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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être présents à ce 133e Direct. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 4 novembre 2026. Il y a peu de monde dans la région aujourd'hui, mais il y a une marque qui est revenue, qui s'occupe donc du pilotage... de la régie. Et il y a également... Est revenue notre voix, Louise, la voix des directs, qui est revenue. Voilà. Et puis c'est tout. On devait avoir deux personnes extérieures qui avaient prévu de venir et qui, en définitive, n'ont pas pu venir, nous ont fait savoir qu'elles ne pouvaient pas venir. C'étaient des adhérents de l'UPR qui n'ont pas pu venir. Voilà. Et puis nous avons Xavier qui est en Alsace et qui assure... la supervision du direct. Vous pouvez poser d'ailleurs des questions. pendant le direct. Si cela vous chante, quoi qu'on a, comme d'habitude, je crois, beaucoup de questions qui sont arrivées. Comme d'habitude, vous mettez un pouce, vous faites un clic, vous faites un petit mot pour améliorer le référencement. Nos directs marchent très bien. On a celui de la semaine dernière qui était aux alentours, je crois, de 135 000 vues, ce qui est déjà beaucoup, mais celui de la semaine d'avant qui a dépassé – ce qui est un fait rare – les 200 000 vues. Il fallait remonter... Je crois que c'est la deuxième fois que ça se produit pour les directs hors événements exceptionnels, mais les directs numérotés, où on a eu le plus de vues, je crois. C'était avec l'affaire Epstein, où on a eu 225 000 ou 230 000 vues. Donc celui de la semaine dernière... Pas celui de la semaine dernière, mais celui de la semaine d'avant, on est à 205 000 vues, je crois. Voilà. Également, comme d'habitude, je vous le redis, vous avez en haut à droite de votre écran, vous avez le numéro de téléphone auquel vous pouvez appeler, vous ou bien les personnes de votre entourage que vous connaissez, auquel vous pouvez appeler si vous connaissez dans votre entourage ou si c 'est votre cas personnel. quelqu'un qui a le pouvoir de parrainage pour l'élection présidentielle. Et tout spécialement, bien sûr, s'il s'agit d'un maire, puisque sur les 42 000 détenteurs du pouvoir de parrainage, il y a à peu près 34 500 maires. Donc c'est l'essentiel, sachant que les autres détenteurs du pouvoir de parrainage sont des parlementaires qui sont ou bien des conseillers départementaux ou bien des conseillers régionaux, dont l'écrasante majorité est encartée dans un parti politique ayant pignon sur rue et ayant tableau... ouvertes dans les grands médias et étant tous pour l'UE, pour l'OTAN. Et donc sauf exception, les parlementaires ou les élus que je viens de citer parrainent les candidats de leur propre parti. Donc je m'adresse ici tout spécialement aux maires, tout spécialement aux maires des petites communes, disons en dessous de 2 000 habitants, quoique nous avons déjà des promesses de parrainage. de villes plus importantes, de villes moyennes, 4 000, 7 000 habitants. Mais c'est quand même plutôt aux maires des petits villages que ceux-ci s'adressent. Ça s'adresse en fait à tous les maires. Eh bien vous pouvez nous appeler. Le numéro de téléphone, c'est celui qui est en haut à droite de votre écran. C'est le 06 71 59 90 85. 06 71 59 90 85. Donc vous appelez. Vous n'appelez pas pour n'importe quoi. Vous n'appelez pas pour dire par exemple que vous voulez renouveler votre adhésion, faire un don, etc. Pour ça, attendez plutôt les horaires d'ouverture de notre mouvement et vous appelez le standard. En revanche, parce que sinon, on risque d'avoir trop d'appels. Là, il s'agit d'appels que vous aurez la courtoisie de passer entre 8h du matin et 22h. Ensuite, vous tomberez sur un répondeur. Mais voilà, on vous expliquera la marche à suivre. Alors c'est important. On a lancé ce numéro depuis maintenant quelques semaines, et ça marche quand même assez bien. Ça marche plutôt mieux que ce que je prévoyais, d'ailleurs. Donc ça marche quand même bien. Voilà. J'en profite pour dire que notre combat numéro 1 aujourd'hui, c'est la