Chargement...
Chargement...
Bonjour la communauté, bienvenue sur ma chaîne Oeil libre. Avant de commencer notre grand comparatif, je voudrais revenir sur deux votes qui se sont déroulés hier, lundi 2 novembre, à l'Assemblée nationale. Deux amendements proposés par le Rassemblement national. Le premier... portée par Marine Le Pen visait à abaisser la TVA à 5,5 sur le gaz, l'électricité, le fuel et les carburants. Le second défendu par Jean-Philippe Tanguy concernait uniquement l'électricité. Deux propositions qui touchent directement au pouvoir d'achat des Français. Et vous savez ce qui m'interpelle aujourd'hui ? Ce n'est pas uniquement le résultat des votes, c'est le nombre de députés qui y ont participé. Sur 574 députés en fonction, seulement 70 ont voté sur le premier amendement et sur le second, 56. Oui, vous avez bien entendu, 56 votants sur 574 députés. Et savez-vous quel est le résultat du second scrutin ? 26 pour, 26 contre et 4 abstentions. L'amendement a donc été rejeté. Une seule voie supplémentaire en faveur du texte aurait suffi à la faire adopter. Alors permettez-moi de poser quelques questions. Où étaient les autres députés ? Était-il en commission, en circonscription, en mission ? Avaient-ils organisé une rotation des présences ? Ces questions méritent des réponses précises car ce n'est pas... Car ne pas participer en fait à un vote ne signifie pas nécessairement ne pas travailler. Mais cela n'enlève rien à une interrogation fondamentale. Comment expliquer qu'une décision sur une question aussi concrète que la fiscalité de l'électricité soit prise avec moins de 10% des députés en fonction participant au scrutin ? Cette question concerne tous les groupes, y compris celui qui présentait l'amendement. Le Rassemblement national compte 121 députés sur le vote consacré à l'électricité, 24 ont été votés. Les autres groupes, eux aussi, ont enregistré une participation limitée, on est bien d'accord. Alors, au-delà des oppositions partisanes, c'est le fonctionnement de notre représentation nationale que je souhaite interroger. Car nous entendons régulièrement nos responsables politiques parler de pouvoir d'achat, des factures d'énergie, des difficultés des ménages. Mais lorsque vient le moment de voter, combien sont effectivement là pour exprimer une position ? Je précise également une chose, voter contre une baisse de TVA peut relever un désaccord sur son financement ou sur son efficacité, c'est un débat légitime. Le rapporteur général a d'ailleurs soulevé la question du coût pour les finances publiques. Mais encore faut-il que ce débat soit visible, compréhensible et surtout que les citoyens puissent savoir comment leurs représentants ont agi. Nous élisons 577 députés pour nous représenter. Nous sommes en droit d'attendre de la transparence sur leur participation, leur vote et les raisons de leur choix. Je ne demande pas que tous les députés votent dans le même sens. Je demande que nous puissions comprendre pourquoi une décision peut être prise par une fraction aussi réduite de notre représentation nationale. La démocratie représentative ne se résume pas à une élection tous les cinq ans. Elle exige aussi des comptes entre deux élections. Avant de reprendre notre grand comparatif, je vous invite à consulter les scrutins publics de l'Assemblée nationale. Regardez qui a voté pour, regardez qui a voté contre, qui s'est abstenu et surtout posez des questions à vos députés. Parce qu'au-delà des promesses électorales, ce sont aussi les votes et les décisions qui permettent de juger l'action de nos représentants. Voilà, cette précision me semblait indispensable avant de poursuivre notre émission. Je reviens quand même sur deux choses également. J'aimerais revenir sur une question qui mérite à mon sens des explications. La France Insoumise fait du pouvoir d'achat un thème central de son discours politique. Pourtant, le 2 novembre, 11 députés ont voté contre un amendement visant à réduire la TVA sur plusieurs énergies. Alors pourquoi ? Éric Coquelet explique que baisser la TVA ne garantit pas une baisse des prix et que LFI préfère notamment le blocage des prix. C'est un argument que l'on peut