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Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouveau numéro de chez Paul, l'émission. Nous sommes le mercredi 4 novembre et c'est le bonjour pour être nostalgique. Je vous ramène au 22 janvier 2012. On est au Bourget, un cinquantenaire à lunettes déclare aux 20 000 personnes venues l'écouter. Mon véritable adversaire, c'est la finance. François Hollande marque les esprits. Cette phrase restera célèbre pour sa force, mais aussi pour l'illustration d'une certaine trahison. Car le futur président de la République socialiste n'attendra pas très longtemps pour que son quinquennat prenne un virage pour le moins libéral. Et ce 7 novembre 2026, c'est l'heure de la revanche d'un septuagénaire à lunettes. Un autre leader politique de gauche remplit cette même salle du bourget, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors est-ce un hasard ? Je ne pense pas. Est-ce un symbole ? Sûrement. Est-ce un aboutissement ? C'est ce que nous allons voir. Le candidat insoumis veut-il faire de ce meeting l'enterrement du Parti Socialiste alors qu'il doit présenter son programme de gouvernement ? Quelles vont être les thématiques majeures sur lesquelles LFI va axer sa campagne présidentielle ? On en discute avec notre journaliste chargée du suivi de la gauche et qui sera au Bourget ce samedi, Lucie Alexandre. Salut Lucie.
Salut.
avec notre éditorialiste politique, Thomas Legrand. Salut Thomas. Salut. Ainsi qu'avec Sylvain Chazot qui viendra nous apporter l'addition, comme dans toutes les émissions de chez Paul Lémission. Salut Sylvain. Salut. Et aujourd'hui dans l'addition, Sylvain, tu nous parleras de Raphaël Glucksmann, d'Edouard Philippe et même de ton salaire à Libération. Absolument. Peut-être pas tout à fait. On verra, on verra. En tout cas, je n'en dis pas plus pour l'instant. Voilà pour le menu du jour pour nos discussions. On va commencer tout de suite par le fait maison, comme d'habitude. Alors Lucie, toi, je le disais, tu es chargée du suivi de la gauche à Libé, et tu suis notamment LFI pour Libération. Pour commencer cette discussion, avant de s'intéresser de plus près au meeting du Bourget ce samedi, dans quel état d'esprit sont tes sources insoumises à quelques mois de l'élection présidentielle ?
Depuis le début, en fait, depuis le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon et son meeting à Saint-Denis, le maître mot, c'est démonstration de force. C'est-à-dire qu'en fait, l'idée, c'est qu'il faut faire venir du monde, dire qu'on va gagner, dire qu'on y croit, dans une espèce de truc un peu de prophétie autoréalisatrice. Et ce qu'on voit, c'est que ça fonctionne assez bien, en fait, parce que depuis, ils sont en train un peu de plier le match à gauche, parce que jusqu'au bout, les dynamiques de campagne pourront évoluer, que pour eux, il y a toujours cette question du deuxième tour. et du duel face à Marine Le Pen qui n'est pas du tout résolu. Mais on voit que cette façon de faire campagne en disant aux gens « il y a de la force chez nous, le monde est chez nous et on peut y arriver » et d'essayer de convaincre tout le monde de ça, elle fonctionne pour en tout cas créer une dynamique, un engouement, l'enthousiasme. Je commence par dire ça parce que leur état d'esprit profond, je n'en sais rien, puisque leur but, c'est évidemment, face aux journalistes, face à tout le monde, face à leurs militants, de dire « mais c'est super, tout ça marche extrêmement bien et on va y arriver ». Après, là, pour revenir sur les dernières... On a eu des meetings avec beaucoup de monde. Le dernier où j'ai été, c'était Clermont-Ferrand, qui était assez impressionnant parce que pour le coup, ce n'était pas en zone urbaine, tout ça. Mais là, il y a aussi en parallèle de ces meetings, de grands meetings. où il y a Jean-Luc Mélenchon. Il y a plein d'autres petits meetings, enfin réunions publiques qui ont lieu partout en France. Ils ont lancé ça le 15 septembre et c'est jusqu'en décembre et c'est une part département avec des cadres insoumis, donc sans Jean-Luc Mélenchon, mais avec Clémence Guettet, Emmanuel Bompard, Manon Aubry. Et donc, une part département et ils en font certaines dans vraiment des petits villages ou des toutes petites communes où il y a tout le département, tous les militants ou les gens intéressés qui viennent. Et ils postent ça sur les réseaux sociaux. Et donc, c'est des trucs plus modestes où il y a parfois quand même 2000 personnes, mais 2000 personnes dans des endroits qui sont un peu paumés et tout ça. Et dans des zones rurales ou périurbaines où on a moins l'habitude de les voir.
Oui, on sait qu'en plus, les filles fonctionnent bien en zone urbaine, mais en zone rurale, c'est un peu plus compliqué. Voilà, c'est ça.
Et donc là, ils vont dans cet endroit-là. Bon, après, évidemment, comme c'est un par département, en fait, les gens viennent du département pour aller à cette réunion publique-là. Mais ils nous parlent beaucoup de ça. Et c'est vrai qu'on voit aussi sur les réseaux des élus insoumis ces vidéos de réunion publique circuler. Donc, ils ont une stratégie comme ça, là, vraiment, de rouleau compresseur. Et le dernier axe de la stratégie... parce que c'est vraiment jusqu'à noël parce qu'en fait là ils veulent jusqu'à noël vraiment un peu saturer la borne passante de tout ce qu'ils font. Et Jean-Luc Mélenchon, si on regarde, il parle tous les jours. C'est-à-dire que soit il fait un média, soit il est sur un podcast, soit lui-même il fait son moment politique ou une conférence de presse. Et il tweete, il fait une note de bloc. Là, en ce moment, il sature l'espace au point qu'on n'arrive même pas à suivre toutes ces déclarations et que l'une d'elles déclenche une polémique. par exemple sur la propriété privée, puis ensuite il passe à autre chose. Donc il y a un espèce de truc comme ça, où il occupe l'espace par sa parole. Ses militants, ses cadres, eux, font des réunions publiques partout un peu dans le pays. Donc voilà, pour résumer un peu le moment, pour eux, c'est un peu ça.
Quand tu parles de l'engouement et de l'enthousiasme, en tout cas de la part des militants et des cadres de la fille, est-ce qu'il peut y avoir aussi peut-être un motif de satisfaction avec ce qui s'est passé cette nuit aux États-Unis, Sylvain ? J'imagine que ça leur donne aussi de l'espoir, donc cette victoire démocrate, les démocrates aux États-Unis qui prennent le Sénat et la Chambre des représentants.
Oui, alors il n'y a pas que les insoumis qui sont contents. Toute la gauche française est contente et voit un peu midi à sa porte. Mais oui, les insoumis, clairement, depuis ce matin, ils n'arrêtent pas. de parler des résultats aux Etats-Unis. Ils voient la confirmation de leur tactique. Ils avaient été très durs envers Kamala Harris quand elle avait perdu en disant, regardez cette gauche tiède quand elle perd. Il faut une gauche radicale. Donc là, ils prennent tous les exemples, notamment le sénateur du Michigan, El Sayed, qui fait partie de cette gauche radicale. Alors on dit progressiste aux Etats-Unis. Après, il y a des contre-exemples. Par exemple, le nouveau sénateur du Texas, haricots. On ne peut clairement pas dire que c'est un insoumi compatible. Toutes les gauches peuvent voir midi à leur porte, mais ça fait partie d'un espèce de chantier. Il parle des mid-terms aux Etats-Unis, il parle aussi beaucoup de la victoire de Lula, qui était annoncé comme perdant pendant des mois, et finalement il a réussi à renverser la tendance. Il parle aussi des législatives en Israël, qui ont marqué aussi un recul de Netanyahou. Donc voilà, il y a une espèce de tendance. mondial sur laquelle ils essayent de se greffer. La gauche a plein de motifs d'espoir, mais pour l'instant, qu'en dehors de la France. 'en
profite pour dire qu'à 13h, on aura une émission spéciale avec Corentin Courtois et Julien Gester pour revenir justement sur les résultats de cette nuit aux Etats-Unis et sur leurs conséquences. Thomas, un petit mot aussi sur ce qui s'est passé aux Etats-Unis et Sylvain le disait aussi sur la victoire récente de Lula au Brésil, sur ce qui a pu se passer aussi en Serbie. Est-ce que ces différents mouvements, ces différents résultats électoraux peuvent avoir des conséquences aussi sur la gauche française lors de cette élection présidentielle où tu penses que ça va être totalement décorrélé ?
