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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Bon, il est 7h. Bonjour à tous et à toutes et à tous. Et bienvenue dans le 7-8, la matinale d'arrêt sur image, la matinale dans laquelle on adore se réveiller pour apprendre plein de mauvaises nouvelles, mais toujours dites avec tellement d'humour et de delicatesse et de tendresse. On va aborder plusieurs sujets tout au long de cette émission. On va suivre nos feuilletons habituels avec les... nos héros habituels, les occupants du plateau de CNews. On va parler de cette pétition sur le site de l'Assemblée nationale demandant la suppression de CNews et qui a connu un rebondissement, enfin un épisode, on va dire, un micro-rebondissement hier. Mais je souhaiterais… Bonjour Louisa.
Salut ! Bah ouais, attends, tu ne me dis pas bonjour.
Non mais
n'importe quoi.
T'as vu comme ça va vite, hein ? T'as vu comme ça va vite dès le troisième jour. Mais je voudrais qu'on commence par le non-événement de la nuit, où on est une matinale. C'est la justification d'une matinale, c'est de traiter des événements de la nuit. Il y a rarement des événements de la nuit. Il se trouve que cette nuit a connu un important non-événement, qui est la défaite apparemment écrasante des Républicains aux élections de mi-mandat américaine. Vous voyez là la une du monde. que je vois personnellement en tout petit, donc je suis incapable de lire. Le bleu, c'est les démocrates, et le rouge, ce sont les républicains, les démocrates qui ont d'ores et déjà emporté le Sénat et qui sont en passe de réussir, ce qu'on appelle dans les médias, le grand chelem, c'est-à-dire d'emporter aussi la Chambre des représentants. Je ne sais pas si on a des choses bouleversantes à dire sur le sujet. Non, non, mais je veux dire, dans le temps de quelqu'un, on ne va rien dire. La seule chose qui me frappe, moi, mais sinon une remarque générale sur toutes les élections américaines, que ce soit des présidentielles ou des élections de représentants, c'est la surmédiatisation. en Europe, en général et en France en particulier, de ces événements de politique intérieure états-unienne. C'est-à-dire qu'avant le jour du vote, on passe des semaines et des semaines avec les reporters à traîner sur les routes de l'IDAO, du Wyoming, de la Californie, de la Floride, alors qu'il suffirait de donner le résultat en fait. Voilà. Et c'est d'autant plus frappant quand on le compare à la sous-médiatisation, évidemment, de puissance à l'importance comparable. Par exemple, Lisa, je vais te poser une colle. Est-ce que tu es capable de citer le nom de trois Chinois vivants ? T'es vraiment pas sympa.
Vas-y, vas-y. Trois Chinois vivants. Non, franchement, je ne pourrais pas. Je ne vais pas dire n'importe quoi. Alors, deux. Non, non, mais attends. Un seul, un chinois vivant. C'est quoi ce bizutage-là du matin
Mais non, parce que moi, on m'a fait le truc il y a quelques mois. Non, mais moi, je trouve que
c'est pas... Non, mais attends, je pense que ça s'explique aussi par la prégnance de l'impérialisme américain dans le contexte occidental français. On est bien d'accord. Mais c'est
profondément anormal.
En termes de rapport de force, étant donné qu'on est situé dans le camp occidental des pays du Nord, c'est normal que l'Amérique a une influence plus importante, même dans les publics, l'opinion publique, etc.
Mais non, mais pas du tout. Je veux dire, prendre l'intelligence artificielle, ce qui se passe en Chine est au moins aussi impactant pour nous en Europe que ce qui se passe aux États-Unis. Les innovations qui ont lieu en Chine, la manière dont les Chinois taillent des croupières aux Américains, même dans le domaine de l'intelligence artificielle, c'est super important. Bref, tout ça pour dire que moi, j'étais capable de citer que Xi Jinping. qui est le président chinois, donc je suis quand même un tout petit peu meilleur que toi, mais pas tellement plus. Et puis après, on m'a dit Gong Li. Évidemment, il y avait Gong Li, mais on ne pense pas à Gong Li quand on doit citer les noms de trois Chinois vivants. Non, mais c'est pour donner la mesure, si tu veux, de notre surinformation étatsunienne et de notre sous-information sur un pays comme la Chine.
Oui, mais ça dit quelque chose de notre appartenance à un bloc.
Absolument.
Ça s'explique géopolitiquement,
ce genre de... Ça dit quelque chose de notre appartenance à un bloc. Alors, il y a des suites à la déclaration d'Edouard Philippe, la fameuse déclaration d'Edouard Philippe sur les pilleurs qui seraient majoritairement des jeunes issus de l'immigration. Comment il le sait ? Il le sait parce qu'il a vu la télé. On est au troisième jour de la matinale, je crois qu'on en a parlé dans les deux premiers épisodes de cette déclaration et de ses suites. Il y a donc un rebondissement récent, hier, dans la journée d'hier. On va regarder un tweet de… de l'activiste d'extrême droite Damien Rieux. Damien Rieux qui nous dit « 75% des émeutes du 17 octobre, des émeutiers du 17 octobre dont l'identité a été dévoilée, étaient d'origine arabo-musulmane-africaine. » Et il cite le sociologue Jérôme Fourquet de l'IFOP. Ça semble scientifique, ce n'est pas seulement vu à la télé, c'est un sociologue, il y a l'IFOP, on imagine qu'il y a des chiffres. Ça a été repris absolument partout, sur toutes les chaînes d'info, dans la soirée d'hier. La source, c'est donc Jérôme Fourquet, qui détaillait son enquête ainsi.
On est allé compiler des dizaines et des dizaines d'articles qui sont parus dans la presse nationale et locale à la suite des émeutes et qui relataient les comparutions immédiates des personnes qui avaient été interpellées lors des émeutes. Et on a isolé dans les articles qui fournissaient les informations. les éléments biographiques se rattachant aux individus en question. Et donc on a pu identifier un corpus de 70 personnes dont on avait suffisamment d'éléments biographiques. En général, le prénom, le nom est quasiment jamais donné. Comme dans l'archipel français, on avait déjà pas mal travaillé sur cette question des prénoms, on a pu dépouiller ce corpus-là et on arrivait à la conclusion que 75%. C'est un petit échantillon sur la base de ceux qui ont été interpellés, comme dirait les forces de l'ordre, c'est ceux qui courent moins vite que les autres, mais ça donne quand même un ordre de grandeur. Donc on a 75% de porteurs de prénoms arabo-musulmans ou d'origine africaine.
un sociologue rattaché à un sondeur, c'est sérieux. Alors, comme je le disais, Retailleau hier soir sur BFM, Consigny hier soir sur BFM également d'ailleurs, tout le monde, vous voyez bien, ce n'était pas seulement du ressenti, ce n'était pas seulement la télévision, les chiffres, 75%, sauf que, quand on écoute bien, c'est quoi l'enquête de ce sondeur ? Il a lu les journaux. Waouh ! Il a lu les journaux. C'est pas mal. Et il a recueilli les prénoms des gens qui étaient cités par les journaux. Il en a trouvé 70. Bon, alors ce qu'il ne nous dit pas, c'est 70 sur combien au total d'interpellés ont dû répondre de leurs actes devant les tribunaux des flagrants délits ? 900. C'est-à-dire qu'au total, il y a eu 900 personnes ont été interpellées pour casse ou pillage. Et lui, il nous donne une statistique sur 70 personnes.
