Chargement...
Chargement...
Bonjour Jordan Bardella. Bonjour Monsieur Fogiel. Beaucoup de choses dans votre livre, on va y venir, votre engagement au RN, vos ambitions, le programme, on va essayer de décortiquer tout ça. D'abord l'actualité, la déroute de Donald Trump. En 2004, vous saluez la victoire de Donald Trump et vous parliez d'un vent de liberté qui souffle sur toutes les démocraties. Vous ajoutiez Trump l'incarne aux Etats-Unis, nous l'incarnons en France. Ce matin, vous dites quoi ? Vous avez la gueule de bois
Non, pas du tout. Je ne suis pas américain, je ne suis pas électeur aux Etats-Unis. Par conséquent, il faut respecter le verdict des urnes et de ces midterms, qui sont d'ailleurs très généralement défavorables au président en exercice. Ce qui est certain, c'est que le second mandat de Donald Trump est quand même très nettement différent dans sa philosophie, dans sa politique étrangère, que le premier mandat du président Trump, dont l'ambition politique était de retirer les... les Etats-Unis, des grands conflits mondiaux. Il se trouve que l'intervention américaine en Iran a des conséquences très lourdes pour l'économie américaine, je pense, mais aussi pour l'économie européenne et notamment pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes au regard de l'augmentation des prix du pétrole. Donc très certainement, il y a un lien. Maintenant, je ne suis pas électeur américain et il faut respecter, quel qu'il soit d'ailleurs, le vote du peuple américain.
Mais quand même, la défaite d'Orban en Hongrie, la victoire de Lula au Brésil, maintenant cette déroute de très... aux Etats-Unis, on a le sentiment que les électeurs qui ont essayé les nationalistes finissent par en revenir. Quelle leçon, vous, Jordan Bardella, vous tirez de ça
? Monsieur Fogel, on est à quelques mois à l'élection présidentielle. Marine Le Pen est... aujourd'hui donné, en tête du premier tour de cette élection, et nous sommes donnés dans tous les cas de figure, gagnants de l'élection présidentielle. Donc, ce qui se passe dans les autres pays, ne me regarde pas, je dirais, les électeurs sont souverains. Mais vous ne tirez pas des leçons de ça, ceux qui ont goûté en reviennent ? Ce qui est certain, non mais d'abord, je ne vois pas le rapport entre... Bolsonaro au Brésil, la victoire de Lula, Emmanuel Macron n'est pas Lula et Marine Le Pen n'est pas Bolsonaro. Donc on est dans des contextes très différents. Ce qui est certain, c'est que nous représentons aujourd'hui en France une alternance pour des millions de Français qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Nous apparaissons comme un parti capable de rétablir l'ordre et l'autorité, mais aussi d'agir pour le pouvoir d'achat des Français. Et c'est l'une des préoccupations majeures de nos concitoyens qui ont vu ces derniers mois les prix de l'électricité doublés, le prix du gaz triplé. cadre de cette campagne, se saisir de cette question essentielle du pouvoir d'achat. Et c'est la raison pour laquelle nous proposons notamment de baisser les taxes sur les carburants pour permettre à nos compatriotes de respirer à la fin du mois. On va y venir, vous en parlez dans le livre. Il y a beaucoup
de choses, je le disais. Il sort après la polémique de la rentrée sur ces messages antisémites que vous auriez écrits selon Mediapart dans des conversations Facebook il y a quelques années quand vous étiez adolescent. Vous avez nié en bloc jusqu'à là, vous avez dit être victime d'une usurpation d'identité sur ce compte Facebook. Sauf que depuis, Medapart a publié d'autres éléments, des messages que vous aviez postés publiquement sur votre Twitter à la même époque, sur d'autres sujets. Et ces messages, Jordan Bardala, disent au mot près la même chose que ceux du Messenger que vous affirmez ne pas avoir écrit. Les mêmes mots, les mêmes fautes d'orthographe à deux minutes d'intervalle. Comment vous pouvez justifier ça ? C'est pas vous, Messenger, mais Twitter public, avec les mêmes messages, les mêmes mots, les mêmes photographes. Là, c'est vous. Comment vous justifiez ? Pardon, monsieur
Fogel, vous m'êtes très sympathique, mais il y a des scènes de guerre civile depuis trois semaines dans notre pays. Les Français sont à bout, donc je ne suis pas venu ce matin parler de vos amis de Mediapart. C'est pas mes amis de Mediapart. Oui, d'ailleurs vous avez vous-même été mis en cause par Mediapart à l'été 2024. Vous avez nié, je n'ai pas de raison de douter de votre intégrité, donc je vous demande de ne pas douter de la mienne. Je vous pose une question concrète. Ma réponse d'ailleurs est extrêmement concrète. J'ai porté plainte contre Mediapart face à une opération qui non seulement a fait pchit, mais qui s'apparente à une opération de déstabilisation. Il n'y a pas eu sur mon compte Twitter.
