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d'accueillir mes collègues Roland Lescure et David Daniel. Je vais leur laisser la parole immédiatement pour qu'ils puissent vous exposer ce qui a été dit en Conseil des ministres et puis on passera ensuite à la partie questions-réponses avec, si vous le voulez bien, d'abord les questions qui touchent au domaine de compétences de mes deux collègues et puis ensuite je prendrai l'ensemble de telle sorte qu'ils puissent aller notamment à l'audition prévue à l'Assemblée nationale à 12h30. Je vous remercie.
Merci Madame la Ministre. Bonjour à toutes et à tous. Nous présenterons comme de coutume le projet de loi de finances de fin de gestion pour l'année 2026. L'année 2026 n'est pas terminée, mais ça n'a échappé à personne que ça a été une année difficile. Je ne reviens pas sur les chocs multiples nationaux et internationaux que nous avons dû vivre, mais il faut reconnaître que depuis septembre, les nouvelles informations conjoncturelles ont matérialisé des aléas qu'on avait bien identifiés, mais qui vont dans le sens d'une dégradation de l'environnement économique. La remontée et la forte volatilité des prix énergétiques qui augmentent mécaniquement l'inflation, j'y reviendrai. Des taux sur les marchés mondiaux qui pèsent sur les perspectives d'investissement. La sécheresse exceptionnelle, on en connaît déjà l'impact sur l'agriculture, mais elle a aussi impacté la production énergétique et ce jusqu'au mois de septembre. Le contexte d'incertitude nationale qui renforce l'attentisme des agents économiques avec un investissement des entreprises en Berne au troisième trimestre. En conséquent, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, la croissance française est à l'arrêt. Notre devoir, c'est de tout faire pour qu'elle redémarre. Les chiffres récemment publiés vendredi dernier par l'INSEE pour le troisième trimestre, je rappelle qu'ils ont été publiés postérieurement à notre saisine du Haut Conseil des finances publiques sur ce projet de loi de finances de fin de gestion. Ces chiffres sont en attente, pardon, en deçà des attentes. Elles ont surpris tous les prévisionnistes. L'INSEE notamment s'attendait à plus 0,1, le consensus plus 0,2. Cette multiplication des chocs a eu un impact sur nos déficits publics. Vous le savez, la loi de finances prévoyait un déficit de 5%. On sera à 5,4% cette année, malgré les mesures de précaution prises tout au long de l'année. La prévision de déficit public à 5,4%, j'insiste là-dessus, elle est maintenue pour cette année. Comme le souligne le Conseil, les mauvaises nouvelles macroéconomiques n'affectent que très peu. la prévision de finances publiques pour 2026, qui est à ce stade de l'année très largement construite à l'aide des remontées comptables. Ainsi, ce projet de loi de finances de fin de gestion s'inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis le début de l'année, avec notamment deux comités d'alerte des finances publiques tenus le 21 avril et le 7 juillet visant à garantir la transparence, la sincérité et la bonne gestion de nos comptes publics. Nous suivons évidemment de très près les développements macroéconomiques et les conséquences sur notre économie. La forte volatilité des prix du pétrole, d'abord, qui ont baissé de 12% en deux jours cette semaine. La baisse des taux d'emprunt dans la foulée. Le degré élevé d'incertitude sur l'évolution du contexte géopolitique, notamment suite aux résultats des élections américaines, invite à prendre le temps d'avoir un peu de visibilité et de pouvoir mener des analyses détaillées pour donner le meilleur reflet possible de la situation à date et des perspectives pour l'année prochaine. J'ajoute à ça que les derniers chiffres sur la libération des stocks stratégiques, je vous rappelle que ça avait été initié par le président de la République qui avait présidé un G7. On a ensuite coordonné les libérations des stocks au niveau européen. Ça, c'était jeudi en Conseil énergie. Nous avons signé les décrets qui permettaient de les libérer. C'est fait. Et je l'ai dit ce matin, je vous le redis, on a aujourd'hui plus de 3 000 stations sur les 10 000 présentes en France qui ont d'ores et déjà baissé le prix du diesel à la pompe de plus de... 20 centimes le litre, c'est évidemment un impact important qui va soutenir le pouvoir d'achat de nos concitoyens et on espère évidemment la croissance. J'insiste pour terminer, avant de passer la parole à mon collègue David Amiel, sur le fait que cette dégradation de l'environnement macroéconomique ne nous laisse aucune marge, aucune marge pour relâcher la contrainte de finances publiques. Nous devons respecter nos engagements, nous devons tenir la cible de 5% en 2027. Il en va de notre crédibilité et de notre stabilité financière.
Bonjour à tous, mesdames et messieurs. Le projet de loi de finances de fin de gestion qui a été présenté ce matin en Conseil des ministres illustre les principes qui ont guidé l'action du gouvernement tout au long de l'année et tout au long de l'exécution budgétaire de cette loi de finances pour l'année 2026, c'est-à-dire répondre aux urgences et tenir la dépense. Vous savez, on avait fixé ce principe immédiatement après le déclenchement de la guerre dans le détroit d'Hormuz. Pour 1 euro dépensé en aide, il allait falloir économiser 1 euro. Ce principe a été tenu tout au long de l'année, ce qui fait, et c'est absolument inédit, que face à des crises et face à une détérioration de la situation économique, l'Etat a réagi non pas en dépensant plus, mais en dépensant moins. Et nous le voyons dans le projet de loi de fin de gestion qui a été déposé ce matin, puisque les dépenses de l'Etat devraient être inférieures de 1 milliard d'euros au niveau prévu dans la loi de finances initiales, malgré... le surcoût de dépenses liées aux crises. Ce projet de loi de finances de fin de gestion permet en outre d'ouvrir un certain nombre de crédits qui sont nécessaires pour faire face aux différentes urgences. C'est évidemment le cas pour les armées qui ont connu des surcoûts opérationnels cette année à hauteur de 700 millions d'euros. C'est le cas pour financer les dépenses liées au plan d'urgence et de relance agricole à la saison de feu de la sécurité civile. aux diverses aides qui ont été apportées et qui continuent à l'être aux Français et aux différents secteurs économiques touchés par la hausse des prix du carburant. Projet de loi finance de fin de gestion ouvrira également des crédits concernant les aides personnalisées au logement pour actualiser les prévisions en la matière, de même que des crédits en matière d'hébergement d'urgence. Enfin, des crédits supplémentaires sont prévus également pour l'éducation nationale. Concernant la masse salariale de l'Etat, il est prévu qu'elle soit, elle, exécutée à un niveau correspondant au crédit ouvert pour la fin de l'année, ce qui ne veut pas dire qu'au sein de cette masse salariale de l'Etat, il n'y a pas des mouvements, il y en a, avec notamment la traduction concrète des engagements du gouvernement en faveur de la jeunesse, avec 17 millions d'euros d'ouverture de crédit. sur le programme 141, enseignement scolaire public du second degré de la mission enseignants scolaires. Bref, c'est ce qui va permettre d'assurer le recrutement de 920 enseignants contractuels remplaçants et la mobilisation de 18 000. part pour le pacte enseignant. Voilà, mesdames et messieurs les députés, l'esprit de ce projet de loi de fin de gestion qui est conforme au fond. anime le gouvernement depuis le début de l'année et dans cette exécution budgétaire, je le disais, répondre aux urgences et tenir la dépense. Et c'est ce qu'on voit dans le texte qui sera présenté aux députés et aussi évidemment aux sénateurs. Je vous remercie.