Oui, et en plus, une statistique, c'est en fonction de ce que les journaux ont mis en avant. Donc en fait, il nous donne à voir le racisme du traitement de l'information. Évidemment ! En plus ! Mais c'est une démonstration intéressante du coup. C'est très bien de nous montrer qu'effectivement, il y a un biais raciste, il y a un biais racial dans le traitement médiatique des émeutes. D'ailleurs, je voulais te dire… Attends, alors vas-y,
excuse-moi. Attends, je termine. C'est 70. On ne nous dit absolument pas s'ils ont été condamnés ou s'ils ont été relaxés faute de preuves. Il est très vraisemblable que parmi les 70, il y en a qui ont été relaxés parce qu'ils ont été chopés au hasard par la police. Dans ces cas-là, la police ratisse large. Tu sais
que c'est même plus audible dans les plateaux de télévision. Moi, ce que j'entends, c'est oui, mais attendez, s'ils étaient là, il n'y a pas de fumée sans feu quand même. C'est juste qu'on n'a pas réussi à prouver. Mais tu là, ça m'a fait repenser, je suis allée vérifier. Mais en fait, c'est un peu un invariant post-émeute, cette affaire de prénom. Parce qu'en 2023, pendant les émeutes Naël, BFM avait consacré déjà un plateau sur les prénoms des interpellés. Au revoir. En fait, ils étaient déjà obsédés par l'idée de « il faut qu'on puisse identifier effectivement qu'il y a une surreprésentation des descendants de l'immigration ». Et il y avait déjà un plateau là-dessus. Et c'était assez drôle parce qu'en fait, ce que ça avait montré, c'est que c'est un peu plus mêlé que ce qu'ils espéraient. Et après… parce qu'il y avait des prénoms à connotation européenne, et tu avais des gens qui disaient « oui, mais parce que les Noirs, ils s'appellent comme les Blancs aussi ». Non, mais bien sûr. Mais en vrai, c'est un truc qui revient, en fait. Mais du coup, c'est vraiment une
obsession. Et qui ruisselle partout, puisque tous les plateaux… Alors, je dois à la vérité d'ajouter que dans les quelques plateaux que j'ai vus hier soir, Ce chiffre a été relativisé. Par exemple, quand Retailleau le dit, c'est relativisé par Maxime Switek sur le plateau de BFM. Il a été très bien relativisé par la rubrique de police-justice de BFM. Il s'appelle Alexandra Gonzales et qui fait partie des journalistes de BFM qui font un vrai travail d'enquête et de vérification. Mais néanmoins… le chiffre se balade comme ça, tranquille, et il va rester dans les mémoires. Alors toujours à propos des suites de cette affaire, tu as écouté Jean-Michel Apathy sur Quotidien.
Oui, peut-être on l'écoute d'abord et
après j'en dis quelques mots. Des Français issus de l'immigration, il y en a aujourd'hui dans la justice, il y en a dans la police, il y en a dans l'enseignement. Des Français issus de l'immigration, il y a des chefs d'entreprise qui contribuent à la richesse française. Des Français issus de l'immigration nourrissent la culture française. Le Goncourt va être rendu demain. Eh bien, il y a des prix Goncourt attribués à des femmes et à des hommes issus de l'immigration. Et dire que l'intégration, ça ne marche pas, c'est un mensonge. Et ce que signale la formule, et ce que signale l'affirmation selon laquelle l'intégration ne marche pas, c'est que le racisme en France, ce n'est pas qu'il progresse, ce n'est pas qu'il court, c'est qu'il galope, c'est qu'il pénètre tous les esprits, ou de plus en plus d'esprits. Et que lutter contre le racisme est de plus en plus difficile, si vous ne convenez pas. qu'il y a des Français issus de l'immigration. Et si vous ne convenez pas que l'intégration, ça ne marche pas, alors vous êtes un islamo-gauchiste, vous êtes dans le déni, vous êtes quelqu'un qui refuse de voir la réalité. Et d'ailleurs, Edouard Philippe a cité Charles Péguy, il faut voir ce que l'on voit. Eh bien, s'il faut voir ce que l'on voit, il faut reconnaître que parler comme ça, c'est du racisme.
Applaudissements. Il est fort sur l'accent tonique quand même. Je rêve d'arriver à faire des accents toniques. Je ne
supporte pas sa manière d'articuler. n'a absolument aucune importance. Sur le fond, c'est bien ce qu'il dit. Oui, c'est ça. Je voulais revenir sur cette intervention parce que c'est une intervention qui a énormément circulé hier. D'abord, ne pas me faire trop dénue tout de suite. Dans la globalité, je suis d'accord avec ce qu'il dit. J'en comprends les intentions. Je vois très bien qu'il est là pour faire le taf contre les racistes, contre tout ce qui a été dit. Au regard du contexte et des discours affligeants auxquels ces propos s'opposent, c'est super. Maintenant, permettez-moi les gens, parce que vous êtes méchants avec moi maintenant. Mais permettez-moi les gens de dire que moi, en tant que militante aussi, décoloniale, antiraciste, disons que j'ai développé une espèce d'exigence supplémentaire qui fait qu'il demeure quelque chose dans ce discours, dans cette ligne de défense antiraciste, qu'il faut qu 'on s'autorise à dépasser. C'est-à-dire cette manière de défendre la dignité des descendants de l'immigration en fonction des critères de respectabilité. qui sont eux-mêmes critères souvent liés à la méritocratie. À chaque fois qu'il faut répondre à un discours raciste, on nous sort les mêmes exemples. Regardez, il y a des enfants de l'immigration qui sont devenus des médecins, qui sont avocats, qui sont chercheurs, qui sont des sportifs, ils ont des prix littéraires, regardez la richesse qu'ils représentent désormais pour la France. Et moi, à chaque fois que j'entends ça, mon réflexe, c'est toujours de me dire, et les autres, on en fait, on en fait quoi ? Ceux qui n'ont pas réussi, ceux qui n'ont pas de carrière admirable à raconter, et même les délinquants, même ceux qui ont commis des délits, ceux qui ont des comportements pas recommandables, voire condamnables, on fait quoi d'eux ? Du coup, on les abandonne, eux par contre, on les abandonne aux thèses racistes. Moi, je pense qu'au contraire, un antiracisme conséquent se doit... de partir de ces éléments les moins valorisés socialement, les plus problématiques, les moins consensuels, pour défendre la dignité de leurs droits par principe et non par rapport à ce qu'ils sont dans la société, ni comment ils se comportent. Il faut qu'on soit en capacité de pouvoir défendre. Ben oui, la dignité même d'un pilleur issu de l'immigration, d'un délinquant, d'un casseur, je veux dire, eux-mêmes ne méritent pas qu'on les renvoie à une lecture racialiste de leurs actes et que leurs droits et leur dignité soient respectés aussi par principe. Gère-moi, cette séparation-là, ça ne me va pas.
Tu pourrais nous traduire ça en langage apathie, comment il aurait dû faire
Ça serait un bon exercice. Mais moi, comme je viens de le faire, là, devant toi, est-ce que tu trouves que c'est inaudible de dire ce que je viens de dire ? C'est totalement audible.
Je veux dire aux enfants d'immigrés, on
peut aussi être ordinaire et on peut aussi être délinquant.
Je pense que c'est plus compliqué à faire sur un plateau comme le plateau de quotidien. C'est contre-pied qui n'est pas intuitif a priori.