Il n'y a pas eu.
Il n'y a pas eu sur mon compte Twitter de propos antisémites, contrairement à ce que vous affirmez. C'est pas ce que j'affirme, j'ai dit
sur d'autres... C'est pas du tout ce que je dis, j'ai dit sur votre compte... Twitter, il y a des messages qui sont exactement les mêmes. Emmanuel Macron, par exemple, le conseiller économique le 12 septembre 2013 à 22h50, le conseiller économique de François Hollande, Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l'Elysée, ancien banquier de Rothschild, vous écrivez exactement à la même chose.
Mais quel est le problème ? Je vous demande simplement, comment
vous expliquez que sur votre compte Twitter, après on passera au livre, Il y a exactement le même message que sur le compte Messenger. Messenger qui n'est pas à vous, Twitter qui est à vous. Le même message au mot prêt avec Rothschild sans âge.
Vous avez été mis en cause par Mediapart en juillet 2024. Ce n'est pas le sujet. Vous posez vos questions, je vous pose les mêmes. Vous avez été mis en cause vous-même par Mediapart en juillet 2024. Absolument, oui. Vous avez nié les accusations que formulait Mediapart contre vous. Mais en y amenant des faits. Non, mais vous avez nié les accusations que formulait Mediapart contre vous. Bon, je n'ai pas de raison, comme les auditeurs d'RTL, qui sont très nombreux à nous écouter ce matin, et qui, à mon avis, ont bien d'autres problèmes que les manips et les calomnies de Mediapart, dont je vous rappelle, et ça aurait été bien de le mentionner, que l'une des sources de Mediapart... sur lesquels se sont appuyés les journalistes d'extrême-gauche pour faire leurs articles, a indiqué que Mediapart l'avait manipulé et s'est dédié. Donc concrètement, vous ne répondez pas à cette question en tout cas. 1. Je conteste une nouvelle fois formellement les accusations de Mediapart. 2. Les accusations de Mediapart sont poursuivies devant la justice en diffamation en faux et usage de faux. Et 3. Je n'ai aucune leçon à recevoir de la part d'un journal qui, par l'intermédiaire de son fondateur, M. Plenel, a soutenu Septembre Noir et a soutenu par des écrits qu'il a lui-même commis et lui-même assumés des attentats terroristes islamistes contre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich. Donc, il faut être très juste, il faut savoir qui parle. Et en la matière, je n'ai aucune leçon à recevoir dans la lutte contre l'antisémitisme. Beaucoup de Français de confession juive nous font confiance. Et je vous rappelle que j'ai été invité par le gouvernement de l'État d'Israël en 2025. Et que vous avez participé à la manifestation contre l'antisémitisme.
