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Et d'ailleurs, quand j'annonçais tous les inconvénients de l'euro, de l'Union Européenne, de ci et de ça, il y avait toujours une espèce d'ultima ratio que l'on m'opposait. On me disait, oui, monsieur Assis, vous avez raison,
mais l
'Europe, c'est la paix. Maintenant, je peux vous dire que plus personne ne dit l'Europe, c'est la paix. Les gens comprennent que l'Europe est en train de nous entraîner peut-être vers une troisième guerre mondiale.
Nous sommes de retour en direct sur le plateau de TV Finance. Merci beaucoup si vous nous rejoignez à l'instant. Merci beaucoup pour votre fidélité. Et comme annoncé, il est l'heure d'ouvrir notre page présidentielle 2027 avec le président de l'Union Populaire Républicaine, M. François Asselineau. M. Asselineau, bonjour.
bien bonjour, bonjour et bonjour à tous les auditeurs de TV Finance.
Eh bien écoutez, M. Asselineau, merci encore d'avoir accepté une nouvelle fois notre invitation. Vous êtes donc président de l'Union Populaire Républicaine, vous êtes candidat à la présidentielle 2027 et l'on connaît la doctrine de l'UPR qui est de ne pas divulguer le nombre de parrainages quand il est en cours de collecte. Mais supposons que pour un électeur qui vous découvre, M. Asselineau, comment distinguer une collecte réellement avancée ? d'une simple opération de communication, et quel indicateur concret est-ce que vous pouvez nous donner ?
D'abord, quand vous parlez de doctrine, je préfère dire que notre doctrine, c'est en toute chose d'essayer de dire la vérité. Ce n'est pas exactement la même chose qu'une doctrine. Donc la vérité, c'est quoi ? C'est que pour l'instant, absolument personne n'a les parrainages, puisque les parrainages, qui d'abord ne s'appellent pas parrainages, ça s'appelle présentation d'un candidat, c'est sur un papier qui est normalisé, qui est publié par le Conseil constitutionnel, sur une feuille assez épaisse, de couleur ivoire, entourée de bleu, blanc, rouge, comme la déclaration de De Gaulle du 18 juin, l'appel du 18 juin, et qui est envoyée par le Conseil constitutionnel à chaque détenteur du pouvoir de parrainage à partir du mois de février prochain. C'est ça la pièce juridique. Donc pour l'instant, personne ne les a. Quand vous avez des gens qui vous disent qu'ils en ont des... et si et ça, c'est pas vrai. Ce que font les partis, et en particulier les partis qui n'ont pas à l'intérieur... De même, un certain nombre d'élus, plus de 500 élus qui ont le pouvoir de parrainage, ils essayent d'obtenir des promesses de parrainage, et donc c'est effectivement ce que nous collectons. Donc quelque chose de bien clair. Actuellement, on sait très bien qu'il y a des candidats qui seront candidats. Ils veulent l'être. C'est encore autre chose, parce qu'en interne, ils ont les 500 parrainages. C'est Mme Le Pen, le RN, et c'est nouveau pour la première fois le RN a les parrainages en interne. Alors que pendant chaque élection, depuis 1974, Jean-Marie Le Pen puis sa fille réclamait des parrainages, maintenant ils n'en ont plus besoin, ils les ont en interne. Ils ont des conseils régionaux, des maires, des députés, des sénateurs, etc. Il y a également ceux qui les ont en interne. Vous avez Retailleau, vous avez Éloire Philippe, vous avez Attal, vous avez Tondelier, vous avez Roussel pour le PC, vous avez Glucksmann pour la gauche, pour le Parti Socialiste. Et Mélenchon, je me disais. Alors Mélenchon ne les a pas exactement. C'est ce qu'il a dit. Il ne les a pas exactement en interne. Il n'a pas 500 élus ayant le pouvoir de parrainage. En fait, il en a quand même beaucoup. Et puis bon, il les aura d'autant plus. D'autant plus. qu'il se dit que Mme Tondelier pourrait se rallier à lui et donc lui apporter des parrainages manquants. Et de toute façon, ce serait un scandale démocratique, en fait, s'il ne les avait pas. À quoi il faut ajouter celui qui peut les avoir également, qui a dit qu'il les avait, ce qui, encore une fois, est un abus de langage, c'est David Lysna. En tant que président de l'Association des maires de France, il était à la tête d'une association où il y a 32 000 maires. Ce qui pose d'ailleurs un problème, vous l'avez vu, ça a été beaucoup critiqué par Dominique de Villepin, et par beaucoup de maires maintenant. qui réclame sa démission parce que le poste de président de l'Association des maires de France est un poste neutre, des maires de tous les partis politiques, et utiliser ces fonctions pour obtenir des parrainages, ce n'est pas très clair. J'ai vu toute une série de maires qui réclament la démission. Il va y avoir de toute façon un congrès de l'Association des maires de France dans quelques semaines, et donc le poste va être remis en question. Mais a priori, il pourrait l'avoir, ça fait donc neuf. Neuf moins ceux qui peut-être n'iront pas jusqu'au bout. Bon, ça c'est de la politique. Vous savez que le tout Paris et la toute la France bruise de l'hypothèse qu'il pourrait y avoir un deuxième tour, Le Pen-Mélenchon, et qu'il faudrait donc qu'il y ait, le bloc central ne présente qu'un seul candidat. Donc il y a des pressions très fortes qui s'exercent. — Ça
a été refusé par Édouard Philippe. —
Alors Édouard Philippe a refusé la primaire. Mais c'est très difficile, parce que vous savez, les gens ne... Quand vous êtes extérieur à la politique, vous ne vous rendez pas très bien compte. Edouard Philippe, il a planté un coup de poignard dans le dos des adhérents de LR, quand il est allé chez Macron. Les adhérents de LR, ils sont derrière Retailleau. Ils n'ont aucune envie de soutenir quelqu'un qui les a trahis. C'est quelque chose dont les gens ne comprennent pas. D'ailleurs, je rappelle qu'au passage, qu'une primaire, ça vient des États-Unis, c'est quelque chose qui n'est pas d'origine française, qui est un peu exotique, et normalement, les primaires n'existent qu'à l'intérieur d'un seul et même parti. Quand vous avez trois ou quatre parties, si vous voulez, s'il y a des parties différentes, c'est que ça correspond à des sensibilités différentes, etc. Donc ça, ce sont tous ceux qui peuvent les avoir, qui seront au maximum neuf et au minimum peut-être six, s'il y avait une fusion. Par ailleurs, vous avez des candidats qui disent qu'ils sont candidats et qui font des effets de notoriété, mais qui n'ont pas de parties.