discuter, mais je voudrais poser une question très simple. Si vous refusez une mesure présentée comme favorable au pouvoir d'achat, quelle solution alternative proposez-vous ? Combien coûtera-t-elle et comment garantissez-vous qu'elle bénéficiera réellement aux Français ? C'est bien là que nous devons exiger de tous nos responsables politiques, pas seulement des discours, mais des mesures précises, financées et valuables. Le pouvoir d'achat ne devrait pas être un simple slogan électoral, il devrait pouvoir se mesurer sur la facture des Français. Deuxième point, je voudrais maintenant poser une autre question, cette fois-ci au Rassemblement national. Vous êtes 121 députés, vous présentez un amendement sur la baisse de la TVA sur l'électricité que vous défendez comme une mesure essentielle pour le pouvoir d'achat des Français, vous demandez même un scrutin public, et au moment de voter, seuls 24 députés de votre groupe votent. Pour en plus. Résultat, 26 pour, 26 contre. Amendement rejeté. Alors, comment expliquez-vous que vous n'avez pas davantage mobilisé vos propres députés ? Est-ce un problème d'organisation ? Une absence d'anticipation ? Ou considérez-vous que cet amendement avait surtout vocation à afficher une position politique ? Parce que là, il va falloir nous expliquer réellement le fond du problème. Je ne prétends pas connaître la réponse, mais je crois que les citoyens sont en droit de la demander. Quand on présente une mesure comme essentielle, ne doit-on pas aussi se donner les moyens parlementaires de la faire adopter ? Parce que, pardon, entre déposer un amendement, communiquer sur son rejet et mobiliser réellement ses députés pour la défendre, il existe une différence que les Français ont le droit de comprendre. Donc, je me passe cette question. À quoi bon réaliser ce grand comparatif des présidentielles 2027 si, au bout du compte, nous continuons à assister à un spectacle politique où les promesses et les actes ne se rejoignent pas ? À quoi servent les beaux discours si au moment des décisions, la mobilisation n'est pas au rendez-vous ? Alors, allez-vous voter pour ces intermittents de spectacle ? Moi, non. Et pourtant, je vais quand même continuer le comparatif. Alors, pourquoi je le continue ce comparatif ? Parce qu'il me semble que plus que jamais, il est nécessaire de confronter les paroles aux actes, les propositions au vote et les promesses à leur faisabilité. Et surtout parce que chacun doit pouvoir se faire sa propre opinion en connaissance de cause. Donc, nous passons à notre grand comparatif 2027. Aujourd'hui, le sujet éducation, instruction, transmission et apprentissage. Alors, je n'aime pas trop ce terme d'éducation, je préfère le mot « instruction » car l'éducation pour moi est plutôt réservée aux parents. Mais bon, lorsque je parle de ce sujet, je ne parle pas uniquement de l'école, des notes et des examens. Je parle de ce que nous transmettons à nos enfants. Ça veut-il lire, écrire, compter, raisonner ? Apprenons-nous à nos jeunes à réfléchir par eux-mêmes, à comprendre le monde qui les entoure, à connaître leurs histoires. Leur transmettons-nous le goût de l'effort, le respect des autres, la curiosité, la responsabilité et l'envie d'apprendre. Et surtout, préparons-nous suffisamment ceux qui souhaitent apprendre un métier, travailler de leurs mains, créer une entreprise ou reprendre un savoir-faire. Car l'éducation, en fait, ne devrait pas seulement préparer à obtenir un diplôme, elle devrait aussi donner les moyens de construire sa vie. Depuis des décennies, les réformes se succèdent. On change les programmes, les méthodes, les examens, les rythmes scolaires, on parle d'autorité, de manque d'enseignement, d'enseignants, pardon, de niveau scolaire, de décrochage. Mais derrière toutes ces discussions, une question demeure. Quel projet éducatif voulons-nous réellement pour les générations futures ? Alors, à l'approche de 2027 des présidentielles, nous allons comparer les programmes de nos 10 ou 11 personnalités politiques. On examinera les savoirs fondamentaux, la transmission, l'autorité, les enseignants, les écoles rurales, l'apprentissage et la formation