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ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion. C'est une primaire de la division parce que le principe même d'une primaire c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions. Et puis c'est une primaire de la confusion. Parce qu'elle rassemble des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour M. Attal, et d'autres qui ouvrent la voie et qui tendent la main à l'union des droites.
Gabriel Attal, continuateur du macronisme, il a dû apprécier... Alors qu'Edouard Philippe tend la main
à l'union des droites. Edouard Philippe, lui aussi, qui a été Premier ministre. Non, lui, il tend la main à l'union des droites. Alors on écoute la
réponse de Gabriel Attal ce matin à Edouard Philippe.
On parle de division. La division, ce n'est pas la primaire. La division, c'est d'arriver à cinq au premier tour de l'élection présidentielle et donc de précipiter un deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. On n'en veut pas. Il y a un candidat aujourd'hui qui oppose un refus catégorique à cette primaire, c'est Édouard Philippe. Bruno
Retailleau n'est pas hyper favorable. Il s
'est dit favorable au principe d'une primaire. Il a dit si, Édouard Philippe. Oui, mais déjà, il est favorable au principe.
Ce qui se passe, c'est que l'idée pour les uns et les autres, c'est de dire qu'il y a la nécessité de réduire le nombre de candidats. à la présidentielle, mais que ça ne se fera pas par une primaire, ça se fera en février, dit Édouard Philippe. Par les sondages. Oui, c'est ça. C'est une réponse du berger à la bergère. Souvenez-vous, au départ, il y a quelques mois, c'est ce que proposait Gabriel Attal. Avant de parler de primaire, il disait à un moment donné, il faudra se réunir. Pas de primaire, pardon, de sélection par les sondages. Et il était d'accord sur le fait de dire, vous savez, le fameux comité de liaison, on continue à se parler, On fait campagne chacun dans notre coin. Ça marche bien. Et puis en début d'année prochaine, 2027, donc en janvier ou en février, il faudra qu'on se réunisse. Avant de parler primaire, il y avait d'abord cette idée de passer par les sondages. Edouard Philippe est resté sur ce gimmick-là, ou sur ce principe-là, en se disant que les sondages lui seront favorables au moment où les choses se précipiteront dans la dernière ligne droite et qu'il va coiffer les autres au poteau, alors que la primaire, il se dit que ce n'est pas forcément lui. qui pourrait en sortir gagnant. Gabriel Attal fait le calcul inverse, parce qu'il est en position de faiblesse au niveau des sondages. Sondages qui, je vous le rappelle, à six mois d'une présidentielle, ne disent rien, aucun intérêt, aucune réalité.
Mais Alexandre Perroux, ce sont ces sondages qui mettent en difficulté... Edouard Philippe, sondage qui montre tous maintenant qu'il n'est pas qualifié pour le second tour.
Oui, et il se trouve qu'à la rédaction de France Télévisions, je suis plutôt la gauche et je disais, mes camarades qui suivent le bloc central, vous allez voir, vous allez vivre ce que j'ai vécu moi, il y a quelques mois, où on avait un Raphaël Glucksmann qui disait, moi la primaire, jamais, au grand jamais, qui finalement, il en a fait une. Il l'a remporté dès le premier tour à plus de 66%. Aujourd'hui, clairement, on voit mal comment il peut y avoir une union dans ce bloc central s'il n'y a pas de primaire. Je ne vais pas vous reprendre la série de phrases. Nous coulerons ensemble
? Pardon ? Nous coulerons ensemble ?