– Oui, parce qu'il y a à peu près une trentaine de candidats. –
Voilà, 34, 35 déclarés, mais vous savez… Moi, en 2017, quand j'avais été candidat, je crois que c'était monté jusqu'à 120. Et c'est très facile. Vous pouvez à tout moment vous-même dire que vous êtes candidat. Il y en a qui le font parce qu'ils ont une certaine notoriété, et les médias leur donnent éventuellement volontiers la parole, surtout si ça permet de... Moi, je les appelle personnellement des grenades fumigènes, parce que pendant que les médias se focalisent sur ces faux candidats... Il y en a d'autres qu'on cache. Notamment moi. Alors quels sont ce que j'appelle les faux candidats ? Monsieur Dominique de Villepin, par exemple. Moi, il n'a pas de parti politique. Son image a été complètement brouillée, d'ailleurs, parce qu'il a commencé à lui causer de Chirac. Après ça, il est allé au Qatar. Et puis maintenant, il est allé ensuite à la fête de l'Huma. Bref, en tout cas... Il y a un très grand doute sur sa capacité à voir les parrainages. Et pareil pour Francis Lalanne, pareil pour... Et
Mme Christine Lagarde
? C'est une force candidate. C'est le dernier point sur lequel je reviendrai. Et puis, dernier et dernier, ce sont les candidats... qui sont à la tête d'un parti avec beaucoup de militants, mais qui n'ont pas en interne et qui, eux, cherchent. Et actuellement, par exemple, il y en a deux essentiellement, c'est Mme Nathalie Arthaud, qui cherche des parrainages, et qui, je pense, les aura, parce qu'il faut reconnaître, à l'hôte ouvrière, ils sont très très bien organisés, qu'on les rencontre un peu partout à travers la France. Donc, Mme Arthaud, comme d'ailleurs... toutes les autres années. Enfin, ça fait depuis 1974 que Luth Ouvrière présente un candidat, Madame Nathalie Arthaud, qui est une espèce de constante astronomique. C'est comme la constante de Planck. Elle fait 0,5 à chaque fois. Mais elle est très efficace. Et puis, il y a nous qui sommes sur le terrain. Vous allez me demander combien on en a. Je ne vais pas vous le dire. De promesses. Précisons bien. De promesses. On en a suffisamment, honnêtement, pour avoir bon espoir. Je pense que je vais le mettre, je vais le candidat. Mais on en a quand même suffisamment peu pour savoir qu'il faut quand même continuer, d'autant plus qu'il ne faut pas en prendre 500. Ce ne sont que des problèmes. Il faut un matin de sécurité. Donc on a d'ailleurs au passage, j'en profite puisque je suis chez vous, pour lancer un appel pour que si vous connaissez, par les auditeurs, il y a des maires ou des... des parents de maires, si votre père est maire, ou si votre mère est maire, ou si votre frère, ou si vous avez des amis, des collègues, etc., ou si vous êtes dans un conseil municipal, et que vous souhaitez me parrainer, vous appelez, donc un numéro qui je crois apparaît, c'est le 06 71 59 90. – 85. – Qui apparaît en
bandeau là sous… – Alors on
vous donnera, c'est sans engagement bien sûr de votre part, on vous dira un petit peu comment il faut faire. Je rappelle qu'un parrainage, ce n'est pas un vote. Moi j'ai des maires qui ont décidé de me parrainer parce qu'ils considèrent que… Je fais des analyses qu'on ne trouve pas ailleurs et que c'est important. Au moment de l'élection présidentielle, c'est le grand rendez-vous tous les cinq ans où les Français sont face à leur destin et où ils doivent pouvoir choisir. Il y a un certain nombre de maires qui sont peu ou pas d'accord avec ce que je dis. On a certains maires qui sont très pro-européens, pas beaucoup mais quelques-uns, qui ont bien compris que l'idée c'était d'apporter du débat. Si je ne suis pas candidat d'ailleurs, il n'y aura personne. pour proposer ce que je propose, c'est-à-dire la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. Idée que je développe depuis bientôt 20 ans. On va d'ailleurs fêter le 20e anniversaire au mois de mars prochain. On fera un très grand meeting pendant la campagne présidentielle. Idée qui, quand je l'ai lancée il y a bientôt 20 ans, les gens me disaient que les gens haussaient les épaules comme si j'avais déraisonné. Il y a 10 ans, quand j'ai été candidat pour la première fois à l'élection présidentielle, Il y avait eu entre-temps le référendum sur le Brexit, donc les gens commençaient à se dire « Bon, c'est une idée, mais enfin, repousser ça d'une piche nette ». Et d'ailleurs, quand j'annonçais tous les inconvénients de l'euro, de l'Union européenne, de ci et de ça, il y avait toujours une espèce d'ultima ratio que l'on m'opposait. On me disait « oui, monsieur Assy, vous avez raison,
mais l
'Europe, c'est la paix ». Maintenant, je peux vous dire que plus personne ne dit « l'Europe, c'est la paix ». Les gens comprennent que l'Europe est en train de nous entraîner peut-être vers une troisième guerre mondiale. Et donc là, ce qui est nouveau, c'est que maintenant, 20 ans après, on est quand même bien accueillis. Et l'idée de sortir de l'Union européenne, d'ailleurs qui n'est plus spécifique maintenant, au Royaume-Uni, ni à ce que je disais. Maintenant, ça s'est répandu comme une tâche d'huile dans beaucoup de pays de l'Union européenne. Et on voit d'ailleurs, les événements en cours en ce moment en Pologne, montrent qu'il y a vraiment une tendance de plus en plus totalitaire, autoritaire, dictatoriale et totalitaire chez les Européens.
– François Asselineau, il y a une question qu'il faut vous poser, une question un peu directe. Pour beaucoup d'observateurs, beaucoup d'observateurs estiment que vous ne serez jamais président de la République. Après pourtant une seule vraie campagne, vous avez pu vous présenter réellement à l'élection présidentielle, après des scores quand même relativement faibles, il faut le dire, et la difficulté, vous venez de nous le dire, à réunir les promesses de parrainage et les parrainages, est-ce qu'il n'est pas temps, François Asselineau, de reconnaître que le Frexit ne passera jamais par votre élection ? Et auquel cas, peut-être qu'il serait temps d'envisager une autre stratégie pour faire avancer cette idée ?
Alors écoutez, tout ça, je ne sais pas bête. Je sais très bien quels sont les scores que j'ai obtenus et je connais mieux que quiconque la difficulté. Je dis simplement que si je fais les scores modestes, C'est parce que je suis caché. Et que j'ai la faiblesse de penser que si on me donnait la même couverture médiatique que quelqu'un comme Gabriel Attal, par exemple, ou pas parler de Mme Le Pen, d'après, entre les mois de juillet 2025 et août 2026, les relevés de l'Arcom sont sortis, Mme Le Pen a eu... 699 heures de temps de parole en cumulé sur les 16 chaînes de télévision et les 10 chaînes de radio, suivies par l'Arcom. Mme Le Pen a eu 699 heures, 700 heures. M. Attal a dû avoir quelque chose comme 450 heures, etc. Et votre serviteur a eu droit à zéro heure. Zéro minute, zéro seconde. Donc évidemment que les Français ont du mal à voter pour quelqu'un qu'ils ne connaissent pas. D'ailleurs, c'est d'une certaine façon un hommage du vice à la vertu. C'est que si ce que je disais était stupide, d'abord, excusez-moi de le souligner, mais quand je viens chez TV Finance, quand je regarde les scores que je fais chez TV Finance, excusez-moi, ce sont les meilleurs de votre chaîne. 700
000 vues pour votre première interview.
Ça veut donc dire que ce que je dis intéresse, c'est d'ailleurs la meilleure preuve, C'est que nous, on a calculé le nombre d'abonnés aux chaînes YouTube de chaque candidat. Chaque candidat, il en gère deux chaînes, la chaîne de son parti et la chaîne personnelle. Par exemple, Mélenchon, il a la chaîne Mélenchon et la chaîne électrique. Moi, j'ai la chaîne Asténo et la chaîne UPR TV. UPR, c'est le nom de mon parti. Madame Le Pen, elle a la chaîne Le Pen et la chaîne RN. Quand vous regardez ça, vous vous apercevez que... En nombre d'abonnés, c'est important parce que c'est une démarche proactive. Les gens qui s'abonnent à une chaîne, c'est qu'ils veulent chercher cette information. Alors que les temps de parole, c'est une démarche, on pousse l'information, ce sont les jeunes qui imposent une information. Il est donc intéressant de comparer les deux. Et donc, d'après cette comparaison, que vous trouverez d'ailleurs sur mon compte Twitter, celui qui a le plus d'abonnés, c'est Mélenchon. Sur ces deux chaînes, il a 1 400 000 abonnés. ce qui est considérable. Je vous rappelle qu'il y a 46 millions d'électeurs. Et ensuite, c'est moi. J'ai 640 000 abonnés sur ces deux chaînes, ce qui est quand même beaucoup. Et ensuite, c'est Mme Le Pen, mais qui n'a que 337 000. C'est-à-dire que j'ai deux fois plus d'abonnés que Mme Le Pen. Et je ne dis pas tous ceux qui viennent après qui sont tous en dessous de 60 000 abonnés. Il y a un décarage considérable ensuite. Et ça se termine, la dernière de la liste, c'est celui dont on nous expliquait, on l'explique un peu moins maintenant, mais dont on nous a expliqué pendant des semestres entiers qu'il était l'homme politique préféré des Français, j'ai nommé Édouard Philippe qui a 9500 abonnés. Je ne sais pas si vous voyez. Et en nombre de vues, nous on a 152 millions de vues cumulées, M. Édouard Philippe a 1 million. Ça veut dire qu'on a 152 fois plus de gens qui viennent écouter mes analyses. que celle d'Edouard Philippe. Et pourtant, Edouard Philippe doit avoir quelque chose comme 90 ou 100 heures sur le temps de parole quand j'ai 0 heure, 0 minute, 0 seconde. Alors, je n'ai pas oublié votre question, mais je la replace dans ce cadre. Alors, d'ailleurs, il y a des gens qui disent, vous voyez, ça n'intéresse personne, mais il y a des gens qui disent ça, c'est de la polémique. Si, par exemple, il y avait eu, imaginons, qu'il y ait eu des élections en France en janvier 1941, où De Gaulle n'aurait pas pu s'exprimer, sauf sur la BBC. La BBC de 1940, c'est l'Internet d'aujourd'hui. Je pense que De Gaulle aurait fait peut-être 1 ou 2% des suffrages, et Pétain aurait fait peut-être 85%. C'est ce que je pense. Donc, ce n'est pas pour autant que De Gaulle avait tort, et que Pétain avait raison. Donc, vous avez raison. Il n'est pas sûr que, par la voie des urnes, on puisse y arriver. Mais néanmoins, les choses bougent. Parce que par exemple, la censure absolue dont je souffre sur les médias mainstream est quand même de plus en plus contrecarrée. par le fait que je suis très invité considérablement maintenant sur des quantités de chaînes, et pas seulement les chaînes habituelles du web, mais de plus en plus d'influenceurs, qui, Samrisa où je suis allé, qui fait 2 100 000 abonnés, dans quelques jours je vais aller chez Babel TV, alors c'est moins important, c'est 50 000 abonnés, mais il y a énormément comme ça de floraison. qui rappelle un petit peu, j'adore l'histoire, vous savez, ça rappelle un petit peu la floraison des libelles avant la Révolution française, ou bien des datzbaos qu'il y avait au moment de la Révolution culturelle. C'est-à-dire que, d'un seul coup, la population s'empare elle-même des canaux de communication. Je parle de YouTube, mais je fais des très grands scores sur TikTok, Instagram, etc. Et je rappelle. qui s'est passé en Roumanie. C'est-à-dire que Georges Escou, au moment de la présidentielle qu'il y avait eu en 2024, je crois, il était donné à 1% dans les sondages deux mois avant l'élection. Il a terminé le premier avec 22%. Ce qui a aussitôt d'ailleurs déclenché manœuvre de disqualification en disant que c'était les Russes qui avaient à manipuler. On se demande comment les Russes avaient pu manipuler. au motif qu'ils avaient mis la main sur TikTok. En tout cas, ils n'avaient pas pris la main des électeurs pour la mettre dans l'urne. Donc vous savez ce qui s'est passé avec Georges Escouche, qui est maintenant en prison. Mais ça veut dire qu'il y a des surprises qui sont en cours. Et moi, j'espère quand même une bonne surprise à l'occasion de ces élections. Parce que je pense que si je suis candidat, et j'espère bien l'être, les espions ont quand même beaucoup, beaucoup évolué. Et surtout, les gens qui ont vu aussi, excusez-moi de le dire aussi, c'est que l'échantillon qu'on nous présente est quand même catastrophique, en fait. Le niveau moyen des candidats est quand même très, très bas. Vous pensez à un en particulier ? Ici, on est dans une chaîne qui s'occupe de finances. sait que, par exemple, on suit le spread entre la France et l'Allemagne qui a monté très haut. Là, on est à peu près à 165 points de base. C'est très élevé. On a vu que les taux d'intérêt sur la France ont monté jusqu'à près de 5%. Je note quelque chose, c'est que lorsqu'il y a eu les élections en Allemagne, vous savez, en Rennanie, excusez-moi, en Sachsenhaut et en Pomeranie, en Wittlenburg-Pomeranie occidentale, qui ont vu le triomphe de Alternative für Deutschland,
je
rappelle qu'AFD, qui est qualifiée d'extrême droite, ce qui est justifié pour certaines de ses déclarations, mais pas sur le reste, AFD propose le Dexit, la sortie de l'Allemagne, de l'Union européenne et de l'euro. Moi, quand il y a eu ces élections, je m'attendais à ce qu'il y ait d'un seul coup une montée brutale des taux d'intérêt sur le monde d'Allemagne à 10 ans. Je rappelle que les prochaines élections nationales en Allemagne, c'est en 2029. Donc 10 ans, c'est au-delà de 2029. Donc je me suis dit « Ouh là là là là, il y a quand même une probabilité qui devient sérieuse qu'AFD puisse accéder à la chancellerie en 2029 ». et donc commencent à vouloir sortir de l'Union européenne et de l'euro. Donc, les taux d'intérêt vont augmenter. Les gens ne vont pas s'endetter à 10 ans s'ils pensent qu'à horizon...
