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assez intelligent, si on était assez intelligent pour se dire, vous êtes socialiste, je ne le suis pas. Mais sur un certain nombre de choses, sur 15, 10 points, on peut se mettre d'accord et on se mettrait vite d'accord sur les 10 points. On ne va pas tout promettre, mais on va au moins dire, on va se battre pour ces 10 choses. Après, le reste, c'est plus compliqué et tout ça. Mais je pense qu'on pourrait avancer. Le problème, c'est qu'il faut... Alors vous, c'est facile avec moi, pour moi, parce que comme vous êtes socialiste, mais enfin un peu, vous disiez inclassable, inclassable chez les socialistes aussi. Je le dis comme un compliment, j'espère que vous l'avez pris comme ça. Vous n'êtes pas dans la ligne, vous n'êtes pas un type d'appareil qui va me répondre toujours la même chose. Si on arrivait à sortir d'un langage formaté, si on arrivait à écouter, à s'écouter, juste à écouter, à se dire, tiens, peut-être qu'il a raison sur ce point. Moi, tout à l'heure, il y avait une question qui m'a été posée sur le départ de M. Macron. Je suis pour qu'il parte maintenant. Mais j'entends, vous avez compris, je peux comprendre un certain nombre d'arguments autres et je ne vais pas me tuer avec quelqu'un parce qu'il ne pense pas la même chose que moi. Je pense qu'on devrait être... Putain, si on n'était pas trop cons ! On devrait, un certain mot de maire, se dire, j'en ai parlé avec Jean-Louis Borloo et tout ça, je dis, on pourrait, parce qu'il a été maire aussi, on pourrait se retrouver ensemble. On pourrait discuter ensemble et avancer ensemble. Mais voilà, là, il faut faire abstraction des appareils politiques. Moi, c'est facile pour moi, je suis dans aucun parti. C'est facile, Karim Boabran, aujourd'hui ? Pour vous aussi, vous leur avez fait tellement de choses à votre parti, un peu plus, un peu moins.
Non, ce qui doit prévaloir, ce qui doit primer, c'est l'intérêt du pays, l'intérêt des Françaises et des Français aujourd'hui, et je pense notamment à nos jeunes. Plus les semaines passent, plus les mois passent, plus l'avenir s'assombrit. Il s'assombrit, vous l'avez évoqué tout à l'heure, il y a aussi le sujet de la santé mentale. On voit bien qu'il y a un gamin sur quatre qui a été pris de pulsions suicidaires, un sur sept qui a mis à exécution ces pulsions. On a une grande partie de nos lycéens et de nos étudiants qui sont en train d'étudier pour un métier qui n'existera plus. avec l'intelligence artificielle. On a une crise du logement, on a un taux de pauvreté chez nos jeunes qui est trois fois plus que celui des retraités. Donc, il faut se tourner vers notre jeunesse et donner un espoir et une espérance plus radieuse. Mais monsieur le maire, moi je suis d'accord avec tout ce que vous voulez dire. Juste par rapport au mépris, sujet qu'il y a, c'est par rapport à ceux qui trouvent comme valeur refuge le Rassemblement National. La gauche, mon camp, a toujours traité avec mépris ceux qui se prenaient en pleine figure le déclassement, le ghetto territorial. L'absence de services publics, les déserts médicaux, l'absence de protection, l'absence de sécurité. Pendant longtemps, le régalien a été laissé pour la droite et la droite extrême, ce qui a fait que pendant longtemps, à part le côté moralisateur en direction d'une partie de la population qui souffrait et qui se disait « je vais trouver comme valeur refuge le populisme », on a été incapables. incapable d'apporter des solutions concrètes. Vous, par exemple, les points de différence qu'on a sur la préférence nationale, sur la communautarisation, une lecture de la société, ce sont des