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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe Agathe, Marie, Laurin et Patrick. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir, Elisabeth. Alain, ce soir, la vague bleue.
Vague bleue comme démocrate, c'est la couleur des démocrates. Elle est évidemment à la une de tous les grands journaux américains et elle est même parfois qualifiée, vous l'avez entendu, de tsunami par exemple par New York Post. C'est le journal que lit beaucoup Donald Trump. Pour une fois, les sondages avaient surestimé le vote rouge, le vote républicain. Non seulement les démocrates reprennent le Congrès, en particulier le Sénat, mais ils s'offrent une confortable majorité. 54 ou 55 sièges, il reste l'Alaska notamment à décompter. La joie démocrate dans des bastions républicains qui basculent au Kansas, par exemple. On n'avait pas vu un sénateur démocrate depuis 1932, près de 100 ans. La Caroline du Sud aussi, l'Iowa et le Texas ont voté démocrate. Ça faisait près de 40 ans, depuis 1988, que le Texas envoyait systématiquement des républicains à Washington. Le vainqueur s'appelle cette fois James Talarico, démocrate donc. Le discours de ce fils de pasteur a des accents bibliques. celle qui trinque ici avec le sénateur Talarico, c'est la nouvelle gouverneure du Texas, elle aussi démocrate. C'est donc une victoire totale dans cet état frontalier du Mexique. Voici les visages démocrates, les modérés. Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie. Ossoff, sénateur de Géorgie, réélu tous les deux triomphalement. Et puis l'aile gauche, Ocasio-Cortez, représentante à New York, largement réélu. Et dans le Michigan, Al-Sayed, c'est le premier sénateur musulman des Etats-Unis, cible préférée de Trump et de son vice-président J.D. Vence. corruption est un thème majeur du scrutin. Le nouveau patron de la Chambre, le démocrate Jeffrey, promet déjà des enquêtes contre Trump et ses proches. Les électeurs républicains sont abattus, mais souvent lucides. Trump, lui, souffle le chaud et le froid avec cette casquette veto qu'il a postée lui-même et qui annonce les blocages qu'il compte mettre en œuvre maintenant. Un peu plus tôt, il a étonnamment accepté le résultat. Il semblait même féliciter les démocrates.
Bonsoir Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. A vos côtés ce soir, Célia Belin, directrice du bureau parisien de l'ECFR, le Conseil européen des relations internationales. Merci de votre présence à tous les deux ce soir. Vos réactions et vos commentaires dans un instant, juste après l'édito de Patrick Cohen. vous, Patrick, quelques leçons provisoires de cette déroute historique.
Première leçon, la démocratie américaine est bien vivante. Après un mandat et demi de Trump, avec affaiblissement des contre-pouvoirs et tentative de changer les règles du jeu électoral, des observateurs s'étaient pris à douter. Le Trumpisme était-il réversible ? La réponse est oui. L'ampleur de la débâcle n'a pas laissé d'autre choix à Trump, on vient de le voir, que d'accepter le résultat des élections. Certaines manœuvres initiées par lui se sont même retournées contre son auteur. Ainsi le redécoupage électoral. opérée par les républicains au Texas et en Floride a semble-t-il profiter à leurs adversaires démocrates ou si vous préférez le charcutage à tourner ? À la boucherie. De même, Donald Trump, depuis sa première élection, a tout fait pour limiter, voire empêcher le vote par correspondance. On en a souvent parlé. Davantage pratiqué par les électeurs démocrates. Peine perdue pour ces élections. Près de 62 millions d'Américains ont voté par anticipation. C'est un record absolu. Trump qui se prenait pour un roi. C'est le sens de ce qu'il avait posté en février lors de la visite de Charles III. Vous vous souvenez ? La Maison Blanche avait posté à deux rois. Trump vient de vaciller sur son trône ou de redécouvrir que ce n'est pas un trône. La maison flanche.
Deuxième leçon, l'argent ne peut pas tout.
Les dépenses de campagne ont atteint le niveau sans précédent de 12 milliards de dollars, 30% de plus que lors des midterms de 2022 et souvent. en pure perte. C'est vrai notamment pour tous les candidats soutenus par Elon Musk, dont la fortune n'a servi à rien. Le patron de Tesla a injecté à lui seul dans la campagne près d'un demi milliard de dollars, dont un bon paquet. au Texas, son état désormais, c'est le 2e état le plus peuplé du pays où Musk a relocalisé depuis la Californie la plupart de ses sociétés pour soutenir le trumpiste ultraconservateur Ken Paxton. Résultat, vous venez de le voir avec Lorrain, le Texas qui n'avait pas élu un sénateur démocrate depuis près de 40 ans a basculé en faveur d'un novice de... 37 ans, James Talarico. Et puis, double peine pour Musk. Alors que Wall Street saluait par des hausses, cet après-midi, la victoire démocrate, les titres de SpaceX et de Tesla ont chuté, eux, de 3,5 à 4%.
Troisième leçon, la vie politique américaine a gagné en diversité. On
croyait, enfin je croyais, que les États-Unis étaient le pays de la diversité. On découvre qu'il restait quelques bastions à faire tomber. Aucune femme noire n'avait encore été élue gouverneure. C'est le cas désormais. avec Keisha Lance Bottoms, on la voit ici. Aucune femme amérindienne n'avait été élue gouverneure ou sénatrice. Voici les deux premières dans le Nouveau-Mexique et dans le Minnesota. Aucun musulman n'était encore entré au Sénat. On a vu à l'instant El Sayed gagner dans le Michigan. Enfin... On l'a cité tout à l'heure, c'est un afro-américain qui pour la première fois devrait présider la chambre des représentants, Hakim Jeffries. A noter que le revirement des électeurs hispaniques a été décisif dans le triomphe démocrate. Il y a deux ans, entre Donald Trump et Kamala Harris, c'était du 50-50. Cette fois, les latinos ont soutenu les démocrates à 62% contre 35% pour les républicains, d'après un sondage sorti des urnes de NBC.
Enfin, dernière leçon à l'étranger, chacun voit midi à sa... Oui,
la gauche française a pris cette défaite comme un message d'espoir en comparant Trump à Le Pen, tandis que le RN n'y voit aucun rapport et ne trouve d'ailleurs aucun intérêt à commenter le résultat américain. Jordan Bardella ce matin sur RTL.
Ce vent de liberté qui souffle aujourd'hui sur toutes les démocraties occidentales, Trump l'incarne aux Etats-Unis, nous l'incarnons en France, nous l'incarnons avec nos alliés en Europe. Maintenant, il est certain que...
Voilà, c'est pas le bon son. On va voir Jordan Bardella ce matin sur
RTL. On est à quelques mois à l'élection présidentielle. Marine Le Pen est aujourd'hui donnée en tête du premier tour de cette élection et nous sommes donnés dans tous les cas de figure gagnant de l'élection présidentielle. Donc ce qui se passe dans les autres pays ne me regarde pas. Je dirais que les électeurs sont souverains. Mais vous ne tirez pas des leçons de ça ? Ceux qui ont goûté en reviennent ? Ce qui est certain. D'abord, je ne vois pas le rapport entre... Bolsonaro au Brésil, la victoire de Lula, Emmanuel Macron n'est pas Lula et Marine Le Pen n'est pas Bolsonaro. Donc on est dans des contextes très différents.
