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Bien, salut tout le monde. Alors bon, c'est n'importe quoi. Il est 23h20. Je voulais lancer un live bien plus tôt que ça. Je n'ai pas réussi à m'organiser plus tôt parce que je voulais absolument faire un live, mais ça fait longtemps que je n'ai pas fait de live de cette manière-là. Ok, ça a l'air de ne pas trop mal fonctionner pour le chat de Twitch. Donc pour ceux qui sont sur Facebook et sur YouTube, désolé, mais c'est le chat de Twitch qui s'affiche là, de l'autre côté de l'égrand. Voilà. Et sinon, sur Facebook, sur YouTube, vous avez les chats. Mais je vais essayer d'y jeter un œil en parallèle. Ce qui ne va pas forcément être très évident. On va voir. Je vois qu'il y avait un peu de monde aussi sur Facebook. Sur YouTube, je n'arrive pas à voir le chat. Ce n'est pas grave. On va se concentrer sur le chat de Twitch. Bon, vous avez peut-être quelques-uns. Combien vous êtes d'ailleurs ? Pourquoi je ne vois pas le direct ? Je n'ai pas le nombre de viewers en direct. Villain Hugo qui s'est fait gronder, dit Tarkus le Noir. Alors oui, je vais vous expliquer tout ça parce que c'est franchement... Ça m'a saoulé. Ça m'a saoulé cette audition. Vous avez vu, je n'ai même pas parlé. Et je me retrouve déjà avec une reprise presse. Avec une reprise presse en la circonstance. Hop. Alors attendez, il faut que je gère juste un petit truc. Est-ce que vous m'entendez bien ? On est 6. Eh bien, on va commencer par 6. On sera peut-être plus nombreux après. Je ne sais pas s'il y a des gens qui traînent sur les internets, qui vont voir une notif, là, apparaître et pop-up. Je n'ai même pas fait de... Pour dire aux gens qu'on est là, quand même, sur Twitch, notamment. Tac. Tac, tac, tac, tac. Il ne faut pas que je vous mette le son. Il faut juste que je mette ma chaîne. Hop. Je vais mettre quoi ? Je vais mettre débrief sauvage de l'audition de Nunez. Et sur Twitch. Depuis Twitch, le retour. Alors, débrief sauvage de l'édition donnée sur Twitch, pareil, postez, paf. Parce que je vous ai mis, du coup, ce cher Vincent Corp, président de la commission des lois. Je me refamiliarise quand même un peu avec tout ça. Et on est 52 là, mais c'est n'importe quoi, ça monte, ça monte, ça monte. Bon, allez, on se concentre. Il est déjà tard. Ce que je vous propose, très très simplement. Ah ouais, j'ai eu un raid de Klich Norris, c'est pour ça aussi. Merci Klich. Ah oui, ça ne se voyait pas affiché sur le chat, évidemment. Il faut que je regarde. Comment on met le chat sur Steam Labs ? Le chat est actuellement en ligne, mais n'importe quoi. N'importe quoi. Bon, il faut bien que j'affiche le chat par mes propres moyens. Par-dessus, l'appli. Voilà, je vais faire ça à l'ancienne. Ouais, ça faisait longtemps. Salut tout le monde. Bon, donc je vous ai mis sur VLC. Paf, j'ai téléchargé l'édition tout à l'heure. Regardez, normalement, vous devriez avoir le son. Dites-moi si c'est tout bon. Et nous
sommes réunis donc, chers collègues, pour notre première audition sur les événements liés aux manifestations du 17 octobre 2026. Il y a un peu moins de trois semaines, en effet, notre pays a traversé des journées que nous n'oublierons pas. Plus de 1000 policiers... Michael, c'est mon leçon été blessés. Plus de 3000 commerces ont été pillés ou vandalisés. Des bâtiments abritant des services publics ont été attaqués. La mairie de Limoges incendiée. Et je vous rappelle que pour ce faire...
Bon, son vidéo, OK. En fait, je ne vais pas vous mettre Vincent Corse. Ce n'est pas très intéressant. Il va dire que c'était grave ce qui s'est passé le 17 octobre, etc. Abonnez-vous dans mon générique d'ailleurs. Je reste concentré. L'idée, c'est qu'on va essayer de mettre en fois un et demi. Parce que franchement, sinon, à 4 heures du mat, on y est encore. Je me connais, je ne vais pas arrêter de parler en plus. Et on va zapper les questions. On va aller direct à ce qui n'a pas répondu. Mais ce qui va nous intéresser, c'est vraiment son propos. Et peut-être de pointer à chaque fois ensemble. à chaque fois qu'il dit n'importe quoi, ce qui fait que j'ai fait des mimiques avec ma tête à plusieurs reprises, en mode, non, mais ce n'est pas possible, il ne peut pas dire des trucs pareils. Voir dire des trucs hors micro. Je lui ai dit d'ailleurs plusieurs fois, j'ai montré ma main comme ça, je lui ai dit, vous avez levé la main et vous avez dit, je le jure, je rappelle. Non, mais je rappelle, au cas où il y aura un petit oubli. cette inattention, comme ça, et de vouloir pas dire exactement la vérité. Puisque c'est le problème de ce genre de commission d'enquête, c'est que vous savez qu'à chaque fois qu'il y a des parjures qui sont transmises à la justice, même avec des éléments, moi-même j'en ai transmis 5 quand j'étais pris dans une commission d'enquête, la justice interroge la personne, lui dit « Vous avez menti ? » La personne dit « Ah non, je n'ai pas eu l'intention de mentir. » Et paf, fin de l'histoire, relax. Parce qu'en plus, il faut prouver que la personne a eu l'intention de mentir. Vous pouvez vous lever tôt. Il n'a pas aimé. Mais en même temps, je pense qu'on se déteste cordialement. Peut-être pas cordialement d'ailleurs. Parce que moi, ça m'insupporte en fait. Ce monsieur qui se drape dans son autorité. J'ai été fonctionnaire, préfet pendant des années, préfet de police. J'ai géré le service de renseignement. Donc tout ce que je dis est forcément la vérité. Il se sert de ces... Voilà, ces arguments d'apparence pour justifier un grand n'importe quoi. Parce que moi, je vais vous dire mon sentiment. Évidemment qu'il y a une part d'éléments intentionnels dans le bazar qu'il y a eu le 17 octobre et les jours qui précèdent et les jours qui suivent, c'est-à-dire des décisions politiques qui sont prises. Mais franchement, pour avoir quelques retours terrain, on va dire ça comme ça, il y a aussi une bonne dose d'incompétence là-dedans. Il ne faut quand même pas déconner. Donc, je répète, on s'appelle les questions et on fait x1,5 parce que sinon, sinon, on ne va pas s'en sortir. D'ailleurs, du coup, j'avance. Alors, il y a son propos liminaire déjà. Parce que du coup, pour vous dire aussi un autre élément de contexte. Moi, les Insoumis, on n'était pas hyper chaud pour l'auditionner dès le début de cette commission d'enquête. Pourquoi ? Parce qu'on l'a entendu il n'y a pas longtemps à l'Assemblée, il a déjà dit bien ce qu'il voulait, aux questions au gouvernement, on lui a posé un certain nombre de questions, il n'a pas répondu non plus, donc je ne vois pas ce qu'il nous dirait de plus aujourd'hui, qu'il n'a pas voulu nous dire les fois d'avant. Et que du coup, l'utilité de cette audition, c'était vraiment lui permettre de dérouler sa version des faits. Parce que nous, certes, on pose des questions, on essaye de le coincer, mais franchement, ce n'est pas… comment dirais-je, c'est asymétrique, ça pourrait être beaucoup plus symétrique si on était dans une autre configuration. Si le président de la commission des lois, par exemple, à chaque fois qu'il ne répondait pas à une question, ou raconte n'importe quoi, le reprenait en lui disant « Non, non, mais là, attendez, on vous a posé une question, répondez précisément. Attendez, là, vous dites que... Non, non, je ne suis pas d'accord. Vous avez dit tout à l'heure que... Enfin bref, de mener une sorte de contradictoire, en fait, dans la circonstance. Mais ce n'est pas du tout ce qui... Ce qui est fait par le président, ce n'est pas leur volonté. D'ailleurs, moi, j'avais demandé à ce qu'il y ait une question, une réponse. Et qu'ils ne puissent pas faire une pelletée de questions. Et puis après, il répond un peu en oubliant des trucs, mais vous comprenez, on n'a pas le temps, on répond à plein de questions d'un coup, donc bon, tout ça est très long, donc voilà. Je veux dire, il y a plein de fois où il faudrait le pointer dans les détails, dans la précision, et pas juste en rester sur des vagues choses, des je pense que, je dirai que, je pourrai que. D'ailleurs, j'ai repris le président de la commission des lois quand il a fini sa petite intervention en disant qu'il allait avoir la question des rapporteurs et qu'il pourrait y répondre. Et j'ai dit non, devrait. Ou devra, en l'occurrence. Ce n'est pas une possibilité. Il est obligé de répondre. C'est une convocation, c'est une commission d'enquête, ce n'est pas n'importe quoi. Bref, du coup, cette audition a quand même lieu. Donc on s'est dit, autant en tirer ce qu'on peut en tirer. Je vous lis sur le chat, je regarde ce que vous me mettez. Ça fait plaisir de vous retrouver, j'envoie des pseudos de l'époque, Crispy's notamment. Allez, on y va, on en est où ? Messieurs les rapporteurs, mesdames et
messieurs les députés, je suis ravi de pouvoir répondre à cette convocation dans votre commission 'enquête. ... à la gestion de la journée du 17 octobre. Cette commission est l'occasion pour moi de prendre le temps de livrer mon analyse technique, débordement, constaté ce jour-là, et de le faire, évidemment, comme je viens de le faire, sous prestation de serment, ou guidé par le seul souci de la vérité, à l'exception de toute autre considération, et bien sûr, dans la plus grande transparence. ... Le travail qui avait été effectué en amont par les services de renseignement sur ce qui s'est passé ce jour-là très concrètement sur le terrain, partout sur le territoire national. J'en terminerai avec ce qui a été fait depuis pour éviter que ce qui s'est produit le 17 octobre se produise à nouveau en termes d'émeutes de pillage de personnes blessées. Je commence par avoir une pensée pour les forces de sécurité intérieure, donc plus de 11 ans ont été blessées ce jour-là.
