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Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Louis Alliot. Bonjour à vous et bienvenue maire RN de Perpignan. Nouvelle journée noire annoncée pour jeudi 5 novembre avec des syndicats qui appellent à la grève et à la mobilisation. Vous avez déjà reconduit je crois le dispositif de sécurité dans votre ville. Est-ce que vous appelez à la responsabilité ? Qui appelez-vous à la responsabilité ? Les manifestants, les syndicats, les casseurs, qui Louis Alliot ? Les
syndicats d'abord. Et les casseurs, je crois que ces gens-là vivent en dehors de toute société. Donc c'est à la police à réprimer leurs actes et à la justice à les condamner. Mais les syndicats ont une véritable responsabilité dans une France qui est en grande difficulté, avec une économie en grande souffrance. Et donc les syndicats doivent quand même se rendre compte qu'ils sont en train aujourd'hui de tirer la France vers le bas. Et malheureusement, je n'ai pas l'impression qu'à gauche, beaucoup de gens... soient au chevet de l'économie et des entreprises.
En même temps, les revendications sur la vie chère, vous les entendez, Louis Allieu, c'est un des moteurs du RN, le pouvoir d
'achat des Français. Oui, mais quand le RN propose des amendements à l'Assemblée nationale pour baisser un certain nombre de taxes sur l'énergie, sur l'électricité, etc., eh bien là, la gauche, les gens de M. Macron et même l'extrême-gauche votent contre. Donc ils voudraient savoir ce qu'ils veulent. Ils ne peuvent pas systématiquement... en public dire qu'ils défendent le pouvoir d'achat. Et quand ils peuvent le faire, ils ne le font pas. Ils votent contre les propositions du RN.
Il y a aussi cette violence endémique contre les forces de l'ordre, Louis Alliot, un gendarme mobile dont la jambe a pris feu à Paris samedi, dans une quasi indifférence générale à gauche. Ça, ça vous surprend ou pas du tout ?
Écoutez, ça me surprend du Parti socialiste qui... Je vais dire son côté, qui prône un côté un peu humaniste. Hier, Jérôme Gage a condamné la violence contre les forces de l'ordre. C'est le seul et lui-même est l'une des cibles de l'extrême gauche dans toutes les manifestations. Donc son cas n'est pas révélateur du reste. En revanche, la gauche en général aujourd'hui est bien silencieuse et on voit bien ce qui est en train d'arriver petit à petit. C'est-à-dire qu'elle ne critique pas trop l'aile gauche de la gauche. Par peur ? Par peur, très certainement. mais aussi par intérêt, parce qu'ils savent très bien que dans les seconds tours aux élections législatives d'après, ils auront besoin de ces voix pour se faire élire. Et donc, je veux dire, ils sont d'une lâcheté à toute épreuve, mais on connaît ça depuis très longtemps.
Mais jusqu'à quand les policiers vont supporter d'être ainsi mobilisés, samedi après samedi, d'être pris pour cible en permanence, d'être désignés par des slogans absolument abominables dans les manifestations ? C'est la
question que tout le monde se pose, parce que ces gens-là sont comme vous et moi. Ils ont des familles, ils ont des temps de travail, ils ont un métier. qui est celui de policier qui n'est pas facile aujourd'hui et ils sont pris là aujourd'hui directement pour cible or ils incarnent la république ils incarnent l'ordre républicain et s'apprendre à la police dans la rue c'est à dire faire acte d'anti république et on doit être condamné pour justement ce genre de délit mais malheureusement regardez vous réclamer des peines de prison un système de prison mais tous les délinquants qui ont été appréhendés lors de ces manifestations la plupart ont été remis en liberté et donc on les retrouvera dans la rue, dans les manifestations. C'est proprement inadmissible. Mais j'espère que celui qui a jeté le cocktail Molotov ou celui qui a tiré sur le pompier seront condamnés lourdement à titre d'exemple.
