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Bonsoir, monsieur le maire Éric Ciotti. Bonsoir. Merci d'être avec nous, maire de Nice, président de l'IDR. Beaucoup de sujets évoqués à vous, dont évidemment ce qui se prépare pour demain. Vous venez d'entendre le ministre de l'Intérieur qui parle du même dispositif que celui du 31 octobre, à savoir massif, conséquent, imposant. Êtes-vous rassuré ou malgré tout inquiet quand une note du renseignement affirme qu'on pourrait avoir un nouveau seuil de violence franchi ?
y a des alertes, vous venez de les souligner, du renseignement des services de police qui, demain, portent une inquiétude. Portent une inquiétude que ces actes de violence insupportables qui n'ont absolument pas leur place dans des manifestations, le droit de manifester... est inscrit dans notre Constitution, fait partie de nos principes fondamentaux, ceux d'une démocratie. Le droit de casser n'est inscrit nulle part, hormis peut-être dans le discours des leaders de l'ultra-gauche. qui attise ces incendies en permanence.
Que vous disent les forces de l'ordre sur place et puis les commerçants, notamment à Nice, parce que là, de semaine en semaine, véritablement, c'est un jour sans fin.
Il y a un ras-le-bol de nos policiers, de nos gendarmes. D'ailleurs, hier, ils l'ont exprimé dans ma ville. Ils ont fait une conférence de presse, c'est le syndicat policier Alliance, pour dire qu'ils ne supportaient plus dans les cortèges qui... Samedi était au demeurant pacifique avec des inscriptions, des pancartes qui portent la haine de la police. Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas supportable. Et comme je récuse aussi ce discours qui en permanence installe un affrontement de deux parties, de deux camps, la police et les manifestants.
casseurs et forces de l'ordre.
La police, elle n'est pas l'expression, la représentation d'un camp. Mais elle est considérée comme la bande rivale. Elle est la représentation de la loi, de la règle. Elle est l'expression de la démocratie. Parce que sans loi, sans règle, c'est la loi de la violence, c'est la loi du plus fort, c'est la loi des bandes, c'est la loi des pilleurs, des casseurs. Et ce n'est pas la France. Donc cette police, c'est le dernier rempart. Contre la barbarie. Et on a vu des actes de barbarie. Quand des enseignants sont attaqués, il n'y a jamais eu autant d'enseignants blessés. Et il est vrai qu
'en 48 heures,
c'est effectivement personnel de l'éducation nationale. Personnel blessé. On a vu des pompiers pris à partie, attaquer des véhicules de pompiers brûlés. Et de l'autre côté également
des manifestants. Les
manifestants, ils ont ce qu'ils cherchent. Lorsqu'ils utilisent la violence... lorsqu'ils font usage de moyens interdits, il est légitime que la loi s'exprime. que ceux qui portent le maintien des règles défendent la société. Mais pas jusqu'à la blessure, pas jusqu'à
l'intégrité physique.
Quand on va caillasser un policier, quand on lui jette une bombe incendiaire, c'est cette image qui a fait le tour du monde samedi avec ce policier en flamme. Cet acte, cette bombe incendiaire, elle a été préparée. Donc c'est un acte avec préméditation qui est fait pour tuer des policiers. On est dans le cadre d'un assassinat. d'une tentative d'assassinat. Ceux qui ont fait ça, on ne peut pas les condamner à quelques jours, à quelques mois de prison. Ils doivent passer en cours d'assise. L'enquête
est ouverte pour tentative d'homicide. Vous n'avez pas de doute sur la fermeté de la justice sur un tel acte. Moi, j'attends que ces
personnes soient identifiées. Et c'est assez facile de les identifier. On a des services de police judiciaire remarquables. Il y a eu des images qui ont cerné ces personnes et dont ces personnes. Il faut qu'elle passe en cours d'assises. On ne peut pas se contenter. Un moment, il faut siffler la fin de cette récréation, si j'ose le mot, parce que c'est tout sauf une récréation. C'est une abomination. C'est la République, c'est la loi, c'est la justice. Il faut que le type qui fasse ça, il se prenne des années de prison ferme pour qu'il y ait un exemple, pour qu'il y ait de la dissuasion et pour que l'on respecte l'autorité. qu'incarne l'uniforme de la République. Aujourd'hui, notre société, elle pâtit de ce défaut d'autorité. Il faut réinstaller l'ordre, l'autorité, le respect de la loi comme garant de la cohésion sociale. Autrement, rien ne tient. À
qui le dites-vous ? Est-ce que vous estimez que l'ordre républicain... Est-ce qu'il sera maintenu demain ? Mais est-ce qu'il est rétabli ? Est-ce que vous pouvez dire que demain, vous, dans votre ville notamment, et on va en parler parce qu'il y a eu quand même choses particulières peut-être à Nice, est-ce que vous pouvez dire que vous êtes tranquille ?