'est trop bas ? Allez, c'est un accéléré, ça baisse un peu le volume. Je vous le mets plus haut, vous me direz si c'est bon.
'accueille donc cette commission d'enquête d'autant plus favorablement que je n'ai jamais eu et je n'ai aucune difficulté à prendre mes responsabilités. Je n'ai d'ailleurs ni aucune difficulté à rendre des comptes. Je l'ai prouvé plusieurs fois dans mon passé. Éviter à mon autorité de tutelle d'être elle-même auditionné. Au cas d'espèce, je n'ai pas non plus hésité évidemment à prendre mes responsabilités.
mais là, attendez, parce qu'on va remettre juste un petit truc là, mais c'est un truc de fou là. Déjà d'emblée, qu'est-ce qu'il raconte ? 8, je mets 8. Il dit, ouais, il a déjà été auditionné, même quand il était fonctionnaire, il l'a toujours fait, blablabla. Bon, mais en fait, c'est normal, en fait, c'est le job. Mais alors, attends, parce qu'il
dit... Je n'ai d'ailleurs aucune difficulté à rendre des comptes. Je l'ai prouvé plusieurs fois dans mon passé de haut fonctionnaire où j'ai répondu très ouvertement devant le Parlement, y compris déjà d'ailleurs sur la gestion d'événements d'ordre public, au point d'ailleurs d'avoir au moins une fois évité mon autorité de tutelle d'être elle-même auditionnée. Il
a évité au moins une fois à son autorité de tutelle d'être auditionné. Je crois que l'autorité de tutelle en question, ça devait être le ministre. Donc tellement il a dit la vérité et les trucs géniaux, on n'a pas eu besoin d'entendre le ministre. Une fois. Qu'est-ce qu'on s'en fout ? C'est quoi cette gloire à deux balles ?
cas d'espèce, je n'ai pas non plus hésité évidemment à prendre mes responsabilités en proposant ma démission au chef de l'Etat dès le lendemain du 17 octobre. Je crois que c'est assez rare pour être souligné, notamment à la suite d'un bilan d'ordre public, autrement dit pour un enjeu de gestion opérationnelle. C'est ma conception des choses. Je le répète d'ailleurs au chef opérationnel placé sous le monde d'autorité, je suis leur chef et je suis le seul responsable et je me réjouis de le prouver à nouveau aujourd'hui devant vous. Je me tiens donc prêt à répondre en toute transparence à vos questions, mais je veux m'en tenir pour ce court propos liminaire à des réflexions générales et d'analyse personnelle plutôt qu'à des chiffres, même si je compléterai, j'insiste encore, je compléterai ensuite mon propos d'une analyse opérationnelle un peu plus détaillée. Je leur dis, le bilan de la journée du 17 octobre est un échec, à partir du moment où la sécurité de bâtiments publics, de commerces, n'a pu être assurée et que dans le même temps, les forces de sécurité intérieure ont été confrontées à une violence inouïe. Mais soyons clairs, l'échec constaté ne présume pas en soi une faute des services de l'Etat. Pour prendre un parallèle, un attentat est toujours un échec. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il était nécessairement imputable
ok là déjà on commence c'est chaud Non, c'est chaud. Il compare un attentat de gens qui vont faire un truc en essayant de se cacher, etc., de manifs qui ont été déclarés, de gens qui mettent des messages sur les réseaux sociaux en disant qu'ils vont manifester, après trois semaines déjà, même plus que trois semaines, un peu plus, devant les lycées où c'était déjà compliqué, où le ministère de l'Intérieur faisait déjà n'importe quoi dans sa gestion de l'ordre public et de la répression. Et lui, là, tranquille, il est là. Non, mais des fois, on n'arrive pas à déjouer des attentats. Là, c'est pareil, on n'a pas déjoué la manif.
Il y a des passages à l'acte violent qui sont objectivement indétectables ou qui le sont très difficilement. De même, il y a des comportements séditieux, sporadiques et spontanés de voie publique qui ne peuvent être précisément anticipés, au moins dans leur niveau de violence et de détermination. Je reviendrai précisément sur les caractéristiques de ce qu'a été le défaut d'anticipation de ce 17 octobre. Je reviendrai dans quelques instants. Les services de renseignement ont été pointés du doigt pour avoir sous-estimé le nombre de personnes attendues sur cette journée de mobilisation. C'est sans doute vrai, mais cette sous-estimation, c'est très loin d'être le nœud du problème. On ne peut pas résumer tout cela à un simple sujet de chiffres. prévisionnel plus proche de la réalité n'aurait pas permis en soi d'éviter les débordements constatés. En réalité, un nombre important de paramètres sont également à prendre en compte et j'aurai l'occasion d'y revenir. Voilà pourquoi d'ailleurs j'ai pu répondre au Sénat à l'occasion d'une des nombreuses questions d'actualité au gouvernement qui m'ont été posées sur le dimensionnement du dispositif du 17 octobre. En l'occurrence, le delta, j'ouvre les guillemets, ne se jouait pas tant dans la prévision du nombre de participants attendus que dans l'intensité des violences de ce jour-là. C'est aussi pourquoi un dispositif policier plus étoffé en volume d'effectifs déployés n'aurait sans doute pas permis à lui seul d'empêcher les incidents constatés, notamment les exactions commises avant même le lancement des cortèges, ni les très nombreux pillages commis simultanément en divers points du territoire.
où il vient de s'expliquer qu'il savait, mais sans savoir, et que même s'il avait su, même s'il avait su, eh bien, ça ne serait pas changé grand-chose s'il y avait eu plus de policiers. Donc, finalement, et qu'en plus, il l'a dit au début, il a remis sa démission. Qui fait ça de nos jours ? C'est vrai qu'il a raison, pas grand-mère de faire ça de nos jours. Mais bon, si c'est pour ne pas accepter la démission, tout ça, c'est une vaste blague, une mise en scène, un sketch. mauvais sketch en fait en réalité Donc, attention, volume, intensité, des fois les mots vont se mêler, s'échanger l'un l'autre, peu importe. En fait, vous avez compris le truc. Il a fait du mieux qu'il a pu, il n'y aurait peut-être plus mieux faire, mais ce que mieux faire, ça aurait été mieux quand même. Pas tant que ça. Voilà, débrouillez
-vous avec ça. De la même manière, ce n'est pas l'augmentation du volume d'effectifs déployés le 24 octobre, par rapport au samedi précédent, qui a permis à lui seul de garder la maîtrise des événements lors de cet acte 2. C'est bien davantage une combinaison de décisions opérationnelles et administratives, et j'en identifie 4. D'abord un meilleur pré-positionnement des forces de l'ordre qui a permis de mieux encadrer les cortèges.
! Donc déjà plus de gens pour encadrer les cortèges. Ouais mais c'est... C'est génial. Alors après, c'est vrai que moi, je vais vous dire la vérité. On ne se dit pas que le nombre de policiers, c'est une garantie non plus en tant que manifestant que la manif se passe bien. Vraiment, je pense que vous seriez d'accord avec moi dans le chat si vous allez en manif. Donc, c'est vrai que sur cette échelle, plus la doctrine qui est employée, la manière de faire du maintien de l'ordre qui va faire la différence, ça, c'est sûr. Bon, on
continue. Ensuite, les nombreux contrôles de flux et fouilles effectuées sur réquisition du procureur. des procureurs pour saisir le matériel interdit, y compris parfois en profondeur.