différences, on va dire, idéologiques, philosophiques. Mais quand vous regardez le résultat que vous faites dans les quartiers populaires... doit interroger une partie de la gauche. Vous faites 70% dans les quartiers populaires, comme moi. Donc ça veut dire qu'il y a des Arabes et des Noirs qui, malgré sa position de M. Ménard sur le sujet de la préférence nationale, se disent, dans ma quotidienneté, le logement, l'emploi, la sécurité. Vous savez quoi ? J'ai l'impression que ma vie s'améliore. Ça veut dire que ça, ça doit interroger. Ça signifie que ça doit interroger nous, sociodémocrates, en se disant, si on lâche le terrain, si on lâche la possibilité d'être
proche du peuple, et bien dans ces cas-là, on décroche. Parce que cette gauche-là, moi j'ai été il y a très longtemps. Je sais, je sais. Cette gauche-là, elle a trahi le peuple. Elle l'a oublié. Elle a préféré d'autres combats. Elle a préféré d'autres combats. Les prolos, ça ne l'intéressait plus. Le mépris dont vous parlez, il y a une autre forme de mépris. Le mépris qui consiste, mais on va être d'accord là-dessus, qui consiste à faire des promesses dont on sait pertinemment qu'on ne les tiendra pas. Aujourd'hui, moi j'en veux à Marine Le Pen, je ne parle même pas de M. Mélenchon, et à la gauche social-démocrate de faire des promesses dont ils savent qu'ils ne les tiendront pas. On moque les gens, les jeunes. L'excuse que je leur trouve, et Dieu sait qu'il y a certains hommes, je ne leur trouve pas d'excuse. L'excuse, c'est qu'ils ont cru aux espèces de... d'enfantillage qu'on leur a raconté. Quand on leur dit, encore une fois, il n'y a pas de sélection dans la vie, vous allez tous faire les études que vous voulez. Mais ça n'existe pas. Et ça n'existera pas plus que... Attendez, je vous l'ai tous dit, pas plus si c'est Marine Le Pen que si c'est M. Mélenchon. Ça n'existera jamais. Parce que ça n'existe pas. Il y a des gens, vous mesurez je ne sais pas combien, moi je mesure 1m67, toute ma vie j'ai regretté de ne pas être plus grand. Ce n'est pas plus grand. Je le regrettais. Oui, mais je vous le dis, les malheurs, des fois, ils tiennent à des bêtises comme ça. Et c'est comme ça. Pardon, madame. Il y a des filles qui sont jolies. Oui. Non, non. Non, non, non. C'est plus
important. Non, ce n
'est pas plus important. Je sais. C'est essentiel. Faire croire à notre jeunesse que tout le monde sera traité. On a tous des différences. Psychologie, physique, intellectuelle. Ce qui
m'intéressait dans ce qui vient d'être dit.
Leur faire croire que ça n'existe pas. pour reprendre le titre de votre livre, c'est les mépriser.
Comment vous expliquez que Robert Ménard, comme le dit Karim Bouhamran, alors qu'il a certaines positions sur certains sujets, on pourrait penser que vous ne soyez pas apprécié, pour le dire rapidement, par des Français de la deuxième ou troisième génération d'immigrés, vous le soyez ?
Parce que je ne leur raconte pas des cracks, madame. Parce que les soucis, vous croyez qu'ils ont envie, ils sont dans les quartiers les plus difficiles, où tu as le plus de problèmes d'insécurité. Quand j'arme la police et quand je la développe et je mets des caméras de vidéosurveillance, mais ils applaudissent, enfin, personne. Tout à l'heure, je vous parlais, je me suis... Et j'ai perdu un procédé à ce niveau-là. J'ai mis un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, qui ne soient pas tout seuls dans la rue. Vous croyez que la maman qui est née dans le même pays que moi, ou venant du même pays que moi, en l'occurrence l'Algérie, elle aime moins ses enfants, et elle n'est pas soucieuse de ses enfants comme les autres, et qu'elle n'applaudit pas au maire qui prend une décision comme ça ? Toutes les mesures autoritaires que je prends, toutes les mesures autoritaires que je prends, ils sont plébiscités. par la population issue de l'immigration. C'est pour ça, c'est pour ça que vous avez compris, je déteste qu'on parle de l'immigration. Il y a des immigrés qui ont des histoires différentes et qui sont des gens différents. Moi, je considère