Non, tout le monde est en train de se demander, est-ce qu'on n'est pas en train de vivre la fin d'un certain populisme, une vague populiste, une vague d'extrême droite et de droite radicale partout dans le monde ? Pas simplement en France, nous on se focalise sur la France parce qu'on est dans cette période de montée du RN, etc. Et dans l'histoire de France, en fait, on a toujours réussi finalement à éviter le fascisme. Par les élections, quand le fascisme est venu, l'extrême droite est arrivée au pouvoir, c'est la dernière fois, c'est au moment de la seconde guerre mondiale, après une défaite, un effondrement. Et il y a chez ces historiens l'idée que... Finalement, la France est vaccinée de l'autoritarisme depuis Napoléon et depuis les révolutions. Et on a toujours une sorte d'anticorps. Et on est en train de voir cet anticorps, peut-être avec les manifestations et les étudiants. On est en train de voir cet anticorps se manifester. Alors, est-ce que, alors que les chiffres sont très impressionnants, les chiffres du RN sont très impressionnants, est-ce que... Ce qui se passe aux Etats-Unis, ce qui se passe au Brésil, en Israël, ce n'est pas pareil. Parce qu'en Israël, de toute façon, c'est une situation très particulière. Mais aux Etats-Unis, au Brésil, ce qui s'est passé en Hongrie, ce qui se passe aussi en Pologne avec cette espèce d'affrontement, c'est moins rassurant. Est-ce que c'est la fin de cette parenthèse ? Et est-ce que les six mois qui nous séparent d'une victoire quasiment annoncée de Marine Le Pen vont suffire à faire qu'en France, on puisse encore une fois éviter le délire de mettre au pouvoir un régime autoritaire
? Pour en revenir à notre sujet de discussion principale et parler de ce meeting de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon qui arrive au Bourget ce samedi, une petite question pour vous, le chat aussi. Selon vous, pourquoi est-ce que Jean-Luc Mélenchon fait-il ce meeting-là au Bourget en particulier ? On va en parler parce que ça a aussi son importance. Lucie, toi déjà une première piste un petit peu d'explication. Est-ce qu'il y a des raisons particulières de la part des Insoumis d'avoir choisi ce lieu en particulier
Je leur ai posé la question quand j'en ai vu la semaine dernière sur est-ce que c'était une référence à François Hollande, ça les fait rigoler. Peut-être qu'ils y ont sans doute pensé. Après, ils disent que c'est surtout parce qu'il leur fallait un lieu très grand en Ile-de-France, que c'était un peu plus pour des raisons logistiques. Mais c'est sûr que la référence existe. Je ne sais pas si Mélenchon, dans son discours, va s'en saisir ou pas. C'est un peu ça qu'on verra. En tout cas, ça les fait rigoler. Après, ce qui est rigolo, c'est que c'est dans un moment où... Le candidat aujourd'hui social-démocrate, ce n'est pas François Hollande, c'est Raphaël Glucksmann, avec qui effectivement ils essayent quand même de gagner le match du vote utile à gauche, parce que c'est un peu ça qui se joue, et leur stratégie vis-à-vis de Raphaël Glucksmann. officiellement, c'est de ne pas en parler. C'est-à-dire que là, vraiment, on ne peut pas obtenir d'un seul mot sur Glucksmann. Ce qui peut paraître surprenant
parce qu'avant que la compagnie soit officielle, Mélenchon tapait beaucoup sur Raphaël Glucksmann.
Surtout avant, Mélenchon tapait assez volontiers sur le reste de la gauche et sur ses concurrents, partenaires, anciens partenaires de gauche. Aujourd'hui... Ils tapent absolument sur personne à gauche et ils ne veulent pas parler de Glucksmann, ne pas rendir du mal, même une blague. Ce qui est une façon pour eux de ne pas le faire exister. Ils veulent installer l'idée que ce n'est même pas le sujet parce qu'en fait Glucksmann n'existe pas, que la gauche c'est eux et il n'y a pas d'autre alternative à gauche que Jean-Luc Mélenchon. Et aussi parce que c'est un peu des pros de la communication, notamment sur les réseaux sociaux. Et leur idée, c'est que quand on tape quelqu'un, on le fait exister, en fait. Et c'est aussi pour ça que Mélenchon, parfois, adopte cette stratégie buzz, de dérapage.
Oui, mais aussi
lui-même de vouloir être attaqué. C'est-à-dire que quand il dit « Ah, on m'attaque et tout ça », en fait, parfois, on a vraiment le sentiment qu'il provoque. les attaques de ses adversaires, parce qu'en l'attaquant, ils le font exister. Et donc, comme il connaît très bien ce phénomène, il sait qu'attaquer Glucksmann, voilà, donc là, les consignes officielles, c'est vraiment de ne pas en parler, ce qui n'empêche pas l'écosystème insoumis, c'est-à-dire les gens qui les soutiennent, de faire des blagues sur Glucksmann sur les réseaux sociaux, ou des mecs dans la foule d'alpailler Glucksmann en manifestation, on verra demain si c'est le cas, puisqu'il va en manif. Mais je pense que, en tout cas, les insoumis, Eudon Consigne, ne faites surtout pas ça. Parce qu'il ne faut pas le faire exister.
Pour parler rapidement de François Hollande et avant de revenir à Jean-Luc Mélenchon, je vous relaie une petite remarque du chat de la Cigale Gabi qui nous dit Hollande doit penser que les sans-dents ont une mémoire de poisson rouge. C'est terrible cette déchéance de vouloir revenir au pouvoir alors que c'est perdu d'avance. Thomas, est-ce que tu veux rebondir sur...
C'est un avis très péremptoire de quelqu'un qui n'aime pas François Hollande.
Je veux aussi sur la volonté de François Hollande de revenir. Est-ce qu'on peut y croire ? Moi, je n'y crois pas beaucoup,
mais je serais peut-être démonty par les faits. Je n'y crois pas beaucoup parce qu'il y a vraiment dans cette élection une volonté de rupture. On dit ça à chaque élection. En tout cas, tous les candidats, même les plus modérés, parlent de rupture ou de révolution. Révolution, c'était le titre du... livre de Macron. Donc là, Hollande, il va avoir vraiment du mal. Il a pu faire « Mon ennemi, c'est la finance », en faisant croire qu'il allait révolutionner le monde de la finance. Et puis, finalement, à partir de 2014, surtout, il a fait une politique de l'offre. On peut dire que... Et donc, il a dit des choses qui ne correspondaient pas à ce qu'il allait faire. C'est pour ça que moi, je trouve que la présidentielle force à faire des choses comme ça. Et je suis assez contre cette élection. On va arrêter d
'y dire les présidents.