Donc parce que le 17, c'est vrai qu'il n'y a pas eu beaucoup de fouilles, mais bien sûr qu'il y a eu des fouilles. On fait des fouilles aussi dans différentes grandes villes. Mais c'est vrai que pour organiser des fouilles, il faut les effectuer. Donc si tu n'as pas les effectuves, tu n'organises pas les fouilles. Et même le 24, moi je vois à Lille, mais c'est pareil à Paris, c'est pareil partout. Ils ne peuvent pas tout fouiller, tout le monde, etc. Ce n'est pas vrai en réalité. Voilà, à Lille, République avait été interdite suite au Conseil de défense de Macron et qu'il a dit à tous les préfets de vous interdiser, etc. Ils se sont exécutés. Donc nous, le métro République, il était en Rade, à Lille, le 24. Donc, il faisait des contrôles à Gare-Lille-Flandre. Je l'ai vu parce que je suis passé dans l'autre sens. Mais du coup, sauf que tout le monde s'est donné la consigne, comme la bouche de métro République était fermée, de descendre à Gambetta. Et en fait, tous les flics étaient en train de faire des contrôles, tous les policiers, les policiers, là, à Gardilfant. Et donc, du coup, il y avait zéro contrôle à Gambetta. Voilà. C'est tout ce que j'avais à déclarer. Donc, là, allez, je veux dire, 90% de la manif, si ce n'est pas plus, des manifestants n'avaient pas du tout été contrôlés le 24. Donc, effectivement, ce n'est pas une grosse dif. La panoplie des mesures. Troisièmement, la panoplie des mesures. Non, profondeur, je ne pense pas qu'il parle des WC sur Enfant, Gilou, mais... Bref, on passe là-dessus. Ça a été documenté aussi, je crois. Je ne sais pas si c'est Blast ou... Non, Disclose qui a sorti un truc là-dessus. J'ai vu passer. J'ai vu passer. J'ai vu passer. Il y a beaucoup de questions qu'elle a enchaînées, les réseaux, etc. Mais en vrai, cette audition, elle ne sert à rien. Parce qu'il faut d'abord qu'on récolte des infos. Alors, on a déjà récolté par la presse des choses à le confronter. faut auditionner plutôt les gens qui sont sur le terrain, les préfets, les machins. Et ensuite, tu interroges le ministre à la fin sur tout ce que tu as collecté et tu le confrontes. Bref. Et merci pour les messages sympas que vous mettez dans le chat, Blackcraft 1 notamment. Voilà, c'est cool.
Les mesures administratives déployées en amont par les préfets, interdiction partielle de manifestation.
Pareil, les interdictions de manifestés, je crois qu'ils en ont fait 100 ou 150. Pareil, les MICAS, les mesures individuelles d'assignation à résidence, ça revient au même. Mais là, c'est pour se couvert de lutte contre le terrorisme. Il y avait un interdit parce que ça fait partie des questions où ils racontent n'importe quoi. En réalité, ce n'est pas parce que vous mettez 150 personnes, vous empêchez de manifester. que vous réglez votre problème du 17 octobre.
Tu peux partager l'article, je ne sais pas si tu as les droits sur le chat. ... qui ont assurément permis de limiter la casse au sens premier du terme. Et puis surtout, la mouvance a pu être cantonnée au sein des cortèges et ne s'est pas éclatée, comme elle l'a fait le 17 octobre, ce qui avait provoqué une dispersion du dispositif policier dans certaines villes et qui m'avait conduit à reconnaître que nous avions perdu le contrôle à certains endroits. Le 24 octobre, les exactions observées en marge des cortèges.
attendez, parce que Nightbot, pourquoi il a supprimé le message que j'ai validé ? Je crois qu'il faut que je désactive Nightbot. Ça y est, je vais leur faire une manip en direct live. Chat modération. Hop. Je pense que c'est bon. Ressaye, Clitch. Je vais voir si ça fonctionne. Enfin, si ça fonctionne, tout simplement, en fait. Pour vous mettre sur le chat. Autoriser. Victoire. Ça, je n'ai pas trop perdu la main. Donc, on a été où ? Il dit qu'il a mis des trucs supplémentaires en place le 24 et que c'est grâce à ça, mais qu'en fait, même s'il les avait mis en place, ça n'aurait pas été si génial. Enfin, bref. Alors, attendez. Alors, attendez, avant que je relance, pourquoi Nunes était placé à côté du président de la commission et pas face à son interneur ? Ça fait partie des trucs qu'on va lui remonter via le bureau de la commission en lui disant que le décorum n'allait pas du tout parce qu'effectivement, on n'a pas l'impression que c'est lui qui est vraiment interrogé et interpellé. En vrai, vu le monde qu'il y avait, la configuration de la commission, ce n'est pas si simple de se mettre différemment. Bon, en fait, ce n'est pas impossible. C'est pas pratique vu la salle, mais c'est pas impossible. Mais ça, on a fait remonter, on a noté sur le décor, on va dire, en tant que... Oui, ça fait comme s'il était à la maison, là, tranquille, il pose ses trucs et... Voilà. Alors,
on reprend. belles et bien présentes et nombreuses, ont ainsi répondu à un schéma plus habituel et classique. Ceci étant désormais exposé, la question toujours facile à poser à postériori restera pourquoi ne pas avoir mis en place dès le 17 octobre ce qui a été prévu le samedi 24. Par exemple, pourquoi ne pas avoir mobilisé plus de forces de l'ordre dès le 17 octobre ? J'assume de ne pas avoir rappelé sur leur congé les objectifs de police.
Vous avez entendu ? Je vous l'armée. C'est important ça, c'est
central,
c
'est déterminant. Le 24 octobre, les exactions observées en marge des cortèges. Bon.
Alors, il a lâché l'info, quoi. Il a lâché l'info, l'info centrale. Et c'était les vacances. Débrouillez-vous avec ça. C'était les vacances. Voilà, le fiasco 17 octobre, ça tenait vraiment à... Ouais, un week-end, quoi. Un week-end près. C'était le week-end d'avant. C'était pas les vacances. C'était OK, quoi. C'est vraiment genre... pour une date qu'on voit circuler sur les réseaux sociaux depuis début septembre, si ce n'est pas même un peu avant, je crois début septembre. Champion. Après plus de trois semaines de grosse mobilisation lycéenne, une activité sur les réseaux, un truc de fou. J'étais hilare, notamment, de nombreux messages rigolos de gens qui disaient comment ils allaient se déguiser pour aller à la manif. On pense évidemment à Captain America, entre autres. Voilà, cet homme en armure de plate sur son scooter. Mais sinon... Stop spamming, symbol, warning. Attendez, je vais virer Naibot là, parce que Naibot, il fait quand même... Donc, il y avait quand même... Tout le monde savait ce qui commence à aller marcher, ce que ça allait faire, ce qui allait se passer. Donc, voilà. Alors, avec ces symboles, ça, je vais... On va dire tout ça. Paf, voilà. J'ai tout ouvert. J'en reviens à notre nunez. C'est que le pire dans tout ça, c'est qu'il n'a pas tort en soi. Ça faisait trois semaines qu'il faisait déjà n'importe quoi. Les lycéens, c'était tous les jours. Ce n'était pas juste le week-end. Évidemment que les effectifs étaient fatigués. Mais après, c'est toi. C'est de la politique. Tu n'as qu'à répondre aux revendications. trouver les moyens politiques de faire en sorte que ça désenfle, et tout de suite. C'est pour ça qu'en fait, 100% des sociologues, des chercheurs, tout le monde dit que le maintien de l'ordre, c'est la seule matière dont on est sûr que c'est 100% de la politique. 100%. Voilà. Tout le monde s'accorde là-dessus. Mais Nunez, non, c'est les congés, c'est tranquille. Voilà, c'est comme ça. Après du coup, regardez, vous avez vu le 24 ? Mais c'était revigoré. Ils avaient bien dormi, tout bien, nickel. Sous l'armure là, bam. C'était facile. Ils ont pu envoyer ensuite des lacrymos et tout parce qu'évidemment, ils n'étaient pas assez nombreux. Et puis il n'y a pas eu tant que ça de répression le 17.
On y arrive. Le repos physiologique de nos forces de sécurité intérieure est une des garanties nécessaires, d'une part à leur intégrité physique, bien sûr, et d'autre part à la maîtrise de leurs gestes. Je tiens à préciser dès maintenant, et on y reviendra évidemment, on aura de nombreuses questions là-dessus, que l'ensemble des unités de force mobile disponibles ce jour-là ont été affectées à l'événement. Modulo 5 unités de force mobile, sur un total de 75, qui ont couvert d'autres événements. Autre question qui peut se poser, pourquoi ne pas avoir envisagé dès le 17 octobre les mesures de police administrative déployées le 24 ?
Attendez, je réponds à une petite question qui m'a été posée. Est-ce qu'on pourra réentendre le Néz pendant plus tard ? Oui, autant qu'on veut. Autant que les macronistes voudront bien qu'on le veuille, puisque c'est quand même ça le sujet à la fin, même s'ils ont pris l'engagement de le réentendre à la toute fin de l'audition. Voilà. Vous savez.
Donc,
pour interdire les manifs du 24, les périmètres, les couvre-feux, les machins, il fallait qu'il y ait le 17. Alors, il n'a pas tort sur le plan strictement juridique. Après, de là à dire qu'il fallait attendre le 17 pour interdire des manifs, je veux dire, il y avait déjà eu sur les trois semaines lycéennes qui précédaient des problématiques de dépôt, de parcours, de manifs qui ont été compliquées, de manifs qui ont été tentées d'être interdites. Et puis, je ne parle même pas des précédentes mobilisations. Souvenez-vous, les mobilisations de soutien au peuple palestinien au tout début, elles étaient... interdites par défaut. Ils s'en fichaient de l'état de droit, du tribunal administratif. Il y avait même un préfet. Toutes les semaines, il reposait une interdiction. Toutes les semaines, il se faisait casser par le tribunal administratif. C'est bon, à d'autres, quoi. Je ne peux que
conclure ce court propos introductif sans exprimer une gratitude très appuyée à nos policiers et nos gendarmes qui ont essuyé des violences d'une intensité inouïe durant ce week-end du 17 octobre et qui comptent de nombreux blessés dans leur rang. Vous me permettez d'avoir un mot d'analyse personnelle en tant qu'ancien patron du renseignement.