On n'est pas obligé de mériter notre place pour appartenir à ce pays. En fait, on n'a pas à la mériter. On est là de fait. On appartient à ce pays de fait.
Nous dit Louisa Yousfi, est elle-même une écrivaine reconnue, qui
a passé
un an à la vie de la Médiciste. C'est d'autant plus remarquable que ce soit toi qui dis ça, toi qui es typiquement dans les exemples que Jean-Michel Apathy aurait pu citer. Regardez Louisa Yousfi.
Oui, mais c'est vrai. Mais en même temps, je suis l'autrice de Rester Barbare, qui est déjà un peu une thèse qui va dans ce sens-là. Moi, je ne veux pas désappartenir à ce que j'ai laissé. Je sais que ma communauté, elle est hétérogène, et je ne veux abandonner personne, en fait. Je ne veux trahir personne.
est 7h17, vous êtes bien sur le 7-8 d'arrêt sur image, sur la matinale d'arrêt sur image. On va donner quelques nouvelles d'Igor Saïri. Alors, si vous en souvenez, on vous a parlé d'Igor Saïri hier. Igor Saïri, c'est ce reporter de terrain de BFM que BFM a mis en avant. pour bien montrer que BFM, ce n'était pas seulement des éditocrates idiots qui disent des bêtises racistes sur le plateau de Sonia Mabrouk, mais c'était aussi un vrai travail de terrain. Et Louisa Yousfi, qui n'est jamais contente, a trouvé que ce n'était pas terrible quand même, il leur s'aïrit, que même à travers la mise en scène de son dialogue avec une jeune manifestante, il se mettait en avant la posture, etc. Bref, tu as trouvé. que Igor Saïri n'était pas un exemple totalement convaincant de la qualité du travail journalistique. Tu étais d
'accord avec moi aussi.
de BFM, et j'étais d'accord avec ça, on regardait Igor Saïri de là où nous sommes, c'est-à-dire d'arrêt sur image, des gauchistes qui pensent a priori qu'effectivement tout ce qui est à la gauche de Mélenchon est fasciste, à la droite de Mélenchon. Alors il se trouve qu'Igor Saïri, on l'a dit, était sur le plateau de quotidien, dans le cadre de cette tournée promotionnelle, BFM, le terrain, tout ça, était sur le plateau de quotidien, où a été abordé le sujet Sonia Mabrouk. Et donc, on écoute en quels termes Igor Saïri évoquait sa consœur Sonia Mabrouk.
a l'impression, Igor, que depuis l'arrivée de Sonia Mabrouk à l'antenne, depuis le mois de septembre, ces critiques ont explosé à l'égard de BFM. Est-ce que la programmation de cette émission pose problème et vous le ressentez sur le terrain ? Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise
effectivement la haine au sein de BFM TV. au sein de l'FMTV, mais à l'extérieur. Mais au sein de l'FMTV, on ressent cette haine, nous, en direct sur le terrain. Et il y a des journalistes, effectivement, à la rédaction, qui se posent la question de savoir si on a bien fait de faire venir Sonia Mabrouk. Bon, il se trouve que Sonia Mabrouk a un passé, qui est-ce qu'il est ? Aujourd'hui, elle est chez nous. On l'a encore rencontrée tout à l'heure, parce qu'il y a eu beaucoup de discussions en ce moment au sein de la rédaction, et la direction tente de nous écouter, tente de comprendre aussi, parce qu'il y a un malaise, encore une fois. Elle a fait son calcul, selon elle. Tous ces plateaux, si on calcule l'ensemble des deux mois depuis la rentrée de septembre, sont équilibrés.
je ne sais pas comment tu prends ça, toi, Louisa, mais moi, je l'ai reçu plutôt comme une défense de Sonia Mabrouk. Une défense, certes, embarrassée, mais une défense. Oui, c'est ça. Oui,
il est embarrassé, effectivement. Il reconnaît que... Quand même, voilà, il l'identifie comme étant le problème de BFM, mais que...
Alors que de l'autre côté, du côté CNews, Pascal Praud et compagnie, ça n'a pas du tout été pris comme ça. On écoute la réaction de Pascal Praud.
Alors c'est qui ce garçon ? Un reporter de BFM TV. Et qui a défoncé, si j'ose dire, Sonia Mabrouk en direct hier soir. Alors oui, d'une part. Sur le plateau, qui a dit du mal d'elle. Mais qui soit, je ne sais pas si la direction de BFM... Par ailleurs, il y a eu une
séquence hier où il parlait des agressions contre les journalistes pendant une quinzaine de minutes. Pas un mot.
Il y a aussi une frustration personnelle de ces gens-là. Évidemment, dans des rédactions, elle est plus, comment dire, mise en avant. Parce que M. Igor, il l'est peut-être moins. Parce qu'il a peut-être moins de talent, en fait. Et puis il est peut-être moins doué, puis il est peut-être moins intelligent, puis peut-être qu'il travaille moins aussi. Peut-être qu'il y a des raisons. Ça existe aussi, la frustration à l'intérieur des uns et des autres, les jalousies qui existent. Ça peut exister, ça peut exister, il ne faut pas le nier.
Il est marrant pro quand même. Franchement, je le trouve
vraiment drôle. Fais gaffe à ce que tu dis, d'ici à ce que ça se retrouve sur Twitter. Il est marrant. Louisa Yousfi nous déclare, il est marrant pro quand même. me fait vraiment rire. C'est vrai ? En termes de
diversissement, je trouve que ce n'est pas rien. Non,
non, mais de fait, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas mauvais. Il n'est pas mauvais dans ce qu'il fait. Et de fait, puisque tu en parles, c'est vrai que l'émission de Pro, ils ont une espèce de jubilation d'entre-soi, une espèce de jubilation de revanche aussi sur des années et des années d'ombre ou de pénombre. qui fait plaisir à regarder pour eux. À la fois, on les trouve terrifiants et en même temps, je pense que fureur jubilatoire qui se dégage de leur groupe est intéressante. Non, mais ce que je voulais dire là-dessus, c'est l'ambivalence. d'une séquence de télévision en fait. C'est-à-dire que selon l'endroit d'où on la regarde, on peut la voir en blanc ou en noir, on peut voir le vert à moitié plein ou le vert à moitié vide, comme on dit, et que c'est vrai que si on regarde avec les yeux des gens de CNews ce que nous on appelle la défense embarrassée de Mabrouk de la part de son confrère, oui, ça peut s'apparenter à un défonçage.
Non, mais tu as raison, c'est vrai que ça dépend bien sûr de là où on regarde les choses, mais moi je trouve que ce serait trop facile. Ça serait trop facile de la part des journalistes de BFM de se contenter de croire qu'en fait il faudrait se débarrasser de l'élément identifié comme problématique, donc Sonia Mabrouk, pour enfin se refaire une santé, une peau neuve, tu vois, à l'endroit d'un problème dont ils sont collectivement responsables. C'est pas que elle qui pose... un souci chez BFM, je veux dire, il y a quand même quelque chose de beaucoup plus structurel. Dans le système BFM. C'est un système. Donc là, je trouve que cette manière de voir, ce serait trop facile pour eux de s'en sortir. Moi, je ne leur permettrais pas ça. Non,
non, mais ce n'est pas Sonia Mabrou qui a inventé sur BFM le cœur du système BFM, c'est-à-dire la boucle avec la même poubelle qui brûle pendant toute une après-midi sur l'écran.