Ça
n'a pas bougé. Très très peu. Pratiquement pas. En revanche, la France ne cesse d'augmenter. Donc la question, c'est pourquoi est-ce que ça n'a pas bougé ? C'est-à-dire que les investisseurs à Tokyo, vous savez que les Japonais ont vendu toute la dette française, ils détenaient, à Tokyo, à Wall Street, à Sydney, Singapour, Francfort, Londres, etc., dans toutes les grandes places financières du monde, en fait, On a moins peur de la perspective de l'arrivée de la FD au pouvoir que de la situation en France aujourd'hui. Et pourquoi, en fait ? Eh bien parce que, vu que c'est une place financière, il y a quand même des gens qui suivent à la loupe la politique française et l'évolution financière de la France. Est-ce que vous vous rendez compte de ce que ça donne que d'avoir le choix ? On leur dit qu'il va être le prochain président de la République, alors on leur dit que ça va être trois personnes. Mme Le Pen a été condamnée définitivement pour détournement de fonds publics, elle et 30 de ses proches, d'ailleurs elle n'est pas toute seule, et dont on dit qu'elle pourrait faire campagne avec un bracelet électronique. Vu du Japon, vu de Singapour, les gens tombent des nues, ils disent que c'est quoi ça ? Et c'est pas possible. Deuxièmement, vous avez Mélenchon qui, lui, réclame la suppression pure et simple de 20% de la dette française et dont on dit par ailleurs que par ailleurs il a parti lié. avec des forces du style « les frères musulmans », etc. Donc là aussi, vu de Singapour, vu de Tokyo, de Taipei, vu de Wall Street ou de Francfort, les gens se frottent les yeux, ou de Dubaï, les gens se frottent les yeux, se disent « c'est quoi ce truc-là ? ». Et enfin, le troisième candidat qu'on nous présente comme probable, c'est M. Édouard Philippe, qui a quand même comme bilan d'avoir augmenté la dette française de l'ordre de 800 milliards d'euros pour ne rien faire. Les gens se disent, vu de l'étranger, ce pays est un pays dingue, ils n'ont plus de classe politique digne de ce nom, ils n'ont plus personne qui puisse exercer raisonnablement les fonctions de président de la République. Voilà, c'est ça que je voulais dire, et c'est la raison pour laquelle je pense. qu'au moment de l'élection, si les médias font leur devoir, mais maintenant on les contourne par Internet, je pense que de plus en plus de Français vont s'intéresser à ce que je dis, c'est d'ailleurs le cas, il y a de plus en plus de Français qui s'intéressent à ce que je dis, et qu'ils choisiront la qualité plutôt que l'exposition médiatique, j'espère un phénomène. à la Georges Escou. Maintenant, de là à vous dire que je serai élu président, je n'en suis pas sûr, évidemment. Je ne suis pas non plus sot. Donc tout ça, ça va dépendre du lavage de cerveau qu'il va y avoir, et peut-être en faveur, effectivement, de Mme Christine Lagarde, dont j'avais prévu dès 2021. On a retrouvé des vidéos où je disais dès 2021 que je pensais que le système allait sortir Mme Lagarde. J'ai même un internaute qui a découvert que... J'en avais fait la prévision dès 2013. Je ne sais pas si vous voyez, c'était il y a 13 ans que je suis, je la connais, un petit peu, que je suis à la garde de près. Et je pense qu'il y a un risque sérieux que l'on nous fasse un petit peu, vous savez, la fable de La Fontaine, lui, qui fait les plaides. Et que pour mettre tout le monde d'accord, parce que si vous voulez... Philippe va jamais accepter de se mettre derrière Retailleau et l'inverse, et puis Attal a ses états d'armes, et puis Lysna il veut une primaire mais si c'est pas lui il va aller bouder, etc. Il y a une façon de mettre tout le monde d'accord, c'est de sortir POUF ! Madame Lagarde, et là vous avez le narratif qui est, voilà, c'est une femme extraordinaire, elle a fait tout sa carrière aux Etats-Unis, elle parle d'un américain parfait, elle a été à la tête de Baker McKenzie, l'un des deux plus grands cabinets d'avocats américains, elle a été à la tête du FMI, elle est à la tête de la BCE, etc. C'est une femme qui va régler nos problèmes techniques. On oubliera ce faisant toute une série de scandales qui ont émaillé cette femme, qui allait rater l'ENA, qui est partie aux Etats-Unis parce qu'elle avait raté l'ENA, qui ensuite... a été très proche de Dictionnaire, a fait partie de Think Tank, très très proche de l'État profond américain. Donc je ne vous dis pas ce que l'on dit à la DGSE, à la D, sur les accointances de Mme Lagarde, qui est arrivé comme ça, comme sortie d'un chapeau en 2005, qui a été nommé par Chirac au commerce extérieur. Voilà, moi je me rappelle d'ailleurs ce que m'avait dit un industriel français, dont j'aurais la courtoisie ne pas nommer le nom, mais que je connaissais bien, qui m'avait dit « Allô, vous vous rendez compte qui est-ce que vous avez mis au gouvernement ? » J'ai dit « Mais moi je ne suis rien du tout. » Et il m'avait dit « Mais vous savez qui est cette dame en fait ? » La garde, elle était la lobbyiste de Lockheed Martin, contre les intérêts français. Donc c'est cette dame qui a ce parcours, et cette dame qui a fait, je ne veux pas parler du scandale tapis, etc. M.
Asineau, je me permets de vous couper, vous parlez du parcours de Mme Lagarde, mais votre parcours est aussi remarquable. Vous êtes sorti major de l'ENA, vice-major, vice-major. J'aime bien
la vérité.
Mais c'est tout à votre honneur, M. Asineau. Vous êtes sorti vice-major de l'ENA, vous avez été inspecteur des finances, vous avez été chargé de mission à la Direction Générale du Crédit National, chef du Bureau Asia-Océanie. Bravo, mais à quel... Donc en fait, la voie, c'était une voie royale pour arriver, pour prétendre aux fonctions suprêmes en France. Est-ce que vous pensez avoir fait une erreur à un moment ? Ah non, pas du tout. D'abord, parce que... Pour être finalement si mis de côté aujourd'hui.
Non, parce que... Vous savez pourquoi j'ai créé l'UPR ? Je le raconte à mes amis volontiers. C'est que d'abord, moi, je n'étais pas prêt pour faire de la politique. Je n'étais quand j'ai fait HEC. Après, j'ai fait mon service national comme volontaire du service national actif au Japon. Après ça, j'ai préparé l'ENA. L'objectif que je voulais, c'était de sortir au Quai d'Orsay. Mon rêve est de devenir un jour ambassadeur de France au Japon.
avez vécu au Japon ? Oui, j
'ai vécu un an et demi. Ensuite, quand vous sortez vice-major, vous prenez un grand corps. J'ai pris l'inspection générale des finances, d'autant plus que j'avais fait HEC. Mais ce faisant, j'ai fait un choix de carrière qui m'amenait assez naturellement, au bout de quelques années, à aller pantoufler dans une banque. Pantoufler, c'est passer du public au
privé.
avec comme objectif de devenir président ou directeur général. D'une grande banque française. Je cite souvent l'exemple de Frédéric Oudéa, que je connais bien.