recherche des parrainages. Je l'ai déjà expliqué de nombreuses fois. Je vais pas y revenir. J'ai déjà dit que nous avons suffisamment de promesses de parrainages pour rien espérer. y parvenir. Mais nous en avons suffisamment peu pour ne pas en être certain, et donc pour accélérer le mouvement. Je rappelle qu'il ne s'agit pour l'instant que de promesses de parrainage, puisque les parrainages ayant valeur juridique seront publiés, imprimés, édités, envoyés par le Conseil constitutionnel à partir du mois de février 2027. Et chaque titulaire du pouvoir de parrainage... recevra un exemplaire sur un papier assez épais, de couleur ivoire, entouré de bleu, blanc, rouge, numéroté, adressé nominativement à chaque titulaire du pouvoir de parrainage, qui en recevra un et un seul, et qui ne peut pas d'ailleurs le faire renouveler si d'aventure il l'égare ou s'il se trompe en écrivant dessus. Donc ça, ce document-là sera envoyé au mois de février. Et aujourd'hui, nous le pouvons collecter. que des promesses de parrainage. Voilà. Donc nous avons beaucoup de militants sur le terrain, et c'est assez difficile. C'est sans doute plus difficile que jamais, d'ailleurs. Mais nous avons quand même espoir d'y parvenir. J'en profite pour dire que dans cette foire qui est devenue l'élection présidentielle, qui est une élection complètement dysfonctionnelle... On a des médias qui ne font pas leur travail, des médias qui annoncent que n'importe qui est candidat, des médias qui, d'ailleurs, donnent la parole à des gens dont nous savons qu'ils ne seront pas candidats parce que nous savons, nous constatons, nous avons des remontées de centaines de maires sur le terrain qui ne cherchent pas leur parrainage, ce qui n'empêche pas des médias de les inviter, parfois dans des très grandes émissions au grand public, pour qu'ils racontent leur vaticination, leur n'importe quoi, d'ailleurs, mais d'ailleurs sans contredit de la part des... journaliste. Bon, rira bien qui rira le dernier. Mais en attendant, pendant ce temps-là, eh bien nous, on nous occulte. On a déjà connu l'affaire. C'était en 2016, où ça avait été le cas de Montebourg, qui avait été sur toutes les radios et toutes les télévisions. Et pendant que les médias parlaient de Montebourg, évidemment, ils ne parlaient jamais de moi. Voilà. Mais il y a une petite chose qui est en train de se passer, qui est extrêmement intéressante et très, très prometteur. C'est que d'un peu partout... J'ai des témoignages qui me reviennent. Et puis je le constate moi-même dans la rue. C'est qu'en fait, je fais une véritable percée, une grande notoriété. sur Internet, mais également dans la vie réelle. Voilà. Donc il y a actuellement quelqu'un qui... M. Lissner, qui dit « Il se passe quelque chose ». Il se passe quelque chose. Il se passe surtout des trolls sur Internet. Il se passe surtout des articles très complaisants dans la presse, des interviews extrêmement complaisantes, des sondages bidouillés. Ça, ça existe en réalité. Mais enfin, autour de soi, bon, ça reste à démontrer. Mais j'aurai l'occasion certainement de revenir sur le cas Lissner. qui est un cas qui vraiment mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il semble que les oligarques sont tellement inquiets de la situation. Ils voient tellement que les derniers sondages en date montrent qu'Édouard Philippe, Glucksmann, Attal, tout ça, ça s'effondre comme une espèce de montée en neige qui, d'un seul coup, s'esclafoire. J'ai vu que la cote de... Retailleau, Attal, c'est tombé à... Je rappelle quand même, Attal, il nous avait été donné à 16%. Là, il est tombé à 4%. Enfin de toute façon, les sondages ne valent strictement rien dire. Mais c'est important de voir qu'il y a une inquiétude au niveau du Bloc central. qui craint de voir apparaître un deuxième tour Le Pen-Mélenchon. Et donc tout ça, ça s'agit beaucoup dans le bocal. Et semble-t-il qu'aux dernières nouvelles, eh bien maintenant certains voudraient pousser en avant Lysnard avec la bénédiction de Jacques Attali, puisqu'on l'a vu sur les médias sociaux. Et puis M. Lysnard, qui