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Ministre de l'efficacité gouvernementale et de l'allègement réglementaire de l'État, je regarde mon cellulaire parce que c'est un titre assez long. Concrètement, qu'est-ce que le premier ministre vous a demandé?
Bien, c'est assez simple. Moi, je suis délégué au premier ministre. Et ce que j'ai comme mandat, c'est vraiment de travailler dans les structures de tous les ministères. Alors moi, je vais venir épauler mes collègues. Je vais venir épauler mes collègues pour essayer de diminuer la paperasse, enlever des règlements. Et l'objectif, c'est vraiment... Coupé dans les coups, j'imagine. Bien, dégraissage de l'État. OK,
dégraissage de l'État. Est-ce que ça va se faire aux bisturis ou à la tronçonneuse à la Elon
Musk? Bien, moi, je n'aime pas tant la caricature. Je pense qu'à moyen terme, on va travailler sur les structures.
Mais
à court terme, j'aimerais ça me donner comme mandat des petites bouchées. Des petites choses qui nous irritent depuis plusieurs années, des choses que j'ai connues dans le monde municipal, qu'on a vu aller. qui font qu'on est plus efficace que ça écart tout le monde. Puis c'est des choses qui peuvent être ça. Mais allez
-vous dans ce mandat-là avec une vision contente?
c'est sûr qu'au final, il y a la vision comptable, mais l'objectif, c'est l'humain. Moi, ce que je veux, c'est pas couper des services aux citoyens. Ça, pour moi, c'est essentiel. Il y a le côté comptable, mais si on peut jeter un bombe sur les PME puis sur les municipalités, bien moi, j'aurais fait ma partie... Mais le côté humain,
vous attendez qu'il y ait des emplois qui sautent, là?
C'est sûr qu'il va y avoir des emplois qui vont être coupés. On a annoncé durant la campagne électorale qu'on voulait rapetisser la lourdeur de l'État, mais mon rôle, c'est vraiment pas d'y aller de façon... de façon ambitieuse dans tout azimut. Mon rôle, c'est vraiment de dire ça, je vous enlève ça.
Aujourd'hui, on apprend le démantèlement du ministère de la cybersécurité et du numérique qui va être transféré sous le conseil du Trésor. Est-ce que ça fait partie de votre première décision?
En fait, ce n'est pas ma décision. C'est une décision qui vient du Trésor. Mais de prendre les employés fonctionnaires, les envoyer sous le Trésor, c'est une belle occasion de faire justement une première réforme. Moi, je vais être habilité, je vais être intégré là-dedans pour s'assurer que le Ça veut dire quoi, des pertes d'emploi pour ça, des coupures? L'objectif final, c'est sûr qu'il va y avoir des coupures d'emploi puis il va y avoir du réaménagement des employés. Ça, c'est sûr, OK? On veut vraiment que le Québec se porte mieux dans cinq ans. Et là, c'est le temps de le faire. C'est mon mandat. Mais l'objectif, c'est vraiment de ne pas couper les services. C'est de s'assurer que... sais, le farfelu, ce qui est l'exagération, qui perdure depuis tant d'années, bien, c'est là-dedans qu'on va aller en enlever. Puis c'est sûr que c'est des tâches qu'on enlève. Puis là, bien, les différents ministères auront à se réajuster avec des tâches en moins.
Ça doit se faire en respectant quand même les processus. Ça va vous prendre un vote, j'imagine, de l'Assemblée nationale? On
va suivre les processus. J'ai quand même les coups des franges. On est tous conscients qu'il y a du travail à faire. Ça reste que... Il n'y aura pas de processus qui va être bâclé là-dedans.
Parlons de la nomination de votre chef de cabinet, Jacinthe-Evarel. En toute transparence, c'était une de nos débatteuses à nouveau aux débatteurs. Pourquoi avoir choisi Mme Harrell?
Bon, à la pause, c'est quand même le cabinet du premier ministre qui choisit les directeurs de cabinet. Bon, ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est que moi, j'ai rencontré Mme Harrell à plusieurs reprises. Comme je disais tantôt, j'ai les coups des franges de la premier ministre. C'est une femme qui a une belle expérience, qui a déjà été en cabinet. qui a un vécu aussi, qui a été dans le communautaire, qui a travaillé aussi au niveau du gouvernement. Moi, je trouve qu'il est passionné. Puis elle veut changer les choses.
Est-ce que vous êtes à l'aise avec ces prises de positions du passé, entre autres sur les réseaux sociaux, que certains ont qualifiées d'extrêmes?
J'ai pas vraiment la volonté et l'intérêt de commencer à puiser dans le passé de tout le monde. C'est sûr que je suis pas insensible. J'ai quand même passé une fin de semaine à voir des... Est-ce que vous vous attendiez à ça? Je connais certaines de ses positions. Je sens que c'est quelqu'un qui est affirmé. Puis on a besoin d'avoir une équipe qui va être solide.
Est-ce qu'après la fin de semaine difficile que vous avez vécu, avec tout ce qui s'est dit sur Jacinthe-Varel, est-ce que vous êtes aussi à l'aise avec l'embauche aujourd'hui?
Très à l'aise et en grande confiance. Qu
'est-ce que vous pensez qu'elle va vous apporter?
pense qu'elle va amener justement le petit côté, le petit côté, on va se le dire, un petit peu plus structuré, de droite, avec une vision d'améliorer les choses. Et n'oubliez pas que c'est quand même le ministre qui fait les sorties publiques. C
'est un gros mandat que vous avez. Tout est à faire. Il n'y a aucune base pour le moment. Ça va être plus difficile que Survivor Québec, ça?
Bien, définitivement. Survivor, c'est difficile. C'est difficile physiquement. Là, c'est la chance d'une vie de pouvoir participer à cette méga réforme. Tu sais, les Québécois méritent.
Oui, ça va prendre des alliances.
Peut-être avec d'autres partis. En fait, il va falloir... Il n'y a pas personne qui peut être contre l'efficacité de l'État. Quand c'est bien amené, personne ne peut être contre ça.
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