Président de la Société Générale. Il a
été sous le président de la Société Générale, qui ne l'est plus maintenant. et qui a fait l'X, l'ENA et l'inspection des finances, on était collègues, et donc lui est devenu président de la Société Générale, et ce n'est pas un secret, puisque c'était dans la presse, il y a une quinzaine d'années, peut-être même 20 ans, il était question de son salaire, et il gagnait à l'époque 270 000 euros net, par mois, ce qui était déjà pas mal, sans compter les stock options. J'ai renoncé à ça. Je suis allé faire deux ans de mobilité au Crédit National, mais je me suis dit que ce n'était pas pour moi. J'ai eu la sagesse de penser qu'en fait, a priori, on n'a qu'une vie, sauf si on croit au cycle du samsara, la réincarnation. J'ai eu la faiblesse de penser qu'il faut, dans la vie, faire ce qu'on a envie de faire, ce pourquoi on est bien. Quand j'étais dans la banque, je gagnais beaucoup d'argent, mais... Ce n'était pas ce qui m'intéressait. Moi, je suis intéressé par la géopolitique, les affaires internationales, les civilisations étrangères, la vie politique, l'économie au sens large, etc. Je trouvais que c'était trop étriqué. C'est la raison pour laquelle je suis revenu dans l'administration. Et puis, comme j'étais considéré comme un bon élément, j'ai été propulsé en cabinet ministériel sous la cohabitation en 1993. J'ai été au cabinet de M. Longuet, qui était au commerce extérieur. Et puis après ça, j'ai été au cabinet d'Hervé de Charette, la présidence Chirac, sous le gouvernement Juppé. Et qu'est-ce que j'ai découvert, en fait ? C'est que moi, la première fois que j'ai eu le droit de vote, quand j'étais à HEC, j'avais voté pour la liste Simone Veil au Parlement européen en 1979. C'est dire que j'étais tout à fait... à formater le stream. Oui, parce que je trouvais que c'était bien. J'avais des parents qui avaient eu la bonne idée de circuler, d'emmener leurs enfants. On faisait des voyages en vacances. On allait en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Angleterre, etc. Donc pour moi, c'était naturel. La construction, j'étais comme tout le monde, je n'y portais pas grand intérêt. Et puis c'est après, avec la maturité venant, et puis surtout, ce que j'ai vu... dans les allées du pouvoir, que j'ai découvert qu'en fait, sans que les Français s'en rendent compte, on leur avait retiré un à un tout leur pouvoir, les uns après les autres. Et que les Français, aujourd'hui encore, il y a des quantités de Français ne comprennent pas la relation de cause à effet qu'il y a entre notre appartenance à l'Union européenne et les politiques très concrètes que l'on nous impose. Mais c'est une déconnexion qui est complète. Complète ! Je voyais par exemple, j'ai vu madame Natacha Polony qui a annoncé qu'elle était candidate, qui ne le sera pas. Mais madame Natacha Polony qui est un écran de fumée pour m'invisibiliser. C'est pour ça qu'il y avait eu Montebourg en 2016 qui avait tenu ce rôle. Je vois que madame Polony, elle a lancé une pétition pour avoir, tenez-vous bien, référendum constitutionnel sur... l'idée de la réindustrialisation de la France, dont elle veut faire une grande cause nationale, et sur le fait de réserver la commande publique aux productions françaises. Mais c'est totalement interdit par les traités européens, dont par ailleurs, elle ne veut pas sortir, parce que c'est une souverainiste en peau de lapin, qui est là pour faire croire à des gens un peu naïfs, qu'on pourrait avoir le beurre et l'argent du beurre. C'est-à-dire que vous avez toutes, d'ailleurs, de Mme Le Pen jusqu'à Mélenchon, Tout ou partie de leur programme sont inapplicables dans le cadre de l'Union européenne que par ailleurs ils ne veulent pas quitter. – Et donc je pense que… – Je l'ai quitté. – Qu'ils ne veulent pas. Mme Le Pen n'a jamais été très très claire sur le sujet. Il y avait au moment, en 2017, j'avais regardé son truc à la louche, à la loupe, pardon, mais c'est aussi à la louche. J'avais vu qu'en fait, elle disait qu'il allait falloir faire un référendum. C'est comme l'idée du référendum. Il y a des gens qui disent « si je suis élu, je fais un référendum sur la sortie de l'Union européenne ». Mais non ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Moi, si je suis élu, je mettrai en œuvre le programme pour lequel j'aurais été élu. Si je suis élu sur le programme de sortie de l'UE, je peux vous dire que dans les jours qui suivront mon installation, je demanderai la réunion d'un conseil des chefs d'État et de gouvernement, et je dirai que je mets en œuvre l'article 50, à partir duquel commence à courir un délai de deux ans pendant lequel on négocie la sortie de l'UE. Et le même jour ou le lendemain, j'enverrai un beau courrier. au secrétariat d'État à Washington, qui gère les instruments de ratification, comme on dit, de l'OTAN. Et je dirais que voilà, en vertu de l'article 13 du traité du 8049, je lance la procédure de sortie de l'OTAN, qui est de plein droit au bout d'un an. Voilà, ça, c'est des choses concrètes. Je ne vais pas dire, est-ce que vous êtes bien d'accord pour que je fasse le programme pour lequel je vais vous donner deux milliers. Voilà, donc, que les choses soient très très claires. Si je ne suis pas candidat, il n'y aura personne pour défendre ce que je dis. Peut-être M. Dupont-Aignan qui dit qu'il est candidat, mais ça serait la quatrième fois qu'il serait candidat. Les trois fois précédentes, j'ai été candidat une seule fois. Et quand j'ai été candidat, j'ai déjà dit qu'il fallait sortir de l'Union européenne. M. Dupont-Aignan a déjà été trois fois candidat, et trois fois il a dit qu'il était hors de question pour lui. De sortir de l'Union européenne. C'est-à
-dire, en gros, en substance, ce que vous dites, François Asselineau, c'est que si on ne vous offre pas la possibilité de vous présenter à l'élection présidentielle française de 2027, Eh bien le Frexit serait une idée à mettre aux oubliettes.
Oui, parce que tout sera fait pour l'écarter. Je citais Mme Polony parce que son truc, il n'y a pas qu'elle d'ailleurs, c'est que tous les candidats qui se présentent disent des choses. Mme Le Pen a annoncé qu'elle allait faire prévaloir le droit français sur la Constitution française. sur le droit européen. Alors déjà, Mme Le Pen, il faudrait qu'elle lise, je lui signale beaucoup Mme Le Pen, lisez l'article 55 de la Constitution qui précise justement que les traités internationaux prévalent sur le droit national. C'est le premier point. C'est d'ailleurs sur la foi de cet article 55 de la Constitution qu'il y a eu des arrêts. absolument décisif que tous juristes connaissent, enfin ceux qui connaissent un petit peu la question et le droit public, il y a eu le fameux arrêt Jacques Vabre de 1975 de la Cour de cassation et l'encore plus fameux arrêt Nicolo de 1989 du Conseil d'État qui ont bien confirmé que le juge français, s'il y a un conflit entre le droit européen et le droit français, doit écarter l'application de la loi nationale puisque ce qui prévaut c'est le droit européen. c'est le droit européen, et c'est même reconnu, ils se sont prévenus de l'article 55 de notre Constitution. Et c'est par exemple ce qu'exige la Commission européenne. On est en plein dans l'actualité, puisque c'est le débat qui est actuellement en cours en Pologne. En Pologne, vous avez en fait deux légitimités. Vous avez la légitimité de l'équivalent de notre Conseil constitutionnel polonais, et la légitimité du Premier ministre, qui lui est très européen, et qui lui veut faire prévaloir... Justement le droit européen. Le Conseil constitutionnel polonais dit que la loi polonaise doit prévaloir, et l'autre dit non. Donc c'est comme ça que ça se règle, ça se règle très mal d'ailleurs, puisque en fait il y a des rapports de force qui ont lieu. Je rappelle que la Commission européenne avait maintenu, et l'a fait d'ailleurs avec la Hongrie, comme ce sont les pays bénéficiaires nets, avait dit « si vous ne nous obéissez pas, vous n'aurez pas l'argent ». Alors il y a des gens qui vont me dire, oui, c'est nous qui donnons de l'argent à l'Union européenne, donc nous, on va pouvoir imposer notre truc. Non, minute, papillon, parce que la Commission européenne et la Banque centrale européenne, ils ont d'autres moyens de coercition sur la France, c'est notamment le rachat par la BCE sur le marché secondaire des obligations ainsi bien du Trésor. C'est-à-dire que si la BCE... Si par exemple on commençait à dire que Mme Le Pen arrivait au pouvoir et qu'elle disait « Voilà, je veux faire prévaloir le droit français sur le droit européen, je change l'article 55 de la Constitution », elle se heurterait à Richard Ferrand, qu'elle a d'ailleurs contribué à faire nommer. Et donc elle serait peut-être dans l'obligation d'aller dégager Richard Ferrand et donc de faire un coup de force. comme celui qu'est en train de faire Donald Tusk en Pologne, mais elle a condamné le coup de force en Pologne. Donc déjà, il va falloir qu'elle se mette d'accord avec elle-même dans sa tête, si vous voulez, parce que si elle sorte à Richard Ferrand, elle ne peut pas condamner ce que fait Donald Tusk et faire la même chose en France, même si c'est en miroir, puisque les deux positions sont inversées. Mais ce qui est important de comprendre, c'est que... Mme Le Pen, si elle faisait ça, si elle disait « Voilà, je fais prévaloir le droit français, je fais ratifier par le peuple français, on enlève l'article 55 de la Constitution, on nettoie les articles 88 à l'inéa 1, 2, 3 », ce que j'ai proposé d'ailleurs, qui, depuis Sarkozy, affirme que la France est partie de la construction européenne. Elle se hortera un petit problème, c'est qu'elle aura un petit coup de fil de Mme Lagarde, ou plus exactement de son successeur. dont on dit que ça pourrait être le gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas, qui est plutôt un perte à dur,