Je trouve que ça les arrange un peu. Ça pourrait même les arranger un peu d'avoir un élément qui focalise absolument toutes les accusations. Comme ça, au moins, il y a un truc… Ça s'appelle un bouc émissaire.
Voilà. Non, mais ça, c'est une chose. Et autre chose est l'ambivalence. Et ça me met souvent envie de me dire ça à propos de Macron, si tu veux. Vu de chez nous… Macron, c'est le banquier, le néolibéral, c'est la répression des gilets jaunes, c'est les LBD, c'est l'injustice fiscale, etc. Et je me suis souvent demandé pourquoi l'extrême droite le haïssait autant. En me disant, oui d'accord, mais normalement il ne devrait pas faire une fixette sur lui. Alors que c'est un allié
objectif. Alors que c'est
un allié objectif. Mais l'extrême droite ne voit pas le même. Pendant tous ces dix ans, l'extrême droite n'a pas vu le même Macron que nous. Il y a un Macron… de gauche, centriste, consensuel, qui est tout à fait de nature à être détestée par l'extrême droite. Donc voilà, de temps en temps, je trouve que c'est pas mal de se déporter, de se déplacer et d'essayer de regarder les choses du point de vue de là, ce
qui est intéressant, effectivement, c'est de voir la manière dont les forces concurrentes sont figurées par les forces politiques, selon où on est, mais… Ça ne peut pas se substituer aux alliances réelles, aux intérêts objectifs réels. Donc là, bien sûr que l'extrême droite, parce que c'est aussi dans son intérêt d'identifier qu'ils ne sont absolument rien à voir avec la Macronie, etc. Mais ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas démontré dans les faits. En vérité, il marche main dans la main. Il marche véritablement main dans la main. Donc ce n'est pas que des effets de représentation.
À propos de relativité et de relativisation, tu voudrais nous parler de la relativité du cocktail Molotov selon son pays. Tu es trop fort en transition, je suis impressionnée. 30 ans de métier. Petit scarabée, ça t'arrivera aussi.
Franchement, ce n'est pas mal ce que tu viens de faire. Effectivement, j'ai eu une bonne transition. Je voulais vous parler de cocktail Molotov. Probablement, vous avez vu ces images qui ont lieu samedi à Paris, à la fin de la manifestation porte de Charenton. Un cocktail molotov qui a été lancé en direction des forces de l'ordre. Un gendarme qui a été touché. On voit cette protection prendre feu. C'est une image assez spectaculaire. Donc il est blessé et Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, réagit immédiatement. On écoute.
Mais la montée de la violence contre les forces de l'ordre, elle inquiète évidemment beaucoup. Quand vous jetez un cocktail molotov sur un barrage, moi j'appelle ça une tentative de meurtre. Évidemment, on va tout mettre en place pour retrouver les auteurs.
moi, ce que je voulais faire, c'est croiser. Cette information et cette déclaration de Laurent Nunez avec un post Instagram, parce qu'on fait aussi de la revue de presse réseaux sociaux, parce qu'il y a des médias maintenant indépendants, des médias militants aussi, d'un média indépendant militant contre-attaque. Alors pour ceux qui ne connaissent pas contre-attaque. C'est un média qui est engagé très à gauche, qui existe depuis 2012. A l'époque, ça s'appelait Nantes révoltées, pour ceux qui ont suivi. C'est un média qui suit de très près les mouvements sociaux, qui documentent les violences policières. Et ils viennent de publier un post qui s'intitule « Pour les médias et les dominants, il y a le bon et le mauvais cocktail Molotov ». Et en fait, c'est très intéressant, j'ai trouvé ça très instructif, puisqu'ils documentent la manière dont les médias occidentaux s'épouvantent des émeutes dans les pays occidentaux, qui sont alliés à l'impérialisme occidental. Tout à l'heure, je parlais de bloc, on appartient à un bloc. et ils sont soudainement admiratifs de la violence émeutière dans les pays qui représentent une concurrence, voire une adversité sur le plan géopolitique. Donc il y a des exemples assez précis, je les trouvais très parlants, c'est notamment la révolte qui a éclaté à Hong Kong en 2019, contre le régime chinois, donc des cocktails Molotov qui avaient été lancés. Et en France, les médias avaient parlé à ce moment-là de combattants de la liberté, et il y avait eu un traitement extrêmement précis pour expliquer la violence des émeutiers, la revendication, ce à quoi étaient rattachés, puis le bien-fondé de cette colère. Tout ça était absolument démocratique. Il n'y avait pas cette histoire d'aujourd'hui, non, mais ils pourraient voter, pourquoi ils brûlent-ils ? Et un autre truc encore plus parlant, c'est en Ukraine. Je ne sais pas si vous vous souvenez des images à Kiev, à la place Maïdan, il y avait des barricades en feu, des pneus qui brûlent, etc. C'était des images spectaculaires. Donc des cocktails Molotov à ce moment-là. Le mouvement est contesté la décision, pour qu'on comprenne pourquoi la France trouvait que c'était formidable, le mouvement est contesté la décision du président de renoncer à un accord avec l'Union européenne.
que c'était à l'époque un président pro-russe.
C'était un président pro-russe, effectivement. Et du coup, tu as des personnalités politiques, intellectuelles, dont par exemple BHL, mais encore notre fameux ami Glucksmann. qui là, vraiment, ont adressé des discours enflammés aux émeutiers. Même Glucksmann s'était rendu sur place pour les féliciter, pour dire que c'était extraordinaire, que c'était vraiment une révolution. Et voilà, je trouve ça intéressant de voir comment on est capable de comprendre que des scènes d'émeutes s'inscrivent. dans des conflits politiques, et que ça dépend évidemment en fonction de... Si ça vient en gros des centres impérialistes occidentaux, ces mouvements de contestation... sont assimilés à des élans révolutionnaires, etc. Et si c'est un impérialisme concurrent, donc Chine, en gros Chine, Iran, Russie, c'est de la barbarie, c'est la barbarie sanguinaire, etc. Et en fait, ça m'a fait penser à... une séquence de télévision qui tourne beaucoup depuis 2019, donc ça commence à dater, mais c'est une séquence qui tourne beaucoup sur les réseaux sociaux parce qu'elle est extrêmement efficace. Il s'agit de Bégaudot, je voulais qu'on l'écoute parce que c'était vachement bien. François Bégaudot. C'est François Bégaudot. Pardon, moi je dis Bégaudot comme ça.
On est sur arrêt sur image. Tu m'as dit une émission détendue. Alors moi je l'ajoute. D'accord. Mais néanmoins, on peut donner les prénoms. François, j'aurais dû dire François.