bravo à tous pour votre élection. Du coup, je vous propose de passer à la partie questions-réponses. Donc on commence par les questions qui touchent au budget et à l'économie, s'il vous plaît.
Merci.
Bonjour, Giorgio Léali de Politico. Merci beaucoup. Une question sur la prévision de déficit. L'avis de l'autre conseil des finances publiques dit que 100,4 est une prévision qui est très fragilisée par les aléas macroéconomiques. Et voilà, vous venez d'évoquer les chiffres donnés par l'INSEE. Donc pourquoi ne pas décider d'actualiser cette cible, vu que même d'après l'autre conseil, on est plutôt sur 5,5
Écoutez, à ce stade, il n'y a aucune raison de le faire. Comme l'a dit très bien le ministre des Comptes publics, on a exécuté parfaitement les dépenses en ligne et même un peu meilleures que ce qu'on avait attendu. On est dans une phase de l'année où franchement la macro n'importe plus. Ce qui compte, c'est l'exécution. On a des informations qui nous viennent semaine après semaine. Vous savez qu'on en aura jusqu'au mois de février, mars prochain. Ce qui conduira à l'INSEE à publier sa première estimation du déficit pour l'année 2026. Il y a aujourd'hui, du fait de ces informations dont nous disposons, aucune raison de revoir cette prévision de déficit. C'est une estimation solide que nous maintenons. Merci.
une note du secrétariat permet d'évaluer les hypothèses qui permettront de faire passer le prochain projet de loi de finances. Est-ce qu'aujourd'hui vous travaillez sur les hypothèses étudiées, notamment l'application d'un article 47, donc l'application d'un budget par ordonnance pour l'année 2026
? À ce stade, je dis ce que nous avons dit et redit depuis plusieurs semaines. L'examen du budget poursuit son cours. Vous savez qu'il y a un vote sans doute d'ici ce soir sur la partie 1 du projet de loi de finances à l'Assemblée. Il ira ensuite au Sénat. Donc le processus suit son cours. Nous l'avons dit, nous serons attraitables sur la cible de déficit de 5% qui est intangible. On a deux glissières de sécurité qui existent, l'article 49.3 et l'article 47 sur l'application éventuelle des ordonnances. A priori, ce n'est pas notre objectif, mais si on doit utiliser les glissières de sécurité, évidemment, on le fera.
Hugo Babé, Capital. Deux questions. La première, le président de la commission des finances hier, Eric Coquerel, a proposé que les revendications des lycéens, notamment lycéens et étudiants, soient rajoutées dans le projet de loi de fin de gestion. Qu'est-ce que vous en pensez ? Et la deuxième question, plusieurs députés nous ont dit que, M. Amiel, vous faisiez circuler dans l'Assemblée nationale la possibilité d'un projet de loi de finances rectificatif avec des mesures fiscales, notamment sur la taxation des plus riches. Est-ce que c'est vrai ? Et si oui, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Merci. Deux questions effectivement très différentes. Je serai dans quelques instants à l'Assemblée nationale avec Roland Lescure, donc on aura l'occasion de répondre très directement aux propositions du président Coquerel. C'est un échange technique qu'il faut également avoir, parce que vous savez, les dispositions du projet de loi de finances de fin de gestion... sont très limités puisque, comme son nom l'indique, ils visent la fin de gestion de l'année 2026. Donc il y a des mesures en réponse notamment évidemment au mouvement Lyssen qui concerne la fin de gestion de l'année 2026. J'ai évoqué notamment sur la question des remplacements, ce qui était proposé dans le projet de loi de fin de gestion soumis aujourd'hui par le gouvernement. C'est le cas aussi pour prendre un autre exemple. de financements supplémentaires qui sont apportés dans le cadre de ce projet de loi de fin de gestion au CRUS pour assurer, depuis la rentrée universitaire, le bon déroulement des repas à 1 euro. Donc c'est dans ce cadre-là que nous aurons la discussion, mais le cadre du projet de loi de fin de gestion est très restreint parce que ça doit être des mesures qui concernent la fin de gestion de l'année 2026 et j'aurai l'occasion, en commission des finances de l'Assemblée nationale, dans quelques instants, de pouvoir y revenir. Ensuite, sur votre deuxième question, je voudrais d'abord rappeler... Ce qu'a dit Roland Lescure, d'ailleurs, à l'instant, qui est... On a toujours dit une chose. Le combien est intangible. Il faut réduire le déficit public. Sur le comment, c'est-à-dire sur les mesures qui permettent de le faire, le gouvernement a toujours été très ouvert. Et d'ailleurs, vous remarquerez qu'y compris dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, nous avons proposé des économies très importantes parce qu'elles sont nécessaires dans la situation financière actuelle. Nous avons aussi proposé des mesures de justice pour s'assurer évidemment que dans une période où on demande des efforts... à l'ensemble des Français, ceux qui peuvent le plus contribuent également plus et davantage. C'est le sens des mesures de réduction de niche fiscale que nous avons proposées dans la loi de finances initiales. C'est le cas d'un certain nombre de réformes que nous avons aussi proposées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Donc depuis le début, le gouvernement marche sur ses deux jambes. Quant au débat parlementaire, il est en cours. Nous avons aujourd'hui... Un débat qui se poursuit sur la première partie du projet de loi de finances. Et moi, j'observe que les deux années précédentes, nous avons réussi à nouer des compromis, parfois tard, avec les forces politiques de gouvernement qui ont gouverné ce pays et qui, me semble-t-il, aspirent d'ailleurs à le gouverner à nouveau. Ce serait quand même paradoxal que dans une situation où tout