Sur les blessés, il vient de le citer, j'ai vu la question, il n'a pas répondu dans l'audition sur le nombre des blessés. On sait très bien qu'il y en a plein, ils sont blessés par leurs collègues, les acouphènes, parce que ça tire dans tous les sens. Évidemment, il y a des blessés, des vrais blessés entre guillemets, en tout cas des blessés vraiment par les manifestants. Il y en a aussi, au milieu de tout ça, combien ils sont sur les 1100 ? En fait, on ne sait pas trop quoi. Mais en fait, lui, de toute façon, on s'en fiche un peu de sa réponse à lui, puisqu'il va nous pipoter. On va attendre de recevoir la DGPN, d'autres services, pour qu'ils nous donnent les chiffres exacts, détaillés, etc. En tout cas, les rapporteurs pourront en demander. Hugo au perchoir qui débarque sauvagement sur mon live. Oui, le retour, on s'occupe comme on peut. Non, il faut que je refasse plus de live. Là, c'est n'importe quoi. J'ai repris le vieux fond, les vieux logos. rien ne va, mais je voulais vraiment trop faire ce live, parce que je n'ai pas posé de questions, et puis ça m'a tendu cette audition, j'ai besoin de vous parler, de vous exprimer le nombre de dingues, je ne reviens pas du coup sur les blessés plus tard, mais c'était juste pour répondre. Pourquoi Munez n'a pas été questionné au début et non à la fin de la commission ? Ah oui, c'est ce que je vous ai expliqué.
Vous avez
peut-être entendu un truc comme ça. Je ne sais pas si on entend bien. est à 15
.03. Allez, on va essayer. Je ne sais
pas si vous avez perçu le petit... Oh ! C'était moi. Je n'étais pas si loin ainsi. Je ne sais pas si vous voyez sur les images, ceux qui ont vu la BFF, je n'étais vraiment pas si loin que ça. Et j'étais là en mode « Non mais franchement, expliquer que c'est parce que le renseignement, il ne sait plus ce qu'il sait à cause de Sarkozy. Enfin, en 2008, on est en 2026. En plus, c'est pour dire qu'ils l'ont réparé. Alors c'est quoi ? Il y a un problème ? Il n'y a plus de problème ? C'est quoi ? On est encore en 2008 ? C'est réglé ? Je ne sais
pas trop, là. Le mec se lance des fleurs comme ça au passage. Je réponds volontiers, devant laquelle encore une fois je prends toute ma responsabilité, n'occulte évidemment pas celle de la mouvance d'ultra-gauche et d'extrême-gauche radicale, qui par ses nombreux appels documentés à faire dégénérer la mobilisation du 17 octobre, détient la responsabilité première et principale des violences observées, et dont le ministre de l'Intérieur que je suis est aujourd'hui pourtant le premier à répondre devant vous. Je ne sais pas si vous
voyez là, on voit un type tout à la droite sur votre écran. qui pianote sur son téléphone, qui est un des services de l'Assemblée. Juste à sa droite, il y a encore quelqu'un sur le PC. Alors j'ai un peu rogné l'image pour que ça rentre dans le cadre. Et moi, je suis juste à côté du monsieur là, encore à droite,
pour vous situer. En grande responsabilité. Je vais, si vous le permettez, M. le Président, rentrer un peu plus dans le détail sur trois points précis. Tout d'abord, concernant le travail des services de renseignement. Un certain nombre de notes ont été produites. Je crois que les rapporteurs ont demandé la communication de certaines d'entre elles. certaines le seront, d'autres sont classifiées, nous verrons comment il peut être procédé, mais un certain nombre de notes sont classifiées, d'autres ne le sont pas. Elles sont en diffusion restreinte, et notamment celles qui ont été produites par les services de renseignement dits généralistes. Je veux d'abord, premier point, quel était le renseignement qui était en ma possession, dont j'avais connaissance, pour préparer cette journée du 17
octobre. Deuxième point. Je mets une petite pause, parce que quand même, là, il nous lâche qu'il va nous filer la note du 15 octobre de la Direction nationale du renseignement territorial, celle qui est le... Celle qui est réputée avoir été un peu transformée à la demande de on ne sait pas trop qui. C'est ce que nous dit Mediapart. Voilà. Mais les autres, de toute façon, vous n'y aurez pas accès. Les dingueries qui peuvent se dire en interne. D'ailleurs, qui se retrouvent dans un certain nombre de procédures, de plus en plus. Sachez que pour l'interdiction, la première interdiction de manifesté du 24, qui a été rejetée, le recours a été rejeté devant le tribunal administratif. Il a indiqué dans le jugement du tribunal administratif que c'est notamment à l'appui d'une note blanche des services de renseignement qu'il a pris sa décision. Note blanche auxquelles n'ont pas accès dans le débat contradictoire. ceux qui ont fait le recours. Les camarades qui ont fait le recours, le SAF, la LDA, je ne sais pas qui d'autre, peut-être le syndicat d'administration, les camarades de d'habitude, n'ont pas eu accès à la note blanche qui donne les raisons pour lesquelles on interdit la manif. Je ne saurais pas. mais le juge, oui, il a la note blanche. Alors, la note blanche, il n'a pas la note. OK ? Il n'a pas la note des services de renseignement en clair. Il a la note, quand on dit qu'elle est blanchie, en fait, les services de renseignement eux-mêmes suppriment des parties, suppriment les noms, les machins, et mettent que ce qu'ils ont bien envie de donner au juge. Donc même le juge n'a pas accès à l'intégralité. Mais il a accès à ça. Et même cette synthèse, les autres qui font le recours n'y ont pas accès. Voilà, comme ça vous avez évidemment le même dispositif. Ouais, ils donnent ce qu'ils veulent bien donner, en effet. Avec marqué le tampon, service de renseignement, quand on vous dit qu'il y a l'ultra-coche et qu'ils sont méchants et qu'en plus il y a les insoumis derrière, bah... Franchement, moi, cette séquence-là, ça me fait penser à celle sur l'antisémitisme ou même celle précédente. Moi, je disais aux journalistes aux différentes élections, quand il y a eu notamment la... la dissolution et quand on était restable de tous les maux et les européennes juste avant, quand on faisait des meetings, je leur disais, mais en fait, moi je vais vous dire un truc. Si je croyais sincèrement à tout ce qui est dit sur nous dans la presse, mais je ne voterais pas pour moi. Je vous jure, je ne voterais pas pour moi. Donc c'est évidemment qu'ils mettent ce qu'ils veulent là-dedans. Et puis il y a toujours des gens pour être flippés dans la sociologie des magistrats et des magistrats administratifs. Évidemment, ils ne sont pas en dehors de la société. Je
vais vous dire que dès le départ, et ça a été écrit, ça a été porté à ma connaissance comme cela, je cite un certain nombre de morceaux choisis, évidemment dans la limite du respect du secret de la défense nationale. Et vous aurez ces notes, monsieur le rapporteur, je ne m'y opposerai évidemment pas.
Alors ouais, en plus il dit secret de la défense, voilà, juste à cet instant, secret de la défense nationale, alors là du coup c'est pas exactement le secret de la défense nationale, c'est le secret de la sécurité intérieure, qui est d'ailleurs explicitement mis dans l'ordonnance de 58 sur le cadrage des commissions d'enquête, sur les documents qui peuvent être communiqués ou pas à une commission d'enquête, alors du coup il n'est pas obligé de les communiquer, mais il n'est pas empêché non plus de les communiquer. Voilà.
peut les déclassifier, comme on dit. Le potentiel insurrectionnel du mouvement, avec la participation de l'ultra-gauche et un nombre de manifestants potentiellement importants et relativement désorganisés, sans direction claire, qui rappelle d'ailleurs le début du mouvement des Gilets jaunes. Dès le départ, cet élément est pointé. De même, il apparaît dans les nombreuses publications de la mouvance de l'ultra-gauche. Je pourrai d'ailleurs la définir, M. le Président, plus tard dans les questions. Ce qu'on appelle exactement l'ultra-gauche, l'extrême-hauche radicale, je rentrerai bien volontiers dans le détail. Donc la mouvance de l'ultra-gauche...
a
hâte. ...prévoyer de se glisser dans ce mouvement pour fédérer autour d'elle et transformer en émeute et progressivement l'émeute en insurrection. Par ailleurs, des appels suffisamment apolitiques ont rendu possible la possibilité d'agréger aussi des sensibilités différentes. Étaient affichés également, et me sont remontés, des messages qui en appelaient très clairement à la recherche d'une convergence des luttes. J'y reviendrai par ailleurs quand j'évoquerai la possibilité d'une participation également de l'ultra-droite qui n'était pas méconnue non plus, donc en provocation des cortèges de l'ultra-gauche dans cette journée, dans les journées qui ont suivi. Évidemment, cette journée du 17 octobre a pris dans les jours qui précédaient.
Donc là, vous avez noté l'ultra-droite présente dès le 17 octobre. Moi, j'avais vu des remontées de terrain sur les camarades là-dessus, donc ça ne m'étonne pas. Effectivement, le 24, ils se sont sentis pousser des ailes. Il y reviendra ensuite. Sachez le chat que je ne vois pas, je ne regarde pas vos messages. concernant un autre candidat concurrent à la présidentielle qui ne m'intéresse pas tellement de le commenter.