François Bégozzo. C'est sur le plateau de C'est à vous. C'est en 2019, il est face à Patrick Cohen. Et ce qu'on va voir, c'est un montage sur les réseaux sociaux de Glupatate. Moi, j'aime beaucoup les vidéos sur les réseaux sociaux. C'est un montage de Glupatate qui est aussi un compte qui relaie ce type d'informations. On regarde.
n'ai pas suivi sur la comparaison entre Macron et Bachar el-Assad. Quand on veut évaluer la pertinence de violence en politique, ça n'est jamais une évaluation en soi. Vous ne répondez pas sur la logistication de la violence ici en plus. Et en rapport au système politique dans lequel on vit. Je n'ai pas dit que Macron égale Bachar el-Assad, c'est quand même dommage. Ne vous faites pas plus bête que vous n'êtes. Donc je vais me réexpliquer. Si vous voyez les mêmes images de vitrines détruites demain à Damas, pour des gens qui seraient contre le pouvoir de Bachar el-Assad, d'un seul coup, cette violence vous serait beaucoup plus sympathique. Pas d'un seul coup, je peux vous le dire, mais beaucoup plus sympathique. Voilà, et donc ce n'est pas la violence... François qui vous est fait, c'est la cause pour laquelle on est violent. Donc le vrai débat entre nous ne va pas être faut-il détruire des vitrines ou pas. Moi je ne suis pas pour détruire des vitrines. C'est est-ce que la cause des Gilets jaunes... Et quand on a d'autres moyens de s'exprimer
en France, notamment la voix démocratique, est-ce que la violence se mystifie
? La preuve que non. On ne va pas rester sur la Syrie parce qu'on va s'embrouiller. La preuve que non, ils n'ont pas d'autres moyens de s'exprimer puisque s'ils en viennent à faire ça, c'est bien qu'ils considèrent que les courroies habituelles d'expression sont viciées. Et que par exemple le jeu électoral est un jeu vicié qui fait toujours gagner les mêmes, qui a même été pro. programmés pour toujours faire gazer les mêmes.
moi je trouve que c'était bien, c'était efficace. C'est très efficace, ça résume.
Non, non, c'est très efficace. Après, ça pose des questions vertigineuses. Parce que tu sais ce qu'on pourrait te répondre. On pourrait te répondre qu'effectivement, du point de vue des institutions démocratiques, il y a une légère différence entre, par exemple, la France et la Syrie de Bachar el-Assad. Légère différence. Effectivement, ça s'appelle le suffrage universel.
Oui, mais en l'occurrence, tant que les gens sont dans la rue et utilisent ce genre de moyens, c'est que précisément, ils n'ont pas été entendus. Donc moi, je relève. On va
pousser le débat, mais ils n'ont pas été entendus. Mais avaient-ils cherché à l'être ? Puisque la nouveauté de ce scrutin, celui qui vient en 2027, c'est que ce qu'on appelle les jeunes des quartiers populaires, apparemment, grâce à la France insoumise, se sont mobilisés en masse pour aller voter. les appels au vote de la France insoumise. qu'effectivement, ça pourrait porter le résultat de porter au moins Jean-Luc Mélenchon au second tour. Mais
parce que jusqu'à présent, justement, c'est le jeu électoral qui était lui-même remis en cause par l'abstention, c'est-à-dire que personne n'y croit en fait. N'y croyait. Et là, tout d'un coup, on n'y croit. On y croit un peu plus, mais ce n'est pas qu'on y croit, c'est que maintenant il y a cette histoire. Il y a le RN aux portes du pouvoir qui fait qu'il y a des personnes qui se remettent à se dire le moindre mal. Il faut quand même continuer d'empêcher d'être une espèce de digue, même si cette digue n'est pas satisfaisante en soi, elle n'est pas suffisante. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a un mouvement social dans la rue, parce qu'on considère que le jeu électoral ne peut pas être l'alpha et l'oméga de la vie politique en France. Mais quand même, je veux dire, il y a quand même un problème du jeu électoral en France qui est vicié depuis des décennies. C'est-à-dire qu'une alternance, c'est toujours les mêmes qui se refilent le pouvoir. Mais quelles que soient les causes,
bien sûr, on est bien d'accord, mais quelles que soient les causes, apparemment, on verra bien le jour du vote, mais il y a un regain de mobilisation électorale chez des personnes qui s'en étaient jusqu'à… Tu sais, ça me rappelle ce que nous disait Ronnie Broman ? avant-hier sur la remobilisation électorale des Arabes israéliens ou des Palestiniens de 48, tu te souviens. Et il nous disait qu'en fait, s'ils s'étaient remobilisés avec succès, puisqu'ils ont porté à la Knesset 19 députés, c'était en réaction aux fascistes israéliens, en réaction à Benkir.
Mais là, c'est vrai que…
Ce que tu es en train de nous dire, c'est que c'est un truc un peu comparable, là, en France.
Oui, mais je nuancerai quand même en disant qu'il y a quand même une adhésion aussi positive au fait que là, on a une force de gauche de rupture qui n'existait pas jusqu'à présent. Donc, ce n'est pas juste aussi un vote de barrage. Ce n'est pas juste un vote par dépit. Et ça, c'est assez nouveau. La France insoumise, elle suscite quand même une adhésion assez, je veux dire, habitée. Ce n'est pas juste un outil purement instrumental de barrage. Il y a un truc, mais parce que cette France insoumise, elle n'existait pas avant, mais aussi, attends, après je me calme, la France insoumise… Tu n'es pas du tout
agité, tout va bien.
Non, je sens qu'on est peut-être un peu en retard, je ne sais pas, mais… Pas du tout, il est 7h35 sur le… Ok, très bien. 7h35. On est à l'heure. Il faut se dire que si une formation politique telle que la France insoumise s'est mise à exister, c'est précisément parce qu'on ne s'est pas cantonné… au jeu électoral, parce qu'il y a eu des décennies, je veux dire, il y a eu dix ans, dix ans de mouvements sociaux extrêmement forts, une ébullition extrêmement forte en France, de différents secteurs de lutte, les gilets jaunes, la réforme contre la loi travail, la retraite, les émeutes Noël. Donc en fait, la France insoumise, elle est née de ça aussi, elle est née aussi un peu par le bas. Donc c'est la traduction parlementariste de choses qui ont été portées par les mouvements sociaux eux-mêmes.
Et il est maintenant 7h36, dans le 7-8 d'Arrêt sur image, on va évoquer cette pétition en ligne sur le site de l'Assemblée nationale pour demander la suppression de CNews. Rien de moins que la suppression de CNews. Alors, pétition qui a dépassé la barre des 500 000 signataires. Alors, les pétitions de l'Assemblée nationale, c'est du sérieux. les identités sont vérifiées, il n'est pas question de voter deux fois, c'est garanti, c'est tamponné, Assemblée nationale, il s'agit de 700 000 véritables signataires, donc ils ont passé la barre des 500 000, et à partir de la barre des 500 000, l'Assemblée doit décider si effectivement le projet, la revendication qui est portée par la pétition, donne lieu à un débat. dans l'hémicycle. Alors, on imagine bien que cette pétition n'a pas échappé à notre ami Pascal Praud, qu'on va décidément voir beaucoup dans cette matinale. On l'écoute.
à tous et bienvenue ce matin sur Europe 1 sur CNews jusqu'à 11h. L'extrême gauche française, elle ne déçoit jamais ses dirigeants, ses intellectuels, ses artistes, ses relais. Hier, elle soutenait Staline, Mao, Pol Pot. Aujourd'hui, elle veut fermer ses news. C'est plus modeste. Mais cette extrême gauche minoritaire dans son propre camp, dans les années 70, 80, 90, est devenue aujourd'hui le centre de gravité de toute la gauche.
Adia Adizadeh, bonjour.
Aïda Adizadeh, bonjour.