Contexte différent, il ne voit pas le rapport. Jordan Bardella qui avait déjà marqué ses distances avec Donald Trump, c'est vrai, mais dont on peut se demander s'il n'a pas la mémoire courte ou le trumpisme honteux. Février 2025, ce n'est pas si vieux, le président du RN effectue un aller-retour pour rien à Washington. Il allume au dernier moment sa prise de parole prévue chez les amis de Trump après un bras tendu de Steve Bannon. Un salut nazi, commentaire de Bardella deux jours plus tard. Le geste
de Steve Bannon était une provocation qui, moi, ne me fait pas rire. Donc je n'ai pas souhaité m'exprimer après ce geste sur la scène de la CIPAC.
on n'a pas entendu le début de l'interview de Bardella où il expliquait que Trump, comme d'autres leaders dans le monde, d'autres leaders populistes, même s'il n'emploie pas le terme, faisait souffler un vent d'espoir sur l'ensemble des démocraties occidentales. Contraste cet après-midi à l'Assemblée, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud s'est ouvertement réjoui de la déroute de Trump, comme rarement, je crois, vous nous le direz Jean-Yves de Drian, comme rarement un chef de diplomatie se réjouit. d'un résultat électoral étranger.
une très bonne nouvelle pour la démocratie américaine et encore une démonstration qu'en démocratie, c'est le peuple qui écrit sa propre histoire et que personne, ni les algorithmes, ni les intérêts privés ne peuvent le faire à sa place.
-Yves Leudurien, vous vous réjouissez, vous aussi, ouvertement de la déroute de Donald Trump. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie. D
'abord, c'est une déculottée, comme dirait ma grand-mère. Forte, sans appel, très claire. Et ensuite, c'est une belle victoire pour la démocratie américaine. Et pour revenir sur ce que disait Patrick Cohen tout à l'heure, sur Bardella, j'ai toujours avec moi les citations de Bardella. C'est toujours très utile. Et j'ai la citation complète de ce que vous disiez. cite Bardella. L'élection de Trump est une bonne chose pour les Américains. C'est il y a un an, ce n'est pas vieux. Et il incarne un vent de liberté pour les démocraties occidentales. C'est une phrase... qui peut être mise en contradiction avec les propos qu'il vient de tenir, mais je voudrais rajouter une chose. – Ça veut dire qu'il a le
Trump qui se monte ?
– Je vais rajouter une chose, c'est qu'il y a relativement peu de temps, il y a eu des élections en Hongrie, où Mme Le Pen et M. J. Divan, ce vice-président américain, se sont retrouvés dans un meeting commun pour soutenir Victor Orban. Et il a été battu. Moralité, si vous voulez être élu, il ne faut pas avoir le soutien du Rassemblement national.
— Bon. Donc il se trompe en ne vous voyant aucune leçon à tirer de cette défaite de Donald Trump. — Je
suggère à M. Bardella de revenir sur ses propres propos initiaux. Et ils ont été battus. Il a soutenu Trump. Et ça n'a pas marché.
C'est une défaite pour le populisme. Mais
c'est surtout une victoire pour la démocratie américaine que l'on sentait en difficulté, sur laquelle on s'interrogeait. On était même un peu angoissé de voir la démocratie américaine, la référence de la démocratie américaine, commencer à sombrer sous le butoir de l'autoritarisme de Trump. Il y a un réveil spectaculaire. C'est très réconfortant. C'est un soulagement, vraiment.
On le sait, Célia Belin, que les élections de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au président en place. Mais une telle défaite, c'est tout de même une surprise.
'est une surprise. Il y a quelques mois, en fait, on n'imaginait pas qu'il y aurait cette victoire aussi large des démocrates. Et donc il s'est passé quelque chose pendant ces quelques mois. Et en grande partie, c'est l'union des démocrates qui ont décidé de taire un peu leurs différences, notamment sur que proposer à l'Amérique. Et se sont concentrés sur deux messages simples. Il y a un problème de corruption. aux États-Unis. Il y a un problème de corruption qui vient de la surinfluence de l'IA et des géants de la tech dans la vie politique américaine, de la corruption évidemment à la Maison Blanche, au niveau du clan Trump, de l'enrichissement personnel, et ça est mis en parallèle avec le problème de la vie chère. Et la vie chère est d'autant plus et d'autant plus difficile à vivre et à supporter qu'il y a un problème de corruption. Et c'est à travers ces deux messages que les démocrates se sont unis, qu'ils ont fait taire leurs différences dont les Américains peuvent très bien se passer. Et par là-dessus, Donald Trump a rajouté la guerre en Iran et ça a été la combinaison qui, je crois, a amené à cette... Et les
Américains se sont souvenus des promesses de Donald Trump pendant sa campagne de réélection en disant qu'il n'allait pas se lancer dans une nouvelle guerre et qu'il s'attaquerait. Ça, ce sont deux promesses non tenues qu'il paye comptant dans ces élections.