que l'autorité doit être apportée par de l'espoir et de l'espérance, et très concrètement, c'est emploi, formation, logement. Et justement, on va... On va continuer à citer Mao, parce que c'est de ça dont il s'était agi avant que j'arrive. L'objectif, ce n'est pas de donner un poisson tous les jours, mais de leur apprendre à pêcher. Et moi, ce que je reprends, c'est justement le mépris, c'est infantiliser toute une génération, notamment la jeunesse qui vienne des quartiers populaires, qu'ils soient urbains ou ruraux. mettre en avant, mettre tous les moyens pour promouvoir l'entrepreneuriat. Vous entendez la France Insoumise parler d'entrepreneuriat ? C'est leur fond de commerce, le malheur des gens. Et derrière, le Rassemblement National considère que quand nous ne sommes pas Français, nous n'avons pas la possibilité d'apporter... une valeur ajoutée dans notre pays, notre beau pays, notre belle République, qui est la France. Là, vous êtes caricatural,
vous ne pouvez pas dire ça, parce que ce n'est pas vrai. Et ils le disent, c'est malheureusement leur lecture. Non, monsieur le maire, on ne va pas être bisounours ici. Un, dans une partie de l'immigration, comme une partie de la population française, dessous, je ne sais pas comment il faut dire, il y a des connards, des gens dangereux, et on ne va pas être gentil avec eux. Et qu'ils soient français ou immigrés. C'est le fameux Duralex-Adlex. Il n'y a aucun problème là-dessus. Quand tu vas dans une prison, tu remarques que la population étrangère et la population ici de l'immigration, elle est largement majoritaire, à part de ne pas avoir foutu les pieds dans une prison. Enfin, vous êtes rentré en une prison ?
Non, mais... Vous venez
à Bézier avec moi, je vous amène, j'amène monsieur le maire, et vous verrez d'où... Quand je dis ça, Je dis ça, mais il n'y a pas une personne issue d'immigration qui ne sait pas que ça ne veut pas dire que je condamne l'immigration dans sa totalité. Aujourd'hui, les gens les plus opposés... au non-contrôle de l'immigration, c'est les immigrés, eux-mêmes, qui ont eu tant de mal à se faire leur place, parce que c'est plus compliqué que pour moi, de se faire la place dans la société française. C'est tellement compliqué quand tu arrives d'un pays qui n'a pas la même culture, les mêmes habitudes, la même langue. C'est difficile. C'est eux qui savent bien qu'une immigration contrôlée, ils seront les premiers. à en faire les frais, parce que les gens qui arrivent, est-ce qu'ils vont vivre dans mon immeuble ou dans leur immeuble, d'après vous ? Moi, j
'interroge en fonction du climat politique qui est le nôtre en ce moment, si de tels propos peuvent encore être tenus. Je ne vous dis pas que vous ne devez pas les tenir, je pose action. Est-ce qu'ils peuvent être encore tenus aujourd'hui, puisque suite à l'attentat raciste de Trappes, certains, beaucoup, ont dit, à gauche, je ne sais pas si c'est votre avis, M. Boimran, il faut mettre un cordon sanitaire. par rapport à certaines personnalités politiques, mais aussi par rapport à certains maux. Est-ce que vous estimez aujourd'hui que les maux peuvent être des armes utilisées par certains esprits faibles, au sens où ils vont les ingurgiter tout de suite, et les opposer ?