Alors, nous coulerons ensemble. En tout cas, c'est... Peut-être la stratégie d'Edouard Philippe, je ne sais pas, je ne suis pas sûr que c'est ce qu'ils veulent, mais on est dans un système aujourd'hui politique où la démocratie, le meilleur moyen de départager les gens, ça reste de voter plutôt que de, sans faire insulte à Stéphane Zumsteg sur la qualité de ses sondages, mais le meilleur moyen de départager les gens, ça reste quand même le vote. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on est en démocratie, qu'il y a des élections, ce genre de choses. L'issue de tout ça. Et moi, ce que je me dis, c'est peut-être juste combien de temps Edouard Philippe va résister à l'appel de la primaire. Est-ce qu'il va falloir qu'il dégringole encore un peu plus dans les sondages avant de finalement y consentir ? Ça, c'est que l'avenir qui nous le dira.
Stéphane Zumstek, question un peu. Presque personnel, on ouvre le capot. On voit l'importance de ces sondages dans la stratégie des uns et des autres. Est-ce que vous, je rappelle que vous êtes directeur du département politique, opinion d'Ipsos BVA, est-ce que vous recevez énormément de coups de fil, de pression ? de la part des candidats, parce que tel et tel sondage le met en difficulté, et donc ils en viennent à contester la méthode. Bref, est-ce que vous aussi, vous faites partie des acteurs sous pression dans cette présidentielle ? Il n'y a pas que les journalistes.
Eh bien, on risque de vous surprendre, Axel, non, pas du tout. Ah bon ? Dans l'histoire des sondages, de la vie politique récente, j'entends ces dernières décennies. Vous assistez à chaque soirée électorale, à des prises de bec, presque à des agressions verbales d'un certain nombre de responsables politiques qui en général font partie des perdants à l'égard des sondages. Mais s'il y a bien une population qui respecte les sondeurs et leurs avis, ce sont les hommes et les femmes politiques qui en commandent, qu'ils en commandent ou qui n'en commandent pas. Ça c'est une réalité. Donc non, oui, on ne subit pas de pression. Pour être très clair, ça n'arrive pas en France. Alors, on n'entend que pique-pente sur les sondages, on a le droit de critiquer les sondages, et je crois qu'on ne s'en prive pas en France de manière générale, mais non, oui, on ne subit aucune pression de manière générale des hommes et des femmes politiques, qu'ils soient nos clients ou qu'ils ne soient pas nos clients directs. J'ajouterais juste une chose. On regarde votre sondage ? Oui, bien sûr, mais ayez bien à l'esprit une chose. On dit beaucoup, ce sont les sondages qui vont décider. Les sondages ne sont que le reflet des dynamiques de campagne, des dynamiques... de ralliement ou de non-ralliement. Quand vous avez des gens qui rallient un candidat, oui, ça se constate dans les sondages. Un sondage, ça constate les choses, ça ne le crée pas. Ce n'est pas nous qui créons des faits de campagne de la même manière que quand... que quand un homme politique ou une femme politique va faire des propositions, Marine Le Pen sur le logement, Edouard Philippe sur les retraites, ça marche ou ça marche pas, ça rentre en résonance ou pas avec ce qu'attendent les Français. C'est ça qui contribue à enclencher des dynamiques ou au contraire à enclencher des pertes de vitesse.
Alors, on vous a commandé un sondage en 2027. Si un tel ou une telle était présidente, est-ce que vous seriez satisfait ? On va regarder le hit parade de ceux... D'abord, on est frappé du très faible score. Et en 1, c'est Jordan Bardella, d'ailleurs. qui repasse devant Marine Le Pen, a décrypté ça, l'histoire visiblement des écrits antisémites n'a pas eu d'impact. En trois, alors c'est Édouard Philippe, mais ce n'est pas beaucoup.