Plus le radicalisme assez violent à l'égard des populations immigrées, plus l'incertitude sur la relation avec la Russie. les combinaisons et les complicités avec Poutine, plus le fait qu'il y avait des interrogations sur le système de santé et le système de soins. Bref, tout ça additionné fait cet échec spectaculaire. Mais la nouveauté, c'est qu'il l'a reconnu. alors qu'il n'avait pas reconnu toujours, il n'a toujours pas reconnu avoir été battu aux élections de 2020. Oui, il n'a pas
contesté ses résultats. Et là,
les résultats ne sont pas contestés, mais il est toujours là. Le président Trump est toujours là encore pour deux ans. Et il a des pouvoirs importants, en particulier dans le domaine international, puisqu'il a la responsabilité de la politique étrangère du pays. Et donc, il ne faut pas se leurrer sur cette réalité avec les risques que cela peut représenter. y compris dans une période qui est là devant nous, qui est une période très sensible, très dangereuse, puisque le nouveau congrès ne sera présent qu'au mois de janvier. et que parallèlement en Israël, nous sommes en phase de transition entre deux gouvernements, et pendant un mois, il y aura une espèce de zone grise où tout sera peut-être permis. Cela explique le fait qu'un jour, Trump dit « je vais de nouveau frapper », et un jour, il dit « peut-être que je ne vais pas le faire ». Mais il y a un risque majeur aujourd'hui, dans la période qui vient, en
particulier sur la question iranienne. – Alors prenons justement les dossiers les uns après les autres, Jean-Yves Le Drian, sur l'Iran précisément, des démocrates au sénat a dit cet après midi la guerre en iran doit cesser est ce que la majorité démocrate qui est aujourd'hui dans les deux chambres peut imposer au président d'arrêter les opérations militaires. C
'est très difficile pour eux, sauf à agir par le biais uniquement budgétaire. Et c'est toujours difficile, en particulier aux États-Unis, mais ailleurs aussi, de limiter le budget de la défense d'un pays. Donc il y a une marge d'initiative très forte pour le président Trump. Mais ce qui me paraît le plus important dans la nouvelle donne d'aujourd'hui, c'est qu'il y a cette phase grise jusqu'à la fin de l'année, avec les risques que ça représente, mais il y a aussi le début. de l'élection présidentielle future américaine. Quand on voit les déclarations de J.D. Evans concernant l'Iran en particulier, où il se rend bien compte qu'une des raisons de l'échec, c'est entre autres la guerre en Iran qui a provoqué les conséquences sur... La guerre et la raison
de cette défaite a publié J.D. Evans sur... Mais il se
positionne déjà sur la suite et sur la nécessité pour les États-Unis de convenir d'un accord avec l'Iran. D'autres voix se sont élevées en ce sens, mais d'autres voix s'élèvent aussi pour dire qu'il faut continuer à frapper. C'est le cas de... netanyahou qui souhaiterait effectivement qu'il y ait une reprise des opérations contre l'iran c'est donc on en est
là c'est le deuxième dossier israël le soutien au gouvernement netanyahou qui est en sursis alors ça fait une double incertitude c'est à la fois sur le soutien américain et sur le sort de netanyahou puisque les choses vont se discuter maintenant dans les prochaines semaines pour la formation d'un gouvernement là aussi est ce qu'il peut y avoir un changement de politique américaine sur le soutien à israël Il peut y avoir
une prise de conscience globale du fait que l'image d'Israël aux États-Unis est très abîmée en raison de la politique menée par Netanyahou, mais sur le fond de la relation, c'est de la responsabilité du président Trump. Il ne faut pas se laurer. Donc c'est une belle victoire, réjouissons-nous,
mais le président est toujours au président Trump. Et j'ai une dernière question, puisqu'on parlait... Il y a un instant de l'enrichissement personnel et de l'affairisme invraisemblable de l'entourage de Trump. Est-ce que Jared Kushner peut continuer à négocier au nom de Trump dans le monde entier ? Ce qui
peut changer, c'est que la Chambre des représentants et singulièrement aussi le Sénat ont la capacité de mener des commissions d'enquête. Et là, ça va être quand même assez difficile pour Trump et son entourage. Mais sur la responsabilité politique... C'est Trump qui est aux manettes. Et comme on le sait, Trump souvent varie. Et donc il y a des risques. Et c'est la pression politique interne aux États-Unis qui peut jouer, plus que la responsabilité qui appartient au président de la République, même si le Sénat a quelques mots à dire sur la politique étrangère, mais il ne peut pas aller contre.
Celia Belin, vous acquiescez.
Oui, ce qui se joue aussi quand les démocrates disent on va aller faire la chasse à la corruption, ce n'est pas seulement un message à Trump et au clan Trump, mais c'est aussi un message à tous les partenaires, que ce soit les partenaires du secteur privé ou que ce soit les Européens qui seraient tentés de rentrer dans certains de ces deals, voire les Russes, voire les autres partenaires du Moyen-Orient qui, lorsque de grands deals sont négociés en marge des accords internationaux, se disent c'est l'occasion d'investir un petit peu. Si on dégèle les avoirs russes et que je peux obtenir des parts de marché pour la reconstruction du Donbass, par exemple, et que je dois faire des rétrocessions, ça et là, je le ferai peut-être. Là, maintenant, le message des démocrates, c'est qu'on ira après toutes ces affaires. Et on va tous vous retrouver et il y aura des conséquences aux États-Unis. Et on va sortir les dossiers. Et donc, quand même, c'est un message qui a envoyé... en général à l'ensemble des partenaires de l'Amérique, y compris pour les Européens, qui ne sont pas seulement dans le milieu des affaires. C'est aussi le message de dire, pendant les deux premières années de Donald Trump, vous vous êtes comporté selon l'idée que, un, il était transactionnel et qu'il fallait le flatter, et qu'il fallait lui faire des cadeaux, et qu'il fallait l'aider, parce que, bon, quelque part, acculé par la réalité. Mais à un moment, maintenant, les démocrates disent ça suffit, en fait, parce que ce que vous avez fait aussi, c'est le rendre plus puissant. vous l'avez conforté dans cette attitude, dans cette position. Et donc il y a un message, à mon avis, d'avertissement, et que les Européens doivent prendre en compte sur les deux prochaines années, où ils doivent, s'ils veulent aller vers aussi une bonne relation avec potentiellement une alternative à Donald Trump et une alternative démocrate, qu'il faut peut-être qu'ils prennent la distance par rapport à ce... –
Les Européens doivent saisir le message qui est envoyé par le vote américain ?
Oui, l'opinion publique américaine serait aussi bien... dans le même état d'esprit que vous venez de soulever, sur la complicité objective entre Poutine et Trump sur la dislocation de l'Europe. Il y a une détestation partagée de l'Europe. par Poutine et par Trump. Et donc depuis qu'ils sont aux affaires, ils n'ont que de cesse d'essayer de la disloquer, de la diviser et de la provoquer en jouant sur cette complicité et en particulier sur le dossier ukrainien. Le dernier deal qu'on appelle le deal du diesel avec Poutine est extrêmement révélateur de tout cela. Donc ça peut être aussi... Une chance nouvelle pour les Européens d'affirmer leur réalité et surtout de ne pas croire que tout ça, c'était du passé, que demain, on va retrouver une nouvelle donne comme avant Trump 1. Non, l'Europe doit continuer son affirmation et continuer aussi son autonomie par rapport à deux potentiels empereurs. en Russie et aux Etats-Unis.
Donald Trump qui a reconnu la victoire du camp démocrate, mais enfin qui a tout de même fait savoir sur son réseau social True Social qu'il aurait gagné s'il avait été lui-même sur les bulletins. C'est quand même une manière de ne pas reconnaître sa défaite et de rejeter la faute sur les candidats républicains perdants. Donc qu'il a choisi pour certains et qui ont tous perdu. Il
vient d'approuver, il a fait une prise de parole qui a commencé de façon lunaire parce qu'il a parlé de sa salle de bal à la Maison Blanche. Mais il vient de dire, il vient de juger en grande partie vrai le commentaire de Vance qui dit que la guerre en Iran est responsable de sa défaite. À l'instant donc, il y a un début de
lucidité. Mais hier il disait je vais continuer à attaquer l'Iran. Oui,
est-ce que ça va changer quelque chose ? C'est pour ça
que je dis souvent Trump varie. Oui, oui, absolument.
