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Bonsoir tout le monde ! Merci infiniment à vous d'être venus aussi nombreuses et nombreux ce soir dans la salle des syndicats. On est en train de battre notre propre record puisque là on a largement dépassé les 800 personnes présentes ce soir. Bravo à vous et bienvenue ! Merci beaucoup à Clémence de nous rendre visite ici au bout du monde. On est toujours content de vous recevoir et on espère le faire bien. Merci évidemment à toi Pierre-Yves, notre député, camarade députée, qui est là de tous les combats et de tous les événements. Je continue avec les remerciements parce que vous vous doutez bien que pour organiser ce genre d'événement, il faut un sacré coup de main et je vous demande d'applaudir chaleureusement tout le service d'ordre qui est mobilisé ce soir, les militaires et les molles qui ont donné un coup de main pour installer la salle, puis celles et ceux qui ont installé le son et les lumières pour rendre cet endroit chaleur et nous permettre de passer un chouette meet you. Alors c'est le premier meeting à Brest pour les élections présidentielles 2027, mais ce n'est pas la première action des militants, parce que ça fait maintenant des semaines qu'on est à fond sur les portes à portes, les tractages, les arpentages programmatiques, c'est quand on lit ensemble le programme et qu'on en discute, les cafés populaires, là c'est quand on... sort le programme justement de notre local militant pour l'amener à la lecture de toutes et tous et en faire un objet de débat. Et puis des soirées jeux de société, des soirées diverses et variées. On est ici la preuve qu'en dix ans de présence à Brest, la France insoumise est devenue une force avec laquelle il faut compter. Et je remercie à nos entiers et tous, militants et militaires, pour votre implication locale. Et puis, évidemment, mes camarades élus de la minorité municipale pour leur implication. On est, je crois, conformes au mandat que vous nous avez confié, des élus un pied dans les luttes, un pied dans les institutions. On espère être dignes de votre confiance et on est en tout cas à votre entière disposition. pour quoi que ce soit, d'ailleurs, si vous en avez besoin, vous venez nous voir. On prend vos numéros et puis on vous donne un coup de main. Et je tiens surtout à saluer à nouveau l'investissement de mes camarades élus et aussi de vous autres militants, militantes, syndicalistes, gilets jaunes, notamment auprès des lycéens et des lycéennes, mobilisés devant leurs établissements depuis le 10 octobre, parce que notre présence a vraiment permis de réaliser cette commission. Et qui va continuer. Sans doute. Alors aujourd'hui, au niveau national, nous sommes plus de 400 000 à avoir donné notre parrainage citoyen à Jean-Luc Mélenchon pour sa candidature de 2027. Alors, rejoignez-nous, donnez-nous de la force. Il y a plein de façons de le faire. Ce soir, vous pouvez faire un don, vous pouvez donner votre contact, vous pouvez rejoindre un groupe d'action. Donc vraiment, n'hésitez pas. C'est le moment. On écrit l'histoire tous ensemble. Merci encore. Passez un bon moment. Et j'accueille mon camarade, ami député Pierre-Yves Canard.
Bonsoir à toutes et tous. Je pense que ce soir, je ne suis pas le seul à être impressionné par le nombre considérable que nous sommes. Et je pense, voyant les visages les plus jeunes, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas déjà une mémoire de l'engagement. Et voyant les visages les plus anciens. Je crois que toutes et tous nous pouvons dire que jamais la salle des syndicats et alentours n'a été aussi fournie nombreuses, déterminées, pour offrir au pays une perspective positive à laquelle il aspire tant. Parce que c'est bien cela dont il est question aujourd'hui, c'est le sens de notre rassemblement d'ailleurs. Et je tiens à commencer par remercier la formidable énergie militante de toutes celles et tous ceux qui ont rendu cet événement possible ce soir. Parce que vous imaginez sur des jours et des jours ce que cela signifie en termes de préparation. Ainsi que les uns et les autres pour leur toute main toujours bienvenue. Et d'une certaine façon, c'est comme cela que nous fonctionnons à la France insoumise. C'est un mouvement sans porte ni fenêtre. Tout le monde y est bienvenu. Et si vous êtes aujourd'hui près de mille dans cette salle et alentour, c'est pour dire que vous êtes prêtes et prêts à faire la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour qu'il soit le prochain président de la République. Et devrais-je dire, car c'est un point fondamental de notre programme et ce n'est pas la coordinatrice de ce programme présente ici ce soir qui me contredira, le dernier président de la 5e République, car il est venu le temps de la 6e République du peuple Alors c'est un mouvement sans porte ni fenêtre, lorsque je vous dis cela, lorsque je vous dis que votre présence ce soir signifie qu'il est possible, quel que soit votre rapport à la politique, quel que soit votre rapport à l'engagement, qu'il est possible de faire en sorte de convaincre autour de vous, vos proches, vos amis, la famille, et vous avez vu ce qui s'est passé au Brésil, et je le dis, y compris aux plus anciens. Je le dis, y compris aux plus anciens, parce que les plus jeunes, je sais qu'ils le font abondamment. Faites chauffer vos téléphones, allez sur Facebook, menez la bataille numérique, répondez ! Argumentez, convainquez, mais par contre, comprenez bien cela. Ignorez les fachos, ils n'ont pas besoin de votre attention, ne leur répondez pas à leurs provocations. N'allez pas les contredire ici ou là. Laissez-les tranquillement, leurs idées pourries, racistes et inadmissibles. Pour qui aime comme nous, la France, la seule qui vaille, la France républicaine. Merci enfin, et du fond du cœur, à Clémence Guettet de nous honorer ce soir de sa présence. Car pour la connaître depuis longtemps, je sais toute l'énergie qu'elle a placée au fil du temps, alors qu'il y a de cela quelques années. Ce n'était pas si évident de voir s'ouvrir comme nous pouvons le voir aujourd'hui le chemin de la victoire. Mais c'est avec abnégation qu'elle a toujours mené le combat politique militant et de fond. Parce qu'on ne gagne pas un pays comme la France, ni l'affection de son peuple. On ne le gagne pas sans proposer des idées concrètes qui répondent à des besoins concrets. Et c'est le travail qu'elle a su mener avec notre camarade Adrien Clouet également. Merci à Clémence Guettet d'être ici ce soir. Nous nous parlons dans un contexte, et je crois que nous ne pouvons pas... nous abstraire du contexte dans lequel se tient cette réunion. Elle se tient dans un contexte de répression du mouvement social, du mouvement de la jeunesse, que je salue d'avoir marché