Non, ce n'est pas beaucoup. C'est une question qu'on pose tous les mois dans cette enquête Ipsos BVA saisie, École d'ingénieur, pour la tribune dimanche. Est-ce que vous seriez satisfait ou mécontent si toute une série de personnalités accédait à l'Elysée ? Vous avez traditionnellement toujours Jordan Bardella et Marine Le Pen en tête, au même niveau, à un ou deux points, mais tout ça, on est dans la marge d'erreur. En gros, c'est le même niveau. Pourquoi ce sont tous les premiers ? Parce qu'aujourd'hui, le Rassemblement National est le premier parti de France. On l'a bien vu lors des dernières élections européennes, notamment, où chaque parti se présentait. Jordan Bardella a obtenu plus de 30% des voix. Donc c'est assez logique. C'est un fait, il faut le reconnaître, mais ce n'est que finalement le reflet de ce qu'on a dans les intentions de vote et dans les résultats électoraux, élection après élection. Pour Edouard Philippe, ce n'est pas beaucoup et pourtant il est en troisième position. Donc vous imaginez les autres. On teste une vingtaine de personnes, on ne va pas en parler là de toute la liste, mais évidemment, Edouard Philippe est troisième et il n'a que 20%. Mais ce qu'il faut regarder, je disais que cette question a été posée tous les mois, en 2024, il y a à peine un peu plus de deux ans. il y avait significativement plus de 30% des Français qui manifestaient leur satisfaction à l'égard d'une possible victoire d'Edouard Philippe. On n'en est plus que à 20%. Et là encore, ça se traduit dans les enquêtes, dans les mesures d'intention de vote que vous évoquiez tout à l'heure. Oui, il y a eu un affaiblissement général d'Edouard Philippe. Oui, c'est indéniable, évidemment, mais de manière générale de tous les candidats issus du bloc central ou du socle commun. Parce que le vrai drame, si vous voulez, que sont en train de vivre tous ces candidats dont on parlait, que ce soit Gabriel Attal ou Edouard Philippe, ce n'est pas Edouard Philippe qui baisse, parce que s'il baissait, ce serait presque une bonne nouvelle pour Gabriel Attal ou pour Bruno Retailleau. Mais ce n'est pas du tout ça. C'est que les trois baissent. En tout cas, Gabriel Attal baissent. Edouard Philippe Besse et Bruno Rotaillot, qui incarne quand même la droite, enfin la droite république, les héritiers de l'UMP et du RPR, en tant que président des Républicains, lui stagne à un niveau bas et très en dessous. Comment vous l'expliquez, cette chute des candidats,
des camps de gouvernement ? Mais qui fait l'agenda
aujourd'hui de la vie politique ? Qui a le tempo Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ? On pense ce qu'on veut de leur attitude, de leur prise de position, de leur soutien, de leur choix. C'est une chose, mais ce sont... C'est eux qui aujourd'hui dictent l'agenda et sont à la manœuvre. On parle plus d'eux parce qu'ils ont un discours peut-être plus radical, plus dans la rupture, plus disruptif, mais c'est aussi ce qu'attend une partie des Français. Et ça rend plus à tonne ce que les gens du centre, centre-gauche ou centre-droit disent, parce que c'est moins spectaculaire et peut-être que ça... C'est ça le pire pour eux ? Ça correspond moins à ce qu'attendent les Français ?
Stéphane Vernet, il y a de l'inquiétude dans le camp d'Edouard Philippe, qui hier a tenu à dire, vous savez, la campagne est longue, vous allez voir, je vais entrer en dynamique, et en février, je vous donne rendez-vous, mes amis. Et comment vous expliquez le fait qu'il soit passé en un an de plus de 30% de... en deux ans, de Français satisfaits, qui seraient satisfaits de le voir à l'Elysée, à à peine 20% aujourd'hui.