Voilà. Mais... Là, Hollande, il est obligé de dire, s'il veut se présenter, il est obligé de dire ce qu'il va faire, c'est-à-dire ce qu'il a déjà fait, et ça a été sanctionné très largement. Donc moi, je ne crois pas, même s'il y a un effondrement de Glucksmann, je pense qu'il y aura une autre solution à gauche, qu'on ne connaît pas encore, mais je n'y crois pas. Mais bon, c'est un pronostic qui est tout à fait personnel et qui peut être démenti. Mais je voulais revenir sur le Bourget, c'est amusant. Le Bourget... En fait, ce n'est pas une salle de spectacle, ce n'est pas un stade. Donc, on ne peut pas dire, quand on fait le Bourget, on ne peut pas dire « tiens, il n'a pas rempli le Bourget » ou « tiens, il a rempli le Bourget ». Parce que le Bourget, c'est tout plat, c'est des hangars, en gros, et puis on le remplit toujours. On peut le remplir avec 2000 personnes ou avec 25 000 personnes. Donc, c'est très malléable et à chaque fois, ça donne l'impression d'être rempli. Donc, pour un organisateur de spectacle ou un organisateur de meeting, le Bourget, alors il ne faut pas venir avec 500 personnes. Parce que c'est quand même immense. Mais le Bourget, pour ça, ça sera rempli. Je vous l'annonce d'avance. Quoi qu'il arrive, on enlève le matin une rangée de sièges. Ce n'est pas compliqué. Et puis, c'est vrai que pour avoir couvert le Bourget, pour l'avoir assisté à ce meeting, Celui de 2012. Mon ennemi, c'est la finance. C'est le haut d'un crescendo, d'un discours assez brillant et d'un crescendo. Et tout le monde est ressorti de là en disant le match est plié, c'est lui qui va gagner. En tout cas, c'est lui qui, c'est le patron. Et je pense que là, Mélenchon en est encore. a essayé d'affirmer partout qu'il est le patron. On le voit dans les manifestations reçues comme une star. Il y a une évidence. En fait, ce qu'il veut affirmer, c'est l'évidence. C'est l'évidence. Maintenant, c'est lui. S'il ne parle plus de Glucksmann, c'est effectivement pour les raisons, Lucie, que tu expliquais, avec toute l'histoire des algorithmes qui font exister ceux qu'on critique. Mais il y a aussi qu'il doit commencer à penser, en tout cas j'espère pour lui et pour sa stratégie, qu'à partir du moment où l'évidence de sa présence au second tour est faite, il va falloir qu'il s'élargisse. Il va falloir qu'il change quelques petites choses. Il va falloir que les gens qui, pour l'instant, regardent Glucksmann avec peut-être un petit espoir tout en se disant « Oh là là, ça ne monte pas », puissent commencer à regarder Mélenchon sans se sentir insulté. Si Mélenchon, à partir de maintenant, continue à taper sur Glucksmann ou si ses soutiens continuent à le harceler, à lui envoyer de la farine à chaque fois qu'il sort. Les électeurs de gauche qui n'envisageaient pas Mélenchon, mais dont il va bien falloir les décongeler un jour, je pense que la stratégie va commencer là. On n'en est pas encore là, mais ça sera le début.
Et effectivement, sur Glucksmann, leur truc, c'est de dire notre ennemi, c'est la droite et l'extrême droite. Ils ont commencé à faire ça à Clermont. Donc sous-entendu, Glucksmann, on n'a rien à en dire parce que ce n'est pas notre adversaire. Et quand on leur demande est-ce que c'est votre adversaire, Ils disent non, notre adversaire c'est à droite. Ils vont
revenir à eux contre nous.
rebondir sur ce qu'a dit Thomas, il y a aussi une donnée personnelle qu'il ne faut pas oublier. souvent parlé ici sur l'inimité qui existe entre Hollande et Mélenchon. Il y a aussi une volonté, il ne faut pas se leurrer, de Mélenchon, de Ray des tablettes, le discours du Bourget de Hollande. Lilian utilise souvent cette expression, je trouve qu'elle est bienvenue, c'est planter le drapeau. Quand on demande à des gens qui ne suivent pas forcément la politique, quel est le plus grand meeting de la gauche de ces 20 dernières années ? Automatiquement, c'est le Bourget qui vient, il y en a peut-être deux, trois autres, peut-être un meeting de la Bastille en 2012 de Mélenchon. Si
à partir de la semaine prochaine, on parle du discours du Bourget et qu'on pense à celui-là, il aura gagné. Voilà,
et je pense qu'il y a aussi une grande volonté de la part de Mélenchon là-dessus, il ne faut pas oublier ça. À ce sujet, j'ai un défi pour vous.
Avec la date du jour. Je m'adresse aussi à vous le chat, évidemment, on verra qui sont les plus rapides, ma date du jour, et donc vous allez devoir me dire à quoi je fais référence. Je vais être assez large au début, parce que je sais que vous êtes quand même des... des observateurs particulièrement experts de la vie politique. Ma date du jour, c'est 1997. C'est pas une date, oui. Pourquoi je souhaitais parler de 1997 ? T'as une idée déjà, Thomas ?
Non, mais c'est pas une date,
c'est une année. C'est pas très précis. Je vais l'être un peu plus, je vais l'être un peu plus. Bon, déjà, le premier indice, c'est que j'en parle maintenant parce qu'on parle de François Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. Je vais préciser un petit peu la date en vous disant que c'était un événement qui s'est déroulé entre le 21 et le 23 novembre 1997.
Un congrès ? Non ? Si, si, si. Je ne sais plus où il était, mais...
C'était à Brest, il s'agit d'un congrès. Et pourquoi il y a un rapport entre Mélenchon et Hollande ? Alors, il y a un accord Il y a un désaccord. Il y a un désaccord. Il y a même en fait un affrontement. affrontement. Dans le tchat, je regarde rapidement si certains ont une réponse plus complète. Hélas, non. Il n'y a pas Lilian qui est le spécifique
de Mélenchon et des congrès socialistes. Mais désaccord ou pas, partir de 1997, Mélenchon... Si je ne me trompe, il devient ministre de Lionel Jospin. C
'est en 1997 ? C'est un peu après, non
Oui, un peu après. Quand il est sous-ministre de Lionel Jospin, secrétaire d'État à la formation professionnelle, c'est un ministre très gentil, un ministre très poli, très dans la ligne, qui ne fait pas
de vagues. C'est amusant. En fait, c'est le congrès de Brest, en novembre 1997, pour désigner le nouveau premier secrétaire du Parti Socialiste, qui deviendra François Hollande à ce moment-là, puisqu'il recueillera 84,07% des voix. Et Jean-Luc Mélenchon s'était présenté également pour être premier secrétaire du Parti Socialiste à ce moment-là, sauf qu'il ne recueillera à ce moment-là que 10,21% des voix. C'est moins
que la motion qu'il défendait, en plus, il me semble. Lilian parle souvent de cet épisode. Il avait accusé Hollande d'avoir triché. mis ses votes à la baisse. C'est pour ça que je voulais vous parler de... Comme si vous pouvez tricher un congrès du PS.
Pour aussi parler du fait que, en effet, comme on le disait, entre Jean-Luc Mélenchon et François Hollande, c'est quand même une très longue histoire qui a débuté au Parti Socialiste, parce que certains n'ont pas toujours l'information, d'ailleurs, que Jean-Luc Mélenchon a eu en effet un passé au Parti Socialiste, il a été ministre aussi sous Jospin, et donc... Il a été sénateur socialiste. Sénateur socialiste, tout à fait, sénateur de l'Essonne au départ. C'est aussi pour ça que je voulais vous en parler. Pour en revenir au meeting du Bourget de Jean-Luc Mélenchon qui arrive ce samedi, tu disais Lucie que notamment un des enseignements, en tout cas une des choses que vous allez observer particulièrement, c'est justement si Jean-Luc Mélenchon va essayer de lancer des petites piques ou en tout cas de faire des références au célèbre discours de François Hollande du Bourget en 2012. Est-ce qu'il y a d'autres choses que vous allez regarder, d'être surveillées particulièrement lors de ce discours de Jean-Luc Mélenchon sur des sujets ou sur des attitudes ?
déjà, comme le dit Thomas, effectivement, on ne sait pas combien de monde il y aura et eux jusque-là se sont bien gardés d'annoncer. le nombre de monde qu'il y aurait on parle quand même entre 10 000 et 20 000 personnes je pense qu'ils vont s'amuser comme d'habitude à ce que ce soit trop serré et que du coup il y ait des gens dehors enfin ça c'est le gag habituel quoi enfin mais qui est mis en scène quand même voilà et je pense qu'il y aura effectivement du monde même s'il ya la manif qui est un peu concurrente sur cette sur l'électorat de Jean-Luc Mérenchon.