Bonjour, qu'est-ce que j'ai dit ? Ah, pardon. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. Bonjour quand même. Nous sommes extrêmement heureux d'accueillir une parlementaire d'extrême-gauche sur ce plateau. Qui s'est signalé dans le passé ne niait pas par une adhésion farouche à Staline, à Pol Pot. Tout ça à la fois. Tout ça à la fois. On a étudié votre dossier, ne vous inquiétez pas. Vous êtes député PS du Val d'Oise. Et vous êtes membre du bureau de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée, à qui il appartenait hier de commencer à réfléchir aux suites à donner à cette pétition. Alors, comment ça s'est passé ?
c'était un peu compliqué de comprendre le processus, parce que vous l'avez dit, c'est du sérieux dans le sens où, oui, des chats ou des robots ne peuvent pas signer cette pétition. Mais pour ce qui est de la procédure, alors, bonjour la France. Moi, ça me fait penser qu'on a vraiment mis plein de barrières de garde-fous, parce que quand même, il ne faudrait pas que ces pétitions aient tout de suite une traduction législative. Donc, en fait, quand ça dépasse 500 000 signatures, je vous assure qu'on a passé vraiment 40 minutes à comprendre le procès, ça va bien se mettre d'accord. Non, mais vraiment,
parce
que le règlement de l'examen de ces pétitions est fait pour limiter l'impact que ça pourra avoir sur des décisions, sur des procès. Une proposition de loi ou un projet de loi qui pourrait en résulter, en fait.
Moi, je ne comprends.
Les
incertitudes portaient sur quoi ?
À partir de 500 000 signatures, c'est directement la conférence des présidents. La conférence des présidents, c'est la présidence de l'Assemblée, les six vice-présidents, les onze présidents de groupe et les huit présidents des commissions parlementaires. C'est une réunion qui se tient lieu tous les jours du matin et puis de manière exceptionnelle si besoin, évidemment. Donc, c'est ça la conférence des présidents. C'est la conférence des présidents qui fixe l'ordre du jour de l'Assemblée.
Ça, c'est clair, ça, jusque là. Donc,
quand ça dépasse 500 000 signatures, c'est la conférence des présidents. qui décide si elle classe la pétition, en gros, c sympathique, ou si ça ouvre lieu à un débat. Déjà, il faut préciser que c'est un débat sans vote. Je ne sais pas tout à fait de quoi on a peur, mais bon, peu importe. Et là, la présidente de l'Assemblée a dit « mais moi je me remets, je veux d'abord avoir l'avis de la Commission ». Et donc c'est ma collègue Sophie Taillepoyan qui a dit qu'elle voulait qu'on ait une réunion du bureau avant cette réunion de la Commission et penser à voir qui pensait quoi. Donc la réunion d'hier, c'était juste d'ailleurs pour se mettre au clair sur le processus. Et en gros, ce j'ai compris, mais je préfère le dire comme ça parce que je le sais encore plus, c'est qu'aujourd'hui, La commission qui tient ces réunions tous les mercredis matin, les commissions permanentes, c'est des réunions, des auditions souvent, et on fait des points suite sur l'utilité de la commission. On désignerait le rapporteur qui est de droit le président, ou de fait, je ne sais pas comment on dit, automatiquement le président de la commission devient rapporteur. Ce n'est pas un rapport où il va faire des semaines d'instruction sur le fond, mais il va rendre un avis au nom de la Commission sur est-ce que oui ou non on classe cette pétition, et est-ce que oui ou non ça ouvre sur un débat. Et après, la Commission vote. Et ce vote, on transmettrait du coup à la conférence des présidents qui choisissent...
Vous vous rendez compte quand même, mais je suis sûr qu'à vous écouter, je me rends compte que vous vous en rendez compte, le caractère effarant de toute cette
Vraiment, c le pouvoir qui dit que le peuple est sympathique, mais quand même, je ne peux pas lui faire confiance tout de suite. Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que, en gros, le consensus qu'il y avait… notre charme national de l'IDR, le consensus était que... En gros, il faut qu'il y ait un débat dans l'Assemblée. La division s'est faite à gauche, qui avons dit que la pétition ne pouvait pas être... Alors attendez,
on vous entend très mal, il y a des sautes de son, il y a un problème, donc on va peut-être essayer d'améliorer votre connexion. Pendant ce temps-là, on va écouter la réaction d'un député de droite à la perspective de ce débat. dans l'Assemblée d'un député LR. Horizon. Est-ce que vous souhaitez cette
pétition ? Je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas ces news. Non,
alors ça c'est la réaction… C'est un mensonge d
'un ministre.
Voilà, ça c'est un mensonge d'un ministre. Alors, on va l'écouter aussi. Alors, on écoute d'abord effectivement un ministre, Philippe Baptiste, interrogé sur la pétition et qui manie l'esquive. On écoute.
Est-ce que vous soutenez cette pétition ? Je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas CNews. Et vous n'y êtes jamais allé ? Jamais. Vous n'êtes jamais invité ou vous refusez d'y aller ? Ça ne s'est pas fait. Et ce n'est pas plus mal ? Je ne pas, je vous pose la question. Non, je vois, c'est comme ça. Vous n'êtes jamais allé sur CNews, c'est un fait. Et si on vous invite, vous y allez ? Je ne sais pas, il faudra réfléchir, il faudra voir si... On
va accueillir... Voilà, donc courage fuyant par le ministre Philippe-Baptiste. Est-ce qu'on a retrouvé, Benjamin, une connexion correcte avec madame la députée PS ? Moi,
je me sens parfaitement bien.
D'accord, et là, ça a l'air meilleur. Donc, oui, vous étiez en train de décrire cette procédure cascaïenne, mais en même temps, on devrait le savoir, puisqu'il y a un précédent récent, c'est la pétition contre la loi du plomb, la loi d'urgence agricole, qui, malgré ses 2 millions de signatures, a été classée au fond d'un tiroir.