Allez, on continue. Une ampleur encore plus importante, puisqu'un certain nombre d'organisations politiques, de syndicats, ont appelé très clairement à manifester ce jour-là. Ce qui a renforcé l'idée, évidemment, qu'il pourrait y avoir une participation importante. Sur les réseaux sociaux, enfin...
Donc là, il vous dit que les syndicats ont appelé à la journée du 17. Donc peut-être qu'il allait y avoir du monde.
Terminé, mais les services de renseignement détectent sur les réseaux sociaux, en source ouverte, un imaginaire révolutionnaire assez clair, entretenu et amplifié par l'intelligence artificielle. Il est établi la présence certaine et offensive de l'ultra-gauche, et ce, dans de nombreuses villes. Alors, alors,
là, alors, bon, est-ce que c'est les Russes ? Parce que d'habitude, quand ils font ce genre de préparation, ils disent à la fin, c'est les Russes. Bon, mais là, ça ne pouvait pas être les Russes. Alors, du coup, c'est ultra gauche. Des visuels faits par intelligence artificielle. En fait, on en avait vu plein sur les lycées. Vous savez qu'ils avaient pris peur quand il y a eu Bismillah, c'est les ténèbres. Il y avait eu aussi des visuels un peu satanistes. Je ne sais pas si vous vous souvenez d'avoir vu passer des trucs comme ça. avec des pentacles, des têtes de mort, des chauves-souris, des machins dans des cimetières. Ben oui, parce que les jeunes, ils étaient dans la provoque, à fond les ballons, quoi. Tu m'étonnes. Moi, j'étais mort de rire. Mais bon, allez, imaginons, on n'est pas mort de rire, c'est très très très sérieux, l'ultra-gauche, l'IA, tout ça, tout ça. Donc là, il est encore en train de nous dire que quand même, avant le 17, il y avait quand même beaucoup d'indices, ils l'avaient eux remarqué, et que l'ultra-gauche allait être très très très très mobilisé, parce qu'en plus des appels à l'insurrection. Et
dans toutes les villes. Avec sur les comptes, d'ailleurs, en source ouverte, de sites de l'ultra-gauche, des recommandations tactiques précises pour défier les forces de l'ordre.
! Alors là, il y a un peu de tout. J'ai vu effectivement des trucs pas ouf. Enfin, pas ouf. Si, pas ouf du tout. Vraiment, disons, regardez les points faibles de leurs armures. Comment leur faire mal et tout. Je mets ça de côté. C'était, à mon avis, pas si central et un peu marginal. Non, après, il y a eu des trucs... J'ai vu des vidéos de gens qui mimaient de lancer du caca avec Liga qui a fait des trucs. Non, ce n'est pas sympa, il ne faut pas faire ça. Mais je vais dire, je ne suis pas sûr que c'était ça le plus gros des dangers. Et après, c'est vrai qu'il y avait beaucoup de tutos anti-répression. Venez avec du lacrymo pour vos yeux. Prenez un masque de piscine ou de plongée pour vous protéger. Et un masque plutôt FFP2 voire FFP3 si vous ne voulez pas sentir le lacrymo. Sauf que pour eux, c'est une volonté d'aller à la bagarre. Alors qu'en fait, c'est juste une volonté de ne pas se prendre de lacrymo dans la tronche, surtout quand tu n'as rien fait. Ce qui est quand même assez commun dans ce pays quand on manifeste. Voilà, moi j'ai là les deux dernières manifs, les deux dernières samedis. Ça a encore été lacrymo. C'est une dernière un peu moins, j'essayais esquive un peu. Mais à 24, j'ai escorté le cortège officiel de Lille dans un passage qui n'était vraiment pas très malin de la part de la préfecture de l'avoir reposé dans le parcours. Je me suis pris huit fois du lacrymo, les grenades lacrymo quand même explosées à mes pieds, par les gendarmes. J'avais du sérum fi, mais je n'avais pas de masque FFP3. Parce que si je mets un masque, qu'est-ce qu'il se passe ? Vous êtes comme les cassières, vous voulez tout casser. Alors que je ne veux juste pas me manger du lacrymo alors que je n'ai rien fait. Bref, insupportable. C'est insupportable. Donc, on y revient. Et donc, il y avait des trucs anti-rep. Évitez d'avoir votre téléphone sur vous. Il y a le contact d'un avocat. Ce que dit la gauche depuis toutes les manifs, depuis toujours. Il y a un très bon guide qui est toujours correct sur le site du syndicat de la magistrature. Mais il faut dire aussi un truc. En vrai, on ne va pas se raconter l'histoire. Il y a des gens qui se sont radicalisés contre la police. Eux, ils disent que c'est l'ultra-gauche et tout. Mais en fait, ce qu'ils ne comprennent pas ou font mine de ne pas comprendre, allez, je pense peut-être pour cette deuxième hypothèse, c'est qu'en réalité, la répression dont ont fait l'objet les lycéennes et les lycéens sur les semaines qui ont précédé ont radicalisé beaucoup de gens. déjà parmi les lycéennes et les lycéens, qui ne supportant pas la justice de se faire taper dessus, de se voir embarquer le camarade qui n'avait rien fait, etc., reviennent plus équipés, habillés en noir, pas se faire attraper, cours, machin, voilà, et puis ils rentrent dans un cycle de radicalisation. Ça, c'est vu dans toutes les mobilisations, dans toute l'histoire, ça se verra toujours. J'invente rien. Et puis aussi, c'est tous les adultes qui ont regardé ça, qui ont vu des gamins... se faire mutiler, quoi. Moi, je trouve ça... horrible, quoi. Donc si moi je trouve ça horrible, je pense que dans le pays, ce sentiment peut être largement partagé. Des gens se sont dit « je ne vais pas venir en manif ». En tout cas, beaucoup se sont préparés à l'éventualité de se faire réprimer et sont quand même venus. Et donc ont pris du matériel de protection, je précise, en conséquence. Et d'autres sont passés à des choses plus radicales. On les désapprouve, vous connaissez le discours politique qu'on porte. Mais enfin, ce n'est pas parce qu'on les désapprouve qu'on est obligé de faire comme si on ne comprenait pas ce qui se passait. Parce que si on ne comprend pas les causes, on ne peut pas traiter les choses en termes d'ordre public. Et que du coup, l'affrontement avec la police devient un enjeu d'un certain nombre d'entre eux de la mobilisation. Et c'est encore une fois, ce n'est pas l'ultra-gauche. Bien sûr qu'il y a des gens que eux appellent l'ultra-gauche qui sont là dans les manifs. mais ce n'est pas forcément les moteurs des passages à l'action. En tout cas, moi, je l'ai remarqué sur le terrain à plusieurs reprises. Alors, le mot radicalisation, toutes les voitures, pour le coup, c'est le terme qui est utilisé par la sociologie de radicalisation violente. Ce n'est pas la radicalisation au sens je me fais manger par une religion et je ne sais pas quoi, il se passe des trucs. Ce n'est pas un concept ni religieux, mais c'est le passage à l'acte violent. dans une protestation, quelle qu'elle soit. Bref, tout ça est assez documenté, donc je me permets l'utilisation du terme radicalisation tel qu'il est entendu dans ce sens-là. Donc, lui, il fait semblant de ne pas comprendre, mais vous avez tout un tas de gens qui sont gonflés à bloc par 3 semaines, 4 semaines de répression sanglante.
'hypothèse de dégradation de commerce et de bâtiments publics en cas de masse critique est également évoquée très clairement. La constitution de Black Bloc, pour exacerber les tensions avec les forces de l'or, dans une logique émeutière, laissant présager des actions offensives potentiellement violentes, est également évoquée. Le risque de pillage également, par des militants radicalisés, mais également par des jeunes délinquants, est également évoqué en cas de dégradation de la physionomie. Je reviendrai parce que c'est très important. Le risque annoncé d'actions coup de poing le matin du 17 octobre est annoncé également par les services de renseignement, notamment à Paris. Et puis, il y a des appels assez explicites à des cortèges sauvages, et notamment dirigés vers les lieux de pouvoir. Ce sont des
ok les gens, il y a des gens, ils veulent manifester sans déclarer la manif. Voilà les dingues. Alors bien sûr, il y a déclarations, 72 heures à l'avance, on s'expose à des amendes, n'empêche que la liberté de manifester reste consacrée, ce n'est qu'un régime déclaratif, il est protégé par un certain nombre de conventions internationales, je vous renvoie à la littérature d'Amnesty International, notamment sur le sujet ou encore de la vie des droits de l'homme. Mais le mec découvre qu'il pourrait y avoir ça le 17 octobre, mais à part ça, il ne savait rien. Ok, retenez ça. Il ne savait rien et c'était les vacances. Ok ? C'est très important. ...qui sont remontées par les services de renseignement.