devant. J'ai pour ma part 34 ans. Et ici, nous sommes de tous les âges. Mais lorsque je les salue les plus jeunes d'avoir marché devant, je salue également l'espoir que cette marche a fait renaître chez tant et tant dans le pays qui se sont dit que l'avenir n'était pas foutu, parce que précisément, il était là, dans la rue, bloquant les lycées, marchant, bravant parfois aussi les interdictions, parce que c 'est le dernier mouvement auquel tout cela peut nous faire penser. Certains ne disent-ils pas ? Et loin de moi de reprendre stricto sensu ces mots à mon compte. Mais certains ne disent-ils pas ou ne disaient-ils pas qu'il est interdit d'interdire ? Alors, cette répression nous fait penser tout de même à quelque chose d'important. Et c'est ce dont je veux vous parler ce soir. L'enjeu politique qui donne une perspective à cette campagne. C'est un enjeu qui est posé par les contradictions actuelles du mouvement social. Les services publics dégradés, les riches qui se gavent sur la politique d'Emmanuel Macron depuis dix ans, la colère jamais entendue, les manifestations toujours réprimées. Et face à cette contradiction, il faut bien trouver un chemin politique et institutionnel pour la résoudre. C'est le sens de la campagne que nous menons toutes et tous ensemble avec la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Le sens de cette campagne, et je vais vous le développer, il peut se résumer d'une formule. Il s'agit en France de rétablir l'ordre républicain. Parce que, dites-le vous bien, je vois bien que pour l'instant vous dites qu'est-ce qu'il va raconter. Vous m'avez tellement entendu qu'au moment, il y en a marre, donc il faut un peu trouver des trucs. L'ordre, l'ordre, l'ordre, pénible, pénible. Mais non, je vais vous dire quelque chose. Ils sont tous là, l'ordre, l'ordre, l'ordre. Emmanuel Macron, après le meurtre abominable de Naël Merzouk, avait d'ailleurs, dit cela dans une conférence de presse, Il avait dit qu'il s'agit de rétablir l'ordre, l'ordre, l'ordre. Mais il faut tout de même avoir à l'esprit quelque chose d'essentiel. En République, l'ordre sans adjectif n'existe pas. Et si l'on défend un ordre sans adjectif, on n'est pas républicain. Et lorsqu'on parle d'ordre républicain, on parle d'une société où le droit de manifester est absolument garanti. On parle d'une société où les mouvements sociaux sont écoutés par le pouvoir. On parle d'une société où on ne marche pas sur les libertés publiques à grand renfort de propagande médiatique insupportable. C'est de cela dont je veux vous parler en vous parlant de l'ordre républicain. Et il n'y a pas si loin à chercher pour avoir à l'esprit des mots de président de la République qu'il y avait une autre conception. de ce qu'était cet ordre républicain et qui surtout le défendait. Je vous cite, là aussi vous allez vous dire décidément ce soir, je vous cite François Mitterrand. Ah là là là là ! Mais écoutez-le plutôt avant de râler. Il disait comme président de la République, le droit de manifester est un droit fondamental qui relève de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il ne faut pas y toucher. Il ajoutait, et je n'ajoute même pas sans grande précaution, il ne faut pas y toucher. Que ce message soit entendu au plus haut sommet de l'État et jusque dans toutes ses antennes préfectorales. Car j'ai trouvé insupportable, et je vous le partage ici, ce cirque qui a consisté... Le lendemain des dégradations qui avaient été subies par un certain nombre de commerces et le commissariat, de la part du préfet, a convoqué une conférence de presse à laquelle participait le président du département, le maire de Brest, et l'autre député de Brest, Didier Legac. Sachez-le bien, répétez-le, que ce soit entendu. Le préfet ne m'a pas convié à cette conférence de presse qui se tenait sur la circonscription dans laquelle j'ai été élu. Il y a un principe fondamental de l'administration préfectorale, c'est la neutralité politique qu'ils la prennent. C'est donc un point essentiel. que de dire que, avec Jean-Luc Mélenchon, nous rétablirons pleinement, entièrement, intégralement, le droit de manifester libre en France. liberté de manifester n'est pas la seule à être attaquée. C'est en réalité à travers elle toutes les libertés qui sont menacées. Et je vous parle un instant de la loi casseur-payeur, dont le nom est un attrape-gogo. C'est un attrape-gogo, là aussi répétez-le. Parce qu'en fait c'est quoi ? Ils disent « Ouais, qui casse-paye ? » Ah bon ? C'est pas prévu déjà dans la loi qui casse-paye ? C'est quoi cette histoire ? Le seul bouger juridique de cette loi, ça serait de faire que soit les organisateurs, soit les participants à n'importe quelle manifestation seraient tenus co-responsables de n'importe quelle dégradation. C'est-à-dire que c'est la fin de la responsabilité pénale individuelle qui là aussi est fondatrice de l'ordre républicain. Je veux dire, l'époque est suffisamment grave. pour que nous nous rappelions des principes aussi clairs, aussi fondamentaux, et que nous rappelions à ceux qui, les combattants ainsi comme ce gouvernement, empruntent une pente autoritaire qui mène au fascisme, et que nous, nous refuserons et ne nous laisserons pas que le pays l'emprunte. fascistes, justement, disons, on va dire un petit mot quand même. Il y a un gars, il s'appelle Mathias Renaud. Alors, pour vous dire le niveau du type, il s'était dit à un moment donné, il faut interdire le Festival des Transmusicals à Rennes. Alors, je me disais, vous avez quelle idée ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il lui prend ? Etc. Alors il dit, oui, il faut interdire le Festival des Transmusicals à Rennes, parce que ça fait la propagande pour les personnes transgenres. Mais... Mais le Festival des Transphysiques à la Reine est un grand festival de culture populaire et où, d'une certaine façon, qu'ils l'entendent bien, les personnes transgenres, les personnes étrangères, les personnes homosexuelles, les lesbiennes, les femmes, tout le monde est bienvenu parce que telle est la Nouvelle-France qu'ils détestent ! Alors ce type, le Mathias Renaud là, vous allez vous dire pourquoi il s'en prend lui, pourquoi pas ? Alors il pose des amendements en permanence, toujours pareil, sur sutrer des subventions aux assos. Alors c'est sa passion dans la vie. Il y en a c'est lire, écrire, je sais pas, aller voir un film, faire du sport, bah lui c'est mes assos. Bah... il donne une idée quand même de ce que serait un gouvernement d'extrême droite vis-à-vis des libertés associatives. Et je le dis parce que je sais que beaucoup d'entre vous participent de la République en faisant vivre des associations. Et je l'ai dit à des associations que j'ai reçues l'autre jour à l'Assemblée nationale. Les libertés associatives, c'est bien quand on en profite. Et ça peut disparaître très rapidement. Et après l'heure, c'est plus l'heure. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en mettant un bulletin Jean-Luc Mélenchon dans l'urne en avril et mai prochain, on met le bulletin, le seul bulletin capable de défendre efficacement les libertés associatives dans ce pays et de redoter le secteur associatif des besoins et des moyens qu'il souhaite avoir. Enfin, la protection contre l'arbitraire. Parce qu'ils parlent toujours de ça. Alors ça, à l'Assemblée, Clémence, on en a un peu ras-le-goum dans l'hémissile, parce que parfois, on entend des trucs. La violence, la violence. Alors la violence, c'est toujours la violence dans la société. Mais ont-ils oublié que la garantie contre l'arbitraire posée par la Révolution française... est avant toute chose une garantie contre la violence abusive perpétrée par l'état ont-ils oublié cela Nous ne l'avons pas oublié et de ce point de vue lorsque nous arriverons au pouvoir nous instaurerons le récépissé pour mettre fin une bonne fois pour toutes au contrôle au faciès qui est une violence insupportable Alors voilà, est-ce que vous avez compris ce que je voulais dire par l'ordre républicain ? Ça va, ça vous embête pas trop ? Bah défendons-le ensemble désormais pour défendre notre devise liberté, égalité, fraternité et sororité. Alors voilà. La devise, ça va pas bouger normalement, ou peut-être, je disais, sororité, tiens, on pourrait mettre ça dans la 6ème République. Là, je veux pas faire de panique. La fin, de toute façon, la panique là-dessus, ce serait surtout la panique morale sur CNews. on pourrait en dire, non, non, on parle des bonnes sœurs. Mais bon, tout d'un coup, là, enfin bref. Vous avez le jour... Là, à l'Assemblée, je commence à leur citer le pape. Alors là, ça les défrise un coup. Je leur dis, écoutez un peu ce qu'ils racontent sur les migrants, au lieu de vous pointer à la messe. Vous feriez bien quand même d'écouter quand vous y allez, au lieu de prendre des photos. Parce que lui, il dit que les personnes exilées, il faut les accueillir, parce que ce sont des êtres humains, comme tout le monde. Voilà. Et puis alors là, en face, l'autre jour, il y en avait une, quand je parlais ça, qui était là, « Ah la laïcité, la laïcité ! » Ah mais ils sont contre-fous d'habitude de la laïcité. Mais là, quand on leur dit « Les migrants sont nos frères, les migrantes sont nos sœurs », alors là, ils se rappellent tout d'un coup du principe. Eh bien, le principe de laïcité, il est compatible avec la République universelle et il est précisément compatible avec le fait que les personnes exilées ont des droits et que nous devons les accueillir dans de bonnes conditions. La Nouvelle République, elle rappelle aussi dans notre programme un principe fondamental. Pas d'ordre républicain sans République sociale. Pas d'ordre républicain sans justice sociale. Pas d'ordre républicain qui puisse s'asseoir un instant sur le fait que seuls les milliardaires détiennent les richesses et les médias. Et donc, nous mettrons en place dans la Sixième République le pivot central. qui est le référendum d'initiative citoyenne permettant d'abroger une loi, les retraites par exemple, d'en proposer une autre, de réformer la Constitution, et en toute hypothèse de permettre que les institutions intègrent, par l'exercice de la souveraineté populaire, les besoins qui émergent dans le peuple lui-même. C'est un changement profond et radical que nous appelons de nos institutions. Vienne le temps de la VIème République ! Et avec elle, notamment le droit de vote à 16 ans. Alors, moi je le dis parce qu'il y a une mobilisation lycéenne importante pour ces et ceux qui ne pourraient pas voter, ni même l'an prochain. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Ben oui, le monde est injuste. C'est pour ça qu'on s'en réunisse à ça. Et alors, le droit de vote à 16 ans, bon, c'est une chose que nous ferons, mais là, je ne sais pas du tout ce que je voulais dire. J'allais dire une autre chose, c'est pour celles et ceux qui ne sont pas encore en âge de voter, Mais allez parler à grand-mère, allez parler à grand-père, discutez dans les familles, à l'oncle, à la tante, et dites, mais attends, moi je ne peux pas voter, je me suis mobilisé pour nos services publics à tous, pour notre avenir, pour l'écologie, pour un monde habitable. Vote avec moi, vote pour moi ! Et nous voulons, bien entendu, enfin reconnaître le vote blanc. Parce que, quand bien même penserions-nous que nous sommes les meilleurs, enfin, je ne sais pas, les meilleurs, je ne sais pas. Enfin, on essaie de faire mieux, comme dirait un certain candidat à l'évolution présidentielle. Bon, on ne peut tout de même pas considérer que les citoyens n'aient pas le droit. de considérer qu'aucune option ne va. Et à ce moment-là, la reconnaissance du vote blanc, un certain seuil étant déterminé, c'est pas moins de 30, 40% de vote blanc, eh bien on remet les élections. Parce que ça veut dire qu'il y a un problème au niveau des institutions elles-mêmes, de la proposition politique elle-même qui est faite au peuple. Voilà. Et je veux terminer en disant qu'il n'y a pas de liberté sans exercice concret de ces libertés. C'est pour cela que je vous ai beaucoup parlé ce soir de la manifestation, des associations, de la presse, du débat public, de l'expression. Tous ces droits fondamentaux. meurent s'ils restent uniquement touchés sur une feuille de papier. Les libertés fondamentales et les droits fondamentaux n'existent que par la vertu du peuple qui s'en saisit. Et de ce point de vue-là, de ce point de vue-là, quand même, je veux rendre hommage aux pancartes. Par extension à celles et ceux qui les ont pensées. Mais les pancartes des manifestations sont absolument inventives. C'est génial. Et puis j'apprends des choses. Bismillah, c'est les canettes. Ça, c'est assez drôle parce que c'est un truc où il y avait des policiers qui s'infiltraient dans des conversations. Puis ils se disaient, ouais, ouais, salut, voilà. On se rejoint où pour la manif ? Alors les jeunes étaient là, ouais, ouais, nous prends pas non plus pour des gens idiots que nous ne sommes pas. Et c'est précisément toute la démonstration apportée par les pancartes que nous voyons partout ici et là fleurir. Cette génération est certain, dépeignée d'hommes sans culture, sans intérêt, sans passion. Elle est là, elle explose, elle fleurit, devant nous, avec l'espoir d'un avenir meilleur ! Et tous ceux qui adoraient dire que la jeunesse était en train de tomber tout de suite dans les bras de Mme Le Pen, ils sont où ? Ils sont où ? Ici, on m'a raconté qu'il y a des jeunes qui, peut-être pensaient, certains, aller voter Rassemblement National l'année prochaine. Eh bien, en voyant