Est-ce que c'est à partir de quelle jauge qu'on pourrait estimer si c'est un succès ? Là, clairement,
c'est 10 000. Je pense que Saint-Denis, ça devait être 10 000 aussi, à peu près.
Au Bourget, il faut 15 000. Et
s'il est à 20 000, là, c'est toujours plus. Le
discours de Sarkozy aussi, en 2007, au Bourget. C'est le grand discours qui a installé Sarkozy.
Donc voilà, je pense que le succès pour lui, ce sera de battre son record. 15 000, ça me semble pas mal. Mais par ailleurs, c'est aussi un meeting particulier parce que c'est le meeting de la présentation du programme qui sort la veille. Programme qui est en fait une mise à jour des programmes précédents. On pourra en reparler après. qu'est-ce qu'il y a dans ce programme et comment il est mis en scène. Donc, il sort en librairie et officiellement vendredi. Donc, ça va être une convention de présentation du programme. Il y a beaucoup de secrets, beaucoup de teasings. Parce qu'en fait, on nous vend une présentation du programme un peu atypique, mais on ne sait pas à quoi. Et Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis aiment beaucoup faire des grands meetings qui sont un peu des innovations technologiques. Il avait fait le meeting Olfactif à Nantes en 2022. Il y avait le meeting Hologramme. multiplex avec des hologrammes à Lyon en 2017. Et il y a d'autres trucs. Et donc là, il pourrait y avoir une innovation un peu technologique, un peu un truc son et lumière, artistique. Il y avait eu les drones aussi cet été aux universités d'été de Alphie. Donc, on nous vend un truc comme ça. Donc, ils vont essayer de faire un truc spectaculaire, dont on va parler, nouveau. Enfin, voilà, c'est tout ça. Et en mode surprise, puisqu'ils n'annoncent pas à l'avance.
-ce que ça sert vraiment à quelque chose, les grands meetings, dans le sens où là, ceux qui vont, les dizaines de milliers de personnes qui vont venir au meeting, ça va être des sympathisants, des militants, des gens qui sont, pour la grande majorité en tout cas, on l'imagine, déjà convaincus de voter Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que ça sert à quelque chose de parler à des gens qu'on a déjà convaincus ? Il y a un moment où on disait ça sert
à... à rien de faire des meetings parce que les gens sont convaincus. Mais maintenant qu'il y a les chaînes Tout Info qui relaient en longueur et sans interruption le meeting, ça devient bien plus que pour les 20 ou 30 000 personnes. Les 20 ou 30 000 personnes, ça fait partie du décor pour impressionner tous ceux qui regardent à la télévision. Et puis après, ça sera découpé, monté et ça sera du spread. C'est-à-dire que ça va être réparti sur tous les réseaux sociaux, toutes sortes. de réseaux sociaux, et c'est fait pour ça. Moi, ce qui est un peu compliqué dans ce meeting, Lucie nous dit, il va nous annoncer des choses, on ne sait pas encore quoi, etc. C'est quand même, dans n'importe quelle partie de gauche démocratique, on sait à peu près ce qui va sortir, parce que les débats sont ouverts, il y a des tendances qui disent, il faudrait faire ça, non, pas ça, ça coûtera trop cher. Et puis, on voit, puis c'est même voté, là, ils assument. Ils assument le fait de dire, vous aurez des surprises programmatiques. Ah bon ? Donc ça c'est discuté ? Sur
la forme.
Sur la forme, tu as dit sur la forme. Le programme,
je sais de quoi il répond.
D'accord. Alors si c'est ça, ça me rassure un peu. Si c'est que sur la forme, s'il y aura des nouveaux drones, je ne sais pas quoi. Ou s'il y a des surprises
pyrotechniques. Ou s'il y a
des surprises pyrotechniques, super. Pourquoi tu regrettes un peu parfois ce... En tout cas, tu trouves... Non, mais moi j'aimerais bien savoir... Ce dérouillage interne à la prochaine. Moi j'aimerais bien savoir quels sont les débats internes à l'FI.
Il n'y a pas de droit de tendance.
Je vois bien qu'en prononçant cette phrase, je prononce une sorte d'incongruité, mais il
ne faut pas l'oublier non plus. C'est vrai que dans tous les partis politiques, quasiment, il y a des sensibilités différentes, il y a des courants. Mais à la France insoumise, si on est d'un courant alternatif, on part de la France insoumise. Qu'on faire la
meute de notre consoeur. Et puis, moi, ce que je vais guetter lors de ce meeting, c'est est-ce qu'on a le début ? Je pense que c'est un peu tôt. Lucie, tu pourras me confirmer ou pas. Est-ce qu'on a le début de quelques phrases, quelques signaux qui s'adressent au reste de la gauche ? À ceux qui commencent à douter du flot de Glucksmann, de Marine Tandelier, etc. Qui pourraient se dire, bon allez, allons-y. Il y a deux... Il y a deux thèmes sur lesquels il faut qu'il fasse quelque chose. Je ne sais pas comment il va le faire et je ne sais pas s'il va le faire tout de suite et je ne sais même pas s'il va le faire un jour. Il y a l'antisémitisme parce qu'il peut considérer que c'est totalement injuste cette accusation, que c'est même affamant, en tout cas à gauche. Pour la grande majorité des électeurs de gauche, il faut qu'il n'y ait plus de doute du tout sur cette question.
Pour toi, il doit se justifier du fait qu'il n'est pas antisémite ?
Pour moi, il doit expliquer que cette accusation d'antisémitisme est infamante. Moi, je la trouve infamante. Et il doit expliquer et trouver les mots pour rassurer ceux qui pensent qu'il est antisémite. Moi, je pense qu'il a joué avec les codes de l'antisémitisme. Je ne pense pas qu'il soit antisémite. Je pense qu'il a joué avec les codes de l'antisémitisme. Je ne sais pas ce qui est plus glorieux ou moins glorieux entre les deux. Mais en tout cas, cette accusation-là, elle existe et elle a du poids. Elle est peut-être totalement injuste, d'ailleurs. Elle est certainement très instrumentalisée, notamment par d'autres qui sont vraiment antisémites à l'extrême droite. En tout cas, puisque ça existe, ça doit être traité. Est-ce qu'il va commencer à le traiter ou est-ce qu'il va continuer à dire simplement on nous accuse, c'est injuste, etc. pour consolider sa base ? Et le deuxième signe, celui-là, on commence à le voir apparaître un petit peu, c'est le rapport avec la Russie. Et c'est la politique étrangère. Sur la politique étrangère avec la Palestine et avec Gaza, finalement, il a marqué des points. Parce que ce qu'il annonce depuis le début, l'histoire lui donne plutôt raison. C'est-à-dire que sur le terme de génocide, c'est maintenant très compliqué de dire que le débat sur le mot génocide, au moins ça. c'est illégitime. Non, le débat sur le mot génocide, lui, il l'emploie, d'autres ne l'emploient pas. Je trouve que, par exemple, Raphaël Luceman devrait dire « je ne l'emploie pas, mais je comprends ce débat et il a lieu ». Ça serait la moindre des choses. Donc, de ce point de vue-là, il a marqué des points, Jean-Luc Mélenchon, mais... Sur la Russie, il continue à dire, évidemment, la Russie est l'agresseur, ça y est, il dit ça maintenant. Mais sur les aides à l'Ukraine, il est encore mot du genou. Et puis, il ne dit plus vraiment, il faut faire une grande conférence sur les frontières. Heureusement qu'il ne dit plus ça. Ça, il ne le dit plus. Mais il dit quand même, qui est-ce qui a commencé cette guerre, à des raisons qui ne sont pas celles de la Russie. Il n'est pas encore assez clair sur la Russie. pour pouvoir agréger à lui assez de monde à gauche, ce qui ne lui permettrait pas de gagner l'élection, parce qu'il faudra encore aller plus loin, mais ce qui lui permettrait finalement de figurer au premier tour et de gagner le premier tour avec une grosse marge. Pour l'instant, il n'est pas à 22%. Il a fait 22% la dernière fois. Pour l'instant, il est entre 16 et 18%, ce qui est déjà très bien. Mais pour l'instant, il est en dessous. dans les sondages de ce qu'il a fait à l'élection présidentielle précédente. Et pour l'instant, surtout, sa présence au second tour, c'est la quasi-assurance de l'élection de Marine Le Pen. Donc, il y a encore énormément de boulot. Et je me demande si, au Bourget, on va voir le début de ça. Et en fait, je demande à Lucie, est-ce que tu penses que c'est déjà le moment ou ce n'est pas encore le moment ? Il en est encore dans la consolidation.