et
qui dirait, voilà, chère Madame la Présidente de la République, malheureusement, si vous continuez à faire ça, la BCN ne pourra plus racheter des obligations françaises à 10 ans. Ça veut dire que dans la minute, je parle ici à TV Finance, dans la demi-heure, vous voyez les taux d'intérêt exploser sur la... Tout ça pour dire quoi ? Tout ça pour dire que l'on ne peut pas. vouloir une chose et son contraire. Soit on est dans la construction européenne, dans l'Union européenne, dans l'euro, dans l'OTAN, et on est obligé, tout y passe, on met le doigt dans un engrenage et tout y passe, et vous avez en permanence des gens qui s'ingénient, c'est le grand débat qu'il y a de façon permanente, des gens qui se grattent la tête sur comment essayer de remédier, d'apporter des petites retouches, des rustines à une situation catastrophique parce qu'il y a des quantités de problèmes sur le commerce extérieur, l'agriculture, l'industrie, la recherche, etc. Comment remédier à des problèmes que nous n'aurions pas si nous étions dans l'Union européenne ? C'est quand même ça qui est dingue. Et en fait, il n'y remédie pas. Et l'autre chose, c'est très clair, on se dit, comme disait De Gaulle d'ailleurs à Perfit, quand on est couillonné, on dit « je suis couillonné, je m'en vais ». Et donc la France doit dire « maintenant c'est terminé, nous on sort de l'UE, de l'euro et de l'OTAN ». Et à partir de ce moment-là... il n'y aura plus de débat sur la domination du droit européen. Il n'y aura plus de droit européen puisqu'on sera sortis de cet
univers. Justement, M. François Asselineau, alors on a une trame, on avait convenu d'une trame avec votre attaché de presse, mais on va rester un petit peu sur ces sujets-là encore. François Asselineau, vous avez 69 ans. Vous nous dites que vous êtes le seul candidat, la seule voix en France, pour le moment, mais en tout cas la seule voix en France qui porte réellement cette idée du Frexit. Est-ce que si vous n'avez pas vos parrainages, est-ce que vous allez abandonner le combat ?
Ah, ça c'est un grand débat, c'est un grand débat. Vous savez, ça me fait penser à des gens, j'ai, excusez-moi cette comparaison qui est un peu audacieuse, mais j'ai à peu près le même âge que celui de De Gaulle quand il était revenu au pouvoir en 58, et qu'on accusait d'être un dictateur, et qui avait dit « Pourquoi voulez-vous qu'à 68 ans je commence une carrière de dictateur ? » 69 ans, oui. D'abord, vous constatez que je suis vraiment en pleine forme. Mais comme avait dit De Gaulle aussi, rassurez-vous, je ne manquerai pas de mourir. Je suis quelqu'un, je ne me paye pas de mots, je vois bien les choses. Pour l'instant, j'ai tout à fait l'énergie pour le faire. Je rappelle au passage... que les grands dirigeants de ce monde ont 73, 75, Donald Trump à 80, Xi Jinping et Poutine doivent avoir 73 ou 74 ans, Mitterrand, quand il avait été élu la première fois, il avait 64 ans, il a été réélu à 71 ans, bon, oui, c'est ça, c'est pas forcément un modèle, mais en fait, ce que je veux dire par là, c'est que, Les grands dirigeants du monde, c'est vrai de Narendra Modi en Inde, c'est vrai de Lula au Brésil, si vous regardez bien, ce n'est pas des petits jeunes. Les grands dirigeants de ce monde sont des gens qui ont en général de la bouteille, sauf évidemment... — Il y a des petites exceptions, effectivement. — Sauf si ce sont des monarques, par exemple, qui héritent et qui souvent d'ailleurs n'ont qu'un pouvoir... Enfin, comment dirais-je ? Il n'y a qu'en Europe... que l'on a eu une promotion de Blanbec, comme je les appelle, c'est-à-dire pas seulement en France, mais dans d'autres pays. Et je considère vraiment en conscience qu'on ne peut pas être vraiment un bon président de la République en France si on n'a pas au minimum une cinquantaine d'années. Parce qu'il faut avoir de l'expérience, il faut avoir connu des échecs. Ça c'est très important. Il faut connaître l'histoire, il faut connaître l'histoire des autres pays du monde, il faut s'être frotté à d'autres civilisations, etc. C'est-à-dire que maintenant il s'est écarté, mais l'idée qui avait été caressée par un certain nombre de gens, que M. Bardella soit président de la République, c'était délirant en fait. Complètement délirant. Déjà on a vu ce que c'était que d'avoir Macron, qui est arrivé au pouvoir à 39 ans, et qui est d'ailleurs... fait plutôt moins de bêtises maintenant qu'au début. Ça n'intéresse plus à
la politique française.
De toute façon, c'est fini. Mais on voit bien que c'est... Il y a d'ailleurs au passage quelque chose que je voudrais dire aux gens qui m'écoutent. Il faut que les gens se posent en conscience la raison pourquoi est-ce qu'on a eu 10 ans de Macron. qui est, je pense, va rester dans l'histoire de France comme vraiment une éclipse de l'intelligence, de l'honnêteté, de la défense de la nation. On arrive, c'est les pires moments de Charles VI, vous savez, qui avait signé le traité de Troyes de 1420, qui donnait le royaume de France à Henri VI, Troyes de France et d'Angleterre après sa mort. C'est vraiment parmi les pires moments de l'histoire de France que nous venons de vivre. Et donc les gens doivent se dire... Comment ça s'est passé ? Pourquoi ça s'est passé ? Et comment faire pour que ça ne se repasse pas ? Ça s'est passé à la suite d'un coup d'État médiatique et sondagier qui a eu lieu en 2017. C'est ça là, en 2016-2017. On a présenté Macron, je le rappelle, le Mozart de la finance, ici on sait ce qu'il faut en penser, le nouveau Kennedy, etc. Donc c'est en fait une guerre des grands médias possédés par les oligarques contre le peuple français. Et si j'ai vraiment un appel à lancer, c'est qu'il faut que le maximum de gens comprennent que les médias possédés par les plus grandes fortunes de France ne servent pas l'intérêt du pays, mais servent... ô quelle surprise, l'intérêt des grandes fortunes de France. Alors l'intérêt des grandes fortunes de France, des multimilliardaires, c'est de rester dans le cadre de l'Union européenne, dû la France crever, mais parce que c'est ce qui leur assure la libre circulation des capitaux et donc la maximisation de leur fortune continuelle, au détriment du niveau de vie des Français. Et donc moi, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire et je le redis, moi je me bats pour redonner aux Français leur droit inaliénable à décider eux-mêmes. ce qu'ils veulent, je veux redonner le pouvoir aux Français et retirer ce pouvoir aux oligarques qui ont mis la main sur l'élection présidentielle française. Et qui le refont avec
Marine Le Pen.
Avec Marine Le Pen, avec Philippe, peut-être avec Lagarde, qui va être sorti d'un chapeau. Regardez, la famille de Martin Bouy, la famille Bouy qui possède TF1 et le CI, ça fait partie de ces familles de multimilliardaires, ils ont décidé... Là, il va y avoir un débat le 16 novembre sur LCI avec 5 candidats. Voilà. Avec Mme Le Pen, avec Mélenchon, qui sont, à mon sens, de faux opposants, puisque... En dépit de tout le décorum, en réalité, ils ne veulent pas sortir de l'Union européenne, ni de l'euro, ni de l'OTAN. Et les gens qui pensent que Mélenchon, ce serait la catastrophe, je les renvoie à l'arrivée de Tsipras en 2013 en Grèce. C'était l'extrême-gauche qui arrivait au pouvoir. On a vu ce que ça a donné. Au bout de six mois, c'était le taux de suicide des retraités multiplié par deux, etc. Parce que Tsipras avait fait un bras d'honneur à son électorat pour se soumettre à toutes les directives venant de la BCE ou venant de la Commission. européenne. Donc pour revenir au débat organisé par LCI, Mme Le Pen, Mélenchon, Attal, Glucksmann et... Marine Tondelier probablement. Non, non, non, il manque... Il n'y a pas Edouard Philippe, parce qu'Edouard Philippe n'a pas voulu y aller. Il a dû se dire qu'il avait plus de coups à prendre qu'autre chose. Non, il m'en manque un. Il y a Le Pen, Tondelier...