est en fait un LR, en fait un Macron bis, on commence à le découvrir de façon plus précise. Voilà. Alors je crois avoir... tout dit. J'ai dit les parrainages, donc 0671 59 90 85. Non, j'ai pas dit aussi ceux que vous avez en haut à gauche de votre écran. C'est le nombre de... Les sous qu'on a récupérés. Ça va bientôt faire pas tout à fait encore deux mois qu'on a lancé le compteur. Je crois que c'était le 11 septembre dernier. Donc nous sommes aujourd'hui. le 4 novembre. Donc ça fait à peu près... Ça doit faire quelque chose comme 7 semaines, un peu plus de 7 semaines. Donc on vient de dépasser les 220 000 € avec plus de 2 700 ou 2 800 contributeurs. Vous allez me dire peut-être le nombre exact, parce que je ne le vois pas, là. 220
755 €.
220 755 €. Et combien de contributeurs ? 2834 contributeurs. Si pendant cette émission, vous avez envie de nous faire un don, ou bien de faire une adhésion, ou de verser votre cotisation annuelle, le compteur sera incrémenté. dans les instants suivants. Donc vous pourrez le constater en direct. Ce qui change tout par rapport au bobard de l'ISNA, qui nous annonce que maintenant, son parti politique est devenu le premier de France à dépasser l'ERN, que c'est des foules entières en liesse qui adhèrent à Nouvelle Énergie. Bon, tout ça, c'est simplement des affirmations gratuites. Il n'y a pas de compteur. Vous ne pouvez pas vérifier quand vous mettez de l'argent si ça marche. vous pouvez le vérifier, que petit à petit, l'oiseau fait son nid. Voilà. Nous sommes à 220 000 €. Nous nous sommes fixés 1 500 000 € pour faire la campagne présidentielle. C'est à la fois beaucoup et très peu. Je rappelle que le plafond fixé par le législateur est de l'ordre de 16 500 000 €, et que nous sommes... Avec 1 500 000 € budgétés, nous sommes à même pas 10 % de ce que cette campagne va coûter à d'autres. Mais finalement, nous vivons de façon assez chiche. Nous faisons preuve de... Nous maximisons chaque euro que nous versent les Français. Et je vous en remercie par avance. Voilà. Je rappelle que l'UPR est un mouvement qui n'a aucun emprunt bancaire et qui n'en a jamais eu, et qui a une situation financière florissante... Enfin florissante. On a une situation bilancielle de plus de 400 000 €... de situations nettes à notre bilan, de plus 400 000 €, ce qui permet de voir les à-coups conjoncturels, parce qu'on a des salaires à payer. On n'a pas beaucoup. On doit y avoir à peu près 6 salariés à l'UPR, d'ailleurs payés en fait au SMIC. Mais nous avons donc une gestion très très rigoureuse de l'argent que vous nous donnez, avec des résultats quand même dont je me plais à rappeler que le site de l'UPR sur YouTube est le site... qui a le plus d'abonnés de tous les partis politiques français, je dis bien de tous les partis politiques, et que si on additionne le site Huppertv et le site François Asselineau TV... Nous avons 640 000 abonnés. C'est-à-dire que parmi les candidats à l'élection présidentielle, j'arrive en deuxième position, nombre d'abonnés sur YouTube par rapport à Mélenchon, qui est à 1 400 000 et quelques mille, qui est considérable, et derrière Mélenchon, mais devant Mme Le Pen, qui est à 337 000, et ce pauvre Édouard Philippe étant à 9 500. Voilà, je crois avoir tout dit. On commence tout de suite, maintenant, la première question.
Bonsoir mesdames et messieurs, merci d'être là et merci pour votre engagement et en effet pour vos dons. Et n'oubliez pas les pouces, les commentaires, les partages pour le référencement de cette émission s'il vous plaît. Bonsoir François Asselineau, voici donc la première des questions sélectionnées par vos équipes. C'est une question de Quentin. Quelle est votre analyse des résultats des mid-term aux Etats-Unis