Oui, il reconnaît ça, mais ça peut changer demain. Ça peut changer complètement. Il faut se souvenir qu'en septembre, il a organisé le grand congrès des midterms. Et au lieu de mettre en avant les candidats, il s'est mis, lui, en avant. C'était le grand congrès de Donald Trump en disant « Vous devez croire que je suis sur le bulletin. Il faut que vous alliez voter comme si j'étais sur le bulletin. » Il l'a dit 47 fois cet automne. Je crois que c
'est un des
comptes
du
New York Times. Donc évidemment, s'il y avait eu victoire ou en tout cas toute petite défaite, il l'aurait revendiqué. Et donc évidemment, là, il dit « Mais je n'étais pas sur le bulletin. » est un trait de donald trump n'est pas connu pour pour prendre ses responsabilités politiques il ne l'a jamais fait on va
l'entendre donald trump parce que j'ai diffusé tout à l'heure il a passé des coups de fil dans la nuit à certaines rédactions et c'était les premières prises de parole du président après cette victoire c'est là qu'il a félicité donc les démocrates mais patrick le disait donc au moment sa prise de parole tout à l'heure il a invité les médias à la maison blanche on s'attendait à ce qu'il donne une analyse une esquive peut-être de ce que va devenir sa présidence depuis cette défaite, ce raz-de-marée bleu. Bah non, il a donc évoqué sa salle de
balle.
Célia Belin, il a passé la fin de la présidence Biden à dire que Biden était vieux et qu'il était fou. Mais est-ce qu'on ne peut pas commencer à se poser la question à propos de Donald Trump qui est lui-même octogénaire et qui donc là nous parle de sa salle de balle à un moment qui est quand même historique.
Donald Trump a fait des digressions toute sa vie politique. Ses rallies politiques, ce n'est qu'une suite de bavardages sur ce qui lui passe par la tête, au moment où, en général, des insultes à l'encontre de ses adversaires politiques, parfois même des compliments très mal placés pour ses alliés. Donc là, il parle énormément de sa salle de bal, mais je trouve que ce n'est pas finalement si différent de d'habitude. Ce qui lui importe, c'est qu'il veut être un... Un gagnant, il veut avoir laissé sa place aussi architecturalement dans l'histoire de Washington. Ça, ça lui importe vraiment.
Et c'est
comme ça que lui s'est construit. Il construit des hôtels, il met son nom dessus. On les voit physiquement, les hôtels Trump. Donc là, ça compte énormément pour lui et ça fera partie de son héritage. En tout cas, il le considère.
Vous voulez rebondir ? Oui, il va y avoir un rendez-vous très important et très intéressant au mois de décembre. puisque ce sont les États-Unis qui président le G20, avec les chefs d'État et de gouvernement des 20 pays les plus importants du monde, ils se retrouvent à Miami. Et il y aura Poutine. il y aura aussi le président chinois. Et il y aura sans doute autour de la table la discussion aussi sur la situation en Iran. Donc on est dans un calendrier assez serré, avec la fenêtre de vulnérabilité que j'ai indiquée tout à l'heure, qui s'ouvre demain. – Pardon de vous corriger,
M. Le Drian, il n'y aura pas Poutine, je crois. Je pense qu'il y aura Lavrov. – J'en sais rien. – Il n'a fait aucun vol transatlantique, Poutine. – Je sais, mais il l'a invité. – Mais je
crois que les trois devaient se retrouver à l'APEC dans quelques jours. Il y aura la photo des
trois. On n'a pas dit encore, mais ces nouveaux élus n'entreront en fonction qu'en janvier. C'est ça la fenêtre de vulnérabilité et de fragilité.
Et on ne sait pas ce que va faire Donald Trump d'ici là. C'est ce que vous disiez, effectivement. Mais dans ces élections et dans ces mid-terms, il y a aussi des victoires historiques pour des candidats issus de minorités. Patrick l'évoquait dans son édito tout à l'heure. Des visages qui tranchent avec le paysage politique américain, à commencer par... Keisha Lens-Bottoms, c'est la première femme noire élue gouverneure d'un État américain. C'est en Géorgie. Ses 83 prédécesseurs étaient tous des hommes blancs. Sur CNN, on insiste sur cette immense victoire pour les démocrates.
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d'autres plafonds de verre ont été brisés. Chris Papa, c'est le premier homme ouvertement homosexuel à faire son entrée au Sénat. Et c'est symbolique. D'ailleurs, juste après sa victoire, il a choisi d'apparaître aux côtés de son mari, qui est monté sur scène avec lui. Autre visage qui marque un tournant, Peggy Flanagan, première amérindienne élue au Sénat, ou Abdoul el-Sayed. Laurent l'évoquait aussi, le premier musulman à entrer à la chambre haute du Congrès. Célia Belin. Ces victoires, c'est aussi un pied de nez à Donald Trump. La victoire de ceux qui ont été stigmatisés, stiblés depuis le début
de son mandat ? Depuis le début de son mandat, tout au long de cette campagne, Donald Trump a appelé Abdel el-Sayed Mohamed pendant toute la campagne en disant des choses absolument racistes. Il a traité de djihadistes. Oui, à de nombreuses reprises, je passe sur toutes les injures, mais c'est un niveau de stigmatisation verbale qui est évidemment très élevé.
Sayed lui a répondu, maintenant il faut m'appeler sénateur.
Exactement. Et ça s'est incarné dans cette politique. qui a été très dur, pas seulement sur le zéro entrée avec la construction des murs, mais surtout avec la mise en place de ce qui est pratiquement une milice, mais en tout cas cette police de l'immigration ICE, qui a été financée à des hauteurs qu'on n'avait jamais vues, 40 milliards de dollars par an, et qui a maintenant très rapidement recruté, grossi, avec des personnalités qui les dirigent, qui sont déterminées. à la chasse aux migrants, et donc qui a mené à des centaines, des milliers, des dizaines de milliers d'arrestations plus que musclées, brutales, qui envoient des gens qui n'ont pas du tout à être là dans des conditions terribles de détention, et puis parfois qui sont envoyés dans des pays tiers et de nombreux scandales. Donc c'est un ensemble, cette victoire de ce nouveau visage de diversité, c'est répondre à ça. cette politique en disant que ce n'est pas exactement ça l'Amérique. Il faut se souvenir que la première administration Trump, c'était les enfants dans des cages, les enfants migrants qui terminaient dans des cages. Là, c'est un peu l'équivalent de scandale. Et puis après, c'est l'approche personnelle de Donald Trump qui est dans l'injure à tout ce qui est la diversité de l'Amérique qui prend sa revanche.
Jean-Yves Le Drian, vous voulez rebondir
? Oui, ce qui est très stimulant et rafraîchissant, d'une certaine manière, c'est non seulement ce que vous venez de dire, mais c'est le renouvellement en profondeur. du personnel, entre guillemets, politique des Etats-Unis, en particulier l'apparition de nouveaux leaders, Talarico, Rousseff et d'autres qui sont là pour les nouvelles générations et pour le renouvelement de la politique américaine. Le risque, est-ce que ce n'est pas
une guerre des générations entre ces nouveaux démocrates, cette jeune génération et les vieux qu'adorent ? Le monde dit les réalistes contre les idéalistes.
On voit bien que déjà la campagne présidentielle est partie. On prépare déjà les primaires. Y compris pour les successeurs de... J'ai cité J.D. Vance tout à l'heure, lui, il est déjà sur le bloc.