Alors, Marine Le Pen, je les ai là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Rotaillou et Garry à la taille. C'est
Rotaillou qui manquait. Voilà, c'est cinq là. Bon. Ah bon ? Et pourquoi le multimilliardaire Bouygues a-t-il décidé que les Français devaient choisir entre ces cinq candidats ? Alors, exit Mme Tondelier, exit M. Roussel, exit Edouard Philippe, enfin Edouard Philippe, c'est lui qui n'a pas voulu y aller. En plus, s'ils se permettent de faire ça, exit peut-être l'ISNA, s'il est candidat, et puis exit Asselineau. C'est-à-dire exit Frexit, c'est-à-dire exit tout débat sur l'Union européenne. Et vous allez voir que lors de ce débat, On va présenter ça aux Français comme si c'était franco-français. Donc vous allez avoir Mme Le Pen, c'est à peu près le même panel que devant le MEDEF. Mme Le Pen devant le MEDEF, elle avait dit qu'elle ferait en sorte de réduire la contribution nette de la France à l'Union européenne à 5 milliards d'euros. Alors déjà, c'était intéressant parce que c'est la première fois que j'entendais Mme Le Pen dire ça, et d'ailleurs il faut lui reconnaître une chose, c'est qu'elle était la seule des candidats, devant le MEDEF, a évoqué le fait qu'on dépense des sommes folles pour l'Union européenne et qui vont encore s'aggraver, puisque je rappelle, enfin je rappelle, les Français sont tenus dans l'ignorance aussi, que pour ce qu'on appelle le contrat financier pluriannuel qui va aller de 2028 à 2034, actuellement c'est en cours de négociation entre les 27, la Commission européenne a prévu de nous ponctionner de 18,5 milliards d'euros chaque année, qu'on donnerait en plus que ce que l'on reçoit. Et pour préparer l'élargissement, parce que je rappelle aussi, les Français sont tenus dans l'ignorance, il y a quand même neuf États qui doivent entrer dans l'Union européenne. Ils sont en cours d'adhésion. Il y a l'Albanie, le pays de tous les trafics. Vous avez le Monténégro, vous avez la Bosnie-Herzégovine, vous avez la Macédoine du Nord, vous avez la Moldavie, vous avez l'Ukraine, vous devez avoir l'Arménie. Et puis j'ai dû en oublier un au passage, je ne sais plus lequel c'était, qui fait partie du truc. Ce sont des pays où le SMIC est à peu près à 50 euros, et qui viennent évidemment pour nous pomper de l'argent, de façon colossale. Alors, Mme Le Pen, pour en revenir au débat du MEDEF, avait dit « je limiterais à 5 milliards d'euros le truc ».
Les
autres n'en ont même pas parlé. La suite des événements, c'est que Mme Le Pen, quelques jours après, moi je suis ça à la loupe, je tiens à informer les gens qui veulent bien me suivre, qui vont sur mon compte Twitter notamment, ou qui vont sur UPR TV. Madame Le Pen est allée à Bruxelles, et c'était la semaine dernière, justement pour dire qu'elle voulait réduire à 5 milliards. Actuellement, on fait à peu près 12-13 milliards. Mais qu'est-ce qu'on lui a dit à Bruxelles ? On lui a dit d'aller se faire cuire un oeuf. C'est-à-dire que c'est un accord pluriannuel qui a été signé il y a 7 ans, avec l'accord des 27, et que les autres n'ont évidemment pas envie de modifier ça. D'ailleurs, le pire pour elle, ce qui a été le plus dur à avaler, c'est qu'elle est allée devant les députés de son groupe parlementaire. Je crois que c'est des patriotes pour l'Europe, patriotes de l'Europe, un truc comme ça. Elle est allée voir les parlementaires, ce groupe qui est présidé par Bardella, quand il est au Parlement européen. où il y a donc 13 pays, et donc qui sont les partis frères. Mais qu'est-ce qu'elle a découvert ? Elle a découvert que les députés des partis frères, ils n'étaient pas d'accord non plus. Parce qu'ils savent, soit ils sont bénéficiaires nets, et donc ils savent que si la France diminue de 8 milliards d'euros, c'est autant de moins qu'ils auront. Et puis même les partis qui sont contributeurs nettes, ils savent que si la France se dégage, les néerlandais ou les allemands ou les finlandais, ils vont devoir peut-être combler un petit peu ce que ne paiera pas la France. Donc Mme Le Pen est totalement isolée. Donc lorsqu'elle dit devant les Français qu'elle réduira à 5 milliards, elle ment. De la même façon que lorsque Mme Polony dit qu'elle va imposer que la commande publique soit réservée aux produits français, elle ment. Et ce sont des personnes qui mentent, et c'est absolument scandaleux de voir que les journalistes... ne font pas leur travail, parce que leur travail devrait être de dire Mme Polony, Mme Le Pen, mais c'est pareil M. Mélenchon, M. Édouard Philippe, M. Attal. Lorsque M. Attal dit qu'il veut faire les États-Unis d'Europe, est-ce qu'il est allé demander aux autres pays si tu étais d'accord ? Est-ce que vous croyez que les Polonais ont envie de faire les États-Unis d'Europe ? Ils veulent tous en sortir. M. Attal, il ment. Et vous n'avez jamais un journaliste qui dit à ces personnes « Écoutez, vous mentez, c'est pas vrai. Ce que vous dites n'aura pas lieu. » Donc on est dans un théâtre d'ombre et c'est la raison pour laquelle je pense que de plus en plus de Français s'en rendent compte et sont en train de basculer. vers la webosphère, et en particulier par exemple chez vous, mais il y a beaucoup de vos confrères, et il y a un vrai réveil qui est en train de se passer dans la population, je pense.
Exactement. François, sinon on va parler un peu de l'actualité. L'actualité, c'est la mobilisation du 31 octobre dernier, c'est les blocages du lycée, avec Emmanuel Macron qui estime que les urnes doivent primer sur la rue, tout en reconnaissant quand même malgré tout la nécessité de réponse immédiate. Pour vous, François Assineau, est-ce que cette colère des lycéens et des salariés, c'est d'abord une colère sociale, liée à la vie chère, au salaire qui n'augmente plus, à l'appauvrissement général de la population, ou bien c'est avant d'être une colère politique ?
pense que c'est une colère multiforme, en fait. C'est quelque chose qui est... D'abord, je pense que le drame de la France que la France est en train de vivre, avant toute chose, c'est une espèce de drame mental. C'est-à-dire que les Français ne se reconnaissent plus dans leur propre pays. Rien ne va plus. Ils ont connu un pays, ceux qui ont un certain âge, un pays où il y avait beaucoup de problèmes aussi, mais enfin un pays où c'était quand même la joie de vivre, où on pouvait s'exprimer dans tous les domaines, où il y avait des vrais choix politiques. Lorsque les Français ont élu Mitterrand en 1980, c'est quand même un vrai choix politique. Bon, et les Français ont connu un pays qui était rayonnant, qui se faisait respecter dans le monde. Quand il y avait des décis, quand ils élisaient, quand on a élu Mitterrand, pas moi, mais quand les Français ont élu Mitterrand majoritairement, il a appliqué son programme. C'est-à-dire que les Français ont eu le sentiment d'une démocratie qui fonctionnait. Et puis, maintenant, ils constatent quoi ? Ils constatent qu'ils votent à droite, ils votent à gauche. Et ils n'ont pas la politique qu'ils souhaitent. C'est toujours les mêmes histoires. Ils constatent par ailleurs que leur niveau de vie ne cesse que de se dégrader, et tout à l'avenant. Il n'y a pas que le niveau de vie. Il y a l'entretien des routes, l'entretien des services publics, ci et ça. Et la grande question aussi qu'il faudrait se poser, et c'est important d'en parler ici, c'est quelle est la solution ? Actuellement, il y a tout un effort qui est fait pour faire croire aux Français que la solution, c'est le milléisme à la française. Donc vous avez les programmes, entre guillemets, de Mme Knafo ou de M. Lisna qui sont mis en avant. C'est-à-dire tout coupé. Voilà. Je vais consacrer d'ailleurs une vidéo sur le sujet parce que... M. Lysnard, c'est un peu comme Mme Le Pen, c'est absolument n'importe quoi. Lorsqu'il dit qu'il veut supprimer le code du travail, le code de l'environnement, le code de l'urbanisme, il faut quand même que les Français se rendent compte de ce que ça signifie, de façon très concrète. Je vais le faire. Mais aussi, par exemple, lorsqu'il est question de supprimer comme ça 400 000 fonctionnaires, ici et ça. Il faut que les Français repensent, c'est dans l'Ecclesiaste, dans la Bible, il y a cette formule qui est toute bête, mais qui est très importante, il y aura des conséquences. Nous avons des responsables politiques, qui à mon avis sont plutôt des irresponsables, au sens étymologique, qui n'ont pas de réponse. C'est qu'il ne suffit pas de tailler dans les dépenses de l'État pour revenir dans le vert. Ça, c'est une vision de bêta. C'est une école primaire de croire ça. Les gens qui disent « je vais supprimer 500 000 fonctionnaires, faire autant de moins de salaire, et hop, c'est bon, on est dans le vert », ne comprennent pas ce que c'est que l'économie.
En fait, il faut produire, en réalité.