Ah oui. Alors résultats des mid-terms aux États-Unis... Excusez-moi, je revoyais. J'avais peur de me tromper sur les noms. Les résultats des mid-terms... Alors que c'est les mid-terms... En gros, vous avez vu la presse, je pense, mais certains n'ont pas forcément décortiqué. Les mid-terms, c'est quoi ? C'est une élection qui intervient mid-term, c'est-à-dire à mi-mandat, c'est-à-dire le mandat du président des États-Unis étant de 4 ans. Les élections de mid-terms arrivent tous les 2 ans. Voilà. Tous les 2 ans, les 435 représentants, c'est-à-dire l'équivalent de nos députés, sont renouvelés. J'insiste. Les Français ne se rendent pas bien compte de ça. C'est qu'aux États-Unis, un député est élu pour 2 ans, alors qu'en France, c'est pour 5 ans. sauf s'il y a une dissolution, bien entendu. Donc aux États-Unis, pour deux ans. Et c'est l'ensemble des représentants qui sont élus. Et puis il y a les sénateurs. Alors ça, c'est pas l'ensemble. C'est par tiers. Il y a 100 sénateurs aux États-Unis. Cette fois-ci, il y en avait 35 qui étaient renouvelés, puisque le mandat d'un sénateur est donc de 6 ans. Bien. J'en profite au passage pour rappeler que dans mon projet présidentiel, je propose de ramener le nombre de sénateurs actuellement en France, qui doit être de l'ordre de 348, de le ramener à 100, parce que je ne vois pas pourquoi les Américains avec 350 millions d'habitants n'ont besoin que de 100 sénateurs, et que les Français avec 67 millions d'habitants... aurait besoin de 348. Voilà. Donc je trouve que c'est des économies que l'on peut faire. J'ai vu que certains voudraient aller plus loin en supprimant purement et simplement le Sénat. Je n'y suis pas favorable pour toute une série de raisons, parce que la plupart des démocraties sont bicamérales, comme on le dit, c'est-à-dire avec l'équivalent d'une Chambre des députés ou d'une Assemblée nationale et d'un Sénat. C'est le cas en France. C'est le cas aux États-Unis. C'est le cas au Royaume-Uni avec la Chambre des communes et la Chambre des pernes, House of Lords et House of Commons. C'est le cas également en Allemagne avec le Bundestag et le Bundesrat, etc., etc. Voilà. Je crois qu'au Japon, il n'y a qu'une seule chambre. Donc ça existe aussi des démocraties monocamérales. Puis la question des sénateurs, c'est que ça permet de donner un peu de poids supplémentaire... aux territoires, comme on dit maintenant, c'est-à-dire aux pays... À la France rurale, par rapport à ce que donnent les députés, dont les circonscriptions sont localités en fonction des populations. Et donc il y a une très grande prépondérance des habitants des villes. Alors pour en revenir aux États-Unis, eh bien Trump a subi... Alors pas lui personnellement, parce que c'est pas lui qui était directement en cause. Il n'était pas candidat à une élection. Mais c'est quand même lui qui a été visé, parce que ces élections avaient viré une espèce de référendum. ou de plébiscite pour ou contre la gestion de Donald Trump depuis les deux ans... Depuis deux ans qu'il avait été – je vous le rappelle – réélu triomphalement dans le contexte de MAGA, « Make America Great Again », qui était son slogan, dans le contexte très trouble de l'assassinat de Charlie Kirk, dans un contexte où lui-même avait – semble-t-il – réchappé à une tentative d'assassinat, quoique certains disent que c'était une mise en scène. Bref. En deux ans, le panorama a complètement évolué sur Donald Trump, celui qui avait été élu en 2024 comme étant un peu le candidat du petit peuple américain. contre les élites, celui qui allait se battre pour réindustrialiser le pays, donc cesser l'idéologie de la libre circulation généralisée des marchandises, des capitaux et des hommes, en remettant un contrôle très strict aux frontières pour contenir l'immigration, en damant le pion notamment aux Européens, mais aussi aux Russes, aux Chinois, pour faire de l'Amérique de nouveau une grande puissance. Il avait été porté par une formidable vague populaire. On avait assisté à une bérésine incomplète des démocrates. Eh bien en deux ans seulement, Trump a dilapidé complètement ce capital d'enthousiasme et de confiance. Alors évidemment, certains se demandent pourquoi. Les réponses sont assez claires. D'une part, parce que... D'abord parce qu'il a donné quand même une coloration de plus en plus fantasque à certaines de ses interventions. Donc ça a pu rendre les gens un petit peu