Mais les réalistes et les idéalistes, les réalistes peuvent être jeunes tout autant que les idéalistes. Ce sont plutôt des combats d'idées. Mais l'ancienne génération, Nancy Pelosi a quitté la scène, évidemment Joe Biden, Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat est probablement sur le départ. Donc en fait, la nouvelle génération, c'est maintenant.
Merci beaucoup à tous les deux d'être venus ce soir commenter ces résultats. ces élections de mi-mandat de Donald Trump. Vous restez avec nous parce qu'il y a d'autres sujets d'actualité à évoquer. Tout de suite, le reportage, c'est à vous ici et maintenant. Marie Gentric.
bilan de la journée du 17 octobre est un échec, ce qui a surpris ce jour-là. Et j'assume ce mot d'un manque d'anticipation. Un manque d'anticipation qui est d'abord le mien. Sur les blessures graves, systématiquement, je les regrette évidemment.
échec, ce sont les mots de Laurent Nouniez pour caractériser la journée du 17 octobre. Hier, pendant près de 3 heures, le ministre de l'Intérieur a répondu aux questions des parlementaires, une audition sous serment, pour revenir sur le fiasco de la gestion du maintien de l'ordre du premier samedi de mobilisation. Des mairies saccagées, celle de Limoges ravagée par les flammes, 2488 commerces vandalisés, comme cette pharmacie dans le 10e arrondissement de Paris. Avec Audrey Payas, nous sommes allées rencontrer la propriétaire. Elle reconnaît qu'il y a eu des manquements de... Mais pour elle, ce n'est pas la faute des policiers.
police, mais ils ne sont pas venus. Ils ne sont pas venus, mais comme tous les commerçants du coin, on a tous appelé la police et ils ne sont pas venus. Ils vous ont dit quoi ? Ils m'ont dit, laissez tomber, ils sont abordés à Paris à vous appeler votre assurance. Laurent Nouniez a reconnu hier que ça avait été un échec. Je ne peux que lui donner raison. Vous regardez autour de vous, le maintien de l'ordre a été loupé. Je n'ai pas de colère contre la police parce que j'ai parlé à des dizaines de policiers depuis ce sinistre et ils sont encore plus frustrés que moi de rien avoir pu faire.
Alors il y a les dégâts matériels comme dans cette pharmacie, mais il y a aussi les drames. Humain, un mort, un homme de 59 ans et puis de nombreux blessés, parfois gravement, comme Ahmed Benmezroua, 25 ans. Il était venu spécialement du nord de la France pour manifester. C'était sa première manifestation. C'était aussi l'occasion pour lui de prendre des photos parce qu'il veut commencer en tant que photographe indépendant. Il était dans un endroit calme au moment où une grenade lancée par les forces de l'ordre a explosé à ses pieds. Son artère fémorale a été sectionnée. Aujourd'hui, il est toujours à l'hôpital et c'est là-bas qu'on est allé le voir avec Zidane Azouzi. Ok, en colère. Et les mots de Laurent Nunez, il n'en a pas grand-chose à faire.
'impact de la grenade, il est ici, du coup, en dessous du pansement. Sur le coup, je comprends que c'est directement très grave, juste avec la quantité de sang. En fait, le cerveau, il passe un peu comme en mode survie automatique. Là, je me mets à courir et crier à l'aide. Il fallait vraiment m'évacuer rapidement. Parce que là, ma vie, c'est joué sur quelques minutes. Parce que le sang, il continue de couler.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a reconnu que c'était un échec. Vous en pensez quoi ?
Il dit que c'est un échec, mais... Qu'ils ne le disent pas, je ne vois pas ce que ça change. Il faut vraiment prendre des décisions concrètes, enlever ces armes dangereuses parce qu'elles n'ont rien à faire à être utilisées contre des manifestants. Ce n'est pas fait pour.
Ahmed a déposé plainte pour tentative d'homicide volontaire. L'IGPN a ouvert une enquête. Laurent Nouniez, de son côté, affirme qu'il regrette les blessures causées par les âmes dits intermédiaires utilisées par les forces de l'ordre, comme les grenettes de désencerclement. Mais il ne compte pas les interdire. Pour lui, la doctrine a changé depuis ce 17 octobre.
C'est de l'émeute, c'est de la violence urbaine. On n'est plus dans le maintien de l'ordre. On n'est plus dans le maintien de l'ordre. C'est d'ailleurs pour ça que la doctrine des forces de sécurité intérieure du ministère de l'Intérieur, qu'il s'agisse de la police ou de la gendarmerie, ça n'est pas dans ces cas-là le schéma national du maintien de l'ordre. Ce sont les instructions qui s'appliquent en cas de violence urbaine.
Et le 17 octobre, ce sont également plus de 1000 policiers et gendarmes qui ont été blessés selon les chiffres de la préfecture de police. Je me suis entrenue avec Patrice qui est CRS à Lyon. On a discuté par téléphone, il souhaitait rester anonyme. Et pour lui aussi, le 17 octobre a été un tournant.
C'est sincèrement une des journées les plus compliquées que je vais vivre lors de ma carrière. Ils n'ont pas pris la mesure de l'événement et le dispositif était sous-dimensionné. Il manquait des compagnies de CRS pour vraiment assurer la sécurité. Et en fait, nous, on était impuissants face à ça. On n'était pas assez nombreux, on ne pouvait pas... Vous ne pouvez pas empêcher.
Le ministre avait parlé d'un échec.
Ça fait plaisir qu'il reconnaisse qu'il y a un loupé sur l'organisation. Au final, c'est nous qui avons eu à subir toutes ces violences. Ça ne nous réconforte pas forcément non plus d'entendre ça.
Est-ce que vous êtes fatigué, là ?
Fatigué, oui. Physiquement, émotionnellement, sincèrement, oui.
Combien de temps vous allez pouvoir tenir comme ça ? Je ne sais pas. 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la journée de demain. C'est le même dispositif que pour le 31 octobre. C'est ce qu'a annoncé Laurent Nouniez à l'instant. Pour revenir sur le 17 octobre, Jean-Yves Le Drian, est-ce que pour vous, elle est indéniable la responsabilité de l'Etat dans ce qui s'est passé
pense que le ministre Nouniez est... honnête avec lui-même et honnête avec la représentation nationale en expliquant les manques de ce jour-là. C'est une réalité. Je pense aussi que le maintien de l'ordre, c'est très difficile. D'autant plus qu'il faut respecter le droit de manifester et en même temps éviter que des violences et des émeutes se produisent parce qu'il y a des acteurs dans les manifestations qui n'ont comme seul but que de provoquer et de faire des violences. Donc c'est très compliqué à gérer. Sans doute le 17 octobre n'a pas été au rendez-vous. Ensuite ça a été plus clair et plus responsable. Avec des interdictions
de manifester, avec des
parcours modifiés. Parce que lorsqu'il y a dans les manifestations des gens dont le seul but est de casser, ça va empêcher les manifestants d'exprimer leur colère ou leur point de vue. Et il faut faire l'arbitrage et le compromis entre les deux. Je trouve que les dispositions qui ont été prises permettent l'un et l'autre, y compris la lisibilité des manifestations.