Mais
! Mais, mais, mais non ! Ils avaient tout prévu et ça s'est passé comme ils avaient tout prévu. Mais le ministre, lui, il avait dit non, mais non, mais quand même pas. Puis c'est les vacances. C'est le week-end des vacances. Les gens, ils vont quand même profiter des vacances, non ? Non, vous ne croyez pas ? Non, mais... Moi, il ne faut pas me laisser présider une commission d'enquête comme ça avec un ministre comme ça à côté de moi. Il ne peut pas finir une phrase. Même
si les alertes sont remontées, j'insiste, dans la dernière semaine, avec une concentration importante sur cette journée. Et
oui, et les congés étaient déjà posés. C'est ça que vous ne comprenez pas, les gens. Vous, vous êtes comme ça. Vous vous dites, mais la police, il y a des gens, il y a des rotations, puis au pire, on peut les rappeler, c'est quand même une mission particulière. On ne pouvait pas prévoir la mobilisation. Oui, mais c'est les vacances. En plus, nous, comme on est de gauche, on ne peut pas critiquer les congés, les gens qui sont en congé. En fait, il a fait chapercher, hop, enfin vis-à-vis de la gauche, quoi. Du 17 octobre,
on pouvait lire que dans la littérature des mouvances, qu'elles entendaient faire du 17 octobre un grand rendez-vous de colère pour, je vois les guillemets, renverser le système. Et donc, on pouvait s'attendre évidemment à des risques de troubles à leur public extrêmement forts, des troubles à leur public importants. Voilà ce que disaient les services de renseignement. Je tiens à préciser également, parce que je sais que cette question suscite un certain nombre d'interrogations sur certains bancs politiques, et j'y ai répondu, et je comprends évidemment ces interrogations. Les services de renseignement avaient également détecté la possibilité que des militants de la mouvance d'ultra-droite viennent au contact des cortèges pour provoquer des militants d'ultra-gauche. Cette menace avait été évidemment détectée dès le 17, même si elle ne s'est pas produite le 17 octobre. Celle-là, pour le coup, on a pu le constater dans une quinzaine de villes. En revanche, le 24 octobre. Voilà pour ce qui est de l'action des services de...
Alors, il dit, ouais, à l'extrême droite, en fait, c'était le 24, mais pas le 17. Souvenez-vous tout à l'heure au détour d'une petite phrase. Juste là, il y a quelques minutes, il a dit, si, qu'en fait, le 17 et ensuite. Et nous aussi, on avait eu des remontées de terrain, encore une fois, comme je vous l'ai dit, de présence de fachos à proximité des cortèges, etc. Ils n'ont rien tenté, c'est vrai. Mais, ils n'étaient pas pas là. Alors, j'ai autorisé ton commentaire TDA crash dopamine. J'ai hésité parce que tu as mis FDP, mais comme je sais que ça veut dire force de police, j'ai laissé passer. Donc, on reprend sur les bons conseils de
Nunez. Ce qui m'avait été indiqué par les services de renseignement. Alors, il y a plusieurs notes, messieurs les rapporteurs, plusieurs notes qui ont été produites, mais il y en a chaque service m'a produit. essentiellement la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, la Direction Nationale du Renseignement Territorial et la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police m'ont produit les 15 et 16 octobre à la fin du processus. J'ai été nourri d'informations avec l'ensemble de mon cabinet, l'ensemble des responsables nationaux du ministère de l'Intérieur. Nous avons été nourris de ces notes jusqu'au jour précédent. Évidemment, je tiens ces notes à votre disposition.
Alors, bon, je ne sais pas, il a dit ça, alors il faudra qu'il voit s'il peut les déclassifier ou pas, je ne sais pas quoi, bon, à voir, parce que là, il a parlé quand même de notes de la DGSI notamment, et celles-ci sont bien couvertes par Secret Défense. Ça veut dire que la DGSI bossait déjà sur le mouvement social. Je rappelle que normalement, la sécurité intérieure ne s'occupe pas des mouvements sociaux, elle s'occupe de la radicalité violente, que ce soit d'extrême droite, d'extrême gauche, tout ce que vous voulez. mais pas des manifs à pouvoir parler, c'est précisément le travail de la Direction nationale du renseignement territorial, qui elle n'est pas censée faire, encore une fois, de renseignement sur les partis politiques, mais après vérification dans nos textes de loin, ce n'est pas marqué, c 'est de la pratique depuis peut-être une circulaire de 1995, de Pasqua, dans les traces qu'on a retrouvées, mais que voilà, c'est en tout cas... Oui, oui, la DGSI bosse sur les manifs maintenant, oui, tout à fait. En fait, il faut bien se dire qu'à partir du moment où vous utilisez le vocable extrême gauche ou ultra gauche, c'est pour déclencher ensuite l'usage de ces moyens-là, puisqu'il expliquera ensuite comment tout ça est un danger pour la République, messieurs dames. Oui, oui, oui, oui, la République est en danger. J'avais l'impression que c'est les gens qui ne respectaient pas l'état de droit qui mettaient en danger la République. Peut-être une petite erreur d'appréciation de ma part. On continue. Dans
ce contexte, j'ai adressé, j'ai réuni évidemment au ministère, les directeurs généraux, le préfet de police. Nous avons tenu des réunions de préparation qui m'ont conduit, donc réunion avec les directeurs généraux, réunion avec les préfets de zone en visio, qui m'ont conduit à adresser un télex le 16 octobre 2026, mais qui précédait en fait des instructions qui avaient été données aux préfets de zone précédemment. J'ai adressé un télex comme je le fais à chaque fois, au-delà des instructions orales que je passe dans le cadre des réunions. dans lequel je demandais de procéder le matin du 17 au blocage, s'il devait y avoir des blocages dans le cadre de ce mouvement. Et il y en a eu, moins qu'attendu, mais il y a eu un certain nombre de blocages, notamment à Paris, qui ont été parfaitement gérés, mais je reviendrai.
Alors, donc, c'est important ces petits blocages-là. Parce qu'il a dit, ouais, il y avait des appels à ce que ce soit, puis des actions préalables. Mais en fait, on avait déjà vu ça dans les Gilets jaunes, des samedis de modélisation des Gilets jaunes. Il y avait des tentatives de bloquer une raffinerie le matin, ou un autre rond-point, ou une sortie d'usine, ou un truc de transport en commun. Bref, enfin, je ne sais pas. Bon, après, il dit que ça a été géré. Vous savez, notamment, c'était la tentative de blocage de CNews.
je demandais aux préfets, donc à l'ensemble des préfets, d'encadrer évidemment les cortèges, pour les cortèges déclarés, dans le principe de la désescalade, là encore on y reviendra, sans être forcément très apparent, mais en revanche intervenir.
le principe de la désescalade, sans forcément être trop apparent. C'est vrai qu'on... le 17, on n'a pas bien perçu la...
Très visible à des escalades. Systématiquement, s'il devait y avoir des violences. Intervention systématique en cas d'atteinte contre les personnes et les biens. Et puis, évidemment, j'attirais l'attention des préfets, qui eux aussi sont destinataires évidemment de ces informations de renseignement. J'attirais leur attention sur la vigilance toute particulière qu'il convenait d'avoir sur d'éventuels pillages. Alors qu'on appelle, c'est pas toujours très élégant, mais on appelle ça les pillages d'opportunités. J'attirais l'attention sur la possibilité qu'on puisse avoir des pilleurs et des casseurs qui puissent être présents. ils savaient tout
en fait. Et qu'est-ce qu'ils ne savaient pas ? Mais je comprends. Du coup, c'est que les congés, en fait. Peut-être que c'est que les congés. Peut-être que nous, on leur prête des intentions.
c'est l'instruction que j'ai adressée le 16 octobre. Et puis, on a déployé un dispositif policier partout sur le territoire national à partir de la demande des forces mobiles qui m'ont été adressées par les préfets. Et je le redis, à peu près l'intégralité des forces mobiles qui étaient disponibles ce jour-là ont été déployées sur le mouvement, sur l'encadrement de cette séquence du 17 octobre.
Petit clin d'œil. Alors oui, les forces mobiles, donc c'est gendarmes mobiles et CRS. Alors je ne sais plus qui a dit qu'il y avait 14 unités qui n'avaient pas été mobilisées sur une grosse journée comme ça. Donc visiblement, 14 unités, ça correspond au congé du moment. Et c'est peut-être vrai, tout ça est peut-être vrai. C'est peut-être même probablement très vrai en fait. Bon, on pourrait en tirer les conclusions que... que vous voulez. Et il dit du coup 100%. Alors ça, on va vérifier parce que les moyens ne sont pas demandés la veille pour le lendemain. Donc s'il avait fallu dire à des gens, vous décalez vos congés d'une journée, parce que c'est de ça dont on parle. puisque c'était le départ en vacances, le samedi. Le vendredi, il y avait école, pour ceux qui s'en souviennent. Et donc, on parle de décalé d'une journée. Bon, après, moi, je dis ça, je ne suis pas ministre.
Alors, une précision, d'ailleurs, parce que j'ai pu lire ici, dans la presse, ici ou là, que nous n'avions pas donné au préfet le nombre de forces qu'il souhaitait. On a un disponible de 75 forces mobiles ce jour-là. Les demandes des préfets sont toujours plus élevées. C'est une loi des reins, c'est toujours comme ça. Eh !