la détermination de la force populaire et ascendante de la gauche que nous sommes à soutenir, à appuyer et à donner un débouché aux revendications du mouvement, bien d'entre eux se disent aujourd'hui qu'il y a autre chose à faire l'année prochaine. Et quant aux autres, et quant aux autres abominables et lâches individus qui s'en prennent. À Brest depuis plusieurs années déjà, tantôt à des terrasses de citoyens attablés, tantôt à des personnes qui sont passant dans leur soirée brestoise, tantôt à des militants politiques et tout récemment à des manifestants. Ces lâches ne représentent rien que la propre haine qui a fini par les assécher. Et nous devons... En toute conscience, considérer que le combat idéologique que nous menons fera aussi reculer leur cou porté physiquement dans la rue. Et j'apporte bien évidemment tout mon soutien aux personnes qui se sont fait agresser la semaine dernière. Et je le dis aussi, je le dis aussi, j'apporte tout mon soutien. aux jeunes qui a 17, qui a 18 ans, se sont trouvés à devoir subir des gardes à vue abusives. La République, ce n'est pas cela. La République, ce n'est pas cela. La République, c'est bien autre chose que nous découvrirons et réinventerons ensemble l'année prochaine. Enfin, je tiens à rendre hommage au magnifique ouvrage de Clémence Guété. Politique de l'amitié. Que j'ai lu, et je dois le confesser. Vous allez vous dire, punaise, clairement, je dirais. Pas, confession, machin. Mais, je l'ai lu, parce que je venais à Brest, clairement, je n'avais pas trouvé le temps de le lire auparavant. Mais, ah là là, vous voyez, il y a plus... plus, comment dire, royaliste que le roi, je vais dire, mais bon. Après, non, non, non, mais là, ça va, je termine, je vais dériver dans n'importe quoi. Non, non, mais, je veux dire, ce que je veux dire sérieusement, en plus, c'est que je suis toujours sur le coup de l'émotion que m'a procuré la lecture de ce livre, parce qu'il dit quelque chose de fondamental, y compris par rapport à ce que j'ai tenté de vous déployer aujourd'hui. Il dit qu'il n'y a pas de république sans amitié multiple. Il dit qu'il n'y a pas de république sans amitié républicaine. Il dit qu'il n'y a pas de république sans disponibilité à l'autre. Et qu'il y a au fond, dans le moment où nous traversons deux attitudes, face aux jeunes, face depuis les hautes sphères de la bourgeoisie à l'ouvrier, face à l'immigré, face à la lesbienne, face à l'homosexuel, il y a certains qui se disent « il faut faire chat perché et puis attendre que ça passe ». ça va disparaître, etc. Et il y a l'autre option, qui est précisément de construire patiemment, de tisser soi-même dans les fils de son existence la disponibilité à l'autre, qui devient aussi une manière de s'agrandir soi-même. Et c'est ainsi, et c'est à cette condition, que l'on peut se projeter dans un monde nouveau, car à quoi bon la lutte, si nous ne parvenons pas à sentir dans l'existence elle-même, La beauté qu'elle a, la joie qu'elle peut apporter. Et je termine avec, justement, une citation empruntée au livre de Clémence. C'est une lettre de Rosa Luxembourg. Qu'on peut applaudir, Rosa Luxembourg. C'est une lettre de Rosa Luxembourg à Sonia Livnest. Tu mérites sans doute aussi nos applaudissements. Ah oui, d'ici où tu as des meilleurs amis, c'est beau. Et voici ce qu'elle écrit Rosa Luxembourg. Et ce qu'elle souhaite à sa meilleure amie, je vous le souhaite à toutes et tous, entre vous, mais aussi à nous tous par notre projet politique. Elle écrit « Je voudrais encore vous plonger dans toute l'ivresse du bonheur de vivre et je défendrai fermement votre droit à cela. Et maintenant, je vous prie d'accueillir notre formidable vice-présidente de l'Assemblée nationale, Clémence Djeté
C'est le genre de moment où il y a des problèmes de taille pour les... Les transitions sont parfois rudes. Bonjour Brest, c'est mon premier meeting à Brest. Je suis râquée d'être là. Merci d'être ici. Je me joins à Cécile et à Pierre-Yves pour remercier les militants militantes qui ont fait en sorte qu'on soit aussi nombreux ce soir. Voilà, quand je parlais de transition difficile, je ne vois pas le fond de la salle, mais je sais que vous êtes très très nombreux. Bravo ! Et merci au service d'ordre qui nous permet de passer une bonne soirée tout en sécurité. Merci à celles et ceux qui peut-être viennent à un meeting pour la première fois de leur vie d'avoir franchi cette porte et peut-être de nous rejoindre pour la suite de la campagne à un moment politique qui, Pierre-Yves l'a dit, qui est très particulier, qui est un moment de grande mobilisation et de grande politisation. Et c'est d'autant plus important pour moi d'être ici à Brest ce soir que vous avez, vous, une belle expérience des luttes. Vous n'avez pas attendu 2026 pour découvrir ça. Et donc, j'ai fait une petite révision historique, puisque je viens dans les terres de mon camarade député intellectuel, Pierre-Yves Cadalin, que vous connaissez. Je me suis dit, il va nous inventer des concepts, pas louper. Voilà, l'ordre républicain, Mitterrand et le pape ont été convoqués. Je me suis dit, je ne vais pas venir sans référence. J'ai étudié un peu et donc ici, j'ai découvert qu'en avril 50, il y avait une très grande grève des ouvriers du bâtiment pour augmenter les salaires. À un moment où on est en mobilisation, évidemment avec les lycéens, mais aussi pour le pouvoir d'achat, je me suis dit que c'était quand même d'actualité. Et donc la répression à ce moment-là était extrêmement forte. Et il y a une députée communiste, Marie Lambert, qui à ce moment-là a été arrêtée, emprisonnée. Une très très grande répression et le 17 avril, la police a tiré sur des manifestants. Parmi eux, il y avait un jeune homme qui s'appelle Edouard Mazet, qui était un jeune ouvrier de 26 ans, qui donc lui, comme les autres, se battait pour pouvoir vivre dignement de son travail et qui a été tué. La suite de l'histoire, c'est que la majorité, il y a une grosse crise politique, et la majorité à l'Assemblée nationale renouvelle sa pleine confiance au gouvernement. Mais je vous parle de cette histoire-là parce qu'on est maintenant 76 ans plus tard, et que je trouve beaucoup de similitudes dans ces points historiques. Les mêmes réponses sont apportées à la mobilisation sociale. La même répression s'est abattue sur les gens depuis quelques semaines parce qu'ils osent manifester. Et comme l'a dit Pierre-Yves, c'est une des libertés fondamentales en République que de pouvoir manifester. De la même façon, il y a des personnes mutilées, il y a des personnes dont les vies sont brisées pour toujours, peut-être. Il y a des personnes qui ont été tuées et qui ont perdu l'aide. Et de la même façon, politiquement, on assiste... à une forme de diabolisation de la gauche