Il y a eu 75 MICAS, mesures individuelles d'interdiction de manifester, qui ont été prononcées sur la base des renseignements. C'est un outil qui est efficace, mais qui est évidemment préventif, mais qui est très peu utilisé. Il faudrait multiplier ce type d'initiative pour empêcher les casseurs connus de la justice. d'aller sur les manifestations ?
Depuis l'ère de M. Hollande, ça n'a jamais cessé. Tout le monde dit que ces casseurs, ces black box, ils sont là. Ils ont toujours été là. Ils sont même, paraît-il, connus des services de police. Peut-être faudra-t-il aller plus loin et les appréhender avant même qu'ils arrivent sur le terrain. Mais je ne vois pas beaucoup d'initiatives et de courage. Parce que ce qui manque le plus à la classe politique aujourd'hui, c'est le courage. Il y a des décisions à prendre. Il faut les prendre. Ces gens-là veulent... à battre la démocratie et la République, il faut les combattre comme telles. Quelles mesures, par exemple ? Qu'est-ce que vous prendriez, vous ? S'ils sont fichés comme black blocs et qu'ils sont injustes de violence, il faut les mettre en prison, tout simplement. On a l'impression aujourd'hui que la justice est à deux vitesses. Si vous dépassez la vitesse autorisée, si vous faites un certain nombre de choses, vous êtes condamné lourdement, et en revanche, vous pouvez attaquer des policiers, vous pouvez mettre le feu n'importe où, il ne vous arrivera. Pas grand-chose. Les Français n'en veulent plus. C'est précisément pour qu'il faut changer de gouvernement. Et les élections présidentielles sont exactement faites pour ça. Changer le système.
Le grand chantier du RN, ça sera la justice, c'est ça que vous nous dites, si vous accédez à l'Élysée en 2027 ? Le grand
chantier du RN, ce sera de remettre la France en ordre à tous les niveaux. Socialement, économiquement. sécuritairement. Et là, je peux vous dire que le chantier est immense et on le voit. Moi qui suis maire d'une grande ville, les choses ne vont pas bien et elles ne vont pas bien parce que... Soit les lois sont mal faites, soit elles ne sont pas appliquées telles qu'elles devraient l'être.
Un mot des lycéens, Louis Alliot, il y a encore plusieurs appels à manifester aujourd'hui, à Nantes, Lyon ou Paris. Il y a eu une réponse du gouvernement sur Parcoursup, il y a des milliards qui ont été proposés pour la rénovation du bâti scolaire. Et puis il y a ces parents qui n'en peuvent plus de voir les lycées bloqués, qui se disent « on va nous-mêmes agir pour débloquer les lycées ». Bon, c'est 1% des lycées à l'heure où on se parle, mais qui disent « il faut que les cours reprennent ». Et vous, qu'est-ce que vous dites
? Je crois qu'hier d'ailleurs, il y a eu des affrontements devant un lycée entre des parents d'élèves. qui voulaient ouvrir le lycée en quelque sorte pour leurs enfants et ceux qui ne voulaient pas. Donc en plus, on crée de la division parce que ce gouvernement est faible. C'est une minorité qui bloque aujourd'hui le système éducatif. Eh bien, il faut réouvrir les lycées. Il y a des moyens pour ça, mais encore faut-il en prendre les mesures. Et le gouvernement ne le fait pas. Il est anormal que les lycées soient condamnés par cette minorité agissante d'extrême-gauche. D'ailleurs, tous les porte-parole que l'on voit à la télévision sont... Curieusement, d'ailleurs, de gauche ou d'extrême-gauche. Il n'y en a aucun de droite. C'est là une curiosité particulière. Or, j'ai été lycéen, vous aussi, je connais des lycéens aujourd'hui qui sont à droite. Il y a même des syndicats de droite. L'Uni. L'Uni, notamment à l'université. On ne les entend pas, en tout cas, sauf sur certaines chaînes. Mais surtout, ils ne sont même pas reçus par le gouvernement et par le Premier ministre. Ce que je trouve extravagant, ça veut dire que le gouvernement exclut a priori... Une majorité d'élèves qui ne partagent pas cette volonté de bloquer le système éducatif.