mal à l'aise devant ça. C'est une petite raison par rapport aux raisons beaucoup plus importantes. Raison très importante, c'est qu'il s'est entouré en définitive d'une atmosphère un peu de scandale et en tout cas d'enrichissement personnel, des soupçons de... d'enrichissement personnel – c'est même plus que des soupçons, d'ailleurs – qui ont fini par indisposer son électorat, d'autant plus que l'électorat qui comptait voir son niveau de vie monter, eh bien a constaté le contraire. Et l'électorat a constaté le contraire parce que l'électorat pensait qu'il y aurait une politique sociale. d'une politique en faveur de la médecine de qualité pour tout le monde, qu'il y aurait... Les gens gagneraient mieux leur vie, etc. Ils ont constaté le contraire, notamment. notamment avec l'affaire de l'augmentation du prix de l'essence et du gazole, qui est un point absolument fondamental. Il y a quelques points fondamentaux dans la politique intérieure américaine au moment des élections. C'est pour ou contre le port d'armes. Ça, c'est la National Reform Association qui veille à maintenir ce droit que beaucoup d'Américains considèrent comme un droit absolument de liberté fondamentale de disposer chez soi d'une arme à feu, ce qui occasionne... des tueries de masse absolument tous les jours. Mais par ailleurs, il y a aussi le prix de l'essence, qui est... Voilà. Les Américains ayant l'habitude d'utiliser énormément leurs voitures, des voitures qui consomment moins que c'était le cas il y a 40 ans avec les belles américaines, mais quand même. Et par ailleurs, ce niveau de vie qui décline et cette cherté de l'essence, elle vient directement d'un autre phénomène. C'est les guerres à l'étranger. Donald Trump s'était fait lire en laissant entendre qu'il réglerait... Enfin même pas laissant entendre. Il avait dit qu'il allait régler l'affaire de la guerre en Ukraine en deux coups de cuillère à peau en 48 heures. Deux ans après, il y a toujours la guerre en Ukraine. Et puis il avait dit qu'il allait finir les guerres, ce qu'il a d'ailleurs commencé à faire. Il faut le lui reconnaître. Dans les premiers mois – et je l'avais moi, personnellement, j'avais trouvé ça bien –, il avait retiré les boys d'Afghanistan. Il avait réglé le problème... Il y avait un conflit qui était en train de naître. entre la Thaïlande et le Cambodge, autour du temple de Préhaviard, c'est-à-dire autour de la frontière dessinée par les Français dans les années 1920-1930. Il est intervenu pour qu'il n'y ait pas de guerre entre la Thaïlande et le Cambodge. Il est intervenu aussi pour calmer le jeu en Afrique de l'Est. Donc il avait fait quand même un certain nombre d'opérations... pour calmer le jeu au Kosovo aussi, je crois. Et malheureusement, il y a eu d'une part l'affaire du 7 octobre en Israël et de la vengeance du gouvernement Netanyahou contre la bande de Gaza, avec des accusations formulées par rien moins que le tribunal pénal international de comportement génocidaire de l'État d'Israël contre les Palestiniens. Or... Trump a quand même soutenu bec et ongle la politique de Netanyahou sur le sujet. Et puis il y a eu... Non seulement sur la bande de Gaza, mais également maintenant sur le Liban. Et puis par ailleurs, il y a eu l'attaque américaine contre l'Iran qui a tourné au vinaigre pour les États-Unis. C'est-à-dire qu'en fait, là où les États-Unis sont soutenus par Israël, poussés par Israël... devaient montrer que l'Iran allait flancher. Ben en réalité, ils ont montré l'inverse. Pour la première fois, le dôme de fer qui est censé protéger Israël n'a pas été efficace à 100%. Il y a eu des missiles tirés par l'Iran qui ont frappé Israël. Surtout, l'Iran a frappé des intérêts américains. dans toute une série de petits États obligés de Washington, comme le Bahreïn, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, etc. Et en définitive, la guerre qui couvre d'ailleurs sous la cendre s'est terminée plutôt par une semi-victoire ou une quasi-victoire de l'Iran. Or, ceci est en choc frontal avec ce qu'avait promis avec ce qu'avait promis Trump. Et