Le problème n'est pas en fonction de l'origine d'où vous venez, le problème est avant tout social. Donc, avec plaisir pour visiter les prisons, c'est surtout, ce qui est prégnant, c'est leur origine sociale, pas leur origine ethnico-religieuse. Et en France, La loi dit que les statistiques ethniques sont interdites et qu'on regarde... Mais c'est une corde,
monsieur le maire. Attendez,
attendez, attendez, monsieur le maire. Donc, laisse-moi finir mon propos. Donc, ils sont probablement issus de l'immigration, comme on a tous un grand-parent sur quatre issus de l'immigration, mais c'est surtout une population issue du milieu pauvre. Concernant votre question, madame Mabrouk, le fameux cordon sanitaire républicain contre le Rassemblement National. Alors je dis oui, chiche. À partir du moment où tout le monde, je dis bien tout le monde, cotise, Edouard Philippe doit se positionner clairement en disant, quelle que soit la configuration, j'appellerai à voter contre le Rassemblement National. Jean-Luc Mélenchon. doit se positionner de façon extrêmement claire. Pas plus tard qu'hier, vous avez une des militantes qui s'exprimait dans une de vos émissions en expliquant que si jamais il y avait un candidat social-démocrate contre Jean-Luc Mélenchon, contre Marine Le Pen, elle n'appellerait pas à faire barrage contre Marine Le Pen. Donc nous on veut bien cotiser en expliquant... attention, l'ERN, il faut faire un bloc sanitaire. Et M. Rabel l'a évoqué dans son discours, en faisant référence à Jacques Chirac, lorsqu'il avait appelé justement au cordon républicain contre le Rassemblement National. Très bien, mais j'appelle tous les candidats à se positionner de façon extrêmement claire dans toutes les configurations. Et auquel cas, on
discute. Mais M. le maire, comment vous pouvez dire ça ? Comme je viens de le faire. Attendez, comment ? Parce que le Rassemblement National, il est moins républicain que la France Insoumise. Monsieur le maire, on est sérieux deux minutes ? On oublie les casquettes politiques, la rhétorique et tout ? Sérieusement, vous pensez qu'aujourd'hui, le Rassemblement national, ils sont moins respectueux des institutions, de la République, du droit de vote, de la démocratie, que la France insoumise ? Vous me le dites là. Dites-moi. que la France Insoumise, ils sont plus respectueux des règles de notre pays que la Rassemblement Nationale.
Vous avez entendu mes prises de position sur
la France Insoumise à plusieurs reprises ? Mais attendez, mais donc, c'est pour ça que je suis sidéré.
Aujourd'hui, la question, pardonnez-moi si je vous ai sidéré, mais ce n'était pas l'objet du débat. L'objet du débat, c'est est-ce qu'aujourd'hui... rebondissant sur l'islamophobie, l'antisémitisme, le fait que nous avons un président d'un parti qui s'appelle M. Bardella, qui a été non pas condamné, pas encore, j'espère qu'il le sera un jour, qui a porté des idées antisémites. Et la question... Et les propos antisémites... Je les ai toujours condamnés,
le premier. Alors moi je vais vous poser une question. Claire, si demain... Vous avez à choisir entre Marine Le Pen et M. Mélenchon, parce que ce n'est pas une hypothèse absurde, au deuxième tour, vous votez pour qui ? C
'est exactement la question à laquelle je viens de répondre. Vous votez pour qui ? Vous votez pour qui ? Est-ce que vous me permettez ? Pardonnez-moi. Mais la question est assez difficile. Prosaïquement, prosaïquement, prosaïquement. grossier, et je m'en excuse. C'est une question à la con, et je vais vous dire pourquoi. Parce que c'est exactement le piège dans lequel Mélenchon veut nous emmener. Parce que la première assurance vie de Marine Le Pen, c'est Mélenchon. Donc, moi je me bats, je me bats, je me bats, pour pas qu'on soit dans une configuration Mélenchon, Mélenchon, Mélenchon, Le Pen. Je me suis battu, je me suis battu, et je continue à me battre, dans mon camp, pour qu'il y ait une ligne claire contre la France insoumise qui a toujours une vision insurrectionnelle, chaotique. La question à laquelle on doit répondre, c'est la suivante.
Est
-ce qu'aujourd'hui, en France, compte tenu de la dangerosité que représente le Rassemblement National sur le plan idéologique, sur le plan philosophique, compte tenu de ces positions islamophobes, racistes et antisémites, on est prêt à faire un bloc contre eux, ce parti-là. Je dis, je dis, je dis, je dis. Vous dites, vous répondez pas aux questions qu'on vous pose. Mais M. Benner, laissez-moi juste finir mon coup. Non, M. Benner, laissez-moi juste...
Vous noyez le poisson. Je vous demande un truc très simple. Aujourd'hui, est-ce que vous voteriez au deuxième tour pour Jean-Luc Mélenchon ? Moi, je vous dis... Qu'est-ce que ferait Jean-Luc Mélenchon
si jamais il y a Glucksmann ou moi face à Marine Le
Pen ? Mais vous êtes... Attends, c'est pas possible. Répondez à ma question, qu'est-ce qu'il ferait ? J'en sais rien, je m'en contrefouille. Moi, je ne m'en contrefiche pas à moi. Parce que, justement, là où est la question... Parce que vous n'osez pas, vis-à-vis de vos copains de gauche, de répondre à une question qui est aussi simple que ça. Moi, je vous dis, malgré toutes les critiques que je porte sur Marine Le Pen, et de dimanche en dimanche, je le dis, si j'avais à choisir entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, je voterais Marine Le Pen aujourd'hui. Je vous demande, je vous demande, de me dire, puisque vous êtes social-démocrate et tout, si demain... Vous aviez à faire le même choix que moi, après tout ce que vous avez dit, je comprends. Moi aussi, je suis pour, comme vous, qu'il y ait une autre alternative que cette alternative-là. Peut-être que M.