Alors, sur l'antisémitisme, la Russie, tout ça, je ne suis pas sûre. Enfin, je ne sais pas, mais du tout. Après, sur d'autres choses, je ne peux pas vraiment parler du programme qui est sous l'embargo jusqu'à vendredi. Mais tu ne peux pas en
parler parce que tu ne sais pas ce qu'il y a dedans ? Si, parce que
moi, je l'ai lu, mais parce qu'en fait... Ce
qui est dingue, là,
c'est dingue. Juste un petit truc. C'est dingue, c'est-à-dire que... Lucie a lu le programme, il est sous embargo. On respecte les embargos, c'est normal. Un embargo journalistique, c'est compliqué à comprendre, c'est vrai pour le grand public. Quand un parti politique, une personne ou un artiste, par exemple, va produire quelque chose et a décidé qu'il le rendra public à telle date. Ils considèrent qu'il y a un embargo, mais ils le donnent un petit peu en avance aux journalistes pour qu'on
ait le temps de travailler dessus, préparer, vérifier.
D'ailleurs, c'est plutôt sain, contrôler les chiffres qu'ils vont annoncer. Ça nous donne le temps de vérifier, par exemple, des choses. Donc, ce n'est pas simplement, ce n'est pas griller un off. On peut casser un embargo, ça peut arriver. On peut casser un embargo parce qu'on considère que l'embargo... ne se justifie pas, parce qu'on sait qu'un concurrent va avoir le droit de le faire avant, enfin bon bref, il y a des moments où on peut casser un embargo, on sait combien ça nous coûte, parce qu'après on rompt des relations avec des gens avec qui le journalisme étant la proximité et la distance, c'est toujours très compliqué. Donc là Lucie a déjà le programme, elle ne peut pas le dire parce qu'il y a l'embargo, ce qui lui permet de travailler là-dessus, mais moi ce qui m'inquiète là-dedans, ce n'est pas que tu ne puisses pas le dire parce que tu respectes l'embargo, c'est qu'en fait un programme établi on devrait tous le connaître parce que ça devrait être c'est ce qu'on disait tout à l'heure c'est un programme ça devrait être finalement la synthèse de plein de débats qui sont au grand jour donc ça prouve que les débats au sein de la france insoumise ne sont pas au grand jour puisqu'on ne connaît pas à part Lucie qui a le secret, on ne connaît pas exactement le programme. Ça, c'est bizarre. Juste
petite nuance là-dessus, parce que quand même, cette année, à Libé, on a sorti le programme du UPS, et celui des écolos aussi, et aussi des propositions de François Ruffin, et à chaque fois, sous embargo...
Mais on savait à peu près ce qu'il y avait dedans, et on savait ce qui était en jeu.
Pour expliquer aux gens, à chaque fois, c'est la même chose. C'est-à-dire que moi, j'ai demandé systématiquement qu'on m'envoie les programmes en amont pour avoir le temps de travailler dessus, pour pouvoir les sortir la veille ou le jour même où ils sortent. Ils n'étaient pas
finalisés.
Si, ils étaient finalisés. Tout ça veut dire que du coup, cette pratique de l'embargo, c'est avec Alephie, mais on l'a fait avec tous les autres. Et que pour le coup, le programme du PS, il y avait eu quelques fuites. Mais globalement, ça s'est assez répandu. Et pareil, le programme des écolos, ça avait été débattu en interne. Et je pense qu'éventuellement, si on appelait des gens, peut-être qu'ils pouvaient...
Oui, il
y avait des
choses. Le off au PS et chez les écolos, ça ne marche pas du tout. On sait tout. Parce que tout le monde dit... Il y a une culture
du journaliste. C'est moins le
cas. du coup c'est plus difficile d'avoir des informations sur
un pied en plus cela maintenant il ya eu des purges et puis il ya des législatives qui arrivent donc là les gens qui seraient un peu suspectés d'être des taupes, on pourrait avoir très peur pour la suite des événements. Mais juste sur le programme, pour relativiser un peu le truc, en fait, c'est quand même une actualisation des précédentes versions. Donc, vous n'allez pas tomber de votre chaise en lisant le programme sur aucun point, à mon avis. Il y a juste des petits ajustements, donc je ne peux pas rentrer dans le détail. Mais ce que je peux dire, c'est que... La
nationalisation de libération.
C'est des choses qui ont été faites un peu dans le but de potentiellement séduire soit les partenaires, soit l'électorat des partenaires de gauche, notamment les écologistes. Et du coup, moi, je vais créer un article notamment sur ça pour expliquer pourquoi le programme aussi est construit pour un peu appâter soit l'électorat écolo, à défaut d'appâter le parti écolo. Donc ça, c'est pour nous le principal enténagement de ce programme. tout cas, dans la mise en scène du programme, il y a des choses sur écologie. Mais il y avait déjà des choses sur écologie dans les programmes précédents. Et après, c'est une actualisation des précédentes versions. Sachant que la dernière version, c'est 2025. Donc, c'était il n'y a quand même pas très longtemps. Et donc, il y a énormément de choses qui étaient déjà là, en fait.
C'est vrai qu'il y a des annonces aussi par étapes. Par exemple, la... Régionalisation en fonction des bassins. Les éco-régions. C'est quelque chose de fort d'ailleurs.
Mais là, par exemple, aujourd'hui, il y a un livret qui sort sur la santé environnementale. Parce qu'en fait, c'est massif. Là, il y a le programme qui a un livre. Et en fait, il y a aussi des livrets thématiques qui reprécisent encore les mesures du programme. qui sont déjà 1069, là, dans cette version-là. Et après, il y aura encore d'autres choses, c'est-à-dire des livrets, des annonces de plans d'investissement. Donc des précisions sur, en gros, la budgétisation et tout ça. Donc il y a une masse, en fait, de choses qui, en fait, parfois sont des choses qui ont déjà été annoncées, qui étaient déjà dans les travaux parlementaires.
On va en reparler parce que c'est important aussi de dire que le programme, ça a une vraie place centrale. dans la stratégie de la France Insoumise, depuis la création du mouvement d'ailleurs. On va en reparler dans quelques instants. Et ça montre aussi, et
ils veulent le montrer, qu'eux travaillent. On a l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de candidats et de partis qui
travaillent à ce point-là.