Mais de toute façon, les préfets demandent toujours plus ce qu'ils ont besoin. Et donc, comme d'hab, on n'a pas mis
les moyens qu'ils allaient demander. Pour vous donner un exemple, le 24 octobre, j'avais près de 200 demandes de force mobile des préfets pour un disponible 210. C'est toujours comme ça et on fait au plus juste. Et c'est une responsabilité que je prends comme ministre de l'Intérieur dans la répartition des forces mobiles. En veillant à l'équilibre entre les territoires d'une part, mais surtout en veillant couvrir l'ensemble des RICS. Deuxième point, que s'est-il passé ce jour-là ? Ce qui s'est passé ce jour-là, c'est qu'évidemment l'ensemble des risques qui étaient attendus se sont avérés, avec quand même un certain nombre de particularités sur lesquelles je veux insister. Et puis évidemment, je ne veux pas parler trop longtemps, je répondrai bien volontiers à vos questions. Et ce qui s'est passé ce jour-là, c'est plusieurs choses d'abord. C'est qu'on a constaté que la mouvance d'ultra-gauche, l'extrême-gauche, qui généralement intègre les cortèges, les fait dégénérer, va au contact, provoque les forces de l'ordre, commence à attaquer des vitrines.
Je vois vos questions dans le chat, mais en fait, comme Nunes va en parler après, j'en parlerai après, que ce soit sur les interdictions de manifester, antiterroriste...
On a constaté qu'elle est intervenue de manière parfois autonome, mais en tout cas de manière très anticipée par rapport à l'habitude. Très anticipée. Ça a été notamment le cas à Marseille, où des cortèges ont commencé très tôt le matin, des cortèges de militants d'ultra-gauche, d'extrême-gauche. Puis ça a été le cas aussi à Paris, au début de la manifestation sur la place de la République, là encore on y reviendra, je ne doute pas que vous aurez énormément de questions sur ces sujets, où des militants d'ultra-gauche et d'extrême-gauche radicalisés ont fait immédiatement dégénérer la marche. Il y a eu des affrontements immédiats qui se sont d'abord déroulés à la périphérie de la République, puis se sont déplacés progressivement sur la République. Donc on a eu un phénomène qui est...
alors que ce soit à Marseille ou ailleurs, en fait, les gens, oui, c'était organisé. Ils se sont dit « Ah, va y avoir du monde. Viens, j'arrive un peu plus tôt. Je mange sur place. Après, je vais à la Manille. » Les gens s'organisent pour venir, quoi. Du coup, c'est pas l'extrême-gauche radicale. Et sinon, il y a vraiment... En fait, je crois que l'extrême-gauche radicale fait au moins... Waouh, ça fait au moins 10% aux élections avec des mobilisations pareilles et tout. Ou alors c'est nous. Parce que c'est ça, du coup, le délire de l'amalgame qu'il veut faire. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui sont insoumis ou qui veulent voter pour nous qui disent, tant mieux, je disais merci, qui continue, on lâche rien. Mais franchement, quoi. Ouais, l'orchestre, ouais, voilà, merci, parce que l'orchestre, l'orchestre qui était là, bah oui, l'orchestre était complètement radicalisé. Pourquoi ils étaient radicalisés, l'orchestre ? Parce qu'ils étaient en avance. Et avant l'heure, croyez-moi, les amis, avant l'heure, c'est pas l'heure. Sinon, c'est l'acrymo. Ça suffit maintenant, les gens qui arrivent trop tôt comme ça,
ras-le-bol. C'est assez nouveau, on s'attendait évidemment à la mouvance, à la mouvance, qui pouvait réunir de 200 à, jusqu'à l'un d'entre eux a réuni 2000 personnes. Le préfet de police, quand il sera auditionné devant vous, reviendra sur la présentation détaillée de cette séquence, mais c'est assez inédit. Donc une
ça a mis que c'était déconnecté, c'est reviendu ou c'est repartu ? Pour Twitch, c'est bon ? Bah ouais, ils sont sur des réseaux. Est-ce que je suis encore là sur... Alors, voyons voir ce que ça donne sur... Sur Facebook. Vous êtes trop là, vous, sur Twitch. Oui, oui. Eh bien, c'est revenu de partout, Facebook et tout. Non, mais parce que comme je suis sur Facebook et sur YouTube en même temps, j'étais inquiet. Hop, je vais couper le... De toute façon, je regarde pas. Allez, hop. Le stream est revenu, mais radicalisé. Tout à fait. Parce que vous avez été expulsé de manière injuste et brutale. Et je vous comprends. Et en général, ça... Alors attendez, je remets quelques secondes avant parce qu'on a raté quelques précieuses secondes.
Perturber le dispositif policier de manière extrêmement claire et précise. De la même façon, on a eu dans pas mal de villes à gérer la mise en place de cortèges sauvages. Ça a été notamment le cas à Paris, mais pas qu'à Paris, où on a pu assister à des cortèges qui souhaitaient se diriger sur les lieux de pouvoir. Il y en a eu plusieurs qui pouvaient réunir, donc plusieurs au même moment, qui pouvaient réunir de 200 à, jusqu'à l'un d'entre eux a réuni 2000 personnes. Alors le préfet de police quand il sera en audition.
Alors franchement, on verra le point avec le préfet de police et toutes ces belles personnes qui géraient le commandement. Moi, ce que j'ai compris de Paris, c'est que comme ils ont décidé d'utiliser du lacrymo super tôt pour disperser trois loulous, dont on ne sait même pas si c'était vraiment l'ultra-gauche ou pas, mais que le lacrymo, comme ça arrive sur tout le monde, y compris sur les orchestres, c'est ce que je veux que je vous dise, moi. Ben ouais, mais bon, le violon, le pipo, tout ça, normalement, c'est que les politiques qui font ça. C'est pas les musiciens sur les places pour se moquer des politiques. Ça suffit maintenant. Donc, en fait, il y a des gens qui n'ont jamais réussi à rejoindre la place de la République. Donc, ils ont dit, vas-y, viens, on va ailleurs. Ils vont regarder sur les réseaux. Ah, tiens, il y a des gens qui vont sur l'Elysée. Je ne les recommande pas. Ou ailleurs, etc. En fait, ils ont créé eux-mêmes des manifs sauvages. En tout cas, dans Paris, c'est à peu près clair.
...devant vous, évidemment, reviendra sur la présentation détaillée de cette séquence, mais c'est assez inédit. Donc une manifestation déclarée qui s'est tenue à Paris, une mouvance ultra-gauche d'exemple gauche qui fait dégénérer les choses, et qui, par exemple, à Paris, va rester sur la place de la République tout l'après-midi. Et puis des cortèges sauvages. Donc on voit qu'on a tous ces risques qui avaient été identifiés, mais qui vont finalement intervenir de manière simultanée et sur des endroits parfois distincts. Et ça s'est produit, j'insiste, dans de nombreuses villes de France, dont Paris, Marseille, mais pas que. Un mot également pour dire sur ce qui s'est passé ce jour-là, c'est qu'assez rapidement, compte tenu de la dégradation de la physionomie, on a vu apparaître des délinquants, pilleurs, casseurs, qui sont intervenus en plusieurs endroits des centres-villes, en ordre dispersé, et qui ont contribué à rendre plus délicat, plus difficile, le travail des forces de sécurité intérieure. Et ces arrivées de jeunes pilleurs, de jeunes casseurs se sont produites à partir... du début de l'après-midi jusqu'en fin de journée, observant, comme ils le faisaient, la dégradation de la situation sur le terrain. Et donc, en opportunité, ils sont évidemment venus casser pieds et profiter de cette situation, ce qui crée une difficulté supplémentaire ce jour-là. Donc, j'y reviendrai également. Je ne doute pas que vous aurez énormément de questions.
Il ne va même pas y revenir du tout, en vérité. Le truc, c'est qu'ils ont sous-dimensionné leur dispositif de départ parce qu'il y avait les vacances, parce qu'ils ont espéré qu'il n'y ait pas tant de monde que ça, et aussi parce qu'à mon avis... A mon avis, le calcul qu'ils ont fait, c'est qu'ils voulaient avoir des mauvaises images pour les JT de 13 heures. Et que du coup, ce n'était pas plus mal s'il y avait un peu d'affrontement, que ça montait en pression, au moins sur Paris, Marseille, quelques villes. Voilà, comme ça, ça donnait, puisqu'ils avaient prévu l'apocalypse, pour ne pas dire les ténèbres. Bon, il fallait faire la démonstration de ça et qu'ensuite, en fait, ils se sont fait déborder. par leur propre dispositif, par leur mauvaise gestion de la manif, et que de toute façon, après, ils n'avaient plus les effectifs suffisants pour gérer des pillages, parce qu'ils n'avaient plus assez de... Et donc, ils ont dû décider entre gérer des gens qu'ils avaient radicalisés en affrontement face à face ou en direction de l'autre pouvoir, et en même temps, d'autres qui ont pillé des magasins, quoi. Pardon. Je vous ai éclaté un tympan. Je suis vraiment désolé. 50%, je ne sais pas, je ne répondrai pas. Les préfets sont nommés par le gouvernement. Oui,
tout à fait. Le rôle des réseaux sociaux, évidemment, était extrêmement important sur la séquence. La mouvance, comme les jeunes casseurs-pilleurs, se coordonnant beaucoup sur les réseaux sociaux, s'informant d'abord de la situation sur les réseaux sociaux, se donnant rendez-vous sur les réseaux sociaux et se coordonnant très clairement dans leurs actions délinquantes au travers de l'utilisation des réseaux sociaux.