tout à fait. Mais de toute façon, de vous à moi, dans le règlement de l'Assemblée, si on voulait le faire évoluer pour que la démocratie soit plus on dirait à partir d'un certain nombre, le droit... un créneau dans l'agenda de l'Assemblée, dans l'ordre du jour de l'Assemblée, pour qu'il y ait une proposition et qu'il soit déposé en réponse. Après, elle est votée ou pas par les représentants de la nation que nous sommes, c'est une chose. Mais là, en plus, ça n'ouvre que le droit à un débat. En plus, pardon, mais à la fin, on passera 1h30 dans l'hémicycle, chaque groupe donnera son avis. Ça ne changera rien, ça permettra aux citoyens qui ont 1h30 à perdre de nous écouter pour savoir qui pense quoi sur ce sujet. Moi, je peux vous faire une histoire. Mais il y avait quand même quelque chose d'intéressant dans cette réunion. fait, pour certains, c'était la question qui est posée par cette pétition est mal formulée, parce que ce n'est pas au législateur d'interdire ou pas une chaîne, c'est à l'air comme de le faire. Donc en gros, il faudrait qu'on classe cette pétition, mais qu'on puisse avoir un débat sur les médias, leur régulation, le bon encadrement. Alors ça, c'est l'extrême droite, Philippe Ballard, qui a proposé quelque chose, qui disait « Moi, pour une fois, je vais être d'accord avec Delphine Ernotte, on pourra avoir le débat sur faut-il ou non créer ? » des chaînes d'opinion. Comme Definelland avait dit, qu'elle était pour la création de chaînes d'opinion. Et ce à quoi ma collègue Sarah Legrin a répondu, c'est justement que le racisme n'était pas une opinion. En fait, ce qui était intéressant, c'est que pour une partie à la fois du bloc central et évidemment de l'extrême droite, La question soulevée par cette pétition, et c'est vrai que les termes ne sont pas peut-être bien formulés dans le cadre des législateurs, mais en fait ce qu'il y a derrière, c'est que les gens veulent que la parole raciste dans les médias, en particulier sur CNews, parce que là c'est open bar, c'est la ligne éditoriale même de ce média, que la parole raciste soit sanctionnée. Donc la question c'est la place. pourquoi la parole raciste qui est interdite pénalement par notre droit n'est pas sanctionnée. Et certains voulaient qu'on ait un débat sur la bonne production d'informations, c'est quoi une bonne information, et puis pour Philippe Ballard, pourquoi pas créer des médias d'opinion et les labelliser comme tels. En gros, je pense que dans tous les cas, avec 500 000 signatures, on va atteindre le million, je pense. dans une semaine. Je pense que de toute façon, ils ne pourront pas... L'attaque terroriste, raciste, islamophobe de Trapp permet le banc. Et en plus, en gros, il serait idiot de le faire parce que ça ne change rien. Sur la loi Duplon, ils ont dit qu'il y a déjà eu un débat qui a eu lieu à l'Assemblée et il y a même eu une loi... Il y a eu un débat qui a été mené de manière assez longue, il y a même eu une loi qui a été votée, donc on ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de débat. C'est pour ça que fermer le banc suffit. Et donc c'est pour ça que ces pétitions-là… dans une évolution constitutionnelle, j'en sais rien, mais il faut absolument qu'on évolue, enfin moi je suppose qu'on fasse évoluer ce truc-là, et que ça ouvre le droit à ce qu'il y ait une proposition de loi qui soit déposée, et qu'on ouvre un créneau à l'Assemblée et au Sénat pour que cette pétition aille au bout et fasse la
navette. Mais alors dans le cas d'espèce, on fait quoi ? Dans le cas de cette pétition, vous l'avez dit, qui risque, dans le meilleur des cas, d'aboutir à un débat dans l'hémicycle qui sera totalement inutile, puisque non suivi d'un vote, et non seulement inutile, mais parfaitement récupérable par le camp de CNews, qui va avoir des prétextes en or hurler la censure.
On se le disait hier, l'extrême droite… Il y a l'oncle un peu idiot.
suis désolé, il y a encore des sautes. On a entendu « à l'oncle un peu idiot ».
Parce que, bon, c'est pas... Parce que, de coup, il n'est pas très malin, on va dire, mais c'est plus poli et politiquement correct que ce que je viens de dire. Parce que, j'aurais été élu, j'aurais dit, faisons le débat, et pendant extrêmement simple attrimine, il aurait fait le héros, le défenseur de ces news, à tourner en boucle sur leur chaîne, ce qu'il veut et ce qu'il cherche depuis qu'il a saisi cette occasion d'être... À partir de cette faute commission d'enquête... Donc Charles
Aloncle, Charles Aloncle... Lui, il ne veut pas de débat, il dit que ça ne sert à rien.
Ah, il n'en veut pas ? il a dit rapidement et moi je me suis récupéré évidemment ce débat là en criant à l'ascension honnêtes gens qui disent tout haut ce que tout le monde constate de ses propres yeux c'est ça qu'on veut taire on veut taire la vérité
Vous, député socialiste, quelle est votre position ? Il faut que ce débat se tienne ou pas
fait, il faut que ce débat se tienne parce qu'il y a une demande. qu'un million de personnes qui disent « on ne veut plus de cette parole raciste ». Et c'est à nous maintenant de cadrer le débat en disant que le texte de la pétition c'est « fermer ses news », mais en fait le débat il est bien plus large. Comment ça se fait que dans notre pays, la parole raciste de certains… Il faut encore préciser que c'est « de certains ». Parce qu'encore une fois, quand Dieudonné tient des propos antisémites abjects, il est… censuré, il est interdit de médias, il est même interdit de spectacles. On lui met tous les bâtons dans les roues possibles pour qu'il n'ait pas une expression facilitée. Et moi, je considère que c'est tant mieux, vu les propos antisémites, complotistes qui tiennent. Mais si on n'arrive pas à faire pour Dieu donner, pourquoi on n'arrive pas à faire pour systématiquement tous ceux qui tiennent ce type de propos ? Donc, comment ça se fait que dans notre pays, la parole raciste de certains, c'est open bar, alors que ça tombe sous le coup de la loi alors qu'on a les moyens de le faire, que fait l'accord ?
Très bonne Dernière question, donc la prochaine étape dans le processus, c'est quand, c'est quoi
prochaine étape, ça va être tout à l'heure en commission, on va désigner le président comme rapporteur, apparemment cette formelle, et lui, dans une semaine, donc mardi 10 à 13 heures, il va nous présenter les conclusions de son rapport. En gros, il va nous dire, moi je préconise de classer ou pas cette pétition. c'est-à-dire de lui donner une suite ou pas, et si je décide de la classer, voilà ce que je vous propose comme débat qu'on pourrait avoir dans l'hémicycle, et voilà la recommandation que je vous propose de faire en notre nom à la conférence des présidents. Et je vous demande de la voter. D'accord. Et qui est ce parlementaire ? Ça va être le président de la commission, Alexandre Cotier, qui est un élu LR. Mais bon, il veut être consensuel, donc il a compris qu'il fallait qu'il fasse quelque chose qui convienne à tout le monde s'il ne voulait pas que ça vire au pugilat. Nous, on va défendre le fait qu'il ne faille pas symboliquement classer cette pétition, mais ouvrir lieu à un débat. Mais de toute façon, moi, j'ai dit à la fin, personne ne se souviendra de ça. La question, c'est est-ce qu'il y aura eu un débat dans l'hémicycle suite à cette pétition, qu'on passe par on classe, mais au final, on fait un débat sur un... un sujet un peu plus élargi. Je veux dire, c'est de la gnognotte, parce que de toute façon, tous les groupes sont libres de s'exprimer à la tribune et quelqu'un peut monter et pendant 10 minutes dire « j'adore CNews » ou 10 minutes dire « fermons CNews ». C'est à nous d'angler le débat par notre prise de parole libre et chacun donnera le cadrage qu'il veut. Très
bien. Merci beaucoup d'être venu nous éclairer ce matin. Merci de votre invitation. Très bonne journée à vous. Toutes nos excuses à ceux qui nous regardent et surtout ceux qui nous écoutent pour la très mauvaise qualité du son de cette liaison. Mais nous allons y travailler. Louisa, en écoutant notre invité, je repensais au débat qu'on venait d'avoir juste avant sur caractère formel. de nos institutions démocratiques. Tu vois, le débat sur à quoi ça sert de voter, on pourrait avoir le même sur à quoi ça sert de se prêter à ce simulacre de démocratie populaire, que sont ces pétitions sur le site de l'Assemblée qui débouchent sur des tunnels de procédures incompréhensibles et des débats inutiles dans l'hémicycle.
c'est vrai. Non, mais moi, c'est vrai que ce n'est pas des choses que j'investis beaucoup. mais c'est les raisons pour lesquelles ce ne sont pas des voies. Et je crois que pour la plupart d'entre nous, ça peut se passer comme ça aussi. Ce ne sont pas des voies qui sont très investies massivement les gens parce que déjà, c'est extrêmement technique. Tu vois, il y a un truc qu'on ne comprend pas.