Oui, Aliot, vous avez évoqué dans votre intervention certaines formations politiques qui soufflent sur les braises, qui attisent la haine contre les policiers, contre le Rassemblement national, mais aussi contre les journalistes. Certaines de nos équipes, pas seulement de CNews, mais de BFM ou de LC, ont été prises à partie. Désormais, les journalistes sont des gibiers quasiment que l'on chasse en manifestation. Pratiquement,
et dans un silence là aussi, excusez du peu, assez massif. D'ailleurs, j'en profite pour apporter mon soutien à votre chaîne qui est victime d'une demande de dissolution par voie de pétition. Il y a des pétitions en ligne pour précisément contester cette pseudo-interdiction. Et il faut soutenir la liberté partout où elle est. Parce que là où la gauche dit le racisme tue, je suis d'accord, le racisme tue. Mais le socialisme aussi tue. Et il a toujours tué. Il a tué sous sa version internationale avec le communisme et sous sa version raciste avec le national-socialisme. Alors ces gens-là donnent des leçons de démocratie à tout le monde, mais il ferait bien de regarder d'où ils viennent dans l'histoire, car ils ont toujours été du côté de la terreur, du sang, des génocides et du soutien au totalitarisme.
Louis Allius, vous nous dites que quand on met une cible dans le dos des journalistes, quand on veut fermer des chaînes, c'est la tentation totalitaire qui nous guette, c'est ça ? Bien sûr,
puisqu'ils veulent interdire l'expression au prétexte. qu'on ne pense pas comme eux. Mais c'est gravissime. Quand j'arrive dans vos locaux et que je vois qu'il y a des voitures de police qui gardent les locaux de CNews, c'est extravagant dans une démocratie comme la nôtre. Et on voit bien d'où vient le danger. D'ailleurs, les enquêtes d'opinion, plus de deux tiers des Français considèrent que M. Mélenchon et l'extrême-gauche sont des dangers pour la République. Donc il ne faut pas inverser les rôles. Il faut rester, j'allais dire, droit. défendre nos idées, défendre nos valeurs, continuer à défendre la liberté et, j'ai à dire, mépriser ces attaques qui, aujourd'hui, sont l'apanage d'une minorité en France. Et
il faut la combattre. Et ça veut dire pour vous, le holé-haléot, que c'est le prélude de ce que l'on vit, ce chaos que l'on vit, à ce qui pourrait survenir si Marine Le Pen était élue en 2027 ? Écoutez,
je ne le crois pas parce que le poids du suffrage universel dans une élection comme l'élection présidentielle ouvrira les yeux de beaucoup. Et si ces gens-là... veulent continuer à bloquer le pays, un peu comme en 68 avec le général de Gaulle, je pense que les Français, de bonne foi, celles qui ne veulent pas le chaos, sortiront dans les rues pour faire comprendre à la minorité que c'est terminé, il faut arrêter maintenant de perturber la vie économique, sociale. Et
politique du pays. Donc vous ne croyez pas que ce mouvement que l'on voit samedi après samedi peut perdurer jusqu'à Noël, voire jusqu'à l'élection présidentielle ?
Mais moi je souhaite qu'il ne perdure pas parce qu'économiquement on va mettre tous nos commerçants par terre. Je peux vous dire je vois beaucoup moi de baisser de rideaux. Dans ma ville, beaucoup de commerçants qui souffrent. Il faut là aussi étaler les charges, faire des moratoires sur un certain nombre de choses. Leur permettre d'ouvrir le dimanche, là, pour compenser le chiffre d'affaires. Oui, mais ça, ce n'est qu'une mesure, j'allais dire, pas anecdotique, mais il faut le faire. Mais la question, c'est... Arrêter les manifestations dans les centres-villes et empêcher que les villes se bunkérisent les jours d'affluence, parce que c'est la mort de l'économie locale. Et moi, je le répète, ça favorise précisément d'autres sources alternatives de consommation. au détriment des artisans et des commerçants.