radicale. On la cible, on la désigne comme bouc émissaire de la mobilisation et de ce qui peut s'y passer. Nos camarades Rima Hassan et Raphaël Arnaud sont harcelés judiciairement à travers des procédures. Et nous nous tiendrons à leur côté. Il y a des tentatives de voir la station sur les quais de la gare. Et puis, politiques et médias rêvent de dissoudre la France insoumise. Donc on est dans une période historique d'une grande gravité en réalité. Et sur la tombe d'Edouard Mazet, et c'est ce qui va structurer mon discours, il est écrit par deux, trois mots. qui permettent de résumer les combats de sa vie. Sur sa tombe, il est marqué, il est mort pour le pain, la paix et la liberté. Et ces combats, ce sont les nôtres jeunes. Alors je commence, je commence évidemment par ce qui est essentiel, le pain. Qu'est-ce que le pain ? La justice sociale, pouvoir vivre dignement. pouvoir ne pas survivre justement jour après jour. Et aujourd'hui, la jeunesse se lève et a agrégé autour d'elle de multiples colères qui étaient là, dormantes, frémissantes, qu'on sentait toutes et tous, mais qui peinaient à éclore finalement. Et donc je veux saluer, je veux commencer par ça ce soir absolument, par saluer cette jeunesse mobilisée d'une immense maturité des consciences politiques. Je vous laisse saluer, je vais saluer les 15 000 Brestois, Brestoises qui se sont mobilisées à leur côté, qui ont permis que salariés, étudiants, personnels de l'éducation nationale, tous les habitants de manière générale, se retrouvent. Et j'ai la grande fierté, peut-être un peu chauvine, peut-être un peu, voilà, mais malgré tout, je vous précise, c'est que dans l'Hexagone, ce mouvement a commencé dans la circonscription de laquelle je suis élue, lycée Saint-Exupéry de Tréteil. je précise bien dans l'Hexagone parce qu'en réalité, quelques semaines avant, cette mobilisation-là avait démarré à Mayotte. Pour les mêmes raisons que ce qui a fait se mobiliser les lycéens à Saint-Exupéry, à Créteil. À Mayotte, comme à Traiteil, comme j'imagine à Brest. Pas d'infirmières, pas d'AESH. Des lycées professionnels où les responsables des bureaux des stages, qui sont indispensables dès le mois d'octobre pour valider une année, qui ne sont pas là. Des personnels de direction qui manquent. Des locaux insalubres. Des toits, des plafonds qui s'effondrent. De l'eau potable qui ne l'est pas vraiment. Des toilettes qui sont fermées la moitié de l'année. Bref, des conditions absolument indignes. pour étudier pour notre jeunesse à 14, 15, 16 ans. On mérite de bonnes conditions d'apprentissage, on mérite d'avoir pour chaque matière et notamment les années des examens des professeurs devant les élèves et des classes qui ne soient pas sous-chargées. Et donc cette jeunesse a embarqué tout le pays. Les personnels, les salariés qui se joignent à eux, les parents qui très rapidement se sont joints à eux aussi, et qui ont reconnu des jeunes qui leur ressemblent et qui parlent comme eux. Et en politique, l'identification de porte-parole qui vous ressemble et qui vive les mêmes choses que vous a une importance fondamentale. Et c'est à ça qu'on a assisté avec le fait que la mobilisation des lycéens et lycéennes s'épande comme ça aussi rapidement sur tout le territoire hexagonal. Et surtout, une majorité écrasante du peuple français a reconnu que ces revendications étaient légitimes. Parce que ce qu'ont oublié les grands malins qui nous gouvernent, c'est que tout le monde connaît des lycéens-lycéennes. Les gens ont des enfants, les gens ont des frères et sœurs, les gens ont des petits-enfants, et se rendent compte des conditions indignes dans lesquelles il et elle étudient. Et c'est pour ça que nous nous retrouvons à nouveau à leur côté demain dans la rue, et à nouveau à côté des salariés le 5 novembre. pour la grève générale. Je suis extrêmement fière d'appartenir à un mouvement politique qui se tient et qui s'est tenu dès le départ à côté de cette jeunesse mobilisée. Je suis heureuse de voir aussi que la condescendance avec les responsables politiques de droite, d'extrême droite, avec laquelle les médias traitent cette mobilisation n'a pas d'effet sur ce que pensent majoritairement les gens de cette mobilisation. Et je suis contente aussi de voir que... L'abjection, la manipulation qui consisterait à dire que la France Insoumise serait derrière cette mobilisation. Je vais vous dire la vérité, on serait hyper chère. Mais ce n'est pas le cas. Ils n'ont pas besoin de responsables politiques, ces jeunes, pour savoir que des rats dans leur établissement, pour savoir que pas de prof de français, l'année du bac de français, ça n'est pas normal. Et qu'avec une mobilisation sociale, on peut changer des choses et on peut l'emporter à la fin. Ils ont une grande conscience politique. Alors vous savez, je travaille, comme Pierre-Yves, j'ai appris plein de trucs pendant les mobilisations, les pancartes, etc. Je travaille avec des gens qui ne sont que plus jeunes que moi. J'ai 35 ans, Pierre-Yves, on a à peu près le même âge. On m'avait suggéré de dire que la génération 6-7 faisait son mai 68. Je ne suis pas certaine de maîtriser tous les tenants et aboutissants de l'expression, mais je vous la délivre si jamais elle vous parle. En tout cas, on est très fiers de cette jeunesse mobilisée. On est très fiers qu'il rehaime de la journée. Je le dis d'autant plus que c'est une jeunesse et une génération véritablement sacrifiée. Ce sont des très jeunes gens qui ont connu le Covid à un moment décisif de leur scolarité. Ils étaient très très jeunes et ils ont vécu ces confinements, ces cours en distanciel à la maison, etc. Ils ont vécu les réformes du lycée, la compétition scolaire. Ils ont vu arriver Parcoursup et le tri social que génère cette insupportable réforme. Et ils ont vu aussi la précarité, le chômage, le changement climatique, leurs parents galérer pour remplir le frigo, ne pas réussir à se déplacer tellement l'essence coûte cher. Ils voient ça et ils voient un avenir devant eux qui, si on écoute les macronistes, la droite ou l'extrême droite, est sans perspective. Et c'est ce que refuse cette génération-là. Elle veut un avenir à la hauteur de ses ambitions et à la hauteur de son espoir que nous partageons. Et j'ai posé une question au gouvernement cette semaine, c'est le ministre Nunez, ministre de l'Intérieur, qui m'a répondu. Je lui ai posé une question exactement pour ce qu'a pointé Pierre-Yves, c'est-à-dire la disparition petit à petit, avec vous avez des petits dispositifs dans des petites lois, mais qui peu à peu grignotent nos libertés individuelles et collectives. Je lui ai demandé pourquoi à ce point la liberté de manifester avait été piétinée par leur gouvernement ces dernières semaines. Pourquoi le 17 octobre 800 000 