, ça peut être le cas, mais ce n'est pas la généralité. Mais aujourd'hui, cette ponction prévue à 2,5 milliards, un, c'est beaucoup trop, et deux, oui, elle est injuste avec les critères tels qu'ils s'appliquent. J'ai vu des départements, des communes, des toutes petites communes de 200, 308 ans, qui ont des capacités d'autofinancement assez faibles, qui contribueraient. Donc, au Sénat, on va revoir. Et le montant ? et la répartition de cette dotation. Et moi-même, je porterai des amendements pour exonérer de cette dotation déjà toutes les petites communes qui ont de très faibles capacités d'investissement. Et cette contribution sera importante pour elles, mais elle ne pèsera pas dans l'enveloppe nationale. Donc on va revoir cette mesure au Sénat. Et puis, si vous me permettez, autre sujet, je veux le dire, il y a quelques bonnes nouvelles concernant les collectivités dans ce budget. Et je voudrais en citer une qui me tenait à cœur, je pourrais en citer d'autres. C'est la création du... dotation aux communes rurales peu dense. Nous avions réussi à créer il y a quelques années la dotation aménité rurale. Un certain nombre de communes n'y sont pas éligibles. Elles deviendront finalement éligibles à cette nouvelle dotation qui vient compléter la dotation aménité rurale. Et au total, on aura à peu près 17 000 communes qui pourront percevoir cette dotation qui est une reconnaissance des services environnementaux qu'elle rend à la société. Je voulais le souligner parce que c'est une bonne nouvelle dans ce budget. Je me suis beaucoup battu sur ce dossier pour voir cette nouvelle dotation voir le jour.
Voilà, donc il y a des bonnes nouvelles. Est-ce que les élus locaux vont trop loin quand ils dénoncent une potion amère ? Le gouvernement dit qu'on leur demande de participer à 10% de l'effort total. C'est faisable ?
Alors, ils ont raison. Aujourd'hui, on l'a dit, on est à 5,5 ou 6 milliards en solde net. C'est trop. Et encore une fois, avec des mesures qui sont... contre-productif, y compris pour les recettes de l'État. Mais quand il faut 54 milliards d'économies, est-ce qu'à un moment, ce n'est pas
normal de demander une partie de l'effort aux collectivités ?
Alors, demander un effort aux collectivités, le Sénat n'y est pas défavorable. On l'a démontré l'année dernière. Et je pense qu'on sera sur cette ligne cette année. Mais un, pas à ce niveau. et pas avec des mesures comme la baisse du remboursement de la TVA, encore une fois, qui vient impacter directement les investissements des collectivités. C'est moins de 2 milliards d'investissements dans les collectivités. Mais les collectivités, leur investissement est absolument nécessaire, à la fois pour les services à la population, pour le développement économique. Et je le redis, excusez-moi de répéter, mais c'est très important, c'est aussi une baisse de recettes pour l'État. La TVA, c'est neutre pour l'État. Si les collectivités investissent, elles payent de la TVA. L'État la rembourse pas en totalité, mais presque. Donc c'est une affaire qui est neutre pour la TVA. Et donc s'en prendre aux investissements des collectivités, c'est très pénalisant pour les territoires, ça remet en cause l'équilibre socio-économique dans un certain nombre de territoires, et c'est contre-productif du point de vue purement financier.
À combien vous espérez ramener les économies, comme l'année dernière, de 5 à 2 ?
Écoutez, l'année dernière, on a été à 2, et cette année, ça ne pourra pas être davantage.
Il y a d'autres mesures budgétaires qui font débat dans nos territoires, notamment le projet de gouvernement de transférer le remboursement des cures thermales vers les complémentaires santé. Ça représente environ 200 millions d'euros. 60 sénateurs de 42 départements thermaux appellent le Premier ministre à y renoncer. On va retrouver John Boudoin. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le maire de La Roche-Posée dans la Vienne. Monsieur le maire, déjà, pour qu'on comprenne bien, que représente l'économie thermale pour une ville comme la vôtre ? Merci.