professionnelle. Alors, instruire, transmettre, former, que proposent réellement nos responsables politiques ? Alors, avant de commencer, candidat par candidat, je voulais quand même vous parler d'une chose du constat qui a été donné à partir d'indicateurs mesurables, c'est-à-dire l'enquête internationale PISA 2022, qui a montré une baisse des performances des élèves. des élèves français de 15 ans, en mathématiques et en compréhension de l'écrit par rapport à 2018. Les résultats français étaient proches de la moyenne de l'OCDE, mais avec des écarts importants selon l'origine sociale des élèves. Donc cela ne signifie pas que tous les élèves sont en difficulté, ni qu'une seule réforme explique la baisse. En revanche, cela justifie de demander aux candidats quels résultats précis ils veulent obtenir avec leur programme. Ce constat également mérite quatre interrogations. Déjà une interrogation sur le niveau. Comment améliorer durablement la lecture, l'écriture et les mathématiques ? Deuxième question sur les inégalités. Comment éviter que le lieu de résidence ou le milieu familial détermine les possibilités de réussite ? Troisième question sur les enseignants. Comment recruter, former et fidéliser les professeurs ? Et dernière question, l'avenir professionnel, comment mieux relier les formations, les compétences et les métiers ? Il faut également rappeler que la France dépense déjà des sommes importantes pour l'éducation. Le débat ne peut donc pas se limiter à dépenser plus ou dépenser moins. Il doit porter sur l'affectation des moyens et leurs résultats. Allez, nous commençons par notre premier candidat, Gabriel Attal. Quelles sont les propositions identifiées ? Réduction des effectifs de moins de 20 élèves par classe en primaire, certificat d'études avant l'entrée en sixième, Et brevet conditionnant l'accès en seconde. Renforcement des fondamentaux et revalorisation annoncée des enseignants de 200 à 500 euros net mensuel. Ok. Au niveau de la transmission, son approche met également l'accent sur les connaissances mesurables, les exigences scolaires et la discipline. La place précise au niveau de tout ce qui est histoire, art et transmission intergénérationnelle n'est pas franchement développée. Au niveau de l'apprentissage, il faut distinguer ses décisions prises comme Premier ministre des engagements qu'il pourrait présenter pour 2027, notamment sur la réforme du lycée professionnel. Alors, avantages, inconvénients. Alors, avantages, repérage plus précoce des lacunes, suivi, facilité dans des classes moins chargées, attractivité du métier d'enseignant par la revalorisation des salaires. Maintenant, quels sont les inconvénients ? Risque d'orienter ou de bloquer certains élèves sur la base d'un examen sans solution suffisante de remise à niveau. En effet, un examen reste un examen. Il n'est pas le reflet du travail sur l'année scolaire de l'élève. Donc, ne misez que sur des examens. Je ne suis pas trop pauvre. Financement et faisabilité, bon, pas grand-chose à dire, à part où trouver l'argent, puisqu'il serait bon de dire ce que ça va coûter exactement, de manière à voir si c'est possible ou pas de mettre en place. La question que je poserai, c'est comment éviter que les examens supplémentaires sanctionnent les élèves les plus fragiles plutôt que de les faire progresser. David Lissnard, proposition identifiée, suppression de la carte scolaire, chèque éducation, autonomie des établissements, certificat de fin de primaire et hausse conditionnelle de 20% de la rémunération des enseignants sur 5 ans. Il défend également des classes d'excellence et l'initiation au latin, au grec et à la philosophie. Au niveau de la transmission, il souhaite renforcer les humanités et la transmission des connaissances classiques. Et au niveau de l'apprentissage, l'autonomie des établissements pourrait concerner les formations, mais pour l'instant, ça n'est pas assez précis dans son programme, donc je n'irai pas sur ce terrain. Quels seraient les avantages ? Adaptation aux besoins locaux, oui. Valorisation des connaissances classiques, oui. Liberté des choix accrus, oui. Maintenant, les inconvénients. Il risque d'y avoir de la concurrence