personnes défilent, le 24 octobre 1 million de personnes dans tout le territoire défilent, demain vraisemblablement encore plus et pourquoi on peut voir dans ces manifestations des pancartes qui disent j'avais peur de manifester, c'est exactement pour ça que je suis là. Parce que les gens refusent d'être mutilés, de prendre le risque et de voir leurs enfants prendre le risque, de perdre un œil, d'avoir une main arrachée simplement pour demander des revendications qui sont basiques, essentielles, étudier dignement, vivre dignement, avoir le droit à un avenir et à des perspectives reluisantes. Davantage que ce que la Macronie nous propose. Et donc vous avez vu qu'ils ont répondu. Donc demain vous n'irez pas à la manifestation puisqu'ils ont répondu. Ils ont répondu, donc ils ont mis cinq semaines. Alors ils pensaient que... Parce que c'est dur une mobilisation, c'est vrai. Le blocus devant le lycée Saint-Exupéry, j'y suis retournée semaine après semaine, c'est difficile de tenir une mobilisation. Donc ils pensaient que le pourrissement de la situation fera rentrer les lycéens chez eux. Après ils ont misé sur les vacances scolaires. Après, ils ont misé sur la pluie. On se rapproche à ce qu'on peut. Mais donc, la mobilisation est toujours bel et bien là. Et donc, le Cornus est décidé à annoncer un soi-disant plan pour l'éducation. Des places dans le supérieur. Les lycéens et lycéennes demandaient 250 000 places dans l'éducation supérieure et la recherche. Ils leur ont octroyé 15 000. Je veux leur dire... que nous savons faire des maths. Et que nous savons que dans les derniers budgets, l'équivalent en nombre de places de ce qui a été supprimé à l'université, c'est plus de 50 000. Et que donc quand ils en réouvrent 15 000, on est très très très très loin du compte de quelque chose qui ferait véritablement changer la situation. Première arnaque. Deuxième arnaque, Parcoursup. On demande l'abrogation, pas le changement de nom de la plateforme. Et ils demandent aux lycéens de revenir dans deux ans pour voir si ce sera mieux. Mais ils auront déjà passé le bac dans deux ans, a priori. Et donc, troisième arnaque, les établissements. Alors là, c'est une arnaque technique, parce que c'est toujours ça qu'ils font. Mais donc, des prêts aux régions, régions qui vont potentiellement s'endetter. Et in fine, qui paye les contributions aux régions ? Je vous le donne en mille, c'est vous. Donc, véritablement, ils n'ont donné aucun budget pour le bâti scolaire, pour avoir de meilleurs établissements à étudier dans de bonnes conditions. Voilà, en gros, le décryptage à très grand trait de l'arnaque de Lecornu. Mais donc, face à ça, on avait pourtant des organisations lycéennes qui, bien que composées de très jeunes gens, avaient très bien travaillé. Et ils ont mis sur la table, eux, des propositions d'urgence. 10 mesures. 10 milliards pour changer véritablement le système éducatif. Et j'ai la joie de vous dire qu'avec Pierre-Yves Kadarin et avec mes autres collègues du groupe parlementaire, nous avons transformé ces 10 mesures en 10 amendements que nous allons porter dans le débat budgétaire et qui, pour certains d'entre eux, ont déjà été adoptés en commission. Je veux leur dire aussi... Que heureusement, le rendez-vous qui a été fixé pour les lycéens et lycéennes en 2028 est déjà caduque, parce que vous savez qu'à l'Elysée et à Matignon, il y aura déjà d'autres gens en 2028 et que l'accueil et l'ambiance sont vraiment plus sympathiques. Et donc on en est là, on en est à un automne budgétaire qui franchement ne ressemble à rien, avec Pyrif donc on est enfermé une grande partie de notre temps dans cet hémicycle, avec un jeu de dupe insupportable, c'est-à-dire que nous on bataille, on a nos amendements, vous savez en plus nous on est bons élèves quoi, on se prend des 49-3 sur la tronche depuis 4 ans, mais on ne désarme pas, on arrive, on a des amendements, on essaye de convaincre ça, etc. On sait que c'est un jeu de dupes parce qu'in fine, il y aura vraisemblablement un 49-3 à nouveau. Pourquoi ? Parce que ce gouvernement est illégitime à l'Assemblée nationale depuis 2024 et depuis le fait qu'ils n'ont pas respecté le résultat des élections. Et donc on discute d'un nouveau budget de malheur avec 54 milliards de coupes budgétaires annoncées dans ce budget-là. Alors tout le monde y passe, les plus fragiles de préférence, les retraités avec la baisse des pensions par rapport à l'inflation, les personnes qui sont malades avec des déremboursements encore de traitements et de médicaments et des moindres arrêts maladie. Les familles, avec des économies sur les prestations et les aides diverses et variées, et donc après avoir abîmé la société, abîmé le travail au point de rendre les travailleurs eux-mêmes malades, ils viennent demander aux malades de payer cette facture et nous ne l'acceptons pas et nous ne l'accepterons pas plus pendant cet examen budgétaire. Nous demandons le retour de l'ISF, l'attaque d'Human, la fin des cadeaux fiscaux ! On leur trouve leurs 54 milliards. La seule chose, c'est que les macronistes, évidemment, ne veulent jamais s'en prendre aux riches. Et que de ce point de vue-là, il y a un concours lépine qui s'est instauré avec la droite, l'extrême droite et les macronistes, qui tous se demandent qui arrivera à proposer le plus de coupes budgétaires possible. Parce que ça fait rêver les Français, c'est sûr et certain. Donc, Mme Le Pen, 140 milliards de coupes d'ici à 2032, notamment 20 milliards dans la sécurité sociale. Voilà. Règle d'or budgétaire. Vous savez, c'est le truc du début des années 2000. Depuis, il y a eu le Covid, le quoi qu'il en coûte, tout ça. Mais Mme Le Pen, on est à la règle d'or budgétaire qui, en Grèce, a rendu tout le monde parfaitement heureux. C'est bien connu. Et puis, les autres, pareil, toujours plus de milliards de coûts budgétaires. À cela, le Rassemblement National ajoute quand même toujours sa vieille obsession raciste. avec la préférence nationale, avec Bardella, l'antisémite potentiel, en tout cas voulu Premier ministre, qui a gagné son congrès avec un score de dictateur, puisqu'il était le seul candidat au sein du Rassemblement national. Et nous savons que la préférence nationale en matière budgétaire... C'est la manière raciste d'organiser la pénurie que eux-mêmes génèrent. C'est la manière raciste, en réalité, de laisser les grandes fortunes prospérer et de demander aux pauvres, entre eux, de se partager les miettes que les puissants auraient bien voulu leur accorder. Nous leur refusons de l'argent et des richesses, il y en a pour tout le monde. Il faut partager les richesses et nous le ferons l'année prochaine. Vous le savez peut-être, notre programme pour l'élection présidentielle sort en librairie, dans toutes les boîtes