Je
vois dans le chat que les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise sont particulièrement actifs. C'est super. N'hésitez pas à nous dire aussi ce que vous attendez vous de ce programme-là. Et je voulais juste vous relayer une petite remarque tout à l'heure parce qu'on parlait de l'absence ou pas de débat interne à la France Insoumise. Et je trouvais qu'il y avait une remarque intéressante de quelqu'un qui disait, je voulais avoir votre avis là-dessus, qui disait il y a des débats internes à LFI, mais c'est pour créer un consensus et pas du dissensus comme au Parti Socialiste.
Est-ce que vous voulez vous exprimer là-dessus ? Je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Est-ce que les débats qu'il y a à la France Insoumise sont tranchés par des votes à chaque fois ? Et est-ce qu'il y a des votes au niveau national ? Ou est-ce que c'est des débats simplement pour finalement expliquer ? Et à la fin, c'est le petit groupe autour de Jean-Luc Mélenchon qui décide. Les vrais débats c'est quand ça remonte, quand les avis, les aspirations, les colères remontent du terrain et sont raffinés par le parti pour en faire des propositions négociables avec tout le monde. Et tout ça doit découler d'un processus démocratique. Là, quand on dit qu'on fait des débats pour arriver à un consensus, c'est plus du domaine de l'éducation populaire. Et c'est important. Dans un parti qui se veut un parti de masse, la notion d'éducation populaire, qui a existé pendant longtemps au PC et au PS même, avec des structures d'éducation populaire, ça existe aussi à LFI. Et c'est très important pour... L'intégration citoyenne des militants, c'est quelque chose de tout à fait valeureux. Mais ce n'est pas ce qu'on appelle de la démocratie interne. C'est
un peu différent. Ma sous-question aussi par rapport à ça, c'est que finalement, est-ce que LFI n'a pas raison de fonctionner comme ça ? On voit aujourd'hui que les partis politiques les plus populaires potentiellement d'un point de vue électoral, en tout cas ceux qui ont le plus de voix potentielle, en tout cas si on s'en réfère au sondage, c'est le rassemblement national. et LFI, de pratiques qui sont peut-être les moins en avant. Si tu veux me faire dire que ce qui est très efficace
dans un monde fait de réseaux sociaux algorithmés et polarisateurs et de toute info avec de la politique permanente, c'est effectivement... l'autoritarisme et la verticalité plutôt que l'horizontalité et le débat tranché par des votes, oui. Voilà, c'est plus efficace. Maintenant, si cette efficacité-là peut servir à... lancer, donner de l'espoir à gauche et qu'au moment où on devient puissant grâce à cette efficacité qui n'est pas très démocratique, si au moment où la puissance émerge, on commence à s'ouvrir et à réfléchir à... à regarder vers les autres sans lesquels on ne pourra pas avoir 51%. Je rappelle que la gauche toute mouillée en ce moment, c'est 30-35%. Et il faut avoir 51%. 51%. Et comme ce n'est pas possible d'un point de vue politique, on dit 51% sur un nom, sur un homme, sur une personnalité. On ne dit pas « j'ai la solution », on dit « je suis la solution ». C'est ça le problème de la présidentielle. Et c'est ça ce qui n'est pas normalement de la culture de la gauche. Il ne faudrait pas que Mélenchon, qui a tous les talents... bien plus que n'importe qui dans la classe politique, finalement, on en arrive à gauche à penser qu'il est la solution. Il faudrait penser que la gauche a la solution. Et si la gauche a la solution, ce n'est pas simplement les insoumis. C'est beaucoup plus large. Et moi, j'attends... de savoir, je n'en suis pas sûr, j'attends de savoir si Mélenchon peut avoir, puisqu'il a une grande puissance, il faut qu'il ait une grande responsabilité, comme dit Batman ou Spider-Man. L'oncle de Spider-Man qui dit ça, dans la voiture, on a tous vu le film. Mais -ce qu'il a cette volonté et cette capacité ? Je ne le sais pas encore. Et il faut l'espérer pour la gauche, en tout cas.
Pour en revenir au programme de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, qui sera présenté samedi lors du grand meeting. Qui sort vendredi. Qui sera disponible publiquement à partir de vendredi et présenté ensuite au Bourget lors du meeting de samedi. Donc on le disait, on ne peut pas dire en détail de quoi parle ce programme-là puisqu'il y a un embargo jusqu'à vendredi. On sait quand même que ça va parler d'écologie et que ça va donner une bonne place à l'écologie puisque c'était déjà le cas lors des précédents programmes de la France Insoumise. Lucie, tu disais aussi que ça peut être des choses mises en avant pour plaire potentiellement à certains. partenaires politiques ou à un électorat de certains partenaires politiques. Je voudrais que tu nous parles à ce sujet de ton off du jour, puisque comme toutes les semaines dans Chez Paul, l'émission, nos journalistes nous ramènent des off, c'est-à-dire des informations de terrain où qu'ils ont déniché auprès de leurs sources et qui ne sont pas encore sortis dans les pages de Libé. Ton offre du jour, Lucie, concerne les discussions en interne, justement chez des partenaires politiques potentiels de la France Insoumise, c'est chez les écolos.
Oui, alors juste petit aparté avant de parler des écolos, à ce meeting sera scruté le meeting du Bourget. On va regarder aussi le potentiel ralliement déjà qui pourrait s'afficher à ce meeting. On pense à des communistes, il y a aussi le parti Génération qui est en train de finaliser un accord avec LFI. Le premier parti, oui, alors Génération, c'est vraiment la première formation politique qui, du coup, finalise un accord de formation à formation. Après, il y a des communistes à titre individuel qui pourraient se rallier là début novembre. Et après, du coup, par exemple, il y a une figure, par exemple, Ali Rabet, le maire de Trappes, qui pourrait être sur scène dimanche au Bourget. Donc, en fait, à ce meeting, on va peut-être aussi voir déjà des premiers ralliements, soit individuels, soit de Génération, le parti, qui vont se voir.
Il y aura des leaders étudiants, enfin lycéens
Alors ça, il y en a toujours un peu. Est-ce que c'est les leaders syndicaux ? Ça, je ne sais pas trop, à part le syndicat qui est vraiment associé à LFI. Mais il y en a toujours. En tout cas, Clermont-Ferrand, ils étaient montés sur scène. La première partie, c'était des lycéens sur scène. Ça ne m'étonnera pas qu'il y en ait aussi. Donc, il y a ces ralliements individuels, ces premiers accords entre formations, et il y a les écologistes qui, eux, doivent trancher leur stratégie début décembre, entre le 11 et le 13 décembre, il y a un vote interne chez les écolos, pour choisir en gros soit entre alliés à Glucksmann, soit entre alliés à Mélenchon, soit Tondelier pour suivre sa candidature. Et en attendant, du coup, ça discute beaucoup chez les Verts. Et il y a déjà des premières figures chez les Écolos dont on sait de quel côté la balance va pencher. Donc Jadot, lui, il est déjà parti chez Glucksmann. Sandrine Rousseau, elle a dit dans une interview à Libération d'ailleurs qu'elle ne se rangerait jamais derrière Raphaël Guzman. Donc logiquement, on en conclut qu'elle va plutôt finir la campagne chez Mélenchon. Mais on a d'autres figures comme le député écolo Benoît Biteau qui a été vu à une réunion publique, je ne sais plus où exactement, avec des insoumis. Et on sait que les députés écolo sont très nombreux. à être plutôt en faveur d'une alliance avec Mélenchon, alors que la direction écologiste, notamment autour de Marine Tondelier, n'a pas du tout envie, en fait, à cette heure-ci.
Pourquoi ?
Parce qu
'ils préfèrent leur candidature à eux ou ils préfèrent Glucksmann ?