Merci en tout cas de donner la parole ce matin. J'aimerais juste rappeler quand même ce qu'est la cure thermale, en tout cas à La Roche-Posée, la capitale de la dermatologie thermale. Aujourd'hui, un curiste, c'est un malade, c'est une femme en post-cancer qui a subi potentiellement une ablation du sein et qui vient suite à sa chimio ou ses rayons. C'est aussi des grands brûlés qui peuvent arriver, c'était le cas cet été, de drames comme Crans-Montana. Ce sont des personnes, des adultes. et des enfants atteints de psoriasis sévère, d'eczéma. Bref, ce sont bien des malades et des gens qui ont besoin de soins. Aujourd'hui, la Roche-Posay, c'est 4 600... C'est évidemment toute l'économie locale, avec un certain nombre de retombées économiques, mais c'est d'abord une obligation de soins pour des gens qui sont malades. C'est vraiment sur ce sujet que j'aimerais recentrer un petit peu la discussion. On parle de déremboursement, ça c'était l'année dernière. En 2025, la Cour des comptes avait demandé à ce qu'une analyse soit faite plus précise. C'est ce qui a été fait. à la demande du gouvernement début 2025 aussi de lancer une étude par la HAS. L'objectif était en fait de vérifier station par station et indication par indication les réels effets de la cure thermale. Dans le cas de La Roche-Posée, on dispose de 23 études et 12 publications, si vous voulez, sur le sujet. Donc aujourd'hui, quand on vient à La Roche-Posée, on vient se soigner. Ça, c'est le premier point. Est-ce que ça viendrait à l'esprit aujourd'hui d'aller faire des économies de 200 millions d'euros ? C'est un peu moins d'un pour cent de... du budget de la sécurité sociale sur le dos des malades. Moi, je pense que ce n'est pas forcément la bonne chose à faire. Une cure thermale, c'est aussi de la prévention. Et c'est notamment, certainement, souvent de fois, éviter une hospitalisation. Aujourd'hui, le coût des hospitalisations, on le connaît. On est entre 1 300 et 3 000 euros la journée d'hospitalisation. C'est gens qui viennent faire des cures, en tout cas ici à La Roche-Posée. sont des malades. Alors sur les retombées économiques pour la ville, on estime environ à 18 millions d'euros les retombées économiques directes et indirectes. C'est 150 emplois environ en 2025 et 130 ou 140 000 limitées, on va dire, marchandes sur le territoire. Donc c'est toute une ville évidemment qui vit au rythme des cures, mais pas que. C'est aussi une obligation médicale en tout cas envers ces malades.
Monsieur le maire, on va faire réagir Bernard Delcroix. Comment vous appréhendez, vous, cette idée du gouvernement de transférer le remboursement au complémentaire santé ? L'année dernière, il avait été déjà question des remboursements, puis finalement, le gouvernement y avait renoncé. Est-ce que là, vous espérez obtenir le même résultat
Alors, qui a regardé sur la question des cures thermales, sur les services médicaux qui sont menés, qu'il y ait des évaluations à faire, je trouve ça normal. Mais je pense qu'aujourd'hui, on ne peut pas, j'allais dire presque du jour au lendemain, c'est pas tout à fait ça, mais enfin, comme ça, au détour du budget de la sécurité sociale, parce que là, on parle du budget de la sécurité sociale, dérembourser à hauteur de 200 millions, c'est-à-dire en quasi totalité, les cures thermales, sans en mesurer précisément l'impact, ça n'est pas possible. Il y a différents niveaux. d'ailleurs de remboursement, 65%, 70%, 100%, suivant les cas. Donc la ministre de la Santé a demandé, alors je crois que c'était, il y a eu déjà des évaluations, mais en février 2026, a demandé à la Haute Autorité de la Santé d'évaluer les services médicaux des cures, donc je pense que ce travail est nécessaire, donc il faut mesurer cela, mesurer l'impact sur les territoires, et si un jour il doit y avoir des modifications dans le remboursement des cures thermales, il faut l'anticiper suffisamment tôt, si ça devait être le cas, je ne dis pas que ça l'est. Je ne dis pas que ce sera le cas, mais si ça devait l'être, s'il y avait des choses à faire bouger, il faut l'anticiper, le faire suffisamment tôt et trouver des solutions. Donc ça ne peut pas être dans ce budget. Alors l'Assemblée nationale, en commission, a rejeté cette mesure, mais n'a pas voté la première partie du budget de la sécurité sociale. Au Sénat, il y a des initiatives qui ont été prises, vous en avez parlé. J'ai aussi deux collègues, Jean-Yves Roux et Eric Gault, qui ont déposé une résolution sur ce sujet-là. Donc je pense qu'au Sénat, en tous les cas, pour ce qui me concerne... Je reviendrai, je supprimerai, je proposerai qu'on supprime cette mesure ce PLFSS. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un travail à faire sur la question des cures et des évaluations plus précises à mener.