librairies, la semaine prochaine, le 6 novembre. L'Avenir en commun, le programme de et pour la Nouvelle France. Et donc, nous savons que nous ne sommes pas condamnés à cette résignation, à cette ambiance mortifère, à ces coupes budgétaires, à ces politiques de malheur. Nous avons plusieurs enjeux immédiats quand nous aurons gagné l'élection présidentielle. D'abord... Le pouvoir d'achat, ça n'est plus acceptable que les gens n'arrivent plus à remplir leur frigo ou se privent de déplacements, se privant ainsi de loisirs, évidemment, de vacances, mais aussi de soins, d'alimentation, de tout ce qui est absolument essentiel pour vivre. Et donc nous avons voulu porter cette proposition hier à l'Assemblée nationale. Nous ferons le SMIC à 1 700 euros net et tous les salaires suivront en étant indexés sur l'inflation. Je vous dis que nous avons voulu faire cette proposition hier à l'Assemblée nationale, puisque hier c'était notre niche parlementaire. C'est une fois dans l'année, le groupe parlementaire de la France Insoumise, nous avons le droit de décider ce que nous mettons à l'ordre du jour, quelles sont nos priorités. Nous avons voulu mettre le SMIC à 1 700 euros pour envoyer un signal. Les gens n'en peuvent plus dans ce pays et nous devons donc faire en sorte qu'ils vivent un peu mieux. Évidemment. L'extrême droite a... reculer devant l'obstacle, l'obstacle étant l'augmentation des salaires pour toutes et tous, toute la journée. C'était un spectacle absolument ridicule. Et je veux vous dire, vous expliquez ce qui s'est passé. C'est que malgré leur obstruction parlementaire, des dizaines et des dizaines d'amendements... D'ailleurs, je crois que le gars de Pierre-Yves, le monsieur Renaud, il était aussi l'auteur de dizaines et de dizaines d'amendements d'obstruction. C'est vraiment un charlin type qui est toujours dans les bons coups. Et donc, hier, on a fait face à une avalanche. d'amendements du Rassemblement national. Écoutez bien sur quelle loi. D'abord, ils ne pouvaient pas la première loi, c'était une loi pour les Outre-mer, pour l'accessibilité du foncier dans les Outre-mer. Nous sommes très fiers parce que c'est une victoire qui permet de mettre fin à la spéculation dans les territoires dits ultramarins pour que la terre revienne au peuple qui vit sur ces terres. Deuxième loi. Là aussi, je vous spoil un peu, mais là aussi ça a été une victoire. Deuxième loi, c'était pour faire en sorte que les victimes de violences sexuelles aient le droit à un accompagnement de soins, notamment psychologiques, après une agression. Et vous vous dites, mais sur ce sujet, sur ce sujet, c'est une évidence. Mais donc sur ce sujet, nous avons eu des dizaines et des dizaines d'amendements. de l'extrême droite. Tant et si bien que même les macronistes avaient lâché l'affaire, ils étaient quatre. Ils sont plus là de toute façon. Mais donc nous l'avons emporté sur cette loi et nous l'avons emporté également sur la suivante. La suivante qui est une loi pour permettre aux jeunes majeurs qui sont passés par l'aide sociale à l'enfance d'être accompagnés à leurs 18 ans alors qu'aujourd'hui ils sont abandonnés et que la société ne prend pas ce d'un but. Et donc nous, Laborieusement, loi après loi, on a avancé dans cette journée. Mais en effet, l'extrême droite a réussi, pour cette fois, à nous empêcher d'arriver au vote sur l'augmentation du SMIC à 1 700 euros. Et nous prendrons notre revanche à partir du mois d'avril, parce qu'il suffit d'un décret pour faire l'augmentation du SMIC et nous allons le faire. y a un budget, le seul budget, la seule ligne qui augmente cette année, c'est le budget des armées. Il y a un budget qui augmente toujours, dès lors que des capitalistes sont au pouvoir. Je reviens à Edouard Mazet, vous n'avez pas perdu le fil. Le pain ? La paix. On arrive donc à la paix. Vous connaissez la phrase de Jaurès qui disait il y a plus de 100 ans le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage. C'est une phrase d'une terrible actualité. On en est toujours là. On en est toujours au moment où... Le capitalisme néolibéral est dans une forme de fuite en avant. Les gens n'adhèrent plus à ce logiciel. Les gens voient bien quel malheur ça a répandu. Les gens voient bien à quel point le pouvoir d'achat ne suit pas et à quel point les richesses ont pu être déséquilibrées dans notre pays. Mais partout, les budgets militaires explosent. Partout, les industriels de l'armement font des profits absolument records. Et quand on organise toute une économie autour de la production d'armes... Il y a un moment où les capitalistes veulent trouver un débouché. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, le chef d'état-major de l'armée française nous dit qu'il faut préparer les esprits, préparer nos esprits à ce que nos enfants aillent combattre. Nous le refusons. Nous ne préparerons jamais l'économie de guerre, nous préparerons l'économie de la paix. Il y a mieux à faire. Nous ne voulons pas nous habituer à cette idée. Et nous savons. Nous savons, et je leur dis quand j'ai face à moi les Glucksmann et autres vatanguères, je leur dis, ça n'est pas vous, ça n'est pas vos enfants qui iraient sur le champ de bataille et qui iraient au front. Nous savons très bien que c'est toujours les enfants des classes populaires qui sont sacrifiés et nous le refusons absolument. voulons, dans cette élection présidentielle, parler au monde. La France peut retrouver une voix dans le monde si elle porte une parole non alignée, si elle ne s'allie sur aucune puissance, aucun impérialiste. Vous savez, les puissances impérialistes sont en roue libre, en expansion avec M. Trump, mais elles ont toujours été bel et bien là à avancer leur agenda. Nous voulons une France indépendante et non alignée. Et l'espoir vient du Brésil, comme l'a dit Pierre-Yves. On a des bonnes nouvelles. Il s'est passé quelque chose d'extraordinaire. duquel nous pouvons apprendre pour cette élection présidentielle. Lula était donné perdant dans tous les sondages ou quasiment. Bolsonaro, fils, donc la nouvelle mouture de l'extrême droite, était donné gagnant quasiment à chaque fois. Mais face aux puissants, face aux milliardaires qui là-bas aussi possèdent les médias, les Brésiliens, le peuple brésilien l'a refusé. Et Lula a fait 10 millions de voix supplémentaires au second tour par rapport au premier tour. Ils se sont organisés, ils ont fait campagne, ils ont organisé une armée sur une boucle WhatsApp, ils sont allés chercher des abstentionnistes. Et nous voulons une chose, je rêve de voir les mêmes images en avril 2027 qu'à l'ouverture des bureaux de vote dans les quartiers populaires au Brésil. Des gens qui vont voter avec le sourire, avec l'espoir de voir enfin leur vie changer. On va gagner. j'en arrive à la