Vous racontez comment vous êtes préparé à être président de la République, que ça demande un effort et que forcément il y a une honnêteté dans ce que vous racontez. Il faut du temps pour redescendre, parce que forcément, quand on se prépare, on ne redescend pas un claquement de doigts. Vous accusez le coup. Aujourd'hui, ce coup, il est accusé, vous êtes déterminé ? Non, mais d'abord,
les Français vont être confrontés dans quelques mois à un choix très important, un choix décisif. Et si les Français le décident, Marine Le Pen sera la prochaine présidente de la République, je serai le prochain Premier ministre. Et j'ai voulu emmener les Français avec moi sur ce chemin par lequel nous nous préparons à exercer. des responsabilités. Vous avez eu raison de rappeler que le Rassemblement National s'est paré à différents scénarios ces derniers mois, y compris à une éventuelle décision injuste qui aurait empêché Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle. Maintenant, nous formons un ticket. Je suis très ravi de l'accompagner dans cette aventure, dans cette campagne. Vous avez
la certitude d'être son premier ministre. Celui qui conduira la politique. Les yeux dans leurs yeux. Et au fond, dans un livre,
vous dites des choses que vous ne pouvez pas dire dans le bruit
médiatique ou sur les réseaux sociaux. Vous dites que vous avez accusé le coup. qu'aujourd'hui vous êtes déterminé. Est-ce que vous avez la certitude aujourd'hui d'être son Premier ministre ? Elle vous l'a dit, les yeux dans les yeux. Les analyses politiques décryptent un besoin d'élargir à droite et donc peut-être de confier ça à David Lissnard si elle était élue. Les analyses politiques. Ah oui, les analyses politiques, ils sont toujours trompés d'ailleurs. Ma question c'est, est-ce que les yeux dans les yeux, elle vous a confirmé ? qu'après sa victoire potentielle, vous serez... Oui,
absolument. Et il y a entre Marine et moi, au-delà du lien politique que les Français connaissent, une amitié personnelle. Et au regard de la situation de la France, il nous semblait nécessaire de porter cette campagne présidentielle en duo. Marine incarne aujourd'hui une espérance pour des millions de Français. Je le rappelais, elle est aujourd'hui donnée gagnante dans les sondages. Et les Français doivent bien avoir en tête que cette élection est très certainement la plus importante de toute la Ve République. Emmanuel Macron a affaibli notre pays de manière considérable. qu'il n'y a aucun français qui peut dire aujourd'hui qu'on vit moins bien qu'il y a cinq ans. Et avant de voter, j'ai voulu qu'on vit moins bien aujourd'hui qu'il y a dix ans. Personne ne peut dire l'inverse. Et j'ai voulu, avec ce livre... partager qui nous sommes, partager nos convictions, et surtout, et c'est peut-être le plus important de ce livre, dire aux Français ce que nous allons faire si nous gagnons, ce que nous allons faire pour leur pouvoir d'achat, ce que nous allons faire pour leur sécurité. Et nous apparaissons aujourd'hui aux yeux de millions de Français, et pas seulement aux yeux des électeurs qui ont toujours voté pour le Rassemblement National, mais comme une espérance dans cette élection, à la fois face au risque de continuité, mais aussi face au risque de la présence de M. Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Justement, la sécurité,
la sécurité de tous les Français. de toute confession. Ce qui s'est passé à Trappes, Céline le disait dans le lancement, vous avez été pointé du doigt et notamment par Romain Ruiz, l'avocat de l'une des victimes de l'attente Trappes, avec ses mots indirectement. Jordan Bardella a mis dans la tête de cet homme le lieu où il devait déployer sa haine, puisque vous avez rappelé que Trappes, en vous appuyant sur des enquêtes journalistiques, était un foyer djihadiste et vous avez mis un repère islamiste exactement. Est-ce que là-dessus... Vous décryptez, vous dites peut-être que oui, on n'aurait pas dû stigmatiser Trappes comme on l'a fait. Mais qui a stigmatisé Trappes ? Vous-même en disant un repère islamiste, ça fait beaucoup parler. Vous avez parlé d'une petite république islamique. J'ai