Non, on n'est jamais tranquille. Et c'est bien ça le problème. On est dans un pays où on ne vit plus. en tranquillité, où on ne vit plus en sécurité, et depuis trop longtemps. Pourquoi ? Parce qu'on a pris l'habitude d'une certaine complaisance avec la violence, d'une certaine banalisation, si vous récusez le mot complaisance. Non, je ne recuse pas. Vous allez vous demander si Laurent Nunez vous semblez complaisant. On a des sanctions qui ne sont pas à la hauteur. Une banderole qui insulte la police, ce n'est pas un acte anodin. C'est un acte grave. Il y a des mineurs qui... manifeste. Comment on peut laisser porter ces messages qui sont tous au pagodin ? Qu'est-ce que vous
proposez ? Que quelqu'un qui tienne une pancarte avec un écrit à câble ou la police tue ou autre chose ?
Qu'il soit condamné sévèrement pour outrage. Parce que le policier, encore une fois, c'est pas quelqu'un qui incarne la répression, c'est quelqu'un qui incarne la loi. Et sans loi... On ne vit plus en société. On vit dans une société autoritaire où les codes sont différents. Ce n'est plus l'élection qui dirige, c'est la violence. Et ça, ce n'est pas cette société qui est fidèle à notre histoire, à notre culture et à notre civilisation.
Vivre avec des lois, vivre évidemment avec le droit de manifester. On ne peut pas vivre sans loi. Et avec le droit de manifester qui est constitué, comme vous l'avez dit. Est-ce que vous arrivez aujourd'hui justement à sanctuariser ce droit de manière très concrète à Nice ? Il y a les couvre-feux qui sont encore renforcés, prolongés, Eric Ciotti ? Non,
j'ai pris deux fois le couvre-feu la semaine précédente sur les premières manifestations. Je l'ai pris pour la soirée d'Halloween à 22h, en accord avec le préfet. On n'a pas eu d'incident majeur sur les dernières manifestations. Depuis le 17 octobre, malheureusement, des commerces ont été touchés, comme dans toutes les grandes villes de France, même si beaucoup moins l'ont été à Nice, notamment grâce à l'immense mobilisation de la police municipale. mobilisé jusqu'à 300 policiers municipaux le 24 octobre, et en totale harmonie avec la police nationale, avec la gendarmerie nationale, qui avait également déployé, pas le premier jour, puisque malheureusement, ces moyens nous ont fait défaut par manque d'anticipation nationale du ministre de l'Intérieur. Et il l'a reconnu. Et il l'a reconnu. C'est une faute, c'est un échec. Mais le 24... Et samedi dernier, les moyens étaient bien adaptés à la manifestation. Tout ça s'est bien déroulé. Mais il ne faut absolument pas baisser la garde. Et c'est vrai que pour demain, nous avons des inquiétudes.
Encore un mot, parce que vous avez eu des affrontements entre des forces d'ultra-gauche et vous-même, vous en avez parlé, et d'ultra-droite. Il y a eu des affrontements violents non loin de la place Masséna. Une enquête a été ouverte, monsieur le maire. Est-ce que vous avez de nouveaux éléments à ce sujet
Non, la justice est saisie. Moi, je récuse la violence d'où qu'elle vienne. Et quelque part, ceux qui ont commis ces exactions, qu'ils se revendiquent de l'ultra-gauche ou de l'ultra-droite, pour moi, sont les mêmes crétins. Je le dis, ces affrontements n'ont pas lieu. Ils compromettent des manifestations. Alors, on voit bien que derrière tout ça, il y a une volonté... D'abord de l'ultra-gauche, parce qu'il faut dire les choses, d'installer la révolution, c'est leur objectif. D'installer le chaos, de prendre le pouvoir quelque part, que les urnes, je l'espère, refuseront toujours à ces gens dangereux, par la violence. C'est le projet quelque part que l'ultra-gauche
porte.
Et puis l'ultra-gauche veut les affrontements. Il y a ces pillages de commerce quand il y a les policiers agressés. Bien sûr, ça crée. Et ces tensions, on les a dans notre pays depuis les manifestations après les lois El Khomri. C'était en 2016, je crois. Il n'y a plus aujourd'hui de manifestations. qui soit, qui puisse être pacifique, encadré par des syndicats. Même si, samedi dernier,
dans votre ville et ailleurs, quand même, les cortèges, vous l'avez dit, ce sont... Mais il y a toujours les fins
de manifestation. Les revendications sont
légitimes. Il
y avait des gens qui a voulu. On peut entendre toutes les revendications. J'entends les lycéens disant qu'il faut travailler moins. Moi, je leur dis qu'ils ne réussiront
pas
dans la vie s'ils travaillent moins. Après, il y a des revendications quand ils parlent de parcours sup. Parcoursup, bien sûr, c'est donner son avenir, l'avenir de toute une vie, au sort d'un algorithme. J'ai déposé une proposition de loi, il y a plusieurs mois, pour supprimer Parcoursup. pensent qu'on ne peut pas donner le destin d'un jeune dans les mains d'un algorithme dont on ne connaît pas les codes. Donc vous êtes d'accord avec une partie des manifestants ? Il y a des inquiétudes légitimes. Mais on ne sait pas par
quoi on le remplace.
Par une sélection, par le mérite, par chaque établissement qui choisit ceux qui ont la meilleure volonté pour accéder. à ces grandes écoles, comme ça se fait dans les pays qui réussissent, comme ça se fait aux États-Unis, comme ça se fait en Corée du Sud, à Singapour, dans les pays aujourd'hui qui portent une excellence indicative. Et il ne faut pas mentir aux enfants, il ne faut pas les laisser croire que tout sera facile, qu'on peut travailler moins, qu'il n'y a pas de sélection, que le mérite n'existe pas. Ça, ce sont des fables de gauche. Il y a aujourd'hui des inquiétudes face à l'avenir, face au chômage, face à des sociétés, face aux questions environnementales.
Mais
il faut leur redonner cette espérance. C'est tout l'enjeu de la future élection présidentielle.
Avant, il y aura peut-être un coup de pouce au SMIC. Vous y êtes favorable ?
Aujourd'hui, il y a une immense crise du pouvoir d'achat. Il y a une inflation qui repart. Il faut qu'il y ait aujourd'hui un ajustement des salaires. On a un problème de salaire en France. Nous avons des salaires trop faibles. Pourquoi les salaires sont trop faibles ? Parce que les charges... Et les cotisations que payent à la fois les salariés et les entrepreneurs sont aujourd'hui immensément trop lourdes. Vous savez, quand un entrepreneur paye 100 euros de rémunération, il y en a moins de 50 euros qui va dans la poche du salarié. C'est une distorsion par rapport à d'autres pays qui pénalise tout à la fois l'entreprise. Et le salarié, l'enjeu de la présidentielle, ça sera justement de rendre de la compétitivité aux entreprises. C'est ce que nous portons avec Marine Le Pen quand elle propose de supprimer les impôts de production. Et ces gains, on veut qu'ils se traduisent dans une augmentation du pouvoir d'achat. Avec l'UDR, on a porté une grande réforme qui permettait de rapprocher le salaire net du salaire brut. Sur ma question, monsieur
Ciotti, sur le SMIC.
Sur le SMIC, il y a des coups de pouce. Est-ce que ça doit être une indexation parfaite ? Mais naturellement, quand les prix augmentent, il faut que les salaires augmentent.
Le candidat Edouard Philippe s'est justifié ce matin, M. Ciotti. Il maintient ce qu'il a dit sur certains Français issus de l'immigration, faisant un rapprochement sur leurs responsabilités, selon lui, dans les pillages et la casse. Je vous propose de l'écouter.
y avait des Français issus de l'immigration. Je comprends qu'on dit que dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration serait traduire une pensée raciste. Non mais on rêve ou quoi ? Bien sûr qu'il y a des Français issus de l'immigration. Et ils sont Français. Et ils ont les mêmes droits que les Français. Et les mêmes devoirs. Et on peut parler de Français issus de l'immigration. — On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême-gauche, imposée par M. Mélenchon. Non mais est-ce qu'on a le droit de dire en France les choses telles qu'elles sont ? Oui, il y a des Français issus de l'immigration. Ils sont Français à part entière. Ils ont les mêmes droits, les mêmes devoirs. Et on n'aurait pas le droit de le dire ? Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays. Et on n'aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ? Vous avez vu des gens qui vous disent « Non, vraiment, l'intégration, ça se passe très très bien. Alors là, vraiment, on n'a pas de problème ».
vous avez assisté tout à l'heure à notre débat, et Alexis Corbière a affirmé que de tels propos confinés à la xénophobie, il a dit xénophobe et raciste.
C'est une vision naturellement caricaturale qui interdit la libre expression. On n'a plus le droit de dire cette charchotte, on a des chaînes de télé qui sont vilipendées, on a des journalistes qui sont... attaqués parce que simplement ils expriment et ils laissent exprimer des opinions différentes de celles de M. Mélenchon. Que veut faire M. Mélenchon dont M. Corbière, je ne sais plus s'il est ami ou plus ami avec M. Mélenchon, mais enfin, c'est la même origine et on me dit qu'ils vont à nouveau se rejoindre. Qu'est-ce qu'ils incarnent ? Ils incarnent une pensée totalitaire. Interdire, vouloir interdire l'expression d'une pensée, vouloir fermer des médias, c'est le totalitarisme. C'est la dictature. LFI porte un message dictatorial. Ils veulent un régime autoritaire. D'ailleurs, les modèles... C'est le Venezuela. C'est la Chine. Ce sont les régimes qui ont porté partout où ils se sont installés, sans exception, le malheur, la précarité et la violence.
Mais ils pensent passer par les urnes.
Vous
avez un doute
? Je l'espère. Mais quand je vois comment la violence est soutenue, comment les manifestations qui sont contraires à la loi sont soutenues, comment les policiers sont attaqués, oui. J'ai un doute aujourd'hui sur leur volonté, sur leur méthode d'accession au pouvoir. Quand on voit M. Bagayoko qui conteste préalablement le résultat potentiel de l'élection présidentielle en disant « peu importe quelque part le résultat ». C'est extraordinairement grave de remettre en cause l'élection. C'est ce qu'ils disent en permanence. Si
vous estimez que la violence des mots, ou en tout cas ces propos que vous citez de la France insoumise, conduisent à la violence des actes, alors n'est-ce pas légitimer ce qu'eux-mêmes vous reprochent, c'est-à-dire la violence de certains propos, comme ceux-ci selon eux, légitime selon eux ce qui s'est passé à Trappes
je ne crois qu'en la démocratie et aux urnes. et au respect des règles et de la loi. Ce qui s'est passé à Trappes est une abomination. Les policiers, ceux que Villipande, M. Mélenchon, à chaque instant, ont interpellé avec beaucoup de courage à Coignière, l'auteur des faits, quelques minutes après, interrompant son périple meurtrier. Merci à nos policiers. La justice est saisie. Et il faut que cette personne soit mise définitivement à vie. Hors d'état de nuire. Je le dis, j'aurais aimé la même condamnation de la part de ces personnes contre, ça a été dit tout à l'heure sur votre précédent plateau, contre les auteurs de l'assassinat de Dominique Bernard, de Samuel Paty, de tous ceux qui sont tombés, des trois chrétiens qui ont été assassinés dans la basilique Notre-Dame de Nice. On a commémoré le 10e anniversaire. Il faut qu'il y ait les mêmes indignations contre ceux qui s'attaquent à ce que nous sommes, qui font preuve de racisme, qui font preuve de xénophobie, quels que soient les moteurs. de ces racismes, de ces xenophobies. Il n'y a pas de distinction quand on s'attaque à quelqu'un pour sa couleur de peau, pour sa religion, que cette couleur soit noire ou blanche. On doit avoir la même indignation. Et je vois l'immense récupération indigne de M. Mélenchon. Vous savez, on a malheureusement eu ce long cortège d'attentats après 2015 dans notre pays, des attentats. Et malheureusement, ma ville a été trois fois victime, dont le 14 juillet 2016 et quelques mois plus tard, quelques années plus tard, aussi à la basilique Notre-Dame. Eh bien, on entendait un discours que je peux d'ailleurs comprendre en disant « ne faisons pas d'amalgame, ne faisons pas d'amalgame ». Qu'a fait la France insoumise ? Que font ces élus d'extrême gauche ? Si ce n'est des amalgames politiciens de la récupération de bas étage sur un acte que je redis, nous condamnons avec la plus grande force et qui est insupportable. J'en
viens au propos d'Edouard Philippe. Ce qui lui est reproché et ce que disent une partie de la gauche, c'est comment sait-il qu'il y a des Français issus de l'immigration ? Il
le sait parce qu'il y a des statistiques, madame Mabrouk. Il y a des statistiques, non, du ministère de l'Intérieur, ça s'appelle le SSMI. Il y a des statistiques du ministère de la Justice que publie régulièrement M. Darmanin. Et d'ailleurs, il les a encore rappelés. Il parle des étrangers. Il y a une surreprésentation des étrangers dans la délinquance. trois fois plus que leur place dans la société française. On a dans nos prisons aujourd'hui environ un quart d'étrangers. Et nous savons très bien, parce qu'on ne va pas se cacher derrière le politiquement correct, ce n'est pas mon habitude, que quand vous regardez les personnes incarcérées, quand il y a une surreprésentation des Français
qui ont une
binationalité ou qui sont d'origine... Parce que les binationalités sont aussi dans des statistiques qui, pour le coup, sont des statistiques légales.
Je reviens à ce qu'a dit M. Derfeluc. Est-ce que le 17 octobre, il y avait des Français issus de l'immigration qui étaient surreprésentés dans les pilleurs et les casseurs ?
En tout cas, il y avait dans les interpellations d'étrangers. C'est autre chose. Moi, je cite les chiffres. Ah, donc vous ne
reprenez pas ce qu'a dit ? Je
cite les chiffres. notamment du préfet des Alpes-Maritimes pour ce qui concerne ma ville, et il y avait, je crois, plus d'un tiers d'interpellations, c'était des étrangers. Un tiers de la population de ma ville, ce ne sont pas des étrangers. Donc il y a cette surreprésentation. Mais aujourd'hui, arrêtons de se cacher derrière le tabou, derrière nos tabous. On sait, tout à l'heure, j'entendais ce débat,
quand
Édouard Philippe a été le ministre. qui a ouvert les vannes de l'immigration, qui a ouvert cette ère macroniste qui a été celle de l'immigration à tout va. L'année dernière, 2025, 500 000 entrées légales. Plus de 500 000 entrées légales sur notre territoire. Légales. Je ne parle pas de l'immigration
illégale,
immigration familiale, immigration étudiante, statut de réfugié, demandeur d'asile, mineur non accompagné. L
'année dernière ?
2025. On a franchi, c'est un record historique. les 500 000, est-ce qu'on peut dire raisonnablement, puisqu'il y a eu ce débat sur l'intégration, que notre pays a aujourd'hui la capacité d'intégrer ces personnes ? Certains à gauche nous disent, mais nous avons besoin d'immigration, c'est une chance pour la France, parce que ces personnes viennent travailler. Certains patrons le disent aussi. Viennent travailler. Certains patrons. Vous savez que dans ces 500 000 titres... Il y en a moins de 10%, moins de 50 000 de personnes qui sont venues travailler. Moi, je ne suis pas, je le dis très clairement, sur un modèle où on dit remigration ou immigration zéro. Il y a des réalités, il y a des personnes venues de l'étranger qui seront toujours utiles par leur talent, par leur amour de la France pour notre pays. Mais on ne peut pas dire quand 90% des personnes qui arrivent en France... ne viennent pas pour travailler. Déjà ce chiffre, il pose la difficulté de l'intégration, parce que quand on vient travailler, on a un revenu, on a une volonté de s'insérer dans une société organisée. Si j'ai bien compris, vous estimez qu
'Edouard Philippe est illégitime sur le sujet ?
Non, mais moi je peux partager ce qu'il dit sur le constat, mais Edouard Philippe, comme d'autres, je pourrais y ajouter Bruno Retailleau, qu'est-ce qu'ils disent ? Mais quand ils ont été en responsabilité, ils ont fait l'inverse. Et c'est pour cela que ces personnes ne sont plus crédibles. Et c'est pour cela que les Français n'en veulent plus. Bruno Retailleau n'est plus crédible ? Non, il n'est plus crédible parce que ce qu'il a fait au ministère de l'Intérieur, la contrainte de M. Macron, mais il n'était pas obligé d'aller dans un gouvernement nommé par M. Macron. Il parle de l'impossibilisme à cette époque-là. Enfin, il n'avait pas qu'à y aller. Il n'avait qu'à faire alliance avec moi, je lui tends d'ailleurs encore aujourd'hui la main, pour faire en 2024 ce que nous avons fait, l'alliance avec le Rassemblement national. S'il avait fait ça, s'il avait eu ce courage, nous gouvernerions depuis 2024 à droite, nous aurions limité le nombre de visas. Je prends un exemple, ça dépend du ministère des Affaires étrangères, mais quand on donne 9000 visas au Mali... au Mali qui nous crache dessus, qui est un berceau du djihadisme et que les représentations diplomatiques de la France accordent au Mali 9000 visas. Je me dis, on marche sur la tête. Eh bien, toutes ces personnalités, elles ont participé à ce système. J'arrive au bloc central. C'est pour ça qu'elles sont plus crédibles.
Quand je vous ai posé la question tout à l'heure, je ne parlais pas des étrangers. Le débat est important, parce qu'on est en pleine campagne présidentielle. C'est-à-dire, quand on dit que des Français issus de l'immigration étaient surreprésentés, on ne parle pas d'étrangers. Est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire de manière affirmée que le 17 octobre, tous ceux qui ont été interpellés, et je ne sais pas quel est le processus judiciaire, ce sont des Français issus de l'immigration ? Est-ce qu'on en est sûr ?
y en avait, naturellement. Après, vous avez raison de souligner, il n'y a pas de statistiques ethniques. Mais on savait, le ministre de la Justice a parlé des étrangers. Les étrangers ne sont pas français. Il y a cette situation. Et on sait très bien aujourd'hui, parce que moi je ne veux pas refuser ce débat, on sait très bien, et c'est d'ailleurs le signe 'il y a cet échec de l'intégration, qu'on a des petits enfants d'immigrés qui sont français. qui sont français, qui aujourd'hui ne considèrent pas la France comme leur premier pays et qui respectent moins la France que ne le faisaient leurs parents ou leurs grands-parents. Ça veut dire que quelque chose a échoué. Ça veut dire que ce qui a été fait à l'école... Peut-être n'a pas été suffisamment poussée dans cet amour de la France. J'ai tenté quelque chose, Anis, de mettre le drapeau français dans chaque école, qu'il y ait une levée des couleurs. Qui s'y est opposé ? Le ministre de l'Éducation nationale, M. Jeffrey. Je l'attends toujours dans ma ville. Vous pensez que c'est
une opposition de principe, tout simplement, parce que ça n'a pas été préparé ? C'est de la lâcheté.
C'est de la lâcheté. On a honte du drapeau français. Le ministre de l
'Éducation nationale a honte que le drapeau soit mis dans les écoles. Quelque
part, parce que ce n'est pas politiquement correct. Parce que s'il dit ça, il va se faire vilipender par quotidien. Il va être dans le concert qui participe à la stigmatisation du camp du mal. Et tout ce beau monde, ce qu'il recherche, c'est d'être valorisé par ceux qui donnent des satisfaits sites, des bons points. Mais ce sont ces ceux... qui donnent ces satisfaits sites qui ont détruit notre pays par leur idéologie. Et ça, je l'accuse. Et je dis au ministre de l'Éducation nationale que je l'attends à Nice. Il y a eu deux enseignantes qui ont été agressées. Je vais en parler. Il devait venir depuis lundi. Il n'est toujours pas venu. Je lui dis qu'il faudrait quand même qu'il se réveille. C'était prévu,
il n'est pas venu ?
Non, il n'est toujours pas venu.
Simplement, sur la journée du 17, comme ça, on a les chiffres. Parmi ceux qui ont été incarcérés, 70% français et 30% de nationalités étrangères. Les sondages, vous venez de dire... On a 7% d'étrangers en
France. Ça
veut
dire qu'il y a 5 fois plus de personnes interpellées. Une surreprésentation x5. Ce n'est pas neutre.
Est-ce que les sondages sont têtus également ? En tous les cas, ils se suivent et se ressentent pour ce qu'on appelle le bloc central. Alors hier, très intéressant, M. Ciotti, nous avons sur ce plateau à votre place David Lissnard, puis nous avons interrogé avec Maxime Suitec et Apolline de Malherbe, Bruno Rotaillot. Tous s'y voient. Personne ne veut se retirer. Ils sont quand même pour la primaire. Monsieur Lysnard le dit depuis un certain temps. Et il a réagi à autre chose, David Lysnard. Il a été très critiqué après vous avoir appelé, vous, à le rejoindre. Beaucoup lui ont dit « Mais ce n'est pas possible. Tu te rapproches du Rassemblement national. » Voici ce qu'il a dit hier. Vous allez me dire s'il a rectifié ses propos, selon vous.
'ai dit, j'ai répondu à une question d'une de vos consoeurs, qui me disait, monsieur Ciotti souhaiterait que beaucoup de gens de droite le rejoignent, il avait appelé Bruno Rotaio, etc. J'ai dit, mais moi, c'est moi qui l'incite à nous rejoindre et à se séparer du RN. C'était dans la même phrase, il y avait une virgulière, même pas un point. Donc la phrase, c'est, j'invite Eric Ciotti, non pas à nous appeler à aller vers lui, on n'ira pas, moi je n'irai pas. Mais je l'invite, compte tenu de ce qu'il dit sur le plan économique, qui est beaucoup plus proche de ce que je peux dire, ou de ce qu'on peut dire lorsqu'on a une pensée proche de Nouvelle Énergie, voire de LR, que du RN. Donc je vais l'inviter à venir. — Vous maintenez exactement
ce que vous avez dit. —
Pardon ? —
Vous vous maintenez exactement ce que vous avez dit. Donc vous vous appelez, malgré tout, un allié du Rassemblement de l'Institut, la première gare. — Et
je confirme que j'ai toujours dit qu'il fallait aujourd'hui du changement. Il faut un changement profond à la tête du pays. Il faut un changement par rapport à ceux qui nous gouvernent. Donc je ne gouvernerai pas en ce qui me concerne avec ceux qui ont conduit le pays dans le mur et qui sont une des causes du problème, qu'on appelle les macronistes. Et je... propose ce ni-ni que vous dites. C'est un ni-ni-ni. C'est ni le macronisme, ni l'ERN, et je vais vous dire pourquoi, ni la gauche. Je propose une droite indépendante. Donc c'est un ni-ni-ni qui en fait est un oui. Mais à qui ? Parce qu'il
reste une droite, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Jean-François Copé, ceux-là même avec lesquels vous avez rompu
? Il reste tous les Français. Tous les Français, parce que vous raisonnez dans un schéma fermé où on aurait des personnalités qui sont là depuis longtemps, qui possèderaient des voix, etc. Je pense que ces personnes ont échoué. Donc aujourd'hui, la démocratie est une alternative. La démocratie, c'est un choix. Et il ne faut surtout pas laisser le monopole du changement de l'alternative au RN. Et il y a la gauche qui sera absorbée par l'extrême-gauche.
C'était un peu en longueur, mais le début du propos, ni le RN, ni les macronistes. Vous vous êtes tendu la main, qui a tendu la main à l'autre ?
Ni la gauche, donc il ne reste plus grand monde. Oui, il reste les 4,7% de Mme Précresse. Donc ce discours, il donne des gages, quelque part. Dans les mots, il prétend combattre un système, mais en fait, il a peur de ses audaces. Et donc, il est prisonnier finalement d'une forme de conformisme que moi j'ai voulu briser. Comment aujourd'hui, pouvons-nous dire que l'on va gouverner à droite, que l'on va porter le changement, quand le postulat s'est décarté 40-45% des Français qui aujourd'hui nous disent... que dès le premier tour, dès le premier tour, ils sont prêts à voter Marine Le Pen. Cette exclusive, elle est ridicule, elle est stupide. Je le dis aujourd'hui, si on veut le changement. On ne peut pas l'exprimer avec ceux qui sont les faux soyers de notre système économique, éducatif, sécuritaire, migratoire. – Les faux soyers, y compris Bruno
Rotaillot, y compris David Lista.
– Bruno Rotaillot a été ministre de l'Intérieur. Édouard Philippe a été Premier ministre depuis 10 ans. Moi, je reproche à mes amis Bruno Rotaillot, j'ai du respect pour lui. David Lysnard, on siège au département des Alpes-Maritimes dans la même majorité. Mais je leur dis, ils se disputent la place de perdants. Aujourd'hui, la primaire qu'ils veulent organiser, c'est savoir qui sera le dernier de l'élection. Gabriel Attal
va venir dans quelques minutes défendre de nouveau sa primaire. Je vous le signe aujourd
'hui, c'est la place de Mme Pécresse. On ne peut plus agir comme ça. Il faut casser les codes, il faut casser ce mur du politiquement correct. C'est ce que j'ai été le premier à faire en 2024 en portant cette alliance avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella. On est à un carrefour de notre histoire. Soit on tombe dans le piège de ces discours. Les discours, on peut les entendre. Il y en a qui les expriment avec plus ou moins de talent et je les respecte. Et chacun, naturellement, a le droit à faire valoir ses arguments et à les défendre. Les Français ne vont pas se laisser abuser. On leur a menti en 2024. Est
-ce que
depuis juin 2024, parce que toutes ces personnalités se sont opposées à notre alliance en 2024 ?
Tous. Sans
exception. Ils vous ont dit des choses de manière très directe. Y compris David Lissnard, bien entendu Edouard Philippe, qui a appelé à voter pour le nouveau Front populaire. dirigé par M. Mélenchon. Donc, on a ce débat. Et moi, j'ai fait le choix. Ils sont tous des
hypocrites. J'ai fait le
choix inverse. Quel Français aujourd'hui peut raisonnablement dire que les... La situation de notre pays s'est améliorée depuis juin 2024 et la dissolution de M. Macron. C'est le chaos à l'Assemblée nationale. C'est le chaos dans la rue. C'est le chaos à nos frontières. Nous sommes entrés dans une crise financière. Nous avons des taux d'intérêt. Aujourd'hui, les personnes qui veulent acheter son appartement, les Français qui veulent acheter un appartement, ils ont des taux d'intérêt qui dépassent les 5%. Il y en a qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois. Vous pensez qu'ils vont remplir leur cuve de fioul pour l'hiver ? 1 500 litres, 3 000 euros. Mais comment ils peuvent faire quand vous avez une pension de reversion d'une veuve d'un agriculteur en France qui doit recevoir 600 euros ? Il y a cette colère. Et tout cela, quoi qu'ils disent, ils sont les dépositaires de ce bilan. Donc il n'y a qu'une solution, il faut qu'ils partent. Oui, ils ne peuvent plus gouverner le pays parce qu'ils ont trompé les Français, ils ont abusé nos concitoyens. Il faut le vrai changement.
C'est les Français qui vont en juger quand même.
Naturellement, mais je leur fais confiance parce qu'ils ont été trop longtemps trompés et je sens monter dans notre pays cette volonté du vrai changement. Et le vrai changement aujourd'hui, il ne faut pas mentir aux Français. Il n'y a qu'une personnalité
qui l'incarne, c'est Marine Le Pen. Les Français en jugeront effectivement l'agression dans une école. Ce qui s'est passé à Nice, pour conclure, c'est une situation, une agression absolument inacceptable et c'est ubuesque. Une femme, mère de famille, bien connue des services de renseignement, agresse une directrice d'école, une enseignante dans une école maternelle à Nice. Cette femme est en situation irrégulière sous le coup d'une interdiction administrative de territoire, déjà pour des faits d'agression, profil pour le moins très inquiétant. Comment expliquer qu'elle est... Elle était libre totalement ?
La faillite d'un système. Deux fois sous OQTF. La première fois en 2019. Elle est expulsée en 2019. Elle a été condamnée, elle a été suivie pour radicalisation islamiste, parce qu'on dit radicalisation, ce n'est pas radicalisation sur... Oui,
sur Internet.
Radicalisation islamiste, inscrit au fichier personne signalée pour radicalisation terroriste. Donc on a cette situation. Elle a été condamnée par deux fois, elle est expulsée, elle revient. Elle revient en France en 2023. à nouveau l'objet d'une interdiction administrative de territoire, ce qui, dans la hiérarchie, est encore plus fort qu'une OQTF. Elle est assignée à résidence et elle reste en France. Voilà, donc ça veut dire qu'aujourd'hui, notre système, il est défaillant, que le ministère de l'Intérieur ne joue pas son rôle, que nos règles ne sont pas assez suffisantes, qu'on manque de place dans les centres de rétention. Combien M. Darmanach a construit de place dans les centres de rétention pour expulsion ? c'est les étrangers qui sont dangereux. Il a permis, même en tout cas,
qu'il tiendrait une partie de sa promesse sur les prisons. J'avais fait voter
un amendement pour 3 000 places, centres de rétention, on en est très très loin, même pas la moitié.
Débat aussi de la présidentielle, évidemment, ces questions-là. Merci, il a réussi à avoir été notre invité.
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