entre établissements, mais ce n'est pas encore ce qui me dérange le plus. Par contre, il risque d'y avoir vraiment des problèmes au niveau des inégalités territoriales, notamment dans les zones rurales. Quant à la faisabilité, le chèque éducation nécessite forcément un modèle budgétaire détaillé, donc tant qu'on ne l'apprend, on ne voit pas ce que ça peut représenter. La revalorisation des enseignants est une dépense qui est récurrente, encore une fois, donc elle serait bien à être chiffrée. Une autre chose sur laquelle je voudrais revenir, c'est Le fait de revenir à des classes d'excellence et également l'initiation au latin, au grec et à la philosophie, je ne comprends même pas que ça a été enlevé. Voilà, c'est quelque chose qui me paraît indispensable. La question, si les familles choisissent librement les établissements, comment garantir le maintien des écoles dans les territoires peu peuplés ? Voilà la question que je poserai à M. Lisna. Jean-Luc Mélenchon, proposition identifiée, gratuité effective de l'école, y compris certains frais annexes, réduction des effectifs vers 19 élèves par classe, renforcement des recrutements, scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans et suppression de parcours sup. Ok. Au niveau de la transmission, l'approche met vraiment l'accent sur la culture commune, la formation citoyenne et l'accès aux connaissances indépendamment du milieu social. Alors, mettre l'accent sur la culture commune, qu'est-ce qu'il appelle culture commune ? Est-ce qu'elle est accessible à tous les élèves et de quoi se compose-t-elle exactement ? Au niveau de la formation citoyenne, oui, l'accès aux connaissances indépendantes du milieu social, j'espère bien. Mais c'est les questions que je me pose. Au niveau de l'apprentissage, la prolongation de la scolarité obligatoire doit être examinée avant la place de l'apprentissage, qui constitue lui-même une voie de formation. Donc, pour moi, il faut préciser comment les parcours professionnels seraient vraiment mis en place. Quels seraient les avantages ? Diminution des obstacles financiers pour les foyers les plus précaires, oui. Accompagnement renforcé, oui. Bien sûr, une classe de moins de 20 élèves, c'est plus que de l'accompagnement renforcé. Accès plus large aux études, j'espère, avec la suppression de parcours sub qui serait une première étape. Maintenant, quels sont les inconvénients ? recrutement important à organiser, coûts supplémentaires et nécessité d'adapter les capacités d'accueil. On est bien d'accord que passer de 35 élèves à 19, ça va demander des classes supplémentaires, ça va demander des profs supplémentaires, donc tout ça est à budgétiser, c'est le nerf de la guerre, l'argent, l'argent, l'argent. Maintenant, Gabriel Attal 20, Mélenchon 19, J'ai l'impression qu'on est sur des paris PMU. Je pense qu'il ne faut pas non plus... faire que les classes soient individualisées au point de n'avoir que 19 élèves par classe. Une classe jusqu'à 25 élèves est largement gérable et très agréable pour tout le monde, donc on n'a pas besoin d'arriver à des extrêmes, sinon on va arriver sur du cours individuel. Alors, comment, maintenant la question que je me poserai, c'est comment garantir à chaque jeune une formation adaptée à ses aptitudes, y compris lorsqu'il préfère apprendre un métier plutôt que poursuivre une voie générale. Ça, c'est vraiment une question prioritaire. revaloriser un petit peu les parcours professionnels. Edouard Philippe, ses propositions identifiées, autonomie accrue des établissements, réorganisation des rythmes scolaires, soutien scolaire, renforcement des fondamentaux et revalorisation de la rémunération moyenne des enseignants. Au niveau de la transmission. Priorité affichée aux fondamentaux, ça vise notamment l'acquisition des connaissances nécessaires pour poursuivre les apprentissages. Au niveau de l'apprentissage, l'orientation et l'articulation entre formation et emploi doivent être précisées, parce que pour l'instant, son projet présidentiel n'est pas complet. Quels seraient les avantages possibles ? Organisation plus souple et soutien mieux adapté aux élèves ? Inconvénients en tous les