justifie encore plus de mettre de côté les esprits de boutique, les esprits partisans, les dogmes, parce que la situation financière nous y appelle, parce que la situation géopolitique est évidemment bien plus dégradée encore que les années précédentes et parce qu'en plus, il y a une élection présidentielle qui permettra dans quelques mois à ceux qui le souhaitent de pouvoir corriger ce qu'ils estimeraient devoir l'être dans ce budget, qu'on ne parvienne pas à trouver ce compromis alors que, je le disais, il est encore plus nécessaire. que les années précédentes et que d'une certaine manière, il est encore plus apporté puisqu'il est possible de le corriger. Donc évidemment, il y a une première lecture à l'Assemblée nationale. On sait que les premières lectures sont aussi un moment où les groupes politiques font valoir. leurs différentes convictions et c'est bien normal. Et vous qui suivez ça, vous savez que ça a déjà été le cas aussi lors des précédentes discussions budgétaires sur les premières parties du projet de loi de finances. Ensuite, il y aura évidemment une discussion au Sénat et en tout cas, nous serons mobilisés avec l'ensemble du gouvernement et sur l'autorité du Premier ministre pour donner à la France ce dont elle a besoin, ce dont les Français ont besoin, ce dont les salariés chefs d'entreprise ont besoin, c'est-à-dire... la stabilité économique, la stabilité financière et donc la réduction du déficit public. Et je crois que cet objectif-là, beaucoup de ceux qui ont gouverné ce pays devraient pouvoir s'y reconnaître, donc continuent notre travail au Parlement. Vous
faisiez référence à l'année dernière. L'année dernière, il y avait ces discussions-là où vous proposiez même des amendements de compromis en première lecture, dès la première lecture. Là, il y a beaucoup de députés qui nous disent qu'ils ont vraiment l'impression actuellement de siéger et de débattre pour rien. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Vous savez, d
'abord, il y a eu beaucoup d'ouvertures qui ont été faites par le gouvernement dès le texte initial. On a eu le débat dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, la réforme des allégements généraux, les mesures qui ont été proposées pour lutter contre les produits ultra-sucrés, ultra-transformés. C'était des choses qu'il n'y avait pas dans les textes initiaux du gouvernement les années précédentes. Donc ce travail a d'abord commencé à être fait en même temps. Maintenant, il y a un débat. Et pour reprendre ce que vous disiez avec les années précédentes... Je vous rappelle par exemple que l'année précédente, première partie du projet de loi de finances, elle avait été rejetée. Et ça avait été le cas l'année dernière comme l'année précédente. Donc le travail de discussion parlementaire, on le sait, est un travail au long cours. C'est normal. C'est des questions qui sont extrêmement difficiles. Ça suppose que chacun, dans tous les camps, là je ne fais pas d'exception, dépasse aussi ses propres tabous, ses propres interdits pour à nouveau assurer l'essentiel, c'est-à-dire la consolidation de nos finances publiques. dans un contexte où, chacun le voit, les taux d'intérêt sont très élevés et la situation géopolitique internationale très instable.
Anne Renaud de l'AFP. Dans le budget, vous aviez parlé de deux glissières de sécurité, le 49.3 ou les ordonnances. Mais si ce sont des ordonnances, vous ne pouvez pas intégrer les nouvelles mesures, le plan de relance pour les agriculteurs, les mesures pour les lycéens éventuellement. Est-ce que vous préparez bien un texte ad hoc dans ce scénario ? Un doc pour ajouter a posteriori les mesures ?
J'entends les impatiences, mais franchement, chaque chose en son temps. Il n'y a pas de raison aujourd'hui que ce budget ne soit pas adopté et qu'il ne soit pas adopté suivant les ambitions qui sont les nôtres. On a un débat parlementaire, il se poursuit, on en est à la première partie à l'Assemblée nationale du projet de loi de finances. Franchement, chaque chose en son temps. On verra si et comment il est adopté. En tout cas, nous, on souhaite qu'il le soit avec 5% d'objectifs de déficit. Je le répète, on en tirera les conséquences, évidemment, mais on n'en est pas là.
Bonjour, il y a encore des mobilisations, demain une journée à l'appel des syndicats notamment. Dans le contexte budgétaire que vous venez d'évoquer avec à la fois le double défi de répondre à l'urgence et en même temps de maintenir la dépense publique, quelles sont vos marges de manœuvre pour répondre aux mobilisations et aux messages, aux revendications parfois de la rue, peut-être aussi des lycéens ? Est-ce que par exemple la hausse du SMIC pourrait faire partie ? Est-ce que vous demandez à ce que ce calendrier soit accéléré ? Merci. Alors ça,
vous le savez, le Premier ministre a missionné le ministre du Travail pour conduire des consultations et il les conduit, il les conduit très bien. Donc j'allais dire chacun son boulot. Au-delà de ça, sur les lycéens, on a déjà dit, il y a un certain nombre de mesures qui ont été annoncées, dont certaines d'ailleurs sont intégrées dans ce projet de fin de gestion. Donc voilà, le sujet est ouvert. On est évidemment extrêmement conscients des revendications qui sont présentes aujourd'hui et le gouvernement souhaite y répondre avec méthode, avec écoute. et en prenant tout le temps nécessaire pour aboutir, je l'espère en tout cas, à des solutions.
Christelle Merhal, France Télévisions. Un mot sur le déficit 2026. Vous avez dit que malgré des dépenses supplémentaires, armées, incendies, plans d'urgence agricoles notamment, vous aviez fait 1 milliard d'euros de dépenses en moins. Alors sur quelles dépenses, pour le coup, vous avez renié ? Merci.