gagné mon
procès d'ailleurs sur
cette question. Puis-je vous rappeler quand même que mes propos qui dénoncent en 2022, en l'occurrence sur ce que vous mentionnez, l'influence de l'islamisme dans des villes de banlieue et notamment à Trappes, s'appuient sur des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques. Je ne vais pas vous ressortir les dizaines d'articles qui ont été brillamment rédigés, brillamment sourcés et documentés par... RTL et par vos confrères d'RTL, pour dénoncer l'influence de l'idéologie islamiste à Trap. Donc, moi, ce qui m'indigne profondément, c'est que... Ce qui m'indigne profondément, c'est que... Alors qu'il y a eu un attentat ignoble, abject, raciste qui a été commis contre des innocents à Trappes, où un cinglé a abattu froidement un homme de 26 ans à tirer sur une fenêtre de 12 ans, la gauche cherche non seulement à pousser à la division et à l'affrontement, mais en plus utilise ce drame pour mettre des fatwas et pour mettre en cause des responsables politiques. Je trouve que cette attitude est profondément indigne. J'ai été poursuivi sur ce qualificatif par le maire de Trappes, je vous rappelle que j'ai... gagner mon procès et que je revendique, c'est vrai, le droit de pouvoir dénoncer les méfaits de la politique d'immigration en France et de pouvoir dénoncer l'idéologie islamiste qui est responsable de dizaines d'attentats dans notre pays depuis 2012.
Justement, une phrase d'Edouard Philippe qui fait polémique dimanche, il pointait un certain nombre de Français de l'immigration qui faisait partie des... puisque sécurité, immigration, sans pouvoir se baser sur des chiffres. Vous considérez qu'il marche sur vos plates-bandes, qu'il a fait là-dessus un écart
? Non, ce qui me sidère, si vous voulez, c'est qu'on en soit encore à hurler à chaque fois qu'un responsable politique fasse le lien entre la politique d'immigration et la montée des violences dans notre pays. Je crois qu'il y a un tiers des interpellés qui est de nationalité étrangère. La quasi-totalité de la délinquance de rue dans notre pays est évidemment liée à notre incapacité. à maîtriser l'immigration. Et le véritable problème, qui est d'ailleurs le problème du débat public, c'est que pour l'extrême gauche, à chaque fois qu'on est à droite de Jean-Luc Mélenchon, on est forcément fasciste, on doit forcément être censuré, on doit forcément fermer des médias, mettre des fatwas sur des responsabilités politiques. Et voyez bien que ce climat totalitaire, il est profondément délétère. Et je crois que la gauche a une responsabilité... grave dans la dégradation du débat public. Et en réalité, on voit bien que l'objectif de la gauche n'est pas de remporter les élections, c'est l'insurrection et c'est de semer le désordre dans notre pays.
Justement, insurrection, désordre dans le pays. Demain, en tout cas, grève nationale encadrée pour le pouvoir d'achat en un mot, contre la vie chère. C'est beaucoup dans le livre, la vie chère, avec beaucoup de mesures. Vous dites quoi aux grévistes de demain ? On est avec vous dans la rue ou rentrez chez vous et attendez qu'on soit au pouvoir ? On va vous redonner du pouvoir d'achat. Non, je leur dis
que la réponse d'abord manifester est un droit qu'il faut respecter. mais que la réponse ne viendra pas de la rue, elle viendra des urnes. Et la question du pouvoir d'achat, elle va être au cœur de cette campagne présidentielle. Les salaires sont trop bas dans notre pays, nous devons non seulement permettre des augmentations de salaires exonérés de charges, c'est ce que nous proposons à hauteur de 10% jusqu'à trois fois le SMIC, qui va concerner potentiellement 15 millions de salariés en France. Et puis il nous faut baisser massivement les taxes sur l'énergie, et c'est l'une des premières mesures que je prendrai si je suis chef du gouvernement au printemps. Que vous développez dans Gouverner chez Fayard, Jordan Bardella, merci d'être venu ce matin sur RTL. Merci à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.