Boimran irait à la pêche ou qu'il voterait blanc. Alors
vous le dites. Mais vous savez quoi ? Je n'irai jamais à la pêche le jour d'un vote. Et vous voterez pour qui ? Et vous savez quoi ? Je mettrai tout en œuvre pour que ce duel n'arrive pas. Et je vous le dis et je vous le répète, c'est une question à la con. Quand on fait de la politique, on ne raisonne pas. Si, c'est moi qui vous la pose, c'est pas grave. On ne raisonne pas comme ça. Je dois pas faire de la politique. Moi,
exactement, c'est ce qui me différencie, monsieur le maire. C'est ce qui me différencie d'un homme politique. C'est que je réponds clairement aux questions qu'on me pose. Et la réponse,
c'est qu'aujourd'hui, aujourd'hui, j'étais le premier, un des premiers à gauche à dire, je mets... dos à dos, LFI et le RN. Et là, on arrive avec cette spectacularisation de la vie politique, on tombe encore dans le piège en nous disant alors Mélenchon, Le Pen, comme si déjà Mélenchon était déjà au second tour, moi ce que je... Non mais c'est important ça. C'est important. Lorsqu'on parle d'espoir. Vous savez que même votre
non-réponse va vous être reproché par la gauche. Parce que votre non-réponse est une réponse. Si vous ne choisissez pas entre M. Mélenchon et Mme Le Pen spontanément... Mais parce que
c'est des questions pièges. Vous imaginez-vous bien que ça fait depuis des semaines que tout le monde me pose ces questions-là ? Et aujourd'hui, pourquoi on fait campagne ? C'est une possibilité dans les sondages. Mais bien sûr, mais c'est une possibilité. Mais moi, ce que je dis, et c'est là où il y a un autre angle, Mme Mabrouk, que peu de personnes évoquent, c'est si on part du principe que le danger pour notre pays, c'est que les fachos... prennent le pouvoir. Que les fachos prennent le pouvoir. Que les fachos prennent le pouvoir. Dans ce cas-là, je demande... Dieu sait que je ne la défends pas. Et c'est vrai que c'est le fachisme. Elle marche ou pas ? Je demande solennellement, solennellement, à toutes celles et ceux qui se positionnent comme étant des candidats républicains, dire très clairement, très clairement, très clairement, très clairement... Nous nous positionnerons de façon claire contre Marine Le Pen. Je n'ai pas entendu Édouard Philippe, je n'ai pas entendu Jean-Luc Mélenchon. Vous ne les entendrez
pas, dans le sens qu'ils ne répondent pas. Ils
ne répondent pas, ils ne répondent pas. On
a commencé cette émission en disant qu'il ne faut pas mépriser les électeurs, mais est-ce que là, vous ne méprisiez pas les électeurs et de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ?
Moi je ne méprise pas du tout les électeurs, je suis premier à dire que justement à gauche... à gauche, la meilleure façon de les mépriser, c'était de leur faire des leçons de morale, et de ne pas penser à leur quotidiennisité, c'est-à-dire... Vous voulez parler de facho, comment vous... Non, je parlais de l'organisation politique. Marine Le Pen,
facho... Au contraire, les électeurs ne sont pas du tout facho. Attendez,
est-ce que moi, je dis... Bardella, avec ces prises de positions antisémites, ce n'est pas des... D'abord,
ça reste à prouver, pardon, juste la démocratie. Très bien, très bien. Les différentes
condamnations de certains militants RN avec...