Merci beaucoup. D'abord, c'est le fruit d'une méthode, c'est-à-dire celle d'un principe, d'abord qui a été fixé dès le début, qui était d'avoir pour 1 euro de dépensée face aux crises, 1 euro d'économiser. J'insiste dessus parce que c'est une rupture par rapport aux réponses qui ont été apportées depuis des décennies en France face à des chocs extérieurs. Et c'était une rupture indispensable parce qu'on voit qu'on est rentré dans un monde où, malheureusement, les chocs extérieurs se multiplient. On a connu la guerre... en Ukraine, enfin le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, la guerre dans le détroit d'Hormuz en 2026. Je ne veux pas faire l'oiseau de mauvaise augure, mais nul ne sait ce qui peut se passer en 2027, 2028, 2029. Et donc, c'est très important. de pouvoir continuer à apporter des aides aux Français qui en ont le plus besoin sans faire exploser la dette publique. Ce principe-là a été fixé. Ensuite, il a été décliné. Il a été décliné par des comités d'alerte qui ont permis de partager l'information avec la représentation nationale, avec les élus locaux, avec les représentants des organisations syndicales et patronales. Des décrets ont été pris, des décrets... d'annulation ont été pris tout au long de l'année. Elles ont été évidemment également présentées. Des mesures de gel ont été prises. Et au fond, le principe général, ça a été que l'ensemble des ministères se sont serrés la ceinture, et en particulier ce qu'on appelle la réserve de précaution. Donc ce sont des crédits qui, dans la loi de finances initiales, sont mis de côté. ils ont été utilisés pour répondre aux urgences les plus criantes, celles que vous évoquiez, madame, dans votre question. Mais dans les ministères qui n'ont pas été confrontés à des urgences aussi criantes, ils n'ont pas été dépensés. Alors que les années précédentes, on avait souvent une pratique. qui revenait finalement à utiliser cette réserve de précaution pour engager des dépenses qui n'étaient pas d'ailleurs prévues dans la loi de finances initiales au cours de l'année. Donc c'est comme ça, en gestion budgétaire, que nous avons pu tenir cet objectif, à nouveau jeudi, qui est vraiment important, puisqu'on est une dépense de l'État qui est à 1 milliard en dessous, in fine, de la prévision de la loi de finances initiales, tout en ayant engagé les dépenses que j'évoquais, depuis d'ailleurs le soutien face à la crise au carburant, jusqu'aux dépenses de sécurité civile, les armées que vous avez pu également évoquer.
vous remercie.
Bonjour, Sonia Gobry pour RMC. Je voulais revenir sur la question de Paul Barcelone sur le coup de pouce au SMIC. Vous êtes resté assez flou. Est-ce que cette piste est sérieusement étudiée ? Est-ce qu'on pourrait attendre des annonces très prochainement ou pas
Non mais écoutez, moi je ne préempte pas une discussion entre partenaires sociaux et gouvernement qui est en cours. Donc j'ai été flou peut-être, mais le temps se poursuit. Il y a deux questions qui se posent. Le combien et le comment, ça vous le savez. Et ces réponses-là, elles interviendront, je dirais, quand le dialogue social aura convergé.
Merci
toutes et tous. C'est pour M. Lescure, M. Amiel ? Non, c'est pour vous. J'avais peu de doutes. Merci à tous les deux. Bonne émission. Vos réponses
sont toutes aussi intéressantes. Bonjour et au revoir. Merci. Bonjour, du coup, Jemil Senly, journaliste indépendant. Alors une question d'actualité au sujet de l'attentat de la verrière de Trappes, que je répète, un perpétré par Kevin T, un terroriste d'extrême droite, idéologiquement proche du RN, biberonné à ses news depuis plusieurs années selon ses proches auprès de l'humanité. Dans ce cadre, Madame la Ministre, on vous a entendu ce 29 octobre, donc juste après le Conseil des ministres de la semaine dernière, sur BFMTV, longuement épinglé, je vous cite. l'attitude non pas du RN, mais de la France insoumise et des écologistes. On vous a aussi ensuite lu sur X ex Twitter accusé Rima Hassan de communautarisme électoraliste, comme le fait aussi le Rassemblement national. On vous a aussi également entendu sur France Info, c'était il y a deux jours, défendre Edouard Philippe sur l'immigration en reprenant une formule et des mots attribués à Jean-Marie Le Pen. Alors c'est une question restée sans réponse la semaine dernière, mais renouvelée au regard de nouveaux éléments non exhaustifs que je vous rappelle aujourd'hui, que je vous repose. Que répondez-vous à celles et ceux qui, nombreux... toujours plus nombreux en ligne et chez les commentateurs, vous attribue à vous et à une partie de votre gouvernement une part grandissante, faite de responsabilité dans la diabolisation d'une part de la gauche et la normalisation de l'extrême droite alors qu'elle menace concrètement notre démocratie dans quelques mois et même qu'elle tue littéralement.
n'ai pas davantage de commentaires à faire que ceux que j'ai déjà fait. Je vais être extrêmement claire. Monsieur, moi, je ne suis pas votre faire-valoir pour réussir sur les réseaux sociaux. On a eu un échange... Non, non, je termine. Je n'interromps jamais un journaliste quand il pose une question dans cet hémicycle. Donc j'aimerais qu'il en soit de même quand je réponds. On a déjà eu un échange où je pense qu'on s'est dit des choses la semaine dernière. J'en profite néanmoins, puisque vous me tendez à la perche, pour réinfirmer mon soutien total et absolu à toutes les rédactions qui sont agressées, prises à partie, verbalement, malheureusement, encore aujourd'hui, dans l'enceinte de ce compte rendu de Conseil des ministres, qui est pourtant une enceinte institutionnelle, qui le sont ensuite dans la rue, dans des manifestations. Vous me posez la question de la responsabilité de l'extrême gauche. Je voudrais vous parler notamment de la responsabilité de l'extrême gauche dans ce qui se passe. en ce moment, dans ce qui se passe en ce moment, dans le lien que peuvent avoir les politiques avec les journalistes. Avant-hier, CNews était prise à partie. Hier, c'était BFM. Aujourd'hui, c'est TF1. Et je vous le dis, je termine, comme je le pense, comme je le pense, cette espèce de... Cette manière, au fond, de faire taire un par un les journalistes et une par une les rédactions finira, pardonnez-moi, par toucher. toucher l'ensemble des journalistes. Donc j'appelle vraiment les uns et les autres à être extrêmement vigilants. Et je vous le dis de nouveau, parce que de nouveau dans votre question, vous prenez à partie une rédaction. L'ambiance qui est en train de s'instaurer est à mon avis, je le redis, extrêmement dangereuse. Et l'extrême gauche a une responsabilité en la matière, puisque de toute évidence... Aujourd'hui, ce sont bien des responsables d'extrême gauche qui ciblent nommément des journalistes et on sait comment ça termine. On commence par cibler les institutions, on commence par cibler des journalistes et on voit ensuite le résultat dans la rue, monsieur. Donc non, je n'irai pas plus loin dans la réponse à votre question et à aucune de vos questions parce que je ne suis pas le faire valoir de vos vidéos sur les réseaux sociaux. Et vous avez le droit de poser des questions. Et je suis libre. Et je ne choisis pas les journalistes. Vous êtes libre de venir. D'ailleurs, vous êtes accrédité. Vous êtes libre de venir. Vous êtes libre de poser vos questions. Mais la manière dont votre question est posée, pardon, ne m'amènera pas à y répondre.