fin du triptyque d'Edouard Mazet. La liberté. Pierre-Yves a beaucoup parlé de la liberté. Je vais en parler aussi évidemment, parce que c'est un sujet à côté duquel on ne peut pas passer à ce moment. À côté duquel elle ne peut pas passer quand on voit des mutilations en 2026 simplement pour le droit de manifester. Parce que là aussi, sur enchères sécuritaires entre la Macronie, la droite et l'extrême droite, entre ceux qui appellent à la reconnaissance faciale générale, les couvre-feu, les hélicoptères dans Paris, l'état d'urgence, Marine Le Pen, la même chose avec le racisme. Et évidemment, je veux pointer des responsabilités dans la période. Parce que... Nous avons vu un gouvernement dans la période, et nous l'avons su grâce à un article de Mediapart, nous avons vu un gouvernement demander à ses services de renseignement de fabriquer des notes de renseignement indiquant que la France Insoumise était à l'origine de l'organisation des manifestations illégales, des débordements divers et variés, des pillages divers et variés. C'est un scandale d'État. Nous l'avons dénoncé, nous avons été bien seuls évidemment, mais c'est un scandale d'État que de demander à des services de renseignement de cibler une force politique d'opposition au moment d'un mouvement social et de l'accuser de choses fausses. Vous devez le dire autour de vous, il y a une responsabilité du gouvernement. Deuxième responsabilité, je viens de le dire, l'extrême droite c'est la même chose que la surenchère sécuritaire mais avec le racisme en plus. Il y a des mots qui arment. Et le 17 octobre, il y a en effet eu des commerçants qui ont eu leur commerce saccagé. Et nous avons d'ailleurs demandé dès le lendemain que le gouvernement indemnise immédiatement ces commerçants pour qu'ils puissent survivre. Parce qu'évidemment, bien souvent, c'est toute une vie qui dépend d'un commerce quand il est saccagé. Nous l'avons dit dès le lendemain. Mais je veux pointer la façon dont ce sujet a été traité par les médias, à nouveau, avec une complaisance immense vis-à-vis de l'extrême droite et de ce qu'elle est allée rapporter sur les plateaux de télé. 18 octobre, M. Zemmour, une horde de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes. 19 octobre, RMC, M. Consigny, les pillards, c'est les enfants de l'immigration. 20 octobre, sur France Info, M. Odoul qui parle d'une nuée de racailles qui est allé piller les commerçants. Cette semaine encore, M. Philippe, lors des violences du 18 octobre, la surreprésentation des jeunes ici de l'immigration était patente. Les mots de monsieur Philippe sont un peu différents. Vous savez, c'est la grande bourgeoisie qui s'exprime. Le message est exactement le même. Il banalise la haine raciste et fabrique un ennemi de l'intérieur. Et nous devons opposer face à ça un antiracisme conséquent. Dénoncer ses propos, dénoncer leur caractère immonde. Parce que oui, les mots sont des armes et les mots ont tué. Ils ont tué Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans, qui a été tué parce que noir, ciblé parce que noir, attrape dans cet immonde attentat raciste. Et je suis avec sa famille, avec celles et ceux qui l'aimaient. Il avait 26 ans, il était sportif, il aimait le MMA. Tout le monde le décrivait comme un jeune homme généreux, souriant, avec un avenir devant lui. Je suis en colère, je suis en colère pour lui et ses proches et les gens qu'il aimait et toutes les familles de celles et ceux qui ont été tués par cet attentat raciste qui a été provoqué notamment parce que cette haine raciste est banalisée à longueur de temps sur les chaînes d'un point continu. 'auteur de cet attentat raciste... avait Mein Kampf chez lui. Il était irrigué de contenus produits par l'extrême droite et l'ultra droite. Il a assumé vouloir venger les commerçants et cibler des personnes noires et arabes. C'est donc un attentat raciste, négrophobe, islamophobe, qui devrait être le dernier, mais où nous disons que le gouvernement reste inactif, n'a pas dénoncé suffisamment ce qui s'est passé à Trappes, et nous avons été là pour le rappeler, et en même temps que le moment où nous nous parlons ce soir, il y a un hommage à Trappes auquel... Beaucoup de nos camarades, dont Jean-Luc Mélenchon, sont en train de se rendre pour nous. Et ce qui s'est passé ne devra pas rester impuni. J'ai demandé cette semaine à l'Assemblée nationale, j'ai redéposé malheureusement une commission d'enquête, une demande de commission d'enquête pour faire la lumière sur les responsabilités de ces crimes racistes de l'extrême droite qui, oui, je le redis, a tué plus que l'extrême gauche. qui est vilipendée à longueur de temps sur les médias. Bien plus, 8 personnes dans les 4 dernières années sont mortes sous les coups de l'extrême droite. Parce qu'homosexuels, parce que transsexuels, parce que noirs, arabes, musulmanes ou perçus comme ça. Et donc nous devons être là, conséquents, face à ça et ce sera un enjeu de l'élection présidentielle. Et donc évidemment, il y a une grande distance, il me semble. qui peut être ressentie par une partie de la population, entre les trois mots qui sont inscrits sur les frontons des mairies dans notre pays et ce qui est vécu dans la chair des gens, journée après journée. Mais oui, nous réaffirmerons que nous avons le droit à la liberté, à l'égalité et à la fraternité. Et nous les remettrons au goût du jour, dans la Sixième République et avec Jean-Luc Mélenchon. vais terminer, évidemment, en essayant de terminer sur une note plus positive. C'est quand même de vous dire que je suis remplie d'espoir. Je ne sais pas si... Moi, il y a plein de gens qui viennent me voir. Et donc, par contagion, je finis par ressentir la même chose. Ils viennent me voir en me disant, cette fois, on peut. Et oui, cette fois, on peut. Et donc, on va. On va gagner. On va gagner par la dynamique de cette campagne, par votre énergie, par votre force, par votre mobilisation. Je vous ai parlé d'Edouard Malzé. Il a dédié au moins la fin de sa vie à la lutte. Cette lutte, elle lui a coûté la vie, évidemment. Mais des jeunes gens comme ça, aujourd'hui, reprennent le flambeau de cette lutte ardente et active. Et donc, merci à nouveau à cette jeunesse mobilisée nous a permis, je crois, toutes et tous, depuis cette rentrée, de relever la tête. Et quel meilleur contexte pour une campagne présidentielle qu'un moment où, de frémissant, on passe un peu à plus de bouillonnement ? Eh bien, on y est, les camarades. On peut gagner. peut lutter pour le pain, la paix, la liberté. Et vive la République. Avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon, on va y arriver. Merci beaucoup. Et merci de votre accueil. Merci, Pierre-Étienne. Merci, Zélie. Merci de votre accueil.
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