j'en viens à un autre élément de l'évolution, c'est que... J'avais eu l'occasion déjà de le dire. C'est que l'État d'Israël, avec l'AIPAC, cette association qui est un lobby pro-israélien extrêmement puissant aux États-Unis, qui arrose d'ailleurs avec des millions de dollars tel ou tel candidat, par exemple le candidat qui était opposé à celui qui a été élu dans le Michigan, qui s'appelle – je reprends son nom parce que je ne voudrais pas écorcher son nom – et qui s'appelle Abdul El Sayed. eh bien pour les sénatoriales, je crois que son opposant républicain... C'est un démocrate. Son opposant républicain avait bénéficié de très grandes largesses de l'IPAC. Eh bien en fait, c'est Abdul El Fayed qui a été élu. Alors il a été élu d'ailleurs pour dénoncer l'alignement de la politique américaine sur l'État d'Israël. entre autres choses, mais pour un soutien au peuple palestinien. Et c'est d'ailleurs ce qu'a dit tous les sondages. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais souligné il y a déjà plusieurs mois que la politique de Netanyahou est une politique à courte vue. C'est que les élections qui viennent d'avoir lieu témoignent d'un décrochage, en fait, du soutien de la première puissance militaire qui est les États-Unis d'Amérique à Israël. Et donc je pense que l'État d'Israël a quand même du souci à se faire, parce qu'en réalité, il y a désormais un vrai lobby... Pas seulement un lobby pro-israélien, mais il y a aussi un vrai lobby musulman qui s'est développé aux États-Unis. On a vu l'élection... Tony Truant du maire de New York, maire démocrate, dont je rappelle au passage d'ailleurs qu'il avait été élu avec une fraction non négligeable de l'électorat juif new-yorkais, qui est important, montrant qu'aux États-Unis, il y a une très grande différence... Enfin les Américains font très bien la différence... entre le judaïsme et le sionisme, puisqu'il y a beaucoup de juifs américains, et notamment à New York, qui condamnent la politique de l'État d'Israël et de Netanyahou. Et c'est là-dessus qu'a été élu, d'ailleurs, le maire de New York. Et là, c'est la même chose. Le sénateur, pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, on a un sénateur musulman qui a été élu dans le Michigan. Et donc il est possible que dans deux ans... Excusez-moi. Oui, dans deux ans, puisque c'est réparti par tiers. que dans deux ans, il y ait davantage de sénateurs musulmans aux États-Unis, etc. Donc l'État d'Israël devrait quand même vraiment y réfléchir à deux fois, parce que son image s'est considérablement dégradée dans la population américaine. On a vu d'ailleurs de façon plus générale dans ces élections – je n'ai pas trouvé que ça a été suffisamment souligné – du fait que c'est le Parti démocrate qui l'a emporté. Le Parti démocrate est traditionnellement... le parti des minorités. Et on a vu ces choses... J'ai fait un tweet là-dessus, des informations assez spectaculaires, avec non seulement le premier sénateur musulman des États-Unis, Abdul El Sayed, mais aussi la première gouverneure amérindienne qui s'appelle Mme... Je voudrais pas écorcher son nom, qui s'appelle Mme Deb Haaland, qui fait partie... d'une tribu amérindienne, d'une tribu indienne qui s'appelle de Laguna Pueblo, qui a été... Pardon, elle avait été secrétaire intérieur de Biden. Elle devient gouverneure du Nouveau-Mexique. Et si vous voyez les photos, c'est une belle femme, une femme qui a 65 ans, c'est une belle femme, mais qui a vraiment le... le physique des Apaches ou des Indiens d'Amérique. Voilà. Et donc c'est quand même quelque chose qui est assez spectaculaire. C'est de voir que la grande période de l'Amérique dominée par les WASP, les White and Gross-Saxon Protestants, s'achève, et à chaque élection un petit peu davantage, puisque l'on voit cette femme qui est... C'est une espèce de revanche à travers les décennies ou à travers les siècles. On a une première femme américaine. indienne d'un peuple autochtone qui va diriger un État, qui est l'État de New Mexico, du Nouveau-Mexique dans l'Ouest des États-Unis. Et puis c'est