Alors, par ailleurs, toujours sur ce sujet-là, a été déplorée l'absence totale de membres du gouvernement à Trappes la semaine dernière. Pourtant, le maire de Trappes a invité absolument tout le monde et attendait sans doute une personne du gouvernement, d'ailleurs plus précisément Aurore Berger, qui ne s'est pas rendue à l'hommage, rendue aux victimes de cet attentat terrible. Comment expliquez-vous alors beaucoup, ce que beaucoup soulignent avec peine et incompréhension, que la ministre chargée de la lutte contre la discrimination, ne s'est pas rendue là-bas et pourtant s'était déplacée, beaucoup le soulignent, au festival de Cannes par exemple.
avons déjà répondu, je vous remercie. Nous avons déjà répondu, je vous remercie. Je ne suis pas votre faire valoir pour réussir et faire des vues sur les réseaux sociaux. Je vous remercie. Est-ce qu'on peut
passer... Je crois que vous
avez des confrères et des consoeurs qui ont envie de pouvoir avoir un compte rendu de Conseil des ministres normal, je mets des guillemets.
Avec les proches du président de la République, nous avons pu aborder cette question, c'est-à-dire que l'entourage de la famille de la personne tuée là-bas déplore le fait qu'ils n'ont pas été contactés par le président de la République. Comment expliquez-vous ce silence du président de la République ? Tout à l'heure, la réponse n'était pas tout à fait claire. Il était possible que non, il est possible que oui.
Bonjour, Lisa Lap, journaliste pour Le Média. J'aimerais revenir sur les propos d'Edouard Philippe qui a constaté une surréprésentation des jeunes issus de l'immigration lors des pièges du 17 octobre. Vous avez soutenu l'ancien Premier ministre dans ses propos. Comment vous pouvez soutenir ça factuellement
'ai encore une fois déjà répondu sur cette question, donc je ne vais pas y revenir. Là encore, il ne s'agit pas de faire des amalgames, il ne s'agit pas de mettre les uns et les autres dans des cases, de constater une réalité, mais qui est aussi une réalité sociale à laquelle il faut répondre, qui pose des questions. qui vont bien au-delà de politiques migratoires, qui sont des questions de politique de la ville, qui sont des questions de politique sociale, qui touchent probablement à l'éducation nationale aussi. Donc il faut arriver, encore une fois, je crois, à analyser ça avec... avec lucidité, avec solidarité aussi, mais pour essayer de trouver des débouchés, parce que l'objectif, c'est qu'on arrive à faire nation et qu'on arrive à faire société. Or, force est de constater, et ça va bien au-delà de la question que vous posez d'ailleurs et de la réponse que je commençais à vous apporter, qu'aujourd'hui, il y a des fractures qui sont profondes, multifactorielles, et il faut qu'on arrive à les analyser et à trouver des solutions. Est-ce qu'on le fera en quelques semaines ? Probablement pas. Et d'ailleurs, ça fait des années que ces sujets-là sont posés dans le débat public et qu'on a en réalité du mal à apporter des réponses. Ça fera partie indéniablement du débat de la présidentielle. Et moi, ma conviction, c'est que pour arriver à porter et à répondre à ce sujet de la manière au fond la plus apaisée possible, il faut aussi qu'on soit en capacité. de poser des mots, de poser un constat. Et poser un constat, ça ne veut pas dire faire des amalgames. Poser un constat, ça veut dire regarder la réalité. Je vous remercie.
Justement, comment vous pouvez affirmer, confirmer, poser un constat sur le 17 octobre, il y avait une surreprésentation de jeunes issus de l'immigration. Comment vous avez cette information-là ? Qu'est-ce que ça veut dire
? Encore une fois, déjà répondu et les chiffres ont en partie été donnés.
Ben non, il n'y a pas eu de chiffres par rapport à ça.
'ai déjà répondu. Je vous remercie.
'est dommage.
Bonjour Madame la Ministre, Edgar Bequet pour BFM TV. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue demain à Paris et un peu partout en France, cette journée du 5 novembre. Comment le gouvernement se prépare, anticipe à cette journée de mobilisation, à cette journée de grève ? Est-ce que vous redoutez de nouvelles violences ? Et surtout, est-ce que vous pouvez nous dire un petit mot sur le dispositif ? de sécurité, le dispositif de police, est-ce qu'il sera réévalué ? Est-ce que ce sera le même que samedi dernier ? Merci beaucoup.