Monsieur le maire, est-ce que vous entendez le fait qu'il y a quand même un travail à faire ? Et juste si jamais ce projet voit le jour, quelles conséquences ça aurait pour votre commune ? Est-ce que vous arrivez déjà à mesurer ça
Que le travail soit fait, c'est une évidence, mais quand on demande une étude à la HHS, l'objectif c'est quand même de les laisser faire cette étude avant de prendre une décision. Moi j'invite d'ailleurs la ministre Madame Riste de la Santé et puis les parlementaires qui veulent se faire une idée à se déplacer à la Roche-Posée pour voir réellement ce que c'est une cure thermale et que ces gens sont des gens qui ont un besoin de soins. On parle ici de SMR, de services médicaux. Alors sur l'impact réel, si tel des remboursements pourrait se faire, c'est des choses qui ont été déjà chiffrées. Ce sujet est un serpent de mer, on va l'appeler comme ça. Il y a des années que certains veulent s'attaquer au remboursement de la cure thermale sous prétexte que la cure plus près… Les sommes paramineuses, ce qui n'est pas le cas, c'est un peu moins d'un pour cent. Aujourd'hui, une cure, elle est remboursée. Une cure, ça coûte environ 680 euros. Elle est remboursée à 65% dans la majorité des cas. Ça représente 450 euros de remboursement. Il n'y a pas de prise en charge. de tout ce qui est logement, etc. Vous avez des barèmes qui sont très bas, on parle en moyenne de 150 euros par séjour de frais annexes. Donc je pense qu'il faut aussi rappeler les choses, les faits et ce dont on parle. On parle ici de gens qui sont malades et qui ont des besoins. Pour nos communes, on est sensibilisés au sujet depuis des années. On ne fait évidemment pas que de la cure thermale. On a aussi une activité économique propre, mais qui est à distinguer d'ailleurs de l'activité thermale. Pour le cas de la Roche-Posée, on a le thermalisme et on a aussi le développement touristique et toutes les autres activités économiques. Ce sont deux choses qui sont très décorrélées. D'ailleurs, il ne vous a pas échappé que les centres thermaux ne font pas de publicité. On est bien dans l'ordre du médical.
Merci beaucoup. Merci. Monsieur le maire, le dernier mot, allez-y Bernard.
Oui, et je veux ajouter une chose, c'est qu'il serait incohérent de décider cette mesure dans ce PLFSS, alors que l'évaluation qui a été demandée sur les services médicaux dans les cures en février dernier par la ministre de la Santé, en tout cas à ma connaissance, moi j'en ai pas connaissance, n'est pas aboutie, donc il faudra revenir sur cette mesure, au moins pour cette année-là.
Merci, Joanne Boudoin. Merci d'avoir été avec nous maire de La Roche-Posée dans la Vienne. On va regarder les unes de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. Bernard Delcroix, la une du Midi Libre, Colère Lycéenne, Journée Cruciale, les organisations lycéennes qui appellent à de nouvelles actions. Mardi, la une de la Charente Libre sur les prix du carburant, une baisse au compte-gouttes. Les automobilistes charentais qui profitent de la baisse des prix du carburant dû au déstockage gouvernemental de réserves stratégiques dans la grande distribution. Et puis une une qui concerne les collectivités. C'est la une de Corse matin au bord de la rupture après le rejet du texte sur l'autonomie de la Corse au Sénat. La réunion entre le gouvernement et les élus de Lille aura-t-elle lieu ? C'est toute la question. Gilles Siméoni dit qu'il n'ira pas. Le ministère ne dit pas si la réunion est maintenue. De quelle une avait-on envie de nous parler ?
je pourrais parler des trois, bien entendu. L'accord, c'est un sujet important. Mais je vais me centrer, si vous le permettez, sur la question des carburants. Parce que là, on assiste à une vraie inégalité de traitement. C'est vrai que le ministre avait annoncé, le gouvernement avait annoncé une baisse autour de 15 à 18 centimes. Elle ne s'applique pas partout de la même façon. Et moi, je suis d'un département rural et du coup, je m'exprime au nom de tous ces départements ruraux. Il n'y a pas de transport en commun. Les habitants ont besoin de leur voiture pour tout. Ils ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour aller dans les services, pour aller chez le médecin, pour amener leurs enfants dans différentes activités. Et aujourd'hui, cette baisse, elle n'est pas réelle. partout, dans toutes les stations. Vous avez prévu des mesures spécifiques
pour les zones rurales et les stations-service isolées. Ce n'est pas suffisant ?