Alors, Edouard Philippe a raison, et il a de quoi être inquiet. C'est-à-dire, il a raison en disant que la campagne, c'est long, et qu'il va entrer en dynamique plus tard, etc. En fait, la réalité, si vous voulez, c'est que les électeurs, les citoyens et les citoyennes, ne rentrent, en fait, dans une campagne présidentielle que dans le dernier mois, en fait. C'est à ce moment-là que les sondages deviennent pertinents, qu'ils s'affinent. C'est pour ça. qu'Edouard Philippe ou Gabriel Attal en son temps ou d'autres disaient qu'il faudra trancher au mois de février. Parce qu'à ce moment-là, les sondages deviennent plus pertinents et les dynamiques commencent à s'affirmer et à s'affiner. Parce que les gens rentrent dans la logique de l'élection. Là, aujourd'hui, tous les sondages sur les intentions de vote n'ont aucune valeur pour une raison toute simple. C'est qu'on demande aux gens pour qui vous voteriez dimanche si l'élection avait lieu dimanche. Sauf que l'élection n'a pas lieu dimanche prochain. Et en réalité, c'est une très bonne photo à l'instant T. Mais ça ne dit rien. Mais dans 6 mois, regardez ce qui s'est passé à chaque présidentielle. Les sondages qui étaient 6-8 mois avant la présidentielle étaient complètement à côté de la plaque par rapport à ce qui s'est passé en vrai à la fin. Et pourquoi, là-dessus, il a raison, pourquoi il a tort et pourquoi il devrait s'inquiéter ? Parce que le problème, c'est qu'Edouard Philippe nous a vendu un récit. qui consistait... Il est parti très longtemps avant tout le monde. Il a dit, vous allez voir, etc. Je vais mettre un grand projet, un grand programme sur la table. Ça va être massif. Bref, je vais renverser la table. On l'attend depuis le printemps. Il ne se passe toujours rien. Et là, il y a un sacré retard à l'allumage qui est assez incompréhensible et qui fait que, effectivement, cette absence-là ou ce décalage... permet à d'autres d'occuper le terrain, et ça a été très bien dit par Stéphane Zumsteg. Aujourd'hui, le terrain médiatique et politique, il est complètement occupé, à la fois par Marine Le Pen et par Jean-Luc Mélenchon, ce qui explique que vous avez ces deux figures qui caracolent en tête, et les autres courent derrière, tous les autres courent derrière. Jean
-Luc Mélenchon qui surfe, ou la France Assoumise qui surfe sur le mouvement social, avec cette interview de Mathilde Panot dans la Tribune dimanche. La rue, c'est aussi la démocratie. D'ailleurs, on est prévenu, si Marine Le Pen devait arriver au pouvoir en mai prochain, la France insoumise, ça veut dire quoi ça ? Ne se priverait pas d'exercer son... son devoir démocratique dans la rue. Comment comprendre ça ?
Dans cette interview, elle ne parle pas vraiment de ça. Elle parle plus du côté le mouvement social. C'est aussi une manière de s'exprimer. Elle
dit aussi que quand Jean-Luc Mélenchon aille au second tour face à Marine Le Pen, donc là déjà c'est acté, chacun devra faire un choix. Il n'y aura pas de
ni-ni qui tienne. Oui, ça c'est l'argument de mettre les électeurs, finalement les Français, face à leur responsabilité, de dire est-ce que... Vous préférez l'extrême droite ou est-ce que vous nous préférez nous ? Donc ils se projettent clairement au second
tour ?
Eux, ils se projettent au second tour. Et honnêtement, vu les sondages, je pense que n'importe quelle politique à leur place ferait exactement la même chose. Mais moi, cette phrase, je la trouve assez intéressante. La rue, c'est aussi la démocratie. Parce qu'on a eu hier une phrase de l'entourage d'Emmanuel Macron qui nous est parvenu à France Info qui disait La démocratie sociale et la rue. En fait, on voit que finalement, il y a deux conceptions. Il y a Emmanuel Macron qui dit d'un côté, ça ne sert à rien quelque part de manifester parce que vous réglerez tout ça dans six mois dans l'élection présidentielle. Et Mathilde Panot, conforme à la stratégie électorale de la France insoumise et la stratégie politique, qui est de dire... Qu'en fait, la démocratie, c'est un peu tout le temps. La démocratie, ça se joue quand on vote, mais ça se joue aussi lors des mobilisations sociales. Ça se joue quand on fait grève devant son lycée. Ça se joue un peu tout le temps.
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