Le dispositif de police est nécessairement réévalué à chaque nouvelle journée de mobilisation. Le président de la République a souligné lors du Conseil des ministres que les deux derniers samedis de mobilisation, c'était dans leur grande majorité bien passé. Il a d'ailleurs remercié à ce titre le ministre de l'Intérieur et l'ensemble. des forces de l'ordre, des forces de sécurité intérieure qui ont été mobilisées. Bien sûr, on est extrêmement vigilants. On est extrêmement vigilants parce qu'il est hors de question revivre de quelque manière que ce soit, et même petitement, ce qu'on a pu traverser le 17 octobre. Je pense notamment aux commerçants et à beaucoup de Français qui ont été légitimement très choqués par ce qu'ils ont pu voir ou par ce qu'ils ont pu vivre. Donc, des tracés de manifestations seront évidemment adaptés autant que nécessaire dans le cadre que permet le droit. Et je laisserai le ministre de l'Intérieur détailler encore une fois davantage le dispositif de force de l'ordre. Ensuite, il y a des négociations qui doivent pouvoir se tenir. Il y a d'un côté le maintien de l'ordre et puis il y a de l'autre côté d'une part ce qu'on fait sur les lycées avec les différents chantiers qui ont été ouverts par Edouard Geffray. Et ce travail doit continuer. Ça va prendre un peu de temps. On a déjà apporté un certain nombre de réponses et ensuite des réponses sur la question sociale. Je ne reviendrai pas sur la réponse formulée par Roland Lescure sur, par exemple, la question du SMIC, mais on voit bien que dans ces manifestations, il y a des revendications très fortes. sur le pouvoir d'achat, sur la question sociale. Il y a un dialogue social qui doit évidemment se tenir. Les organisations patronales comme syndicales doivent prendre toute leur place. Et nous, on apporte des réponses, et je prends ma casquette de ministre de l'énergie, sur la question notamment du carburant, et vous le traitez quotidiennement dans vos rédactions. La difficulté, ou une des difficultés aujourd'hui premières, sur l'augmentation des dépenses contraintes, en tout cas ces derniers mois, la libération de 10 millions de barils a permis des baisses. On avait évalué ces baisses entre 12 et 18 centimes. On voit que certains distributeurs jouent le jeu et vont même au-delà des 18 centimes annoncés. Je ne le citerai pas ici, mais chacun les connaît. C'est une très bonne chose et donc on doit continuer évidemment ce travail-là.
Les tracés seront adaptés, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous demandez à ce qu'il n'y ait pas de manifestation, qu'il n'y ait pas de cortège dans les centres-villes comme samedi dernier
Je crois que la question ne se pose pas de manière uniforme pour l'ensemble des villes. D'abord, c'est un travail qui est mené sur les considérations du préfet, territoire par territoire, en lien avec le maire, et c'est bien normal. Donc il n'y a pas de règle absolue. En revanche, on est bien évidemment là où il y aurait des risques. particuliers, extrêmement vigilants à protéger les commerçants et à protéger les centres-villes. Je crois que chacun le comprend. Encore une fois, c'est du bon sens. Et partout où ça peut se tenir dans les conditions habituelles, ça doit pouvoir se tenir dans les conditions habituelles. L'objectif derrière, c'est de protéger les biens et les commerces, de permettre aux Français qui le souhaitent de manifester, d'exprimer leurs revendications et de le faire dans un cadre, encore une fois, respectueux. Je le dis, notamment des commerçants qui ont traversé une période extrêmement difficile. On est à l'approche des fêtes de Noël. C'est des moments importants pour eux, pour leur activité. Certains ont vu leurs magasins détériorer, d'autres ont vu leurs stocks pillés. Chacun comprend qu'on ne peut plus se permettre de prendre le risque de vivre ces situations-là.
beaucoup. Bonjour, Jérôme Valle de France Inter. J'avais une question sur la Corse, puisque cet après-midi, la collectivité territoriale de Corse doit se prononcer quelques jours. Ça doit être une semaine et demie après le rejet par le Sénat du projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse. Il y a une réunion lundi prochain autour de Mme Gattel pour essayer de trouver une solution. Est-ce qu'aux yeux du gouvernement, avec ce test qui avait été négocié pendant quatre ans, qui avait... trouver un certain consensus sur place. Est-ce qu'il y a aujourd'hui à vos yeux une porte de sortie ou pas au risque d'embraser de nouveau l'île après quatre années de promesses non tenues
doit trouver un chemin, d'où d'ailleurs ces moments de négociation et de discussion organisés par Françoise Gattel, qui s'est exprimé suite rejet de la loi au Sénat, effectivement, il y a dix jours. L'objectif du gouvernement, c'est de trouver un chemin. Nous sommes convaincus qu'un chemin est possible. Peut-être que ça nécessite encore quelques discussions. Les différents processus étaient déjà bien avancés, donc nous ne baissons absolument pas les bras.
pensez qu'une solution peut être trouvée avant la présidentielle ou ça semble aujourd'hui impossible ?
Là encore, moi, je n'ai pas de boule de cristal. Ça dépendra de ce qui se dit dans ces différentes instances. Mais enfin, nous, on estime qu'un chemin est possible, qu'un chemin doit être trouvé et que ça va évidemment dans le bon sens. Donc, on met tout en œuvre pour y arriver. Et vous voyez bien ensuite que ça ne dépend pas uniquement du gouvernement. Merci.
question internationale. Est-ce que le président est revenu sur les résultats des midterms aux Etats-Unis ? Est-ce qu'il a évoqué le résultat de ces élections en Conseil des ministres ?
Non, ça n'a pas été évoqué en Conseil des ministres.
quelle est la position du gouvernement
sur ce sujet ? Je n'ai pas de commentaire à faire sur le résultat très frais par ailleurs d'une élection à l'extérieur de nos frontières.
madame la ministre Eloduchard pour CNews. Une pétition concernant la fermeture, justement, de CNews arrive à la Commission des affaires culturelles. Certains groupes parlementaires demandent un débat dans l'hémicycle. Est-ce que c'est aujourd'hui aux parlementaires de décider si une chaîne doit fermer ou non ?
n'est pas la prérogative des parlementaires que de décider si une chaîne doit fermer ou non, mais je ne vais pas vous l'apprendre. Il y a aujourd'hui une entité indépendante qui s'appelle l'Arcom, qui a déjà fermé des chaînes par le passé. Je pense à ces huit, notamment. Il y en a d'autres, pardonnez-moi, je ne les ai pas toutes en tête. Ensuite, est-ce que le Parlement, en revanche, est légitime à organiser un débat au sein de son hémicycle ? La réponse est oui, et ça, ce sera aux parlementaires. de voter dans un sens ou dans un autre. Je crois que le président de la commission des affaires éducatives et culturelles se réunit, pardonnez-moi, ses parlementaires dans les tout prochains jours pour que le vote puisse avoir lieu. Et donc il n'appartient pas au gouvernement de dire si ce débat doit se tenir ou pas.
Madame la Ministre. De nombreuses personnes ont été émues par les images de la porte de Charenton. Samedi, on a vu un policier blessé par des différents jets de projectiles. Sur ces uniformes, environ 1500 policiers ont été blessés depuis les mobilisations du mois de septembre. Laurent Nunez a-t-il communiqué sur des mesures de protection supplémentaires qui seront apportées aux forces de l'ordre lors des prochaines manifestations, notamment demain, pour éviter de revoir les images d'affrontements qu'on a vues samedi au niveau de la Porte de Charenton, donc à la fin de la manifestation ?