Oui. Aujourd'hui, ce que j'ai pu constater, c'est que cette baisse de 15 centimes, on va dire, elle ne s'applique pas dans toutes les stations. Alors, c'était lundi, donc il faut qu'on attende peut-être la fin de cette semaine. Mais en tous les cas, elle ne s'applique pas dans toutes les stations. Et très franchement, dans les secteurs où il n'y a pas de transport en commun, le coût des carburants aujourd'hui, même d'ailleurs avec cette baisse de 15 centimes, il est... Impossible pour les habitants. Il est pénalisant pour les habitants. Et donc, il faut absolument arriver à trouver des solutions. Mais ça veut dire que les mesures rurales ne sont pas suffisantes ?
Oui, à mon avis, elles ne sont
pas suffisantes. Les territoires ruraux sont très impactés. On a besoin de la voiture. D'où ces mesures
spécifiques. Oui,
mais aujourd'hui, le gouvernement fait ce qu'il peut. Mais aujourd'hui, elles ne sont pas à la hauteur. Et souvent, quand on parle de cette question du carburant, on regarde ça à l'échelle globale. Mais je le redis, il y a les... secteurs notamment urbains où il existe des transports en commun ou donc l'augmentation du prix du carburant n'a pas un impact majeur sur la vie des gens et sur le pouvoir d'achat et il ya des territoires où ça n'est pas le cas donc il faut absolument d'abord un que cette baisse s'applique partout dans toutes les stations et deuxièmement qu'on trouve des mesures spécifiques renforcées pour les territoires ruraux
On va terminer notre partie sur les collectivités, puisque l'actualité des collectivités présidentielles s'entremêlent ces derniers jours avec cette question. David Lysnard, peut-il être à la fois président de l'Association des maires de France et candidat à la présidentielle ? On va écouter la réponse de Marc Fénon.
Moi, je trouve que ça pose un problème, parce que ce serait la première fois que le président de l'association des maires serait engagé dans une présidentielle. Ça pose des tas de problèmes. Je rappelle que l'association des maires, c'est l'association qui rassemble l'ensemble des maires de France, qui vont être chargées d'une lourde tâche, c'est de parrainer. Voyez bien les polémiques qui vont naître. Si certains ont du mal à avoir des parrainages, les polémiques vont naître avec le président de l'association des maires et l'association des maires.
êtes d'accord avec lui, Bernard Talcourt
oui, le président de l'association des maires, elle rassemble des maires de toute la France, de différentes sensibilités, qui d'ailleurs parraineront ou soutiendront des candidats à l'élection présidentielle qui ne seront pas les mêmes. Et le président de l'association des maires de France, lui, il est représentant de cette diversité. des maires et des sensibilités politiques du pays. Et donc, représentant de cette diversité, étant finalement le fédérateur de cette diversité, c'est quand même compliqué, en même temps qu'ils soient engagés dans une démarche, certes respectable, c'est pas le sujet, mais en tout cas partisane de l'élection présidentielle. Donc je pense que cette situation n'est pas tenable durablement.
Il y a une élection dans trois semaines, la présidente de l'Association des maires de France. Qu'est-ce que vous demandez ? A David Lissnard de ne pas se présenter ou vous dites que c'est les maires qui trancheront ? Après tout, il n'est pas autodésigné.
Je pense qu'il faut qu'ils prennent les décisions qui permettent de préserver l'association des maires telle qu'on l'a toujours connue, telle qu'elle existe aujourd'hui, c'est-à-dire une association qui a pour seul but de défendre les intérêts des communes et des intercommunalités, donc des territoires. Là, vous trouvez qu'il politise
l'AMF ? Il politise cette association des maires ? Je
pense que cette situation d'être à la fois candidat, et vouloir représenter la diversité des communes de France, je pense qu'à un moment, ça n'est pas tenable. A
lui de
prendre des décisions. pense que lui, il faut qu'il prenne sa décision et ses responsabilités par rapport à ça.
C
lui qui le décidera, mais je pense qu'on ne peut pas être représentant de l'association des maires. avec un objectif de rassemblement de toutes les sensibilités et être engagé dans une démarche d'élection présidentielle.
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