C'est juste incompréhensible. C'est un truc de bureaucrate, quoi.
Tu vois, il y a la bureaucratie qui est complètement... Et puis, en plus, on ne croit pas beaucoup à l'efficacité de ce type de mesures. Mais bon, si ça finit par aboutir, tant mieux. Mais
voilà. Donc, voilà. Donc est-ce que nous, le 7-8, il faut qu'on continue à suivre ou pas ? Ou est-ce qu'on peut décider ? Je pense que justement,
c'est notre manière d'apporter notre pierre à l'édifice de ce combat contre la prolifération des discours à la CNU,
c
'est justement de travailler un autre type d'espace. Et les militants, c'est aussi ce qu'ils font. Il y a différentes manières de 'investir dans ce combat.
54, il nous reste un peu plus de 5 minutes. Je voudrais qu'on ait un petit moment interactivité avec nos spectateurs pour terminer cette émission. Alors, nous avons été invités par Loris Guémard sur la chaîne Twitch d'Arrêt sur image, s'étant suivi un débat sur les chats, puisque nous sommes diffusés à la fois sur Twitch et sur Arrêt sur image. Sur Twitch, l'usage est d'interagir avec les spectateurs qui sont là, de les saluer, de leur dire bonjour, bonne journée, merci pour votre question, et éventuellement parfois même de répondre aux questions. Et sur Arrêt sur image, l'usage est inverse. Il y a une émission, on l'a fait, et ensuite l'interaction se déroule dans les forums d'Arrêt sur image. J'ai quand même un espace pour l'interaction, mais dans les forums. Alors ça réagit bien dans les forums d'arrêt sur image, je suis allé voir, il y a des réactions tout à fait… Certains d'entre vous sont tout à fait enthousiastes et c'est réconfortant. Message de 3 novembre à 20h42 de Nathalie. Ça y est, je suis déjà accro à la matinale que je regarde en replay le soir. Alors juste un petit détail purement formel nous dit Nathalie, ce serait mieux peut-être que Louisa soit assise sur une chaise fixe. Et non sur une chaise à roulettes.
Ce n'est pas sympa, j'en ai marre.
Car j'avoue être sujet au mal de cœur quand la chaise tourne trop. Je ne peux plus regarder l'écran, c'est horrible.
Mais en fait, je bougerai tout autant, je crois, sur une chaise stable. Ce n'est pas la chaise la responsable.
Elle bougera tout autant sur une chaise. Mais attends. Mais nous rassure Nathalie, c'est un pur détail, j'insiste. Vraiment, quelle joie que cette matinale, que je n'aurais jamais cru espérer. C'est fort quand même ça. Oui, ça fait plaisir, bien sûr. Ça fait plaisir entre Benjamin Duhamel, toujours agressif et souvent inculte, et Guillaume Erner, dont je n'ai jamais supporté, le ton pseudo-mielleux, voire carrément psétueux, et dont la faute journalistique terrible qui lui a permis d'être d'accord avec Marine Le Pen. Voilà, entre les deux, j'ai plus renoncé, puisqu'il y a désormais la matinale. Merci Nathalie. Et on vous pardonne de décourager Louisa à propos de sa chaise à roulettes. D'ailleurs, moi aussi, j'ai un fauteuil à roulettes, mais peut-être je suis moins… Oui, mais ce n'est pas
lié à nos meubles, c'est vraiment
lié à nos personnes. Voilà. Donc en fait, Nathalie, ce n'est pas la chaise à roulettes qu'il faut changer, c'est la co-présentatrice. On va essayer de trouver une plus Plus stable. Plus stable. Alors, il y a aussi d'autres contributions qui sont quand même nettement moins sympas. Thomas. Thomas qui a regardé notre émission d'hier, notre matinale d'hier. Et alors, il taille Thomas. Alors bonjour, on commence cette matinale par Jean-Luc Mélenchon qui a encore une fois raconté n'importe quoi. Mais ce n'est pas grave parce que c'est lui et parce qu'en plus on ne peut pas être sûr. Bénéfice du doute, on enchaîne. Et alors Thomas. A l'air de dire que je suis brimé par ma co-présentatrice. Thomas reconstitue un dialogue entre Daniel et Louisa. Il y a aussi Dominique de Villepin. Ah non, désolé, ce n'est plus possible. Déjà hier, on ne va pas se taper du Villepin tous les jours. Oui, mais j'ai lu des trucs cette nuit. Stop ! Oui, mais il faudrait qu'un jour… Stop ! Est-ce que tu te sens brimé, Daniel ? Non, je dois dire que je me heurte à une forte résistance politique. Mais c'est ça que tu étais venu me chercher. Dès que le nombre de Villepin est prononcé, Thomas, je vais me battre. Thomas, je vais me battre. Mais il se bat, ça se voit qu'il se bat. Et il se bat. Alors ensuite, c'est toujours la description de Thomas, on enchaîne sur ce... Alors là, il fait allusion à Igor Saïri et à la séquence d'Igor Saïri être la manifestante. On enchaîne ensuite sur ce reporter immonde, répugnant, écœurant qui tend son micro à une personne et qui discute avec elle en italique. Certains esprits faibles pourraient penser qu'il y a plus de 0,01% de sincérité dans cette séquence, mais avec nos lunettes laser 2000 et notre expérience, on a bien vu que c'était un montage fasciste, une manière pour le patriar capitalisme d'écraser cette jeune personne qui comble de l'indignité. On demande son avis sans quel est le temps de se préparer, italique, pour éventuellement l'humilier et ridiculiser tout le mouvement lycéen. Donc c'est féroce. C'est ironique, c'est créatif. C'est inventif. C'est pas mal. Je reconnais que c'est pas mal. Non, sérieusement, c'est très méchant, mais ça témoigne au moins de deux choses. C'est pour cette raison que je tenais à remercier Thomas, qui nous a regardés avec attention, et un carnet de notes, et qu'il a pris le temps de... de formuler ce qui est en apparence un texte méchant et drôle, mais une véritable critique. Ce n'est pas nous à Ressurimage qui allons lui reprocher de faire de la critique de Média.
Non, c'est sûr. C'était intéressant, même si la critique n'est pas très claire. Elle me
semble claire.
Oui et non, parce que c'est de l'ironie. Moi aussi, si je fais de l'ironie, c'est plus facile. 'est une manière aussi de ne pas complètement assumer ce que tu veux vraiment dire. Et donc quoi ? Qu'est-ce que tu voudrais dire ? Défendre BFM ? Oui, voilà. Mais toi, Thomas,
d'où parles-tu ?
Voilà, c'est ça. Je veux bien rigoler. Mais si tu veux après vraiment engager une conversation avec un vrai débat, dans ce cas-là, il faut laisser de côté l'ironie. Il faut assumer absolument.
Tu me rappelles une émission avec Laélia Véron qui a peu de temps a fait un livre sur l'ironie et qui disait exactement la même chose que toi sur les limites de l'ironie. Mais cela dit, moi j'aime bien l'ironie, je l'avoue. Il est 8h. parfois même je la pratique, il est exactement 8h. Merci de nous avoir suivis. Encore toutes nos excuses pour la qualité de notre liaison avec l'invité. Et nous vous retrouvons demain pour un nouveau 7-8. Très bonne mauvaise journée à vous.
Bonne journée, salut.
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