Il faut que les itinéraires des manifestations épargnent les centres-villes, c'est ce qu'essaye de faire le gouvernement, mais pourquoi ? Avec des difficultés par rapport à la justice administrative. C'est ce qu'on
a fait chez nous. Après tout, quand vous manifestez dans une ville, vous n'êtes pas obligé de manifester au centre-ville ou là où il y a les commerces et le système économique. Vous pouvez aller manifester dans une même ville, mais ailleurs, sans gêner les gens. Et vous pouvez dire ce que vous voulez au micro. Et voilà, malheureusement, un certain nombre de groupes d'ailleurs de gauche... depuis très longtemps, manifestent systématiquement dans les endroits sensibles économiquement et perturbent la vie locale. C'est malheureusement aujourd'hui une règle. J'avoue que certains préfets... prennent les mesures pour éviter ça. Et en tout cas chez nous, des mesures ont été prises pour éviter que ces manifestations ne se concentrent sur le centre-ville.
Est-ce que vous êtes d'accord avec Guillaume Casbarian qui estimait dimanche sur nos antennes que les citoyens devraient être en mesure de défendre leur propriété en cas de nécessité ? Ça ouvre un peu le champ de l'auto-défense. Vous êtes d'accord ou vous dites attention danger ?
Il y a deux choses. Il y a la légitime défense. Elle est légitime comme son nom l'indique. Et puis après, face à la démission de l'État. A l'impossibilité de la police d'assumer sa fonction d'ordre public, certains se défendront. Je ne le souhaite pas, mais je le dis depuis longtemps, si l'État ne revient pas pour assurer l'autorité, son autorité, nous aurons des problèmes de ce genre-là et les gens se défendront eux-mêmes, pas seulement les commerçants dans les manifestations, mais les citoyens dans leur quotidien, parce que l'insécurité du quotidien n'a pas disparu. Les policiers, on parle d'eux par les manifestations, mais ça s'arrête le samedi soir, mais le dimanche et tous les autres jours de la semaine, la délinquance continue et ils sont là encore. Donc je veux dire, là maintenant, il faut vraiment que tout ça s'arrête, mais il n'y a qu'un gouvernement fort qui pourra rétablir la situation.
Vous voyez dans tout ça, Louis Alliot, les ferments d'une guerre civile, c'est ce que vous avez dit. Ça évoque des périodes sombres de notre histoire. Qui alimente cette guerre civile selon vous
? Écoutez, la démocratie, c'est une majorité et une minorité. Quand la majorité gagne, la minorité se plie, s'oppose. Il y a des moyens légaux constitutionnels pour s'opposer et c'est bien normal. Il y a des gens aujourd'hui qui n'acceptent pas l'idée même que les urnes... puisse produire un résultat qu'il ne souhaite pas. Il va falloir qu'il s'habitue à cela parce que c'est le peuple français qui gouverne la France et ce n'est pas une minorité activiste dont on sait très bien qu'elle ne peut arriver au pouvoir que par le chaos. Et ça a été vrai dans notre histoire. Ça a été vrai à la Révolution française. Il faut éviter de ces périodes de terreur et retrouver une certaine sérénité. Mais la sérénité, elle passe par une chose, l'autorité de l'État.
Et l'élection, puisque pourquoi un tel mouvement social a quelques encablures d'une élection présidentielle ? C'est ça aussi la question. Oui,
mais c'est vrai qu'il y a quand même un pouvoir d'achat et on le sait depuis longtemps. Et ce pouvoir d'achat... Nous, on défend un certain nombre de mesures sur l'énergie, etc. Ils n'en ont jamais tenu compte. Or, les gens n'arrivent pas à boucler leur fin de mois. Et quand vous avez M. Lescure qui dit que le prix de l'essence, manifestement, ça n'empêche pas de dormir, eh bien, je peux vous dire que ça empêche de dormir beaucoup de concitoyens.
Oui, mais en même temps, le gouvernement a libéré des stocks stratégiques, vous le savez très bien, sur le gasoil. Ça fait baisser le prix du gasoil. C'est un vrai plus. C'est indéniable, lui.