des prises de pollution, la panacesse, ça reste à prouver ? Je me suis gêné, attendez, je me suis gêné pour le dire... Mais je ne vous veux pas en procès d'intention, je suis en train de revenir sur le fait que... Je dis juste le mépris dont vous parliez tout à l'heure, qu'il ne faut pas utiliser, je suis d'accord avec vous. Très bien. Quand vous dites du Rassemblement National, du parti, ce sont des fachos... Je ne parle pas des électeurs, M. Ménard, on est bien d'accord. Mais M. le maire, j'ai bien compris, je vous connais, je ne pense pas à un instant que vous dites ça. Je vous dis que quand vous avez cette phrase-là, c'est vécu comme du mépris pour tous les électeurs. Qui est ici, moi, électeur, c'est vrai, on ne te traite pas de fachos, mais tu votes pour des fachos, vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? C'est terrible, en plus c'est à l'encontre de ce que vous êtes. Parce que moi, j'aime bien débattre avec vous, parce que vous êtes un des seuls, à gauche, un peu. qui sort du moule, je ne sais pas comment dire, prenez-le bien, vous avez compris, quand je vous dis que vous sortez du moule. Non, mais sortir du moule, ça veut dire, vous ne répétez pas comme des éléments de langage tout ce qui arrive de votre parti. Il le saurait, sinon vous ne les auriez pas fait chier comme vous l'aurez fait depuis un certain nombre de temps. C'est deux fois qu'on le
répétait, on a compris. Enfin, il les a emmerdés tout le
temps. Le but,
ce n'est pas d'embêter qui que ce soit. Non, non, mais le but, c'est... Lorsqu'on parle aux électeurs qui souffrent, lorsqu'on parle aux électeurs qui se disent aujourd'hui... Je vis avec 800 euros par mois. Aujourd'hui, je suis en
incapacité à me loger. Aujourd'hui, je suis en incapacité à me soigner. Ils sont 35%, 38% à voter aujourd'hui pour le Rassemblement National. Et vous ne pouvez pas dire à ces gens-là, vous allez voter pour une facho. D'abord, parce que moi, je connais Marine Le Pen, personnellement. Et que, vraiment, vous ne pouvez pas dire un instant d'elle. Je parle d'elle et c'est elle qui est candidate. Ni qu'elle est raciste. ni qu'elle est antisémite, ni qu'elle est homophobe, ce n'est pas vrai. Vous avez oublié l'islamophobe ? Elle n'est pas islamophobe, vous ne pouvez pas le dire. Je vous pose une question, s'il vous plaît, messieurs les maires,
parce qu'on a dit que les maires, c'est le dernier recours. Je disais contexte social explosif, climat politique délétère. C'est à six mois d'une présidentielle qui va probablement... changer le destin, vraiment. Parfois certains disent le visage de la France. Vous au pouvoir. S'il y avait un maire, un élu de terrain, par quoi vous commenceriez justement pour un antidote au mépris ? Une première mesure. Une première mesure,
déjà Madame Mabrouk, c'est de faire ce qu'on est en train de faire. Parler avec des personnes qui sont directement en prise avec la réalité et ancrées avec le réel. Il y a 36 000 maires. Je sais que vous allez recevoir mon ami maire de Marseille. La vie, ce n'est pas Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg ou les grosses villes. On a des maires de petites communes qui, aujourd'hui, je pense à Daniel Barbe, maire d'une petite commune en Géronde, qui est encore en train de gérer les conséquences des incendies et de la canicule, parce qu'on les a vite oubliés. Et souvenez-vous, je vous l'avais dit, ici dans ce plateau, dans deux mois, on va les oublier. On a des problèmes de marge de manœuvre budgétaire. Parce que concrètement à l'État, madame Mabrouk, nous, maires... On est obligé de voter un budget à l'équilibre. Vous arrivez
au pouvoir, l'un ou l'autre. Première décision. La première décision,
c'est une décision, je l'ai dit, je le redis, pardonnez-moi, M. Manin, protection de l'enfance. c'est 170 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année, trois enfants par classe. Il faut arrêter ce déni. On souscrit tellement, oui. Il faut arrêter ce
déni. Moi, je pense que la priorité absolue, c'est l'école. L'école, c'est là. Et attention, pas construire une école qui ferait 90% de reçu au bac. Je ne pense pas que c'est comme ça qu'on mesurerait.
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