cas, disparité possible entre établissement et charges supplémentaires pour les équipes de direction. Au niveau des financements et de la faisabilité, des changements réglementaires sont possibles, mais la rémunération et le soutien scolaire exigent vraiment des moyens durables. Donc, où allons-nous aller les chercher ? Juste, je voudrais revenir sur une chose quand il nous dit réorganisation des rythmes. J'ai aussi une question ici. Qu'entend-il par là ? Moins de vacances ? Plus de travail ? Moins d'heures en cours ? Plus d'heures en cours ? Voilà, j'aimerais avoir des explications sur ça. Et ensuite, la question que je poserai d'ordre général, c'est comment mesurer vraiment les résultats de l'autonomie des établissements sans accroître les écarts entre territoires. Marine Le Pen, proposition et orientation, renforcement de l'autorité, des fondamentaux et de la transmission de l'histoire nationale, port de l'uniforme défendu dans ses propositions intérieures. Il faudra distinguer d'ailleurs ses propositions actuelles des... des propositions antérieures, c'est-à-dire 2010, 2009, ça y est, bon, bref. Au niveau de la transmission, importance donnée à l'histoire de France, à la culture nationale et aux règles communes. Apprentissage, ces propositions précises pour les lycées professionnels, les entreprises formatrices et les CFA doivent être établies parce que pour l'instant, on ne les a pas. Quels seraient les avantages possibles à un cadre scolaire plus homogène et objectif explicite de transmission ? Oui, je suis assez d'accord avec ça. Bon, tenue réglementaire, pas tenue réglementaire, moi je dis que oui, ça peut effacer certaines choses, donc pourquoi pas à étudier. Les inconvénients. Mesures disciplinaires, à mon avis, ne suffisent pas elles seules à améliorer les acquis. Modalités pédagogiques ne sont pas précisées, donc à voir. Au niveau de la faisabilité, les programmes et la discipline relèvent largement de l'État. L'équipement, la formation et les moyens supplémentaires ont un coût, donc encore une fois, comment ils vont financer tout cela. Au-delà de l'autorité des symboles, comment améliorer concrètement les résultats en lecture et en mathématiques ? Vous allez voir que, en fait, je vous donne tous les programmes des candidats, mais moi, ce qui me tue, c'est qu'on parle toujours de dépenser plus, plus d'enseignants, moins d'élèves en classe, de la discipline, etc. Mais on ne parle jamais, au grand jamais, de programmes. de programme scolaire, de pédagogie, de retravailler un petit peu les fondamentaux. de l'éducation nationale. Et là, par contre, ça me pose un problème. Mais bon, on en reparlera peut-être plus tard. Éric Zemmour, orientation politique, retour aux fondamentaux, discipline, transmission, historique et culturelle, valorisation des exigences scolaires. Il reste encore pas mal d'engagements qui sont à détailler. Au niveau de la transmission, place importante donnée à l'histoire et au patrimoine culturel français. Ça me semble logique parce que je pense qu'on l'a un petit peu oublié. Apprentissage, orientation favorable à la valorisation des métiers et à une distinction plus marquée entre parcours scolaire dont les modalités exactes doivent être encore vérifiées. Au niveau des avantages, objectifs de connaissance plus explicite, reconnaissance des savoir-faire professionnels. Au niveau des inconvénients. Attention au risque d'orientation trop précoce si les élèves disposent de peu de possibilités de réorientation. Au niveau du financement, j'ai l'impression vraiment de me répéter, mais moyens et formations nécessaires, donc où trouver l'argent. Par contre, au niveau de la faisabilité, comment refondre cette refonte nationale possible des programmes, comment ça serait-elle ? Donc, comment garantir qu'un jeune engagé dans une filière professionnelle puisse ensuite changer de voie ou poursuivre ses études ? Ça, c'est une question que je pose vraiment à tous. Aujourd'hui, un jeune de 14 ans qui s'oriente vers, par exemple, une voie professionnelle a le droit… à 20 ans, 25 ans ou même plus tard, de changer ou d'avoir envie de se réorienter pour x ou y raisons. Il manque vraiment de passerelles. Aujourd'hui, on ne sait pas, on n'a pas de solution pour privilégier ou pour permettre à un jeune apprenti qui est devenu salarié de pouvoir se réorienter sans forcément repasser par une voie scolaire, etc. Donc, je pense qu'en effet, la revalorisation de l'apprentissage est importante. parce qu'elle ne doit pas être un frein à la réorientation ou même à l'évolution d'un jeune, d'un jeune ou moins jeune d'ailleurs. Nicolas Dupont-Aignan, quelles sont ses orientations publiques ? Fondamentaux, discipline, transmission de l'histoire et défense de l'école de proximité. Il a également défendu le port d'une tenue scolaire commune. Why not ? Transmission, il met l'accent sur l'histoire, la culture nationale et les connaissances communes. Au niveau de l'apprentissage, il y a besoin vraiment de documenter parce qu'il n'y avait pas grand-chose sur son programme, donc à faire plus tard. Avantages possibles, reconnaissance de l'école de proximité, objectifs scolaires communs, oui, oui, oui et oui. Inconvénients, difficultés à maintenir des petites structures sans ressources adaptées, donc il va y avoir un coût avec des mesures supplémentaires. Ça serait bien de le chiffrer. Au niveau de la faisabilité, ça va dépendre du nombre d'établissements concernés et des engagements financiers. La question que je poserai, c'est celle-ci. Quelle garantie donne-t-il aux familles rurales sur le maintien des écoles et l'accès aux formations professionnelles ? Philippe de Villiers, donc, orientation publique, transmission de l'histoire de France, du patrimoine, de la culture et des repères collectifs. La transmission, c'est une dimension importante pour lui, dans ses prises de parole, conserver et transmettre un héritage culturel et historique, ce qui me semble tout à fait logique. Pour le reste, je n'en parlerai pas parce qu'on le sait, il n'est pas officiellement candidat à la présidentielle 2027 et donc n'a pas de programme clair, net et précis. Joanne Branco, les orientations et propositions recensées sont les suivantes. Transformation de l'enseignement supérieur, remise en question de la sélection et de l'organisation des filières, notamment des grandes écoles et de parcours sup. Oui, oui, oui. Au niveau de la transmission, la place des connaissances communes de l'histoire et de la culture doit être davantage documentée. Il n'en parle pas de trop, donc je l'invite à nous en dire plus. Sur le dispositif au niveau de l'apprentissage pour les CFA, de même. Quels seraient les avantages possibles ? Accès plus ouvert à certaines formations et réduction des barrières institutionnelles, ça oui, à fond. Au niveau des inconvénients, il faudrait à nouveau réorganiser, et ça serait peut-être un peu complexe, et les risques de saturation des filières demandées. Mais il faut absolument aller sur ça. Au niveau de la faisabilité, réforme institutionnelle possible mais coûteuse en organisation, capacité d'accueil et personnel, mais à chiffrer. La question que je poserai, comment garantir la liberté d'orientation tout en tenant compte des capacités des établissements et des débouchés professionnels ? François Ruffin, Dans ses propositions et orientations, il parle d'un accès plus égalitaire à l'éducation, aux loisirs et à la culture, attention aux territoires et aux conditions de vie des familles. Son projet est en cours de construction, donc on n'en a pas plus. De la transmission. L'accès aux activités culturelles et aux expériences collectives constitue un volet de sa vision éducative. Oui, je ne suis pas du tout contre cette vision-là. Apprentissage, sa valorisation du travail et des métiers peut être mise en relation avec l'apprentissage, mais vraiment à vérifier parce que c'est vraiment en cours. Quels seraient les avantages possibles ? Accès plus large à la culture et aux activités éducatives. Ça ne devrait même pas faire partie de l'éducation. Ça devrait faire partie, le ministère de la Culture devrait être là pour ça. Les inconvénients, besoin de moyens et d'encadrement, forcément, et inégalité possible dans les mises en œuvre territoriales. Donc, un petit point de vigilance à ce niveau-là. Au niveau du financement et de la faisabilité, dépenses publiques et locales à chiffrer, encore une fois, et la coordination pourrait se faire avec les collectivités. Ma question, comment donner aux jeunes des perspectives professionnelles concrètes, notamment dans les territoires où les entreprises formatrices sont peu nombreuses ? Allez, notre dernier candidat, François Asselineau, orientation, souveraineté nationale. Alors, oui, dans la mesure où M. Asselineau fait partie des souverainistes, il veut sortir de l'Union européenne, donc pour l'instant, son programme n'est pas du tout confirmé. D'accord ? Donc, je n'irai pas plus loin en ce qui concerne M. Asselineau. Nous avons parlé des programmes scolaires, des enseignants et des moyens, mais je voudrais maintenant aborder quelque chose qui me semble essentiel, c'est la transmission. Car une société ne transmet pas uniquement des connaissances techniques, elle transmet une langue, une histoire, une culture, des savoir-faire, des expériences. Elle transmet aussi la capacité de réfléchir, de questionner et de ne pas accepter une affirmation simplement parce qu'elle vient d'une autorité. Vous le savez, c'est une réflexion qui m'est très chère. Je trouve malheureusement que depuis de nombreuses années, moi-même, lorsque j'étais en scolarité, c'est quelque chose qui m'a frustrée, de ne pas avoir l'apprentissage de cette capacité à réfléchir par nous-mêmes, à cette liberté de pouvoir nous questionner, etc. Alors, je pose une question. Peut-on construire son avenir sans comprendre ce qui nous a précédés ? Mais transmettre ne signifie pas imposer une pensée unique. Cela signifie en fait de donner des connaissances suffisamment solides pour que chacun puisse ensuite exercer son propre jugement. Je vais même aller plus loin. Pourquoi ne pas permettre à davantage d'artisans, d'agriculteurs, d'entrepreneurs, d'artistes ou de retraités à expérimenter de partager leurs connaissances avec les jeunes ? Nous avons des générations entières qui possèdent des savoir-faire. Comment éviter que ces connaissances disparaissent ? Voilà une question que j'aimerais poser à chacun des 11 profils dans notre comparatif. Quelle place donne-t-il à la transmission au-delà des programmes et des examens ? Dans une dernière partie, je souhaitais également revenir sur... L'apprentissage. Et surtout, que nous nous interrogeons sur la place de notre société, que notre société accorde à ces métiers. Pourquoi avons-nous parfois tendance à considérer les études générales comme une réussite et l'orientation professionnelle comme une solution de repli ? Un jeune qui souhaite devenir électricien, menuisier, agriculteur, mécanicien, cuisinier ou autre, ne devrait-il pas pouvoir construire un parcours aussi reconnu et exigeant que celui d'un jeune qui choisit l'université ? Encore faut-il en donner les moyens. Des formations accessibles, des entreprises prêtes à transmettre leur savoir-faire, des maîtres d'apprentissage disponibles, des équipements adaptés et de véritables perspectives professionnelles. On a vraiment beaucoup de choses à travailler sur ce volet-là. Et dans nos territoires ruraux, la question est encore plus concrète. Combien de kilomètres faut-il parfois parcourir pour rejoindre un établissement ou un centre de formation ? Alors, derrière les déclarations sur la valorisation du travail manuel, dans sa politique répondent précisément combien de places de formation, quelle aide pour les entreprises, quel budget et quels résultats attendus sur l'insertion professionnelle. Car valoriser un métier, ce n'est pas seulement en parler, c'est permettre à ceux qui le choisissent de l'apprendre et d'en vivre. Alors, je vais dans une dernière partie vous payer. Vous parlez de qui paiera les réformes éducatives puisque tous s'accordent à vouloir soit augmenter les salaires, soit réduire les effectifs, soit maintenir les petites écoles, soit réformer les programmes, soit développer l'apprentissage, soit rendre certains services gratuits. Donc tout ça c'est bien beau, mais derrière on est bien d'accord que ça va occasionner des dépenses. Pour vous donner un exemple simple, une augmentation hypothétique de 200 