pas tout. Il y a également pour la première fois aussi de l'histoire des États-Unis... Il y a eu l'élection de... de Mme Keisha Lance Bottoms, qui était une ancienne conseillère du président Biden, qui s'était à Atlanta. Et elle, eh bien elle est la première femme noire gouverneure du pays. Puisque aussi étonnant que ça puisse paraître, il n'y avait jamais eu auparavant de gouverneure d'un État des États-Unis d'Amérique qui était noir. Au passage, d'ailleurs, je signale... que ce pays des États-Unis d'Amérique, on nous présente toujours comme à la pointe du progrès. Je me rappelle une fois, quand j'étais... C'était il y a longtemps. C'était quand Obama venait d'être élu. J'avais déjà créé l'UPR. Et je me rappelle, j'avais été abordé en distribué des tracts. J'avais été abordé par des jeunes Américains qui venaient là et qui étaient en guguette en France et qui m'avaient dit « Vous avez vu, c'est incroyable. On est un président noir aux États-Unis. Vous vous rendez compte comme on est bonheur ? » Et je leur avais répondu. que pour ce qui concernait la France, je rappelais quand même qu'il y avait un homme qui s'appelait Gaston Monnerville, qui était d'origine guyanaise, et qui avait été président du Sénat au début des années 1960, c'est-à-dire un deuxième personnage de l'État. Voilà. On ne le sait pas suffisamment, mais pour nous, ça nous paraît finalement beaucoup plus naturel. qu'il y ait ce genre de choses qui sont mises en avant très à l'américaine, comme ça, très communautaristes. Voilà. Moi, je n'aime pas trop parler de ces questions, parce que dans l'esprit français, il n'y a pas de Français blancs, de Français noirs, de Français juifs, de Français musulmans, de Français chrétiens. Normalement, normalement... Il n'y a que des citoyens français vis-à-vis de la République. Mais j'insiste quand même, parce que ça montre que les États-Unis d'Amérique sont en plein bouleversement ethno-culturel, et que les États-Unis... Il faut vraiment changer le logiciel de l'image que l'on peut avoir des États-Unis d'Amérique. D'autant plus, d'ailleurs, que c'est également une autre innovation qui est sur le point d'arriver. C'est que c'est M. Hakim Jeffries... qui est actuellement le chef des élus démocrates à la Chambre des représentants, eh bien qui a toutes les chances d'être élu à la tête au perchois, comme on dit, c'est-à-dire à la tête présidente de la Chambre des représentants des États-Unis d'Amérique. Et donc ça serait la première fois que c'est une personnalité noire qui serait... Enfin afro-américain, comme on dit éventuellement là-bas, qui serait à la tête de ces institutions. Voilà. Tout ceci au-delà de ça, c'est quand même la fin du trumpisme, parce que... Parce que Trump apparaît comme quelqu'un qui a été complètement... Qui a trahi ses électeurs. Enfin plusieurs personnes l'ont dit, notamment de ses groupies, Marjorie Taylor-Guin, qui avait été une de ses principales soutiens, qui avait été représentante et qui maintenant est celle qui lui tape le plus dessus également. le grand présentateur Tucker Carlson, qui tape beaucoup sur Trump, c'est qu'en fait, Trump apparaît comme ayant trahi son électorat. On apprend ce soir que le vice-président Vance, qui doit avoir du souci à se faire parce qu'il espérait pouvoir succéder sans trop d'encombres dans deux ans à Donald Trump... Il est en train d'arriver à Vance, le vice-président, comme à Mark Rubio, qui est le secrétaire d'État, qui sont deux hommes dont Trump a fait la carrière et qui briguent l'un et l'autre, qui ont les dents qui salivent pour devenir président des États-Unis. Eh bien il est en train de leur arriver un petit peu la même chose que ce qui est en train d'arriver, que ce qui est arrivé... à Édouard Philippe ou à Gabriel Attal ou à Bruno Retailleau. C'est-à-dire que maintenant, ils sont englués dans le Trumpisme. dans la mesure où c'est Trump qui a fait leur carrière, la disgrâce politique considérable... Parce qu'on connaît pas encore les résultats définitifs. Mais c'est un échec électoral absolument cuisant. C'est-à-dire que les démