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y a 15 ans, j'ai quitté la France. Je n'ai pas protesté, je n'ai pas voté contre, je suis parti. Une pensée politique fait de ce geste partir le cœur de la liberté, la néo-réaction. Aujourd'hui, on la confronte à la France, à 6 mois de l'élection présidentielle. Bienvenue sur Métapolitique. Cette vidéo est la deuxième d'une série de deux. La première, comprendre la néoréaction, est en lien juste ici et dans la description. Si vous ne l'avez pas vue, je vous conseille de commencer par elle. En voici l'essentiel en une minute. La néoréaction est née sur internet à la fin des années 2000 avec Curtis Yarvin et Nick Land. Elle part d'un constat, le suffrage universel n'est pas une loi de la nature et la démocratie peut être jugée sur ses résultats. Son diagnostic tient en trois points. D'abord, le pouvoir réel n'est pas celui qu'on élit. Les universités, les grands médias et la haute administration fabriquent les idées et les règles qui encadrent les élus, sans jamais en répondre. Pas de complotisme ici. Ils n'ont pas besoin de se concerter, ils partagent simplement la même formation et le même milieu. Ensuite, comme l'a montré Hoppe, un élu n'est que le locataire de l'État. Il a intérêt à dépenser tout de suite et à laisser la facture au suivant. Enfin, l'égalité proclamée ne supprime pas la hiérarchie. Elle la rend irresponsable. Ces remèdes, eux aussi, sont au nombre de trois. Le formalisme, dire clairement qui commande et le rendre responsable. Le néocaméralisme, juger un pouvoir sur ce qu'il fait de ce qu'il gère. Et le patchwork, remplacer le droit de vote par le droit de partir. Dans la première vidéo, on avait conclu que certaines de ces réponses sont fragiles, mais que ces questions sont les bonnes. Ce sont ces questions qu'on va poser aujourd'hui. Il y en a quatre. Qui gouverne vraiment ? Avec quelles incitations ? Qui est responsable ? Et peut-on sortir ? La néo-réaction les pose à tout pouvoir. On va les poser à l'état français, puis au candidat de l'élection présidentielle de 2027. Commençons par la question de Yarvin. Qui gouverne vraiment ? En juillet 2025, une commission d'enquête du Sénat a essayé de compter les structures qui composent l'État. Elle a trouvé 1153 organismes publics nationaux, dont 434 opérateurs et 317 instances consultatives. Son constat est frappant. L'État lui-même ne connaît pas exactement les contours de cet archipel. Il ne sait pas précisément ce qu'il coûte. Ajoutez le droit. Le droit français en vigueur compte 367 000 articles, près de 49 millions de mots. Il continue d'augmenter chaque année. Et 5,9 millions d'agents publics pour l'appliquer. Personne n'a décidé cet ensemble. Il s'est accumulé, loi après loi, agence après agence. C'est exactement ce que Yarvin décrit. Un pouvoir sans auteur. Un exemple. En décembre 2023, le Parlement vote une loi sur l'immigration de 86 articles. Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel en censure 35. La plupart pour une raison de procédure. Il n'aurait pas eu de lien suffisant avec le texte initial. On peut penser que le Conseil avait raison en droit. Mais la question néo-réactionnaire est ailleurs. Une majorité élue a voté. Neuf juges ont défait. Qui a gouverné ? Cette question est en train de devenir le cœur de la campagne. Le Rassemblement National veut changer la Constitution par référendum en s'appuyant sur l'article 11, qui permet au président de consulter directement les Français. Le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, répond que c'est impossible. Il faut passer par l'article 89, donc par l'accord du Sénat. Jordan Bardella réplique que le Conseil ne pourra pas empêcher le peuple de voter. Qui a raison ? Le précédent existe. De Gaulle l'a fait. En 1962, il fait adopter par l'article 11 l'élection du président au suffrage universel direct, contre l'avis du Sénat et de la plupart des juristes. Il recommence en 1969, sur la réforme du Sénat et des régions. Les Français votent non, et ils démissionnent. Le Conseil constitutionnel ne l'a pas arrêté. Il s'est déclaré incompétent pour juger une loi votée directement par le peuple. Depuis, il n'a jamais tranché la question de fond. L'article 11 permet-il, oui ou non, de réviser la Constitution ? Voilà, en une phrase, le problème que décrit le formalisme. En France, on ne sait plus qui a le dernier mot, le peuple, le parlement
ou le juge.
Deuxième question, celle de Hopp. Avec quelles incitations ? La dernière fois que les comptes publics français ont été excédentaires, c'était en 1974. Valéry Giscard d'Estaing était président depuis quelques mois. On peut donc faire remonter à ce président le début de la gabegie. Depuis, plus de 50 années de déficit d'affilée, sous la droite et sous la gauche, en période de croissance comme en période de crise. En 2025, le déficit atteint 5,1% de la richesse nationale. La dette dépasse 115%. Pour 2027, le gouvernement prévoit un effort de 43 milliards. Ramener le déficit à 5%. Autrement dit, emprunter un peu moins, mais emprunter encore. Hopp disait qu'un élu est le locataire de l'Etat pour quelques années. En France, le bail s'est encore raccourci. Depuis 2022, 5 premiers ministres se sont succédés. L'un d'eux est resté 3 mois. Chaque gouvernement négocie sa survie budget par budget, et le premier ministre actuel dit lui-même s'être préparé, dès le premier jour, à être renversé. Quand votre horizon se compte en mois, vous ne réformez pas les retraites pour 2050, vous passez l'hiver. Ce n'est pas une question de personne, des gens compétents ont occupé ces fonctions. C'est une question de structure. La structure récompense le court terme, et elle le fait depuis un demi-siècle. Troisième question. Qui est responsable ? Prenez n'importe quel échec public. La dette, l'hôpital, l'école. Demandez qui en répond. Le président dira qu'il n'a pas de majorité. Le gouvernement, qu'il applique les lois votées. Le parlement, qu'il est contraint par la constitution et par l'Europe. Les agences, qu'elles exécutent. Les juges, qu'ils appliquent le droit. Chacun a raison. Et c'est précisément le problème. Dans un système où chacun a une bonne raison, personne n'est responsable. On l'a vu dans la première partie, la 5ème République est née formaliste. De Gaulle voulait qu'on sache qui commande. 68 ans plus tard, le président est tenu pour responsable de tout et il ne contrôle presque rien. La responsabilité est devenue un rituel. On vote contre le sortant et le suivant hérite des mêmes contraintes. Dernière question, celle du patchwork. Peut-on sortir ? Pour un individu, oui. Au 1er janvier 2026, près d'un million 800 000 français sont inscrits dans un consulat à l'étranger, 2,5% de plus en un an. En réalité, il serait entre 2,5 millions et 3 millions. Comme je disais au début de cette vidéo, je suis moi-même parti il y a maintenant plus de 15 ans, et je suis complètement sorti du système social français obligatoire pour ceux qui résident en France. La sortie existe déjà, elle est simplement individuelle, coûteuse et réservée à ceux qui peuvent la payer. Comme l'avait prévu Hirschmann, ce sont souvent les plus mobiles qui partent les premiers. Et l'organisation qu'il quitte perd ceux qui auraient pu la réformer. Mais il existe une autre sortie. Laisser un territoire essayer autre chose sans quitter le pays. La France en fait l'expérience avec la Corse. En juin 2026, l'Assemblée nationale a voté une révision de la Constitution qui permettrait à la Corse d'adapter les lois et de fixer ses propres règles dans ses domaines de compétences. Le Sénat doit encore se prononcer, puis il faudra 3 cinquièmes du Congrès. Le débat est révélateur. Pour beaucoup, laisser un territoire faire autrement, c'est menacer l'unité de la République. Depuis 2003, la Constitution permet pourtant aux collectivités d'expérimenter, de déroger à la loi pendant un temps limité. En 18 ans, ce droit a été utilisé 4 fois. Le droit de faire autrement existe sur le papier. Dans les faits, la procédure est si lourde que presque personne ne s'en sert. C'est le symptôme d'un pays qui préfère l'uniformité à la concurrence. Une seule règle, partout, pour tous. Et quand elle échoue, elle échoue partout à la fois. Passons maintenant aux candidats. Pas leur programme économique, on l'a analysé dans une autre vidéo. Leur réponse aux 4 questions. Qui gouverne ? Avec quelles incitations ? Qui répond ? Et peut-on sortir ? Le Rassemblement national, en tête des sondages, répond à la première question sans hésiter. C'est le peuple qui doit avoir le dernier mot, par référendum, au-dessus des juges. C'est une réponse formaliste, au sens où elle dit clairement qui décide. Mais c'est une réponse démocratique, pas néo-réactionnaire. Elle remet le vote au centre, au moment où la néo-réaction doute du vote. Sur les incitations, la règle d'or va dans le bon sens. Mais le RN propose aussi le retour de la retraite à 62 ans et base son budget sur une croissance supposée deux fois supérieure aux prévisions. Autrement dit, promettre aujourd'hui, payer demain. Comme tous les présidents précédents. Jean-Luc Mélenchon répond à la première question de la manière la plus éloignée possible de la néoréaction. Plus de démocratie. Une assemblée constituante, la proportionnelle, le référendum d'initiative citoyenne. Il a raison sur un point. La 5ème République ne dit plus qui gouverne. Mais sa solution multiplie les lieux de décision. Plus de votes, plus de partis, plus de compromis. Donc encore moins de responsabilités. Et on peut douter de la sincérité de cette promesse. Il suffit de regarder comment il gère son propre mouvement. La France Insoumise n'élit pas sa direction et n'organise pas de congrès où l'on vote. En 2024, les rares députés LFI qui avaient osé le critiquer publiquement n'ont pas été réinvestis aux législatives. Même la presse de gauche a parlé de purge. L'homme vient de loin. Ancien militant trotskiste, admirateur déclaré d'Hugo Chavez. Et il y a quelques jours, il déclarait que la propriété privée n'est plus supportable. Celui qui promet de rendre le pouvoir au peuple commence par en contester le droit le plus élémentaire, posséder ce qu'il a gagné. Et ses proches ont déjà annoncé la couleur. Sur LCI, Bali Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, a réclamé que les élus du Rassemblement National soient privés de parole dans les médias avant la présidentielle. Sa justification ? Je ne suis pas pour dire que celles et ceux qui tiennent à longueur de journée des propos racistes puissent avoir du temps de parole. Qui décide de ce qui est raciste ? Eux. Voilà la démocratie qu'on nous promet. Plus de votes, mais moins de voix autorisées. Edouard Philippe propose de dissoudre l'assemblée dès son élection, puis d'organiser trois référendums. Sur la capitalisation des retraites, sur une règle d'or budgétaire et sur le recours aux ordonnances. C'est le programme le plus opéen des trois grands. La capitalisation et la règle d'or changent les incitations, en obligeant à penser au-delà d'un mandat. Mais il ne touche ni à l'archipel des institutions, ni à l'uniformité du territoire. Reste une question. Pourquoi croire qu'il fera demain ce qu'il n'a pas fait hier ? Edouard Philippe a été Premier ministre pendant 3 ans, sous Emmanuel Macron, le Mozart de la finance. Il disposait d'une majorité absolue à l'Assemblée. Il n'a proposé ni la capitalisation, ni la règle d'or. Sa grande réforme des retraites, un système à points qui restait entièrement fondé sur la répartition, a été passé au 49-3, puis abandonné. Celui qui promet aujourd'hui de tout changer par référendum a eu le pouvoir de le faire, et ne l'a pas fait. A droite, on a un candidat, Bruno Retailleau, qui a été ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron pendant plus d'un an. Il est resté place Beauvau pendant que le macronisme continuait de creuser la dette. Aujourd'hui, il écrit que le temps n'est plus au synthèse molle mais à la rupture, avec ce qu'il appelle la politique de gribouille et de tambouille du macronisme. Mais cette politique, il l'a servi, ce qui met à mal sa crédibilité. Retailleau fait de la Constitution sa première réforme. Dès son élection, il soumettrait aux Français, par référendum, un pacte constitutionnel en trois volets. D'abord, rétablir la primauté du droit français sur les normes européennes et internationales. Ensuite, s'inspirer d'une clause qui existe au Canada, la clause non-obstant. Elle permet au parlement de maintenir une loi malgré la décision d'un juge. Enfin, élargir le référendum à toute question législative, y compris l'immigration et la justice pénale. Il en donne déjà un exemple. Faire trancher par les français la fin du droit du sol. C'est encore une réponse à la question qui a le dernier mot. Et sa réponse est claire. Pas les juges, le peuple. Retailleau partage donc une partie du diagnostic néo-réactionnaire. celle d'un pouvoir élu entravé par des institutions qui ne le sont pas. Mais son remède est l'inverse. Là où Yarvin se méfie du vote, Retailleau veut en organiser davantage. David Lysnard, le maire de Cannes, est le seul à poser franchement la quatrième question. Il a quitté les Républicains au printemps pour porter sa propre candidature, sous l'étiquette de son mouvement Nouvelle Énergie. Pas grand monde ne le connaissait encore il y a quelques mois, son nom circule désormais. Son projet tient en quelques mesures. une décentralisation radicale, qui transfère l'action publique vers l'échelon local, la fusion des régions et des départements en province, qui deviendrait la seule collectivité intermédiaire, l'autonomie fiscale de ces collectivités, pour qu'elles vivent de leurs propres ressources et non des dotations de Paris, et un État recentré sur ses missions régaliennes, sécurité, justice, défense. Il veut aussi aligner progressivement le statut des fonctionnaires sur le droit du travail privé, et supprimer l'obligation imposée aux communes de construire un quota de logements sociaux. Chaque commune choisirait sa politique d'urbanisme. Ce n'est pas le patchwork. Les provinces resteraient dirigées par des élus, dans une république une et indivisible. Mais c'est la seule proposition qui rentre du pouvoir au lieu d'en reprendre. Pour la première fois, des territoires français pourraient faire des choix différents et être comparés sur leurs résultats. Résumons. Presque tous les candidats ont compris que la France ne sait plus qui la gouverne. Leur réponse est presque toujours la même. Reprendre le pouvoir central, par le référendum, la dissolution ou une nouvelle constitution. Aucun ne pose vraiment la question de la responsabilité. Et un seul s'intéresse à la sortie. C'est exactement le piège qu'avait décrit Jouvenel. Chacun veut conquérir le pouvoir central pour le réformer. Personne ne le conquiert pour le rendre. Que proposerait une lecture néo-réactionnaire de la France ? Pas une monarchie, ni une république par action. Trois pistes, compatibles avec la démocratie actuelle. La première vient du formalisme. Une décision, un responsable. Pour chaque politique publique, un nom, et un seul, qui en répond devant les électeurs ou devant le Parlement. Ce qu'on ne peut attribuer à personne ne devrait pas exister. Les 1153 organismes recensés par le Sénat seraient le premier chantier. J'aurais tendance à dire, à fuérra ! La deuxième vient de Hop, allonger l'horizon. Si les élus sont des locataires, il faut des règles qui les obligent à se comporter en propriétaires. La règle d'or qui interdise d'emprunter pour payer le fonctionnement, ce serait la base. Des retraites en partie capitalisées. Des comptes publics présentés comme un patrimoine, avec ce qu'on laisse au suivant. La troisième vient du patchwork, le droit d'essayer. Pas découper la France, mais permettre vraiment à une région, une ville, une école, de faire autrement. Et laisser les français comparer, puis choisir où vivre. Quatre expérimentations en 18 ans, on peut difficilement faire moins. Ces pistes ont des limites et il faut les regarder. Première objection, la concurrence entre territoires creuserait les inégalités. C'est vrai et c'est déjà le cas. Les riches choisissent déjà leur école, leur quartier et parfois leur pays. L'uniformité ne les retient pas. Elle retient ceux qui n'ont pas les moyens de partir. Deuxième objection, la France est une nation, pas une juxtaposition de territoire. C'est la tradition jacobine et elle a une force réelle. Mais l'unité d'un pays ne se confond pas avec l'uniformité de ses règles. La Suisse ou l'Allemagne sont des nations et leurs régions n'ont pas les mêmes lois. Troisième objection. Donner un responsable à chaque décision, c'est concentrer le pouvoir. Oui, c'est même le but. Un pouvoir concentré mais visible se juge et se sanctionne. Un pouvoir dispersé et invisible ne se juge pas. Résumons. Qui gouverne la France ? Un archipel d'institutions que personne ne maîtrise. Avec quelles incitations ? Le court terme, depuis 50 ans. Qui en répond ? Personne. Peut-on sortir ? Oui, mais seul et en partant. La néoréaction ne donne pas de programme pour 2027, mais elle donne une grille. Et cette grille montre que le débat présidentiel se trompe souvent de questions. On se demande qui doit gagner le pouvoir. On se demande rarement à quoi il sert et qui en répond. Je l'ai dit dans la première vidéo, je ne suis pas un observateur neutre. J'ai voté avec mes pieds et habite depuis 15 ans en Thaïlande. Mais je n'ai pas fui la France. Je n'avais rien à fuir. J'avais un bon travail et j'étais propriétaire de mon appartement avant 30 ans. Je suis parti pour une nana, pas par dépit. Je ne le regrette pas. J'ai aujourd'hui deux enfants. Ils vont au lycée français, parlent parfaitement le français, sont trilingues en fait. Avec ma femme, je dirige une entreprise de 35 salariés, dont plusieurs français expatriés. Et c'est peut-être le plus frappant. Avant de partir, je n'imaginais même pas créer une entreprise. Ça a été relativement simple pour moi ici, mais j'ai eu la chance de me marier avec une ingénieure en informatique, comme moi. C'est pas banal, mon cas n'est pas vraiment généralisable. Ma femme évoque parfois l'idée de nous installer en France, mais entreprendre en France me paraît une course d'obstacles. On y perdrait forcément en qualité de vie, en sécurité, et même en qualité de système éducatif. Aujourd'hui même, j'ai passé une heure au téléphone avec un très bon ami qui vit à Paris. Il est salarié et il en est content. Il m'appelait de chez lui, en télétravail. Il bosse aussi dans l'informatique, gagne très bien sa vie, est bien conscient de ne pas avoir les soucis d'un patron pour travailler dans une petite boîte et ne risque pas grand chose pour son emploi. Pendant qu'on parlait, il a sorti sa fiche de paye. Et une ligne l'a fait tiquer. 1200 euros par mois, rien que pour la santé. Célibataire, sans enfant, il douille. Mais il s'en satisfait, il a une vie tranquille. C'est exactement ce que décrivait Tocqueville. Un pouvoir doux, qui ne vous enferme pas, mais qui prélève chaque année un peu plus. Une prison dorée. Et encore, seulement pour ceux qui ont la chance d'être du bon côté avec un bon salaire. Je ne crois pas que la solution soit que tout le monde quitte la France. Partir a un coût, et tout le monde ne peut pas le payer. C'est justement la limite du patchwork, on l'a vu. Je crois qu'un pays devrait permettre à ses citoyens d'essayer autre chose, sans avoir à le quitter. Privilégiez la liberté à l'égalité imposée. Pour aller plus loin, je vous conseille « Du pouvoir » de Bertrand de Jouvenel et « Défection et prise de parole » d'Albert Hirschman. Et si vous n'avez pas vu la première partie, elle est en lien juste ici. Et vous, si votre région pouvait choisir ses propres règles, que changeriez-vous en premier ? Dites-le nous en commentaire. L'article complet et toutes les sources sont sur Métapolitik. Merci d'avoir regardé cette vidéo. A bientôt !
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