Mais pendant combien de temps, alors qu'il suffirait de baisser un certain nombre de taxes ? Voilà, parce que le rentissement de l'économie, il est dû aussi à cela. Et d'ailleurs, vous allez voir, le prix de l'électricité, le prix du gaz a lourdement augmenté. Et il va pénaliser précisément l'ensemble de la chaîne de l'énergie. Mais ça, manifestement, ça n'a pas l'air d'inquiéter le gouvernement. Marine
Le Pen a cette mesure de baisse de la TVA de 25,5 sur les carburants. Encore une fois, très coûteuse pour un État qui est plus qu'endetté, qui est au bord du gouffre financier. Mais c'est déjà
coûteux puisque l'absence de consommation d'énergie et d'essence notamment... a fait baisser les recettes de l'État, ou en tout cas a freiné les recettes de l'État. Donc c'est un mauvais calcul qu'ils font. Et il vaut mieux redonner du pouvoir d'achat par une baisse des taxes qu'étouffer les Français petit à petit. Parce qu'une France économiquement étouffée, c'est, comme on le voit, une accentuation de la dette et des difficultés économiques à venir très graves.
Louis Allurent a assisté hier à une passe d'armes à distance entre Édouard Philippe, candidat à la présidentielle Horizon, et Jean-Luc Mélenchon. Tout ça parce que M. Édouard Philippe... fait un lien entre les casseurs qu'on a vu dans les manifestations et l'immigration. Voilà ce qu'il a dit exactement. Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait de fait un certain nombre et un nombre important de jeunes Français, sans doute que je considère comme des Français issus de l'immigration, ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux. Des propos dégoûtants et des calomnies racistes selon Jean-Luc Mélenchon. Il y a des débats qu'on n'a pas le droit d'avoir en France.
Mélenchon souhaiterait qu'on ait passé débat. Mais quand vous regardez le nombre d'interpellés, et dans ces interpellés, le nombre d'étrangers, et dans ces étrangers qui ils sont, vous avez la réponse à la question que vous me posez. Les chiffres
du ministère de la Justice sont très claires. Parmi les 30% de personnes qui ont été incarcérées, parmi les personnes interpellées, 30% étaient d'origine étrangère.
Voilà, il n'a fait que donner, j'allais dire, une lecture de ces chiffres-là. Mais M. Mélenchon, lui, ne veut pas de débat. Il veut priver. le débat public de cette réalité que tout le monde voit. Et c'est contre cela qu'il faut se lever.
– Évidemment, M. Philippe vous met dans le même sac que M. Mélenchon. Il dit que vous portez avec Mme Le Pen une responsabilité immense dans la violence qui se répand en France. Pour vous, les pires d'où ils viennent, étrangers ou français, sont des modèles d'intégration et casseurs d'extrême-gauche, des victimes de la police. Qu'est-ce que vous dites ? –
Je ne sais pas, il a été Premier ministre, il a eu affaire à ce genre de manifestation. Il a fait quoi M. Philippe quand il était au pouvoir ? Donc en fait, ces gens-là… viennent critiquer des situations dont ils sont à l'origine. C'est valable pour M. Philippe, mais c'est valable pour la gauche qui a été aussi aux affaires. Tous ces systèmes que nous voyons, tous ces ghettos qui existent, tous ces quartiers qui ne respectent plus, pour une petite partie d'entre eux, les lois de la République, c'est eux qui les ont constituées. On n'a jamais été aux affaires, nous. Et ils veulent nous faire porter le chapeau de leur propre irresponsabilité ? Eh bien, on ne le portera pas. Et en revanche, les Français, eux, choisiront. Il
y a aussi ce qui se passe à l'international. La France est dans une situation où elle est très dépendante de ce qui se passe à l'étranger. Il y a les mid-terms, ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Vous êtes chargé des affaires internationales au sein du Rassemblement national. Donald Trump risque d'être empêché d'avoir une majorité au Congrès et au Sénat. Qu'est-ce que ça changerait pour nous, Français ? Quel serait l'impact sur nous ? Quel que soit
le résultat, ça aura un impact sur la politique internationale et donc sur la politique française. Il faut regarder ça avec attention. Parce que la politique de M. Trump n'est malheureusement pas très visible aujourd'hui. On ne sait pas dans quelle direction il veut aller. La seule chose dont on est sûr, c'est que les États-Unis continueront à défendre leur intérêt national d'abord avant tous les autres intérêts. Et donc de ce point de vue-là, il faut rester vigilant. Mais vous avez pris vos distances par rapport à Donald Trump au début de son nom d'AORN. Oui, mais ce qui était sympathique dans l'arrivée de Trump au pouvoir, c'est la manière dont il a gagné contre l'ensemble du système. Ce dont vous
vous inspirez ?