Alors, parce qu'ils n'ont pas envie que le parti explose en trois parties. au minimum en deux parties. Donc cette idée de garder la candidature de Tondelier jusqu'au bout, c'est aussi une façon d'empêcher que la famille explose. Et aussi parce que... Leur argument, c'est de dire qu'à cette heure-ci, comme le dit Thomas, pour l'instant, Jean-Luc Mélenchon n'a pas fait la démonstration qu'il était capable d'empêcher l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir et qu'il était une vraie chance pour la gauche, puisque à cette heure-ci, les sondages indiquent que s'il arrivait au second tour, il perdrait contre le RN. Ce qui fait dire, du coup, au responsable écolo, pour l'instant, on ne voit pas pourquoi on irait soutenir une campagne qui, en fait, ne résout pas notre... principal problème qui est d'empêcher que le Han arrive au pouvoir. Mais on les entend dire aussi, si les choses changent, alors c'est marrant, c'est une séatrice écolo qui a emploi l'expression qui a dit si Mélenchon devient Mitterrand. Genre si tout d'un coup il prend une autre voiture.
C'est ce que l'on disait tout à l'heure. Et d'ailleurs, Marine Dandelier, il y a quelques jours, je crois, et Lilian avait fait un édito là-dessus, à pointer Mélenchon sur la Russie, sur la question de la Chine. Les relations avec la Chine, ça, c'est pas possible pour les écolos.
Et en fait, c'est rigolo parce qu'elle a pointé ça, parce que précisément, le programme va sortir. Précisément, beaucoup de convergences avec les écolos vont apparaître, naturellement, qui sont liées aussi au fait que leur groupe parlementaire travaille étroitement à l'Assemblée depuis quand même presque cinq ans maintenant. Et que du coup, ça a créé beaucoup de... travaux en commun et donc les convergences vont apparaître et donc c'est pas anodin que Marine Tondelet commence à pointer les zones. qui sont précisément celles où ils ne peuvent pas s'entendre, parce que comme elle, pour l'instant, elle est plutôt dans la volonté d'être en autonomie, elle veut montrer ses zones où ce n'est pas encore possible. Mais du coup, cette sénatrice écolo disait que si Mélenchon devient Mitterrand, c'est-à-dire qu'il est rassembleur au-dessus de la mêlée, qu'il se transforme complètement, et qu'on est dans autre chose, là, j'y réfléchirais davantage, mais à ce moment-ci... Il ne m'a pas encore convaincue.
Ce qui est un anachronisme historique, parce que Mitterrand, en fait, il a gagné en 1981, alors que la gauche n'était pas unie. Il a gagné parce que la gauche était puissante. Il a gagné contre, d'ailleurs, Georges Marchais. On a souvent cette impression que pour gagner, il faut que la gauche soit unie. Non, il faut que la gauche soit puissante. Et quand elle est puissante, généralement, elle est désunie, parce qu'elle est très, très large. Elle est désunie jusqu'au premier tour. Et puis, entre les deux tours, évidemment, il y a... il y a des appels à voter pour le plus puissant. Donc Mitterrand, il a été rassembleur au tout dernier moment. C'est une petite erreur historique de cette sénatrice écolo
qui fait exprès, je pense. Et qu'est-ce que ça implique d'ailleurs pour un parti de ne pas aller à l'élection présidentielle ? Qu'est-ce que ça impliquerait pour les communistes que Fabien Roussel n'aille pas au bout, même s'il y a quand même de fortes chances à penser qu'il va aller jusqu'au bout ? Qu'est-ce que ça impliquerait pour les écolos de ne pas avoir de candidate à la présidentielle ? Parce que parfois on pense que... Ça peut être simple, ça peut être une décision très simple de dire j'y vais, j'y vais pas.
C'est plutôt au moment des législatives d'ailleurs qu'on est remboursé plus. Mais ne pas aller à la présidentielle... À partir du moment où la présidentielle est considérée comme l'élection clé, l'élection phare, c'est le moment où il y a une exposition obligatoire, d'ailleurs, de tous les candidats et de même les petits candidats. Vous savez, il y a les candidats trotskistes qui disent toujours « on se présente et on ne va pas gagner ». D'ailleurs, on ne veut pas gagner, on s'en fout. Ce qu'on veut, c'est pouvoir dire ce qu'on a à dire. C'est un peu ça. Le risque, c'est après, et on l'a vu en 2002 avec tous ceux qui se sont présentés à gauche et qui ont empêché finalement Lionel Jospin d'être au second tour, il y a une sorte de saut d'infamie, encore une fois, qui est placé sur la tête de celui... qui, à cause duquel, la gauche n'a pas pu être au second tour.
Juste pour rebondir là-dessus, justement, on m'a dit, mais ça, je ne sais pas exactement si c'est vrai, je n'en ai pas encore discuté, j'avoue, avec Marine Tondelier de ça, mais que certains disaient qu'il y a Tondelier, puis il y a ce qu'on appelle la direction écologiste, c'est en gros Tondelier, son entourage et les gens qui tiennent un peu le parti, comme David Cormand, tout ça. Et ce que certains disent, c'est que la direction écologiste, la motion de Tondelier, ceux qui tiennent le parti, ne veulent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon et veulent continuer l'autonomie jusqu'à la fin. Mais que Tondelier, elle, est dans un dilemme personnel, qui est qu'elle se dit que si jamais, effectivement, elle empêche Mélenchon d'aller au second tour et qu'à la fin, le RN gagne, tout ça, c'est elle, à titre personnel, qui va encaisser... tout ce que ça va susciter à gauche et ce fameux saut de l'infamie. Et qu'elle pourrait dire du coup à son entourage et les écolos, en fait, vous êtes gentil, mais à la fin, c'est sur moi que ça retombe. C'est-à-dire que c'est quand même moi personnellement qui vais porter tout ça. Donc, c'est pas si simple.
faire un
tout
petit retour en arrière, parce que je voulais quand même relayer cette remarque et avoir votre retour quand vous parliez notamment des relations de Mélenchon avec la Chine. Quelqu'un nous dit dans le chat, Moueni nous dit sur la Chine, Mélenchon est dans la continuité de n'importe quel président français. Personne ne peut se permettre d'avoir des mauvaises relations avec.
'est marrant parce que c'est vraiment l'argument des Insoumis. Je
vous ai dit qu
'il était acquis dans le chat. Je le connais déjà. Personne ne dit qu'il faut rompre avec la Chine. Simplement, si on parle de Taïwan, par exemple, Mélenchon va un peu plus loin que ce que dit la France ou la diplomatie française. Quand il dit Taïwan, c'est la Chine et qui... par avance, laisse entendre que la France, présidée par Mélenchon, ne protesterait pas si la Chine a envahissé Taïwan. Ce n'est pas tout à fait pareil que ce que disent les présidents successifs et ce que disent surtout, généralement, les leaders de la gauche.
referme cette discussion sur Jean-Luc Mélenchon et sur le meeting du Bourget qui se tiendra donc ce week-end. Vous pourrez évidemment retrouver sur Libération les articles qui reviendront sur ce qui a été dit lors de ce meeting, sur également aussi les grands axes de ce programme présidentiel de LFI qui sera donc rendu public à partir de vendredi. Et on va passer tout de suite pour refermer nos discussions comme toutes les semaines dans Chez Paul Lémission à l'addition avec Sylvain Chazot qui est toujours avec nous. Et Sylvain, ce matin, tu voulais revenir sur d'autres... candidat à la présidentielle que Jean-Luc Mélenchon.