Mais non. Les jeunes, ils s'envoient des messages. Genre, ils vont à des manifs. Ils sont coincés, gazés et tout. Et ils s'enverraient des messages. Et il y en a qui diraient sur Twitter ou sur d'autres trucs « Ouais, je suis gazé à tel endroit, venez, on se rejoint là-bas. » Non, les gens ne feraient quand même pas des trucs pareils. C
'est bizarre tout ça. Ce qui a surpris ce jour-là, et j'assume ce mot, d'un manque d'anticipation. Un manque d'anticipation qui est d'abord le mien. Ah oui, parce que,
à mon avis, Lolo. C'est clairement ton moi. Ah oui. Non, mais c'est toi. En plus, tu l'as dit. Franchement, tu ne te fous le pas. Tu aurais pu commencer par l'audition. Expliquer, tu as dit à la télé ou à la radio, je ne sais plus. Je suis le seul responsable de tout cela. Voilà. Bon. Voilà. Il n'a pas lu les notes. Il a dit qu'il avait eu plein de notes. Et il a lu de... Comme ça, entre
les lignes, quoi. ...de ne pas avoir vu que tous ces phénomènes qui avaient été prévus par les services de renseignement allaient se produire simultanément de manière éclatée, de manière à faire éclater le dispositif policier. Simultané. Je le redis, l'arrivée
du... Oui, mais parce qu'en fait, il a tout remis bien, les services de renseignement, depuis 2017. Il vous l'a dit tout à l'heure, que Sarkozy a tout cassé, les services de renseignement, ils ont tout mis bien, ils ont toutes les infos, et donc c'est lui qui n'a pas... puisqu'il avait signé les congés des gens. Et du coup, après, il ne voulait pas que ça arrive, mais c'est quand même arrivé, rendez-vous compte. C'est incroyable,
incroyable. Une mobilisation d'une mouvance extrême-gauche, ultra-gauche, radicale, dans des conditions qui ne sont pas les conditions habituelles, l'arrivée de pilleurs casseurs, et puis des cortès chauvages. Et surtout, dans une volumétrie, et je ne parle pas de... Alors,
c'est vrai que c'est... Je veux bien lui concéder qu'avec les macronistes, à chaque fois, ils nous arrivent à nous susciter des mobilisations inédites. Franchement,
là-dessus, je lui donne le point. Du volume des manifestants attendus. Je fais clairement la part des choses entre les manifestations qui se sont déroulées ce jour-là, qui ont été protégées par les forces de l'ordre et qui ont pu...
Vous avez
senti la protection. La plupart d'entre elles allaient à leur terme. Évidemment, ceux qui ont voulu faire dégénérer les cortèges et les casseurs, les pires. Je fais clairement la distinction. Je l'ai toujours faite, monsieur le député. Toujours.
C'est moi, monsieur le député. Parce que j'ai dit, ah ouais, la distinction était distinguée. Non, quand même, c'est un peu gonflé, quoi. Et il a dit, je le jure.
La volumétrie des personnes qui voulaient faire dégénérer les choses était plus importante que ce à quoi nous nous attendions. Je ne parle pas, encore une fois, je le redis à dessein, de l'augmentation. On avait prévu à peu près 300 000 personnes entre l'ADRPP et l'enseignement territorial. On est arrivé à 560 000, finalement, à 560 000. Donc c'était un peu moins du double, mais ce n'était pas le problème. Le problème, c'était ces individus qui étaient malveillants, animés de très mauvaises intentions, pire casseurs, la mouvance, qui étaient beaucoup plus nombreux. Le préfet de police a donné un... Je vois plus
facile de pister Rima au RAF que de suivre des gens dangereux. Mais oui, on ne peut pas utiliser les moyens pour tout le monde d'un coup. Chiffre,
il a donné le chiffre de 10 000 casseurs à un moment donné dans Paris. Mais pas au même endroit, bien évidemment.
Alors derrière les rapporteurs, enfin là derrière Nunez, Vincent Corr, non, il y a des gens du cabinet de Nunez là derrière, lui. Des fois, il y a des administrateurs de l'Assemblée. Des fois, il y a des assistants parlementaires du président de la commission ou des stagiaires. Mais souvent, c'est de l'administration.
eh,
alors ? Alors ? Hein ? T'as été pendant six ans, toi, à la préfecture de police ? Non ? Bon, six ans. Deux ans, numéro deux, et plus de trois ans, numéro un. Ha ! Hé hé hé hé ! Et paf ! Alors, c'est qui le patron
? Faites police. Ah oui, monsieur le député. Six ans.
c'est pour ça que je lui disais « Ouais, bravo, beau gosse. Belle... »
Non, non, c'est souvent rencontré, d'ailleurs. Et... Eh, il est fier, bah ouais. Pendant ces six ans, moi, j'ai jamais connu quatre événements de cette ampleur au même moment. Vous aviez un cortège encadré de 110 000 personnes, 110 000 personnes, qui a cheminé de la République à la place Clichy. Vous aviez des militants radicalisés, qui étaient quand même plusieurs centaines, voire plusieurs milliers sur la place de la République, qui sont restés tout l'après-midi sur site. Et
ont même pas bougé. Vous imaginez ? Il y a des gens, ils sont venus, ils ont pas bougé. Alors qu'il y avait une manif, hein.
fixer le dispositif policier à cet endroit. Vous aviez par ailleurs des cortés chauvages qui n'avaient qu'une intention, c'était de converger sur les lieux de pouvoir, c'est de se rendre à la Concorde, c'est d'aller vers l'Elysée, clairement, et qui ont été pris en compte par les effectifs de police à plusieurs reprises, qui ont été évidemment empêchés de cheminer. Et puis vous avez ensuite, dans le milieu d'après-midi jusqu'en soirée, l'arrivée de Casserpille. Ça fait quatre événements, quatre événements extrêmement importants, extrêmement difficiles à gérer, qui se sont produits au même moment. Et ça a été le cas dans un certain nombre de... Je pense à ce qui s'est passé à Marseille, où on a vu des jeunes descendre et puis éclater le dispositif policier, attaquer la ville en de nombreux endroits. Il Et ça s'est produit, évidemment, je le redis, en de nombreux endroits. Et ça, c'est totalement inédit. C'est totalement inédit. Et évidemment que cette situation aurait dû être anticipée, et je vous le redis, mais je souhaitais, devant la commission d'enquête, définir ce qu'on appelle le défaut d'anticipation. Ce qu'on appelle le défaut d'anticipation.
Défaut d'anticipation, vous l'aurez bien compris, n'est que de son seul et unique fait, de son analyse politique de la situation et des moyens qu'il a pensés opportuns et de la doctrine qu'il pensait... OK pour gérer l'événement. Parce que je vous rappelle, le maintien de l'ordre, c'est 100% politique. Rien d'autre. À la fois dans ses aspects en public, quand on voit là les policiers, etc. Mais aussi dans ses aspects politiques, dans ce que vous faites, etc. Non, l'action policière annoncée par le maire de Marseille, en fait, non. Parce que ça, on le verra quand on auditionnera le maire de Marseille.
'était ça. Ce qui s'est passé depuis, évidemment, avec des commerces pillés, je pense que vous obtiendrez le détail, le volume précis de commerces pillés qui a été recensé de manière exhaustive par le ministère de l'économie et des finances, en lien notamment avec la direction générale des entreprises, avec des commerces dégradés, des commerces pillés, l'attaque de bâtiments publics, ce qui est toujours, d'ailleurs, quand vous avez des attaques de bâtiments publics, c'est signé, c'est toujours la mouvance d'ultra-gauche, l'extrême-gauche radicale. C'est signé, je parle aussi d'expérience, les attaques de préfecture, sous-préfecture, l'incendie de la mairie de Limoges, évidemment.
Oui, c'est moi qui me disais, oui, sous-préfecture aussi. que c'est au Puy-en-Velay, non ? La sous-préfecture qui avait brûlé dans les Gilets jaunes. On ne peut pas se souvenir que c'était l'ultra-gauche, mais... Non, mais après, je... Après, je... À Lyon, là, il y a eu l'office du tourisme. Je ne savais pas que l'ultra-gauche, c'était... Non, mais bon, après, je vous laisse. Non, c'était pas au puits. C'était où ? Vous vous souvenez de la sous-préfecture qui a brûlé pendant les gilets jaunes ? J'ai pas fait une recherche Google. Ou sur un autre moteur de recherche de votre choix. Bon, je vais faire une recherche quand même. Sous-préfecture brûlé gilet jaune. Ah bah non, mais en fait, c'est bien le plus envelé, c'est que c'est pas une sous-préfecture, mais bien une préfecture. Désolé le chat, vous m'aviez donné la réponse, et puis j'ai... En fait, j'étais persuadé que c'était une sous-pref. C'est ça qui m'a induit en erreur. Et en fait, non, c'était une préf. Ouais, et puis la coordination rurale, et puis les agriculteurs...
Donc, ce n'est pas
un problème de volumétrie, sauf pour la volumétrie. des casseurs. Mais c'est pas... Et puis sinon, sur la typologie qui n'est pas la volumétrie, enfin, vous avez compris, quoi. C'est parce que c'était pas... Et ça ? Il y a les longueurs, les largeurs, les volumes. Et il ne faut pas se tromper. C'est la psy se leur donner et du coup,
ce n'est pas pareil. De mon point de vue, c'est inédit. Et je parle comme ministre de l'Intérieur et comme au fonctionnaire qui a une vingtaine d'années d'expérience sur ces sujets. Et le défaut d'anticipation, il est là. Et c'est à ça, évidemment, que nous avons souhaité remédier sous l'autorité.
Et voilà, il ne pouvait pas anticiper l'imprévisible qui avait tout de même été prévu.
Rappelons nous.
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