La seule façon, d'abord et avant tout, vous avez raison, vraiment. Le moyen numéro un de régler un endettement, c'est de relancer de la croissance. Parce que la croissance, c'est l'augmentation des recettes fiscales en tous les domaines. C'est le moyen numéro un. Deuxièmement, j'invite toutes les personnes qui croient les bobards de M. Lissard de se rappeler ce qu'avait dit M. Sarkozy, ça va faire 20 ans qu'il avait été élu. M. Fillon, à l'époque, avait dit qu'il était le premier ministre d'un État en faillite parce qu'il disait que la France avait 1200 milliards d'euros de dette. On en a trois fois plus maintenant. Et M. Sarkozy a été élu disant qu'il ferait remplacer un fonctionnaire sur deux. Ce qui, d'ailleurs, a été en partie le cas. M. Macron, quand il a été élu, a dit qu'il allait s'attaquer aux problèmes de la dette. Et je rappelle que... Enfin j'ai rappelé sur d'autres chaînes de télévision. Moi, je suis inspecteur général des finances. Et je me rappelle qu'il y a une quinzaine d'années, dans notre comité mensuel des inspecteurs généraux des finances, nous avions reçu le directeur du Trésor. Il nous avait expliqué ceci, que vraiment, et je parle ici parce que c'est une chaîne où les gens s'intéressent aux questions financières, à chaque fois qu'on a taillé dans les dépenses, on s'est ahurté à une courbe en crête d'Iroquois. Vous savez, les Iroquois ? C'est-à-dire que dans un premier temps, effectivement, on est sous la ligne de flottaison, on est en déficit. Donc dans un premier temps, le déficit se réduit. puis il y a un point tournant, et ça descend beaucoup plus bas. Pourquoi ? Pourquoi M. Lysnard devrait expliquer pourquoi Mme Knafo, pourquoi M. Sarkozy n'est-il pas arrivé à l'objectif qu'il s'était fixé ? –
Et il manque de stratégie
? Ils n'ont pas compris un certain nombre de choses. C'est que, imaginons que vous supprimiez 400 000 fonctionnaires. J'ai vu d'ailleurs sur un compte Twitter, il y avait un débat, il y avait des gens qui demandaient « Mais vous en faites quoi ? Vous les tuez ? » On en fait quoi d'ailleurs des 400 000 fonctionnaires ? Bon, déjà, il faut voir où on les prend. – Ce que j'ai vu, j'ai regardé à la loupe le programme de M. Lisna, qui est très très disère sur la fin des… – Vous l'avez dans votre cible ? – Non, mais on en parle beaucoup en ce moment, donc personne ne lui explique, c'est pour ça que je vais expliquer ce qui ne va pas. D'ailleurs, je lui propose un débat s'il est d'accord. – Ici ? – Voilà, ici, très bien, absolument, absolument, chez vous, ou à l'UPR. Non, ici, c'est en terrain neutre. Lissna, il est très lisaire sur les économies fiscales qu'il va faire. Donc il propose par exemple de supprimer l'impôt sur les héritages. 16 milliards d'euros. Très bien. Ça, c'est 16 milliards d'euros. De dette supplémentaire par an. Il propose de ramener à 20% l'impôt sur les sociétés. Il propose de supprimer toute une série d'impôts. Pour l'instant, ça ne va pas dans le sens de ce qu'il annonce. Pour l'instant, il a dit ça. Et du côté des recettes, c'est très nébuleux. Du coup, c'est des recettes. Il dit qu'il y a 1100 structures qu'il va falloir supprimer, 400 000 fonctionnaires qu'il va falloir supprimer des postes, et puis il va réorienter les choses productives. C'est-à-dire par exemple, j'imagine qu'il imagine que dans un hôpital où il estime qu'il y a trop de fonctionnaires dans les services administratifs, il propose un redéploiement. Donc par exemple, une secrétaire qui est dans un service administratif, on va lui demander « vous allez maintenant devenir médecin anesthésiste ». Je sais ça qu'il propose. C'est dingue. Ou dans le ministère de l'Intérieur, dans un ministère de police, une secrétaire, vous allez devenir CRS. C'est dingue. C'est quelque chose de totalement... C'est un propos de café du commerce. Mais surtout... C'est que même si on arrivait à supprimer les 400 000 postes, il faut voir les conséquences. Les conséquences, c'est pareil pour les retraites d'ailleurs. C'est que les conséquences immédiates, c'est que vous avez un effondrement de la consommation. Et c'est aussi que ces gens... À moins qu'on les tue, comme disait. Il va bien falloir qu'ils aillent pointer à France Emploi. Parce que s'ils ont 55-57 ans, avec le taux de chômage qu'ils ont, c'est pas facile de les retrouver. Donc il va falloir qu'ils aillent à Pôle Emploi. Et trouver un emploi. Il va falloir au passage faire une loi de dégagement des cadres. Parce qu'ils avaient un emploi à vie. Et donc ils vont avoir une rémunération. Donc ils vont calculer cette rémunération. Et puis comme ils auront des revenus moindres, ils vont moins consommer. Et moins consommer, ça veut dire que les commerçants, etc., vont voir leur chiffre d'affaires baisser. La TVA va baisser. L'impôt sur les sociétés va baisser. L'impôt sur les revenus va baisser. Et aussi, comme le coût de l'essence est trop cher, les gens qui auront perdu leur emploi, ils iront un week-end en moins chez belle-maman, etc. La consommation de l'essence va baisser. La taxe sur les produits pétroliers va baisser. De combien ? Alors ça, c'est ce qu'on appelle le multiplicateur keynésien. C'est que lorsque vous prenez des mesures récessives, selon que l'économie est en bonne forme ou qu'elle est en mauvaise forme, vous pouvez avoir un multiplicateur qui est de 0,1, mais qui peut monter jusqu'à 1,7. On a calculé par exemple que supprimer 30 milliards d'euros de retraite, là je ne parle plus des fonctionnaires dans les retraites, que si vous taillez dans les retraites de 30 milliards d'euros, Selon le multiplicateur, au bout du compte, ça ne fera d'économie pour l'État qu'entre 20 et 7 Parce que le reste... Oui, ça dépend du multiplicateur. Quel est l'effet induit de cette baisse de revenus ? C'est-à-dire que vous allez avoir déjà les impôts... les gens dépensent... Quand vous payez un chômeur à ne rien faire, c'est mal, je suis contre. Mais quand vous payez un chômeur, il dépense de l'argent. En France, ça fait tourner. Et à chaque fois, vous avez la TVA, vous avez un peu sur les sociétés, etc. Si vous coupez ça... Ça ne me fait plus tourner. Et donc, la France étant déjà, vous avez vu qu'on est entré en récession d'ailleurs. Il y a un débat chez
les économistes, mais effectivement, en théorie, parce que ça va être retravaillé, ce ne sont pas des chiffres définitifs auxquels vous faites référence. En tout cas, on est la lanterne
rouge mondiale de ça. Et donc, comme vous l'avez dit tout à l'heure, ce qu'il faut, c'est d'abord relancer la croissance. Et deuxièmement, Ce qu'il faut, c'est s'attaquer aux dépenses qui sont les plus, celles qui entraînent le moyen de récession. C'est quoi les dépenses qui entraînent le moyen de récession ? C'est de l'argent. que l'on envoie à l'autre bout du monde et qui ne revient jamais en France. – Vous pensez à l'Ukraine notamment ? – Je pense à l'Ukraine. – À la Chine peut-être ? – Je pense d'abord à la contribution d'aide de la France à l'Union européenne. On perd à peu près 12 milliards. Si vous ajoutez 10 milliards pour Zelensky, si vous ajoutez peut-être une dizaine de milliards d'aide au développement, il y a de l'aide au développement qui est bien. notamment l'aide au développement qui est gagée, même si c'est interdit par les Américains et l'OCDE, on peut leur faire un bras d'honneur, mais qui est gagée par exemple sur l'achat de produits de services français. Parce qu'on aide les gens et on s'aide en même temps. Bon, ça a du sens. Ça a du sens. Mais c'était comme ça quand j'avais commencé ma carrière à Bercy. On faisait, par exemple, j'ai été allé négocier, j'ai été envoyé, j'ai été allé, le premier Français, aller renégocier les protocoles de dons au Cambodge après l'épisode des Khmers Rouges. J'ai des anecdotes atroces à raconter sur le sujet. Mais à l'époque, quand on faisait un don, le don devait être entièrement consommé en produits français. Donc on faisait un don, mais ça faisait tourner le... C'est interdit par le CDE sur la pression des États-Unis. Donc il y a ça aussi. Et puis aussi, quelque chose que je crois être le seul à faire remarquer, c'est que nous avons une dette colossale dont la moitié est possédée par l'étranger. Parait-il que l'année prochaine, on va monter à 75 milliards d'euros de charges financières, de charges de la dette, et 91 milliards l'année suivante. Si on a 75 milliards d'euros de charges de la dette... On est à peu
près à 60 milliards.
Aujourd'hui, oui. Mais ça monte à toute valeur, parce qu'on refinance des obligations assimilables de 10 ans,
en
réempruntant pour 10 ans. Et il y a 10 ans, on est emprunté à 0,5, maintenant c'est à 4,9. Lorsqu'on va payer ses frais financiers, logiquement, il y en a la moitié qui va partir à l'étranger. C'est-à-dire, sur 75 milliards, ça fait quand même à peu près 37,5 milliards d'euros.
C'est gigantesque.