'abord, les vidéos qui montrent des forces de l'ordre prises à partie choquent légitimement tout le monde. Et permettez-moi d'apporter évidemment mon soutien de nouveau à l'ensemble. des policiers et des gendarmes qui ont été blessés ces dernières semaines dans le cadre du maintien de l'ordre et alors même qu'ils étaient déployés pour permettre aux manifestants d'exprimer leurs revendications et pour sécuriser les biens et les personnes. C'est absolument intolérable. Et le gouvernement, le président de la République l'a d'ailleurs fait lors du dernier Conseil des ministres, j'avais eu l'occasion de le dire ici, mais leur apporte bien sûr son plein soutien. Je n'irai pas au-delà sur le dispositif encore une fois déployé parce qu'il s'adapte. de jour de manifestation en jour de manifestation et de ville en ville. Donc Laurent Nunez aura l'occasion, bien sûr, de s'exprimer, mais bien sûr, tout est fait, tout est fait pour protéger ceux qui nous protègent.
une loi de 2017 a été utilisée pour prendre des mesures antithéoristes contre certains manifestants. Nos confrères de Libération rapportent que certains d'entre eux ne comprennent pas pourquoi ils sont aujourd'hui interdits de manifestation, puisque certains n'ont aucun casier judiciaire, parfois d'autres affirment que seule leur tenue, donc la tenue noire portée par certains manifestants dans les cortèges que nous avons tous eus, a été utilisée comme prétexte pour... avoir une interdiction de manifestation. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur les profils qui sont aujourd'hui interdits de se rendre dans les cortèges que l'on verra encore demain, par exemple
Non, je n'ai pas de commentaires supplémentaires à faire. Je vous renvoie vers le ministère de l'Intérieur.
Bonjour Madame la Ministre, Milot Kaby du magazine Nexus. J'ai une question par rapport au contexte actuel où la grogne ne fait que monter de la part des étudiants, des lycéens et des Français d'une manière générale. Il y a beaucoup de Français et de Françaises qui estiment que certaines mesures peuvent être coercitives et qui estiment que la France est en train de perdre, ou alors aurait déjà perdu son ADN démocratique. Qu'est-ce que vous auriez éventuellement à dire à ces personnes-là qui mettent en tout cas le modèle démocratique français en question ? Merci. Je
dirais deux choses. D'abord, les manifestations peuvent se tenir dans toutes les villes de France, avec des tracés qui parfois sont adaptés, mais elles peuvent se tenir. Le rôle de l'État dans une grande démocratie comme la France, c'est de permettre précisément à chaque Française, à chaque Français de pouvoir manifester. C'est ce que nous faisons, et ça c'est, je le redis, dans l'immense majorité des cas. bien passé les deux derniers week-ends, et tout est mis en œuvre pour que ça se passe de nouveau dans les meilleures conditions, encore une fois, de protection des biens et des personnes, demain, donc le 5 novembre. Et ensuite, il y a une élection présidentielle qui se tiendra dans six mois. Tous les Français majeurs en âge d'aller voter pourront s'exprimer. On élira de toute évidence un nouveau président, une nouvelle présidente. Il y aura peut-être des élections législatives par la suite. Et donc tout ça est la preuve d'une démocratie qui fonctionne. Bien au contraire, des manifestations qui se tiennent, des élections qui s'organisent, des élections qui se tiendront. Encore une fois, ça n'enlève rien aux difficultés que traversent notre pays, aux fractures, aux tensions. Mais remettre en cause le caractère démocratique de la France, alors même qu'on a cette liberté d'expression et alors même que des élections se tiennent démocratiquement, me paraît peut-être un petit peu exagéré. C'est un euphémisme.
rapport à demain, tout va bien se dérouler, vous pouvez rassurer les Français, il n'y aura pas de soucis, ils peuvent aller manifester tranquillement.
Tout est mis en œuvre pour que ça puisse effectivement se dérouler dans un cadre apaisé. parce que je crois que c'est d'ailleurs ce que souhaite l'immense majorité des manifestants, c'est de pouvoir aller dans la rue, exprimer leurs revendications et le faire, encore une fois, de la manière la plus démocratique possible. Donc le rôle de l'État face à ça, c'est de leur permettre de le faire. Chacun doit ensuite tenir, je crois, des propos d'appel au calme, de responsabilité. Les organisations syndicales, évidemment, et elles le font. Les organisations politiques, c'est parfois moins clair, parce que je crois que... Le calme, ce que l'on appelle le calme, c'est-à-dire, au fond, l'expression de revendications de manière apaisée, c'est la condition nécessaire à l'expression de ces revendications. Et vous voyez bien, d'ailleurs, pardonnez-moi, je vous permets de tirer le fil, mais... Lorsque les violences... Ça a été le cas le week-end du 17 octobre. Elle... Au fond, elles évacuent complètement l'expression des revendications. Et ensuite, dans les journaux de télé, sur les réseaux sociaux, dans les discussions qu'on peut avoir avec nos proches, ce qui ressort, c'est uniquement les violences. Donc en fait, c'est dans l'intérêt de tout le monde de faire en sorte que ça se passe bien, parce que les violences, encore une fois, évacuent complètement les revendications. Merci.
le Média, pourquoi avoir utilisé des moyens antiterroristes contre des syndicalistes supposés manifestants avec notamment des gardes à vue et des assignations à résidence à la veille de la manifestation contre la Vichère du 31 octobre ? Et dans le même temps, pourquoi l'auteur de l'attentat raciste à Trappes, qui a tué Pengo et fait 30 blessés, est ressorti libre après une première agression raciste quelques jours avant ? Comment la police française et l'État analysent ? ce qui est dangereux ou pas, et est-ce que vous reconnaissez une faille à un moment donné ?
on touche à des décisions de justice. Donc moi, je n'ai pas à m'exprimer sur des décisions de justice. Ce que je peux dire... Et c'est ce que je sais pouvoir dire pour le 17 octobre notamment et pour les manifestations qui suivent. D'abord, tout est fait dans le cadre du droit. Et dans le cadre du droit, il y a des recours qui sont possibles. Ces recours sont parfois mis en oeuvre, parfois ils donnent raison à l'État, parfois ils lui donnent tort. C'est encore une fois l'État de droit. Donc tout est fait dans le respect de l'État de droit et de la législation. Et là encore, je le redis, pour permettre aux Françaises et aux Français de pouvoir manifester. Et ils l'ont fait et ça s'est bien passé ces deux derniers week-ends. Ça se passera bien. En tout cas, tout est mis en oeuvre pour lors de la manifestation de demain. Et au fond, il n'y a pas de revendication possible entendue et claire s'il n'y a pas un cadre, encore une fois, qui permet à chacun de les tenir.