Et y compris la liberté de manifester qui n'est pas restreinte ?
Non. Ce que vous dites à vos camarades
de gauche...
Conseil d'État a tranché sur cette affaire-là hier ou avant-hier et ça me paraît très clair.
C'est une petite révolution pour l'épargne des Français. Le plafond du livret A sera relevé le 1er février prochain, ce qui n'était pas arrivé depuis plus de 10 ans, annoncé hier du Premier ministre Sébastien Lecornu. Un nouveau plafond, une hausse des taux, mais une question. Est-ce une bonne nouvelle pour les plus de 50 millions d'épargnants qui possèdent un livret A en France ? Et est-ce vraiment le coup de pouce que les Français attendaient sur le pouvoir d'achat ? Audrey Payas et Néla Darouche ont posé la question pour cet avou.
'est bien d'augmenter le plafond, mais ça serait bien que les Français aient aussi de l'argent à mettre. Sinon, l'augmentation du plafond ne sert strictement à rien. Le truc, c'est d'augmenter plutôt les salaires et le niveau de vie.
pense que c'est gentil d'essayer, déjà, mais ce n'est pas ultra convaincant. Ça ne change pas grand-chose. Pour moi, c'est de la foutaise. Ça ne calmera personne. Je crois qu'il y a pas mal de gens dans la rue qui ne défilent pas pour que le livret A soit plus haut en ce moment, donc ce serait plus sympa d'entendre des vraies réponses là-dessus.
Bonsoir Anne-Sophie Alsif, vous êtes économiste chez BDO, c'est un cabinet d'expertise comptable d'audit et de conseil. Merci de nous éclairer sur cette annonce du Premier ministre, ce relèvement du plafond et du taux du livret A. Est-ce que vraiment c'est une bonne nouvelle pour les épargnants dans la mesure où très peu vont être concernés ? Seulement un épargnant sur six a un livret A qui atteint le plafond.
Oui, tout à fait. Alors moi, je pense que c'est quand même assez positif puisque vous avez une augmentation du niveau d'inflation. Donc déjà, on a une rémunération qui va augmenter, 1,7 qui devrait passer au-delà des 2%. C'est une épargne qui est liquide. Vous pouvez l'utiliser tout le temps. Donc là aussi, c'est quelque chose qui est assez positif et c'est pour ça que les Français l'utilisent beaucoup. Et puis en effet, pour, mais vous avez dit, même si c'est une minorité de Français, ça permettra d'avoir plus de capitaux pour financer du productif. Et c'est ça, à mon sens, qui est aussi important économiquement.
C'est-à-dire qu'on entend les Français dire que ce n'est pas vraiment le coup de pouce qu'ils attendaient quand on sait qu'actuellement, les Français, ils piochent. plus dans leur épargne qu'ils ne la constituent ?
Oui, alors attention, il y a deux éléments. On voit que depuis 2019, on a un taux d'épargne qui a énormément augmenté. On était à peu près à 14%, aujourd'hui on est à plus de 17%. Donc on a 3% de surépargne qu'on a eu depuis le quoi qu'il en coûte. Le quoi qu'il en coûte, ça a été deux tiers pour les ménages, un tiers pour les entreprises. Et la majorité de ce quoi qu'il en coûte s'est transformée en épargne. 17% de taux d'épargne, c'est aujourd'hui l'un des taux les plus élevés au monde. Comme les japonais, c'est 6 000 milliards d'épargne, deux fois la fois. dette publique donc on a énormément d'épargne et donc dans cet épargne là en effet aujourd'hui c'est un matelas pour une partie des français qui viennent puiser dans cet épargne qu'ils ont constitué pour absorber l'augmentation des prix de l'énergie et c'est pour ça qu'on a un petit peu de consommation qui se maintient et qu'on n'est pas en récession donc c'est quelque chose de positif après vous l'avez dit ça concerne pas Tous les Français. Et c'est là ce qui est plus compliqué à mon sens. On voit, on a un peu une fragmentation de la classe moyenne avec une partie qui ont pu épargner et qui aujourd'hui puise dans leur épargne pour absorber l'augmentation des coûts de la vie et une autre partie qui ne le peut pas.
L 'objectif pour le gouvernement, c'est de trouver des financements pour faire face notamment à la revendication de la jeunesse, la rénovation des lycées, des collèges, mais aussi à la construction de centrales nucléaires. Historiquement, le livret A, c'était pour les logements sociaux. Est-ce que c'est une bonne idée d'élargir autant son
utilisation ? Oui, parce que comme on le voit, il y a beaucoup de choses. à financer l'investissement c'est quelque chose de fondamental c'est ce qui manque à l'europe un trois fois moins d'investissement en europe qu'aux états unis et aujourd'hui la france à moins de croissance parce que on sous investit donc le fait d'avoir ce coup de pouce pour favoriser l'investissement et vous l'avez dit financer la jeunesse le logement social qui rapporte quasiment un milliard d'euros à l'état donc l'investissement rapporte et d'autres choses comme l'énergie on est un des leaders en france ça permettra d'avoir de la croissance potentielle et comme vous le savez on n'a pas beaucoup Difficile parfois
d'épargner quand les factures pèsent de plus en plus lourd, notamment la facture énergétique. Au cours des 12 dernières mois, un Français sur trois a eu des difficultés à régler ses factures de gaz ou d'électricité. Près de 3 ménages sur 4 ont baissé leur chauffage pour faire des économies. Certains s'en privent carrément.
'ai du coup plusieurs chauffages. On a décidé de ne pas les allumer en raison du prix des factures, qui était beaucoup trop onéreuse. C'était même plus de 200 par mois. Et sur des petits budgets comme les miens, c'est pas possible. Si on pouvait essayer de l'allumer courant décembre, ça serait top. Pas avant. C'est des stratégies. Ce qu'on va faire, c'est chauffer par intermittence. On va chauffer à certains moments de la journée, puis assez rapidement couper. on va fermer les portes, on va essayer de garder le chaud un maximum, quitte à se couvrir plus.
Ce chauffer coûte de plus en plus cher et les dépenses vont continuer à augmenter.