euros net mensuel pour 800 000 enseignants. représentent déjà 1,92 milliard d'euros de net versé sur 12 mois, avant les charges et les contributions supplémentaires. Ce n'est pas le chiffrage d'un programme, c'est une illustration de la nécessité de calculer le coût complet. Concernant l'Union européenne, la question ne se pose pas dans la mesure où les contraintes principales sont souvent budgétaires, humaines et administratives plutôt qu'une interdiction européenne. On est bien d'accord. Au niveau de ma synthèse, Je ne vais pas revenir sur l'ensemble des dix profils, mais on a pu voir. Nous avons découvert vraiment des approches différentes. Certains souhaitent renforcer les exigences scolaires et l'autorité, d'autres veulent réduire les effectifs, améliorer l'accès aux études ou donner davantage d'autonomie aux établissements. Mais nous avons aussi abordé deux sujets qui me semblent fondamentaux, la transmission et l'apprentissage. Car inscrire un enfant, ce n'est pas uniquement lui permettre de réussir un examen, c'est lui donner vraiment les connaissances nécessaires pour comprendre le monde, développer son esprit critique et connaître son histoire et construire son avenir. Et préparer les jeunes à la vie professionnelle, ce n'est pas uniquement les orienter vers un diplôme, c'est aussi leur permettre d'apprendre un métier, d'acquérir un savoir-faire et de découvrir la valeur du travail. Mais comme toujours dans notre grand comparatif, les intentions ne suffisent pas. Il faut des moyens, il faut des enseignants, des formateurs, des établissements, des entreprises et des financements. Et surtout, il faut pouvoir mesurer les résultats. Alors, je terminerai avec trois questions. Quelle école voulons-nous transmettre aux générations futures ? Quelle place souhaitons-nous donner à la culture, à l'histoire, à l'effort et à l'apprentissage des métiers ? Et parmi toutes les propositions annoncées pour 2027, laquelle dispose réellement de moyens nécessaires pour être appliquées ? Mon avis personnel pour avoir œuvré dans le domaine de la formation professionnelle pendant 20 ans, je pense qu'il serait important, premièrement, de repenser l'instruction à l'école, car plus les méthodes changent, plus les résultats sont catastrophiques. Deuxièmement, de remettre les professeurs au centre de l'école, en leur donnant plus de latitude au niveau pédagogique, en leur montrant... à nouveau du respect, et en reconnaissant de la valeur tout en les obligeant à rester dans le corps de métier, c'est-à-dire instruction et non idéologie. Car beaucoup aujourd'hui semblent mélanger les deux, c'est-à-dire qu'ils se sentent obligés de donner leur idéologie comme argent comptant aux élèves. Non, chacun a le droit de penser ce qu'il veut, politiquement parlant ou idéologiquement parlant, ça concerne chacun. On n'est pas là pour inculquer à un enfant une idéologie, on est là pour l'instruire avant tout. Troisième point, de valoriser les orientations professionnelles, parce que là encore, on a beaucoup de travail à faire. Ensuite, de redonner de la valeur à l'instruction, à la transmission, à la culture et à la nation. On a oublié ça. Ça serait bien de le remettre un petit peu au goût du jour. De permettre aux enfants, aux jeunes, de penser par eux-mêmes, sans leur inculquer une idéologie unique, en leur permettant de s'épanouir dans leur manière de penser sans imposer une méthode dite unique. Je pense beaucoup à mon ancien prof de maths. Bref, repenser l'ensemble de l'outil pédagogique pour que les acteurs y travaillent dans les meilleures conditions. Je vous invite à partager votre avis dans les commentaires. Et si vous avez des propositions concrètes, des expériences d'enseignants, de parents, d'élèves ou de maîtres d'apprentissage, elles sont les bienvenues. Car l'éducation concerne toute la société. Merci de m'avoir suivi et à très bientôt sur Aïe Libre pour un nouveau grand comparatif. Le prochain sujet sera immigration et intégration. Je vous donne rendez-vous jeudi pour les jeudis de LFAPDV. Je vous souhaite à tous une très bonne journée. Ciao, ciao la communauté
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.