C'est normal d'utiliser des mesures anti-terroristes contre des supposés manifestants ? Ce que
je peux dire, c'est que tout a été fait dans le cadre de l'État de droit. Moi, je n'ai pas de... commentaires à faire sur des décisions de justice, sur des enquêtes. Ce n'est pas à la porte-parole du gouvernement que de commenter des décisions de justice. Et par ailleurs, je n'ai pas connaissance... de manière précise et détaillée, de l'ensemble des décisions de justice que vous semblez évoquer. Peut-être que vous, vous avez eu accès au dossier.
Je ne sais
pas comment c'est le cas, mais moi, je n'ai pas accès au dossier, et quelque part, heureusement.
Et de l'autre côté, l'auteur de l'attentat raciste à Trappes, qui avait commis une agression raciste déjà quelques jours avant, qui était ressortie libre, est-ce que c'est une faille ? Comment on peut l'expliquer aujourd'hui ?
Là encore. Je ne suis pas moi en mesure d'expliquer ce qui touche à une enquête en cours dont je n'ai même pas connaissance, madame. Vous me demandez, mais d'ailleurs, c'est le cas sur toutes les affaires judiciaires, ce n'est pas à la porte-parole du gouvernement, ou à quelques ministres que ce soit, de commenter une enquête en cours, alors même que je n'ai pas sous les yeux, que je n'ai pas connaissance des éléments du dossier. La séparation des pouvoirs, ce n'est pas uniquement quand ça vous arrange.
J'entends, mais dans notre côté, vous commentez les jeunes issus de l'immigration dans les pillages du 7 octobre où il y a des enquêtes aussi. Donc je ne comprends pas quand est-ce que vous pouvez commenter. Mais là, vous me demandez de commenter
précisément des décisions de justice qui toucheraient à des interdictions de manifestation dont je n'ai pas connaissance, ou en tout cas, pardonnez-moi, je le précise, dont je n'ai pas connaissance des fondements qui ont pu être mis en avant. Donc, encore une fois, je n'irai pas plus loin.
bonjour, au sujet, le même sujet du mouvement social en cours, donc des lycéens d'à côté, la vie chère ensemble aussi. Monsieur Nunes déclarait hier lors de son audition, au sujet du 17 octobre, je le cite. Alors à Marseille, c'est l'ultra-gauche. Quand on regarde les caméras, ça ne fait pas l'ombre d'un doute extrême-gauche. L'ultra-gauche, ça c'est bien eux. Quand on va dans une mairie, généralement, c'est pas un casseur, un pilleur. Puis d'ailleurs, il y a un sigle qu'on a vu et les CRS ont dû se déporter. C'est ce que m'ont dit les CRS et je n'ai pas de raison de remettre en question ce qu'ils m'ont dit. Fin de citation. Hormis le fait qu'on a bien des raisons sérieuses de remettre en cause ce que déclarent parfois les agents, puisque les GPN indiquent dans son rapport de septembre que le nombre d'enquêtes relatives à la probité et à la corruption ont connu une hausse conséquente en 2025, pouvez-vous nous expliquer comment, en regardant des images de caméras de vidéosurveillance, le ministre de l'Intérieur peut en déduire l'appartenance politique d'un individu ? Quels éléments concrets vous avez en votre position pour le faire ?
Je n'ai pas de commentaires supplémentaires à faire sur, j'imagine, l'audition de Laurent Nunez, puisque c'est à ça dont vous faites a priori référence, qui est à l'audition à l'Assemblée nationale hier. Et je ne répéterai pas ce que j'ai dit lors de vos précédentes questions.
On se pose quand même la question et beaucoup de gens qui nous regardent cela pose cette question. Vous avez forcément des éléments à nous avancer puisque tout à l'heure à une de mes questions, vous répondez souvent et même dans les médias que c'est la faute de l'extrême gauche. Comment vous identifiez justement cela
les fois, je n'ai pas davantage de réponses à vous apporter, monsieur. Je ne suis pas le faire-valoir de vos capsules pour les réseaux sociaux. C'est crucial
quand même d'être précis puisque... On s'en sert, enfin il y a beaucoup de gens qui s'en sert, le RN aussi, de ses éléments politiques dans l'espèce médiatique. Monsieur Nunez, vous, ainsi que beaucoup de personnes, alors que nous sommes en pleine campagne pour 2017. Il a prononcé d'ailleurs hier 54 fois le terme d'ultra, extra, méga gauche. D'ailleurs, on ne comprend plus tellement, les pilleurs casseurs étaient ou n'étaient-ils pas des personnes d'extrême gauche ?
Je vais m'arrêter là. Oui, mais en fait, il s'agirait aussi de vous mettre d'accord entre vous. Oui, laissez donc la place aussi à vos confrères. Je ne répondrai pas davantage. Christelle Béral.
La polémique continue, ne cesse d'enfler sur les dates de la présidentielle avec de nouveaux propos de Bruno Retailleux, mais il y a aussi des nouvelles voix comme Raphaël Glucksmann qui demande un changement de date, vu, je cite, le niveau de violence dans la société. Alors, pour l'heure, ces dates ne sont pas officiellement arrêtées. Alors, je sais que vous aviez dit qu'après, il n'y avait pas de changement, mais la question, c'est justement, est-ce que les dates sont à fait irrévocables ?
J'ai répondu à cette même question il y a exactement 7 jours-ci. Donc, je ne change pas un mot à ma réponse.
Merci.
ne sais plus qui m'avait posé la question. Je ne sais pas si c'était vous, d'ailleurs. La polémique continue. L'idée, c'est de savoir si c'était définitivement
irrévocable.
Merci. Au revoir.
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