J'espère que le peuple français, lui, s'inspirera justement de mettre un grand coup de balai aux élections présidentielles. Mais après, on voit bien que les Américains n'ont qu'un seul objet politique, c'est de défendre leur intérêt, ce qui devrait nous animer à nous d'ailleurs, et que malheureusement, nous avons abandonné depuis déjà longtemps. Vous
pensez que les dirigeants français n'ont plus les intérêts de la France à cœur ? Ils ont plutôt les intérêts de l
'Europe à cœur ? Oui, ils ont reporté un échelon supérieur non élu. des responsabilités qu'ils ne veulent plus assumer par peur. Ou par, je ne sais pas, peut-être par fainéantise, je n'en sais rien. Mais en tout cas, il faudra reprendre le pouvoir là où il est. Il faudra reprendre à l'Europe un pouvoir qu'on a délégué. Mais vous ne voulez plus sortir de l'Union européenne, là. Vous, vous avez changé. Mais il faut la réorienter. Vous savez, il y a toujours eu deux schémas de l'Union européenne, celle de Jean Monnet et celle du général de Gaulle. Nous nous accrocherons à la vision du général de Gaulle sur l'Europe. Et à mon avis, cette Europe des nations, cette Europe des patries sera beaucoup plus dynamique que l'Europe technocratique que nous avons aujourd'hui.
Desso a affirmé hier que M. Mélenchon et Mme Le Pen tueront l'Europe telle qu'elle existe. Elle dit que l'Europe n'existerait plus telle que nous la connaissons si l'un ou l'autre arrivait au pouvoir. D'abord, il ne faut pas mélanger l'Europe
qui est là, qui est un continent, avec l'Union européenne qui est un système politique. Et s'il s'agit de démanteler un système politique pour en construire un autre plus vertueux et plus dynamique pour l'avenir, ce sera une bonne nouvelle.
Donc pas de soucis là-dessus ?
L'Europe a encore de beaux jours devant elle ? Oui, je pense que l'Europe a de beaux jours devant elle, mais qu'il faut aussi défendre ses intérêts. Et dans ses intérêts européens, il y a l'intérêt national français qui ne faut jamais perdre de vue.
Et il y a une dernière question que je voulais vous poser. Le choc à Nice après cette agression contre une directrice d'école maternelle et une institutrice. Une maman les a menacées avec un couteau, avec une arme de poing. L'école n'est définitivement plus un sanctuaire. On a l'impression que tout s'effondre sur nos yeux.
Exactement. Et chaque fait divers. notamment des agressions dans les écoles, prouvent que l'école n'est plus à l'abri précisément de ces violences-là. Et c'est une chaîne, que ce soit au niveau de l'État ou au niveau du local, on voit bien que la situation se dégrade.
Et comment restaurer l'autorité, l'autorité du prof, l'autorité du directeur, du policier, du pompier ?
appuyé sur le peuple pour tout simplement restaurer l'état de droit et appliquer la loi, tout simplement. Ça veut dire des mesures fermes ? Des mesures fermes. Et quand les gens ne sont pas en plus sous des mesures d'OQTF, il faut les expulser, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Écoutez, merci beaucoup, Louis, à lieu d'être venu ce matin dans la
matinale sur CNews et sur Europe.
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