Oui, avec les crises internationales, on l'a vu, vous allez avoir une augmentation des coûts de l'énergie, que ce soit fossiles ou non fossiles, parce qu'il y a aussi besoin de beaucoup d'investissements. Donc on va avoir une augmentation globale des coûts de l'énergie. Sur plusieurs années encore ? Sur plusieurs années encore, tout à fait. Et donc c'est pour ça que c'est important, il faut le dire, notamment l'électrification et le fait justement qu'on ait de l'énergie décarbonée. Eh bien ça nous protège, on le voit, le niveau d'inflation, certes on en a beaucoup, mais on en a beaucoup moins que nos partenaires. Donc à mon sens, il va falloir continuer cet effort, s'électrifier, se réindustrialiser pour aussi se protéger parce qu'il y aura plein d'autres crises énergétiques dans le futur. Ce ne sera pas la première de la dernière malheureusement. Un
tout petit peu d'air cependant pour certains automobilistes parce que le gasoil a baissé de 15 centimes en moyenne en une semaine grâce à la libération des réserves stratégiques de l'État. Sauf que la mesure a une durée limitée, elle s'arrête fin janvier. Qu'est-ce qui va se passer ensuite, Anne-Sophie Alsif ? Les prix vont remonter si la guerre au Moyen-Orient
continue ? Dès que vous avez une dépendance énergétique très forte, forcément, vous avez un conflit, vous avez autre chose, vous avez les producteurs qui décident de moins produire. En effet, tout de suite, il va y avoir des hausses. C'est pour ça que c'est important, sur la question notamment énergétique, d'avoir une vision de très long terme. Une filiale énergétique, c'est 20 ans. Ce n'est pas 5 ans, ce n'est pas 10 ans, c'est 20 ans. Et nous, en France, on a la chance vraiment d'être leader sur l'énergie décarbonée. Donc ça, il faut vraiment le garder, permettre d'être... plus souverain et donc moins dépendant. Ce n'est pas souverain pour être souverain, mais c'est juste être moins dépendant au risque. Il y en aura plein d'autres sur les énergies fossiles. Et puis aussi prévoir, parce qu'une fois qu'on aura fini ses investissements dans plusieurs années, là aussi, on va pouvoir en bénéficier. Et donc, on aura des coûts de l'énergie plus élevés, mais relativement moins importantes. Des réformes de structure plutôt que des coûts de pousse. Exactement, que l'augmentation générale des prix de l'énergie. Il y
a un autre sujet très concret pour les Français qui veulent acheter un appartement en ce moment. L'inflation, elle est là sur les taux d'emploi. emprunts qui remontent et qui approchent les 4%. Tout à fait. Alors que les prix baissent, les prix de l'immobilier dans 8 des 11 grandes villes françaises. Alors, Sophie Alcif, est-ce que c'est le bon moment pour acheter ou pas du tout
Alors, le problème, c'est que vous l'avez dit, les taux augmentent. Donc là, forcément, vous avez une capacité d'emprunt qui est moindre. Même si là aussi, il faut faire attention, on reste à du 4%. Aux Etats-Unis, vous êtes plutôt à 7-8%. Et il faut aussi le rappeler, quand vous avez eu pendant... 20 ans des taux à 1% en effet sur plus de 20 ans, ce n'était pas normal, c'était vraiment absolument exceptionnel. Normalement, il n'y avait pas des taux qui soient aussi bas. Vous allez dans d'autres pays, dans le nord de l'Europe, tous les taux sont en taux variable. Nous, on est à quasiment 100% de taux fixe. Donc en effet, le bon moment... Oui, s'il y a des baisses de logements, mais encore une fois, il faut avoir la liquidité. Et avec l'augmentation des taux, notamment pour les prix mots excédents, si vous n'avez pas d'apport, c'est compliqué d'avoir les conditions de financement. Donc c'est ça le problème, c'est l'adéquation entre l'offre et la demande. Baisse des prix, mais coût du financement plus élevé. Merci beaucoup pour toutes ces précisions, Sophie
Alcif. Tout de suite, le 5 sur 5 de Laurent Sénéchal. On commence avec cette information, l'assayant de Trappes a tenté de se suicider en prison.
Oui, son pronostic vital n'est pas engagé, il a même regagné sa cellule dans la même journée. Kevin T qui a été mis en examen par le parquet antiterroriste pour avoir tiré sur des passants à Trappes dans les Yvelines. Il a tué un Français de 26 ans d'origine africaine, blessé 7 autres personnes. La famille de sa victime, Pengo Bossio-Wongi, déplore d'avoir jamais été contacté par le chef de l'État Emmanuel Macron. Le terroriste avait... Pardon, c'est pas vrai. Qui n'a pas été contacté directement par le chef de l'État. On a rencontré
la mère de Pengo et ses deux sœurs. Le père, lui, n'était plus en contact avec le meurtrier depuis des années. Et donc l'avocate a témoigné, mais de façon complètement erronée et fallacieuse.
Le terroriste, en tout cas, avait confectionné des autocollants pro-RN. Il a parlé de Trappes comme d'un repère islamique, ce qui fait dire au maire de la ville que l'extrême droite l'a armée idéologiquement. Le président du RN, Jordan Bardella, qualifié d'ailleurs Trappes en 2022. Je le cite de petit... république islamique et de capitale européenne du djihad il a répondu hier soir aux accusations sur le jt de tfa
nous faut condamner avec la plus grande fermeté cet acte terroriste raciste ignoble et qui a été commis par un assassin quant aux déclarations que j'ai tenues ces déclarations Non seulement j'ai gagné mon procès en justice, mais elle s'appuie sur des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques qui ont documenté l'influence de l'idéologie islamiste dans la ville de Trappes.
Ce matin, le président de l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel, annonce avoir saisi la justice, cette fois contre Éric Zemmour, candidat reconquête à la présidentielle, pour des propos problématiques répétés sur plusieurs antennes en très peu de temps. Mais il ne précise pas... Quels propos en l'occurrence ? En revanche, pour une partie du pays, cet attentat de trappe réveille une douleur, celle d'avoir le sentiment de n'être jamais assez intégré. Écoutez par exemple l'ancien champion du monde Thierry Henry, aujourd'hui consultant foot pour la télé anglaise.
J'ai un père qui pourrait être mon frère, qui pourrait être ma fille.
Une journaliste publie deux ans d'échange SMS avec Emmanuel Macron.
Oui, publication de conversations privées avec le chef d'État. Ça rappelle, un président ne devait pas dire ça de Davé Lhomme à propos de François Hollande. Cette fois, Françoise Degoy publie « Vous êtes tous trop durs avec moi ». C'est une citation que lui a envoyée Emmanuel Macron dans un SMS. C'est une conversation, c'est l'ensemble de ses conversations avec le chef de l'État. Deux ans donc de SMS. On apprend Pellemel que selon Emmanuel Macron, le RN a gagné les dernières législatives et pas le nouveau Front populaire. Les dirigeants du RN... Son, je cite, dingue et dangereux, dit Emmanuel Macron. Il encense Olivier Faure, patron du PS. Un mec bien, très bien, selon lui. Il sort aussi la sulfateuse contre son propre camp, Gabriel Attal. On lui a trop donné. D'ailleurs, l'ancien Premier ministre est candidat à la présidence. Elle répond dans le Parisien. Tout cela est affligeant. Bien évidemment, je ne lirai pas ce livre. Un ministre, par ailleurs, conclut. Les mots me manquent. Quelle imprudence au sujet de cet échange direct et très franc d'Emmanuel Macron avec une journaliste et un proche de président qui affirme enfin à BFM que le chef de l'État ne fait que dire en privé ce qu'il a déjà dit en public. Jean-Yves Le Drian, que vous inspire la publication de ces messages. Il parle d'ailleurs aussi de Trump. Il dit Donald n'y connaît pas Raoul. Autrement dit... Je ne lis pas ça.