C'est gigantesque. Qu'on va donner à qui ? Qu'on va donner à Madame Smith, qui est une retraite fonctionnaire de l'État de Californie, dont les retraites sont payées par le fonds Carlyle ou le fonds Texas Pacific Group, ces grands fonds d'investissement américains, qui, dans leur portefeuille, ont
taché de la dette française. Mais justement, François Asselineau, c'est un débat qu'on a eu ici sur Téléfinance. Est-ce que finalement, alors je comprends votre argument de dire que c'est 51% de la dette française qui est détenue par des... Vous ne m'avez
pas totalement laissé terminer, si je peux me permettre. Moi, ce que je propose, c'est qu'à chaque nouvelle adjudication, réserve les nouvelles adjudications d'OAT. à des Français qui vendent le bon du trésor.
Et c'est contre la logique de marché ?
Non, c'était le bon du trésor. Pourquoi on ne le fait pas ? C'est ce que font d'ailleurs les Japonais. Les Japonais, ils ont 220% du PIB de dette, et c'est possédé uniquement par des Japonais. Alors que, je termine mon propos, si nous, cette dette française, on la réserve uniquement aux Français, c'est-à-dire à eux de souscrire ou de ne pas souscrire, J'ai vu quelqu'un sur un fil de discussion qui disait que j'étais sénile. Comment est-ce que les Français achèteraient la dette d'un État en faillite ? Je signale à la personne qui me traite de sénile que c'est déjà ce qu'ils font. C'est-à-dire que la moitié de la dette française est détenue par des fonds de pension français, notamment les assurances-vie. Donc le sénile, ce n'est pas moi, c'est plutôt celui qui m'insulte. Mais donc il s'agirait que désormais, sous forme de volontariat, que les Français... Vous savez, il y a quand même des milliers de milliards dans les bas de laine. des Français, que lorsqu'il y a une nouvelle adjudication, elle se soit réservée aux Français. Pourquoi ? D'abord, on ne dépendrait plus des hedge funds pour faire la circulation sur les taux d'intérêt, mais aussi parce que... — Les 75 milliards d'euros de frais financiers, au lieu qu'on en ait la moitié en Californie, à Taïwan, à Dubaï, etc., hop, on les envoie en France. Et ça fait tourner la machine française. Et ça rapporte de l'argent avec la TVA, l'impôt sur les sociétés. Et ça, c'est un point fondamental. Mais pourquoi est-ce que les autres candidats ne proposent pas cela ? 'une part parce que peut-être qu'ils n'ont pas une conception très complète de l'économie, mais d'autre part parce qu'ils savent peut-être que c'est interdit par les traités européens. L'article 63 qui impose la libre circulation des caractéristiques, et l'article 18 qui impose la non-discrimination en fonction de la nationalité.
Mais M. Assino, justement, est-ce que finalement, par la force des choses, la situation de la France étant celle qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire assez catastrophique, est-ce que finalement ces investisseurs étrangers, ils ne font pas office, ils n'ont pas remplacé la classe politique française qui... en peut-être à un moment ou à un autre sanctionnant la France avec des taux d'intérêt très hauts, qui vont obliger la classe politique française à lancer de grandes réformes, à relancer la productivité, à penser à un nouveau modèle économique et social. On a peut-être besoin d'eux actuellement.
Oui, mais vous comprenez bien qu'on est arrivé au bout de quelque chose. On est arrivé au bout de quelque chose, parce que fondamentalement, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure, j'y reviens. La classe politique française se creuse la tête pour régler des problèmes que nous n'aurions pas si nous n'étions pas dans l'Union européenne. Méditez bien cette réflexion, elle est vraiment fondamentale. Là, il se passe quoi ? Il se passe que nous avons la même monnaie que l'Allemagne. Mais vous savez que les économistes expliquent que la seule chose qui nous reste, dans la mesure où on n'a plus la capacité de déprécier la monnaie, ou de la laisser se déprécier, on n'a plus la capacité de protéger notre marché avec des droits de douane, on n'a plus la capacité de protéger notre marché par des barrières non tarifaires qui sont les quotas ou les normes, on n'a plus la possibilité de réglementer... la libre circulation des capitaux, c'est-à-dire de réimposer un contrôle des capitaux. Donc l'industrie représentait 30% du PIB français en 1979, on est tombé à 9%. Et on va continuer à dégraver coller, parce que c'est comme ça, si vous voulez. Donc au bout du compte, qu'est-ce qui fait qu'on va pouvoir maintenir le niveau de vie des Français ? Il n'y a rien. Certains pourraient dire qu'on va faire plus de compétitivité, etc. Mais le problème... c'est que notre système scolaire est en dégringolade et que le pôle mondial de production d'innovation technologique dans tous les domaines, c'est en train de devenir la Chine. Que ce soit la fusion nucléaire, que ce soit les trains hypervéloces, les missiles hypervéloces, que ce soit l'IA, que ce soit la robotique, etc., etc., etc., dans tous les domaines. Donc ils sortent du système scolaire à peu près 3 millions chaque année d'ingénieurs ou diplômés en licence physique ou de chimie ou de mathématiques. En France, on doit être à 100 000 ou 200 000. C'est inimaginable ce qui est en train de se passer. Donc la seule variable d'ajustement, c'est ce que certains économistes appellent pudiquement la dévaluation interne. c'est de diminuer le niveau de vie des Français. Mais pas de tous les Français. Il y a la petite couche de 300 personnes qui, eux, comme je l'ai dit, ont intérêt, puisque la libre circulation des capitaux leur permet de maximiser leur fortune personnelle.
Mais alors, François Aschino, si la Chine devient cet élève modèle, est-ce qu'il ne faudrait pas, je vais être un peu provocateur, quitter l'Europe pour rejoindre les BRICS ?
C'est ce que je propose. C'est pas un provocateur. C'est exactement ce que je propose. C'est que les gens qui disent, il y a des gens, je connais tellement de... de poncifs, des gens qui disent qu'ils veulent que la France s'isole. Mais pourquoi la France s'isolerait-elle ? La Suisse, qui n'est pas dans l'Union européenne, est-elle isolée ? Est-ce que les gens qui me condamnent, qui s'en vont avoir réfléchi un instant, qui répètent comme des perroquets ce qu'ils ont entendu depuis qu'ils sont à l'école, est-ce que les Français ont bien compris que quand vous regardez l'indice de développement humain, l'IDH du programme des Nations unies pour le développement, c'est un indice composite qui tient compte du PIB par habitant. parité de pouvoir d'achat, qui tient compte de l'expérience de vie à la naissance et qui tient compte, je crois, de la participation des femmes plus ou moins à la vie active, je ne me rappelle plus les différentes composantes de cet indice, c'est un indice de développement, le pays le plus développé du monde. C'est quoi les trois pays les plus développés du monde, année après année, selon l'ONU ? Eh bien selon l'ONU, les trois pays les plus développés du monde, c'est la Suisse, la Norvège et l'Islande, où l'année suivante, c'est l'Islande, la Suisse et la Norvège. L'année d'après, c'est la Norvège, l'Islande et la Suisse. Il se trouve, je n'y peux rien, mais que ce sont les trois pays d'Europe occidentale qui ont refusé d'entrer dans l'UE et dans l'euro. C'est comme ça. C'est un fait. Donc les apôtres qui me disent « Oh là là, mais on n'a pas la taille nécessaire ». En Islande, il s'est passé quoi ? C'était au mois de septembre, je crois, au mois d'août. Il y a eu un référendum au mois d'août. Et les Islandais... ont refusé à 57% de simplement même entamer des négociations d'adhésion à l'UE, dont 60% des moins de 25 ans. D'ailleurs, quand vous regardez dans l'ensemble des référendums qui ont eu lieu depuis 30 ou 40 ans en Union européenne, dont les trois quarts des cas, Ce sont les jeunes qui ont le plus dit non, contrairement à une légende urbaine qui voudrait que les jeunes soient pour l'or. Ce n'est pas vrai. Le monde d'aujourd'hui, c'est un monde ouvert. Et quand vous demandez à des Français où est-ce qu'ils ont envie d'aller en vacances ou aller s'installer, ils ne vous disent pas qu'ils ont envie d'aller s'installer au Danemark ou en Slovaquie. Non. Ils ont envie d'aller au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Chine, à Singapour. Le monde est vaste. Et la France a un grand rôle à y jouer, c'était ce qu'avait dit De Gaulle à Perfit. Lorsque De Gaulle avait dit à Perfit, suite à l'échec du traité franco-allemand de l'Élysée où les Allemands avaient trahi De Gaulle, De Gaulle avait dit quitter le marché comme ça ne me dérange pas. La France, le monde est vaste. Et la France a un grand rôle à y jouer.
Écoutez, M. Asselineau, ce sera le mot de la fin de votre interview. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous de jouer la carte de la franchise, de la transparence, de l'honnêteté. Merci beaucoup, M. Asselineau. Je rappelle que vous êtes président de l'Union Populaire Républicaine, qui va fêter ses 20 ans l'année prochaine. Vous êtes candidat... à l'élection présidentielle en recherche de parrainage. Il y a un numéro que l'on peut appeler. Et écoutez, à très bientôt.
Merci beaucoup de m'avoir reçu et merci à tous
les auditeurs. Au revoir. On va s'arrêter là. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Je vous rappelle que vous pouvez nous retrouver sur notre site internet tvfmedia.fr ou bien sur notre chaîne YouTube TV Finance, chaîne sur laquelle vous pourrez retrouver notamment l'interview de M. François Asquineau. Je vous souhaite une excellente journée et on se retrouve demain à 8h30.
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