Oui, parce qu'on a beaucoup parlé de la gauche, là, actuellement, et donc je voulais, moi, abandonner ce terrain et vous parler, donc, de Raphaël Glucksmann. Ah, il veut plaire aux instruits dans le chat. Il veut plaire aux instruits dans le chat. Au-delà de la pique, en fait, je suis totalement perdu, moi, avec Raphaël Glucksmann, parce que vous êtes tous d'accord, ici, quand on fait de la politique, il faut avoir un cap clair. Là, on est d'accord. C'est un cap clair. Et moi, il y a un truc qui me chiffonne, notamment dans cette volonté acharnée de ne pas sacrifier lié avec LFI. C'est l'Express qui a mis le doigt dessus en relevant le nom du secrétaire général de l'association de financement de Glucksmann. Petit aparté, une association de financement pour une campagne présidentielle, c'est extrêmement important parce que c'est cet asso qui récupère les fonds et qui gère les dons. Donc c'est vraiment un truc essentiel. La présidente de l'association de financement de Glucksmann, c'est Laurence Rossignol, une anti-LFI acharnée. Et le secrétaire général, c'est donc Frédéric Massot. 'est qui ce Frédéric Massot ? Tu ne sais pas qui est Frédéric Massot, Emmanuel. Je suis déçu, Emmanuel. Je le conseille. Je suis déçu. C'est évidemment le conseiller municipal de Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Oui, comme l'avais-je oublié. Il me semble que c'est évident. Bon, je te taquine, il est élu depuis 2008, il est de gauche, il est spécialiste de l'économie sociale et solidaire. surtout à l'occasion des dernières municipales, il a été tête de liste de l'union de la gauche et des écolos. Ça, du moins au premier tour, parce qu'au second, il s'était lié avec l'ennemi. Avec les grands méchants insoumis. Alors la place publique a tapé du poing sur la table. Non mais qu'est-ce que c'est que ce candidat qui ne respecte pas les conseils ? Vous savez ce qu'ils ont fait à place publique ? Quand ils ont appris que Frédéric Masso s'associe avec LFI ? Je vous l'os imaginé. ont fait un communiqué. Un communiqué bien senti. Je peux vous dire que ça ne rigole pas à Place Publique quand on franchit la ligne rouge. C'est un communiqué où la direction prenait acte de la fusion et sommait les candidats à Place Publique de se retirer. Face à un tel exercice d'autorité, Masso avait décidé de se maintenir. Il n'a pas porté chance, il a malgré tout perdu, passe à la liste LR.
Dommage. Après Glucksmann, tu voulais aussi nous parler de l'un des plus grands premiers ministres de l'histoire de la Ve République.
Je ne parle que de taille, je ne parle pas de talent, je parle d'Edouard Philippe, qui s'est bien fait remarquer cette semaine en parlant des pillards du 17 octobre, issu selon lui de l'immigration. Alors depuis, dans ses rangs, c'est le défilé, chacun y va de son couplet. Et la palme revient à Maude Bréjon qui a déclaré que Philippe dit tout haut ce que les Français pensent tout bas. Si ça vous fait penser à Jean-Marie Le Pen, c'est normal, c'était un de ses slogans. Alors évidemment à gauche, on est choqué, mais moi je voudrais mettre fin à une grosse hypocrisie ici, qui est surpris du glissement idéologique du camp Philippe, puisqu'il y avait quand même... Quelques signes avant-coureurs. Alors j'en ai recensé quelques-uns. Donc par exemple, il défend l'existence du racisme anti-blanc. Il estime que non, la colonisation n'a pas été un crime. Puis et ce coup de fil, certains députés LFI l'ont rappelé, ce coup de fil donné au directeur adjoint de Valeurs Actuelles en 2020, juste après que le magazine d'extrême droite a dépeint la députée LFI Daniel Obono en esclave. C'était le journaliste Thuc Duhaldoni qui avait raconté cet échange, je vous le cite. Il était là. « Wow, qu'est-ce que vous prenez cher ? Wow ! » Il me dit « Véa, c'est pas ma tasse de thé ». Cette fiction, je ne sais même pas si elle était trop opportune ou pas, mais bon, en même temps, je vais te dire « Liberté de la presse ». Alors on rappelle que Valeurs Actuelles a été condamnée pour cet article pour injure publique à caractère raciste. Et puis, dernier signe avant-coureur que j'ai relevé, il y avait ce dîner révélé par Libé entre Bardella, Philippe et Le Pen en décembre 2023. Il faut se connaître avant de s'opposer, justifiait alors l'entourage de Philippe. Donc ça fait beaucoup, je pense que maintenant ils se connaissent très bien.
on termine avec, je vous le disais, le tchat, on allait parler de ton salaire, Sylvain Alibé, on termine avec un chiffre, 874 000.
Oui, alors malheureusement, c'est pas mon salaire annuel, malheureusement, mais si la direction m'entend, je suis ouvert à toute proposition. Non, c'est un chiffre qui concerne Gabriel Attal, est-ce que vous avez une idée de... 874 000. Et
qui concerne Gabriel Attal. C'est peut-être pas le nombre de t-shirts qu'il a vendu avec son tournée de bistro. Ni le nombre de
pintes qu'il a bu durant sa tournée de bistro.
Non ? Ah si, c'est ce qu'il a perdu comme auditoire sur TF1. C'est exactement ça Thomas, c'est le nombre de des spectateurs
qui ont décidé de zapper en voyant sa tronche apparaître au JT de TF1 mercredi dernier. Bon alors oui, présenté comme ça, c'est pas très glorieux, mais moi j'ai un credo dans la vie, c'est qu'il faut toujours voir la vie du bon côté. Il en restait combien ? Il en restait plus. Des millions ? Mais Attal peut surtout se rassurer en se disant qu'il a fait mieux que Sarah Knafo. qu'en janvier dernier, quand Sarah Knafo était l'invité du JT de Gilles Boulot pour annoncer sa candidature au municipal à Paris, elle avait perdu un million de téléspectateurs.
personne ne va oser aller. Parce que maintenant, c'est le chiffre qu'on va regarder.
Par contre, c'est vrai qu'Atalf fait un peu moins bien que Bardella, Retailleau, Mélenchon. Alors, je n'ai pas les chiffres pour Bardella hier soir parce qu'il était encore au JT de TF1 pour parler de son nouveau livre. Par contre, la dernière fois qu'il était venu, il avait fait perdre 660 000 téléspectateurs à la une. Et Mélenchon et Rotailleau, lors de leur dernier passage, ont fait perdre 700 000 téléspectateurs. Et qu'est-ce que ça veut dire alors, ces chiffres ? On voit déjà que de droite ou de gauche, la vue d'un politique, ça fait zapper les gens. Donc c'est difficile d'en tirer une leçon politique. Mais on peut quand même voir une espèce de tendance de fond. Peut-être, je dis bien peut-être, que les Français en ont marre de voir les politiques s'inviter chez eux à l'heure du dîner. Ils ont envie d'être un peu tranquilles. Pour moi,
l'élection, ils ne sont pas... Ils vont en manger, oui. Merci beaucoup, Sylvain, pour cette addition. Et merci beaucoup aussi à Thomas et Lucie d'avoir été avec nous ce matin pour parler notamment de Jean-Luc Mélenchon et de ce meeting du Bourget et leur présentation de programme. Je le disais, vous pourrez retrouver évidemment tout cela... le site de libération puisque c'était évidemment un des événements majeurs politiques du week end donc comme d'habitude je vous encourage à vous abonner à libé pour retrouver tous nos articles politiques sur le site de libé et puis en papier évidemment également merci beaucoup à toutes et tous de nous avoir suivi vous pourrez retrouver la rediffusion de cette discussion sur la chaîne YouTube dès demain et puis n'oubliez pas qu'à 13h on a une émission spéciale sur cette même chaîne Twitch sur les midterms aux Etats-Unis avec Corentin Courtois et Julien Gester donc restez dans les parages vous pourrez aussi leur poser toutes vos questions merci beaucoup et à la semaine prochaine
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