Je me suis toujours contenté d'avoir des relations directes avec le président de la République et ne pas en faire part.
Voilà pour ce commentaire. Une épidémie historique de rougeole aux Etats-Unis.
Maladie qui avait pourtant été déclarée éliminée des Etats-Unis en l'an 2000. Mais depuis le début de cette année, le pays a recensé près de 5000 contaminations. Il y a eu un enfant mort dans l'état de New York, une première en 30 ans. Il y a déjà eu 5 victimes de la rougeole en Pennsylvanie. Tout ça à cause du recul de la couverture vaccinale. Il faut dire qu'écoutez le ministre de la Santé, Robert Kennedy Jr. C'était il y a quelques semaines. lors d'un comité, une assemblée anti-vax. Voilà, Robert Kennedy Jr. qui est un anti-vax, il a ses partisans, et notamment des femmes, les femmes tradies, ce qu'on appelle les tradwives, mères au foyer, qui se reconnaissent dans son slogan Maha, ça ressemble à MAGA, mais c'est Make Health Great Again, donc rendre la santé à nouveau grande, glorieuse, on les appelle d'ailleurs les Maha Moms.
allez éviter d'éviter des légumes, surtout des légumes. Les vêtements de l'eau se sont détendent. Il y a des effets de l'eau se sont détendu dans les systèmes de l'irrigation. La majorité de la nourriture que sont posées devant nous, ou que sont sur les grosses shelves, ne sont vraiment pas la nourriture. Ils ne sont pas worth les. Nous ne devons pas les manger, et ils vont se détruire nos corps.
Si ils admettent l'admettement de l'admettement de l'admettement, et s'admettent l'admettement de l'admettement de l'eau, pourquoi est-ce que nous devons prétendre que ce n'est rien de ce qui se passe ?
y en a beaucoup qui sont complotistes, mais certaines d'entre elles se sont senties trahies, comme le raconte Constance Villanova sur France Info, notamment parce qu'en février, Trump a signé un décret pour produire plus de glyphosate. Or, elles sont plutôt bio, elles voudraient donner à leurs enfants la nourriture saine.
Maha is feeling betrayed and completely dissatisfied with what the administration has done. You cannot tell Americans to eat real food while protecting the cancer-causing chemicals sprayed
on it. I was disgusted. I was literally sick to my stomach. There were millions of Democratic and independent moms in particular that voted Republican because they believed Trump that he was going to do something about pesticides in the food.
Jean-Yves Le Drian, la victoire démocrate, c'est aussi une bonne nouvelle
pour la santé mondiale. Oui, pour la santé des Américains d'abord, mais aussi pour la santé mondiale. Mais l'action du ministre de la Santé américain, Robert Canelli, a été extrêmement négative dans toutes sortes de domaines, y compris dans le domaine de la recherche, dans la suppression des agences sanitaires aux États-Unis et aussi dans l'action internationale. Parce qu'il n'y a plus de partage d'informations. contribution des États-Unis à l'Organisation mondiale de la santé. Ça a donc été repris par les Chinois, tout cela. Et sur l'aide à l'Afrique dans le domaine de la santé, elle est complètement éliminée, ce qui est une des raisons du développement de la pandémie d'Ebola en ce moment. Les Américains sont absents, totalement.
Et ça, ça peut changer avec la victoire démocrate
Les démocrates, en remportant le Sénat et la Chambre, et par cette grosse victoire, espèrent faire une chose qui s'était promis, ce serait de lancer une procédure en impeachment, c'est-à-dire en destitution, à l'encontre de Robert Kennedy Jr. Ça, c'est possible. C'est une procédure qui a été utilisée par deux fois contre Donald Trump. Ils ne s'y reprendront pas parce que ça prend trop d'espace politique. En revanche, il y a deux personnages qui pourraient être sur la sellette, le secrétaire à la guerre, Pete Exet. Et donc le secrétaire à la santé, Robert Kennedy Jr. Il faut quand même préciser qu'au départ, Make America Healthy Again, rendre à l'Amérique sa santé, c'était un mouvement qui a eu certains bons instincts. En effet, ils aiment bien manger bio, mais il y a eu aussi des travaux pour limiter la place du sucre dans les aliments. Il y a eu des travaux sur le soda, il y a eu des choses, les sodas, il y a eu des choses assez intéressantes. Mais il y a eu cette fixation autour des vaccins et aujourd'hui ces épidémies absolument dramatiques. Donc maintenant, un grand nombre en plus... des coupes budgétaires. Un grand nombre de démocrates sont déterminés à faire cette procédure en destitution. Il leur faut deux tiers du Sénat. Donc il leur
manque 12 dans le
milieu. Oui, mais c'est pas impossible.
C'est pas impossible,
mais c'est difficile.
en revient à la route du Rhum avec des abandons en série. Ils
sont déjà dix à avoir jeté l'éponge dans les différentes catégories, dont plusieurs grands noms. Francis Joyon, vainqueur 2018, qui a été récupéré par un cargo. Jérémy Beilloux, qui était deuxième chez les Imoca, et surtout chez les ultimes. Charles Caudrelli est le tenant du titre. Et Armel Lecléache, qui a chaviré, on apprend à l'instant qu'il a été récupéré lui aussi par un cargo. Et puis, elle a percuté de plein fouet le navire de Romain Pillard, violette d'orange, est arrivé aujourd'hui dans son port d'attache de Lorient après une première réparation de fortune à Rome. Elle espère être mieux outillée à l'Orient pour faire une réparation solide. Enfin, la route du Rhum, je vais vous montrer. Il y a des petits oiseaux. C'est normalement en solitaire, mais ils ont des invités, les skikers. Des petits oiseaux qui viennent et qui passent parfois plusieurs heures ou plusieurs jours à bord. Mais ce n'est pas toujours simple, la cohabitation.
Regardez qui est là. Alors lui, il est perdu. Il est très mignon, mais quand même, c'est qu'il fait caca partout. Qu'est-ce que je fais ?
Voilà,
j'espère que ça ne va pas être comme ça pendant une semaine jusqu'à Pointe-à-Pitre.
Et on sait que vous suivez la route du Rhum. J'étais au
départ, je suis la route du Rhum depuis très longtemps. J'ai une petite pensée amicale pour Hermel Lecléage, parce qu'elle rêvait de gagner cette course. C'est la seule qui n'est pas gagnée. Et là, il chavire. Donc là, bon, il est sain et sauf, heureusement. Mais salut, Hermel.
Merci beaucoup, Jean-Yves Leclerc. Merci à toutes les deux, Célia Belin et Anne Soukiel, c'est d'être venu ce soir. Dans un instant, le prix Goncourt 2026. Michel Bernier, Eric Orsema, Hugo Descripes. Voilà pour nos invités. On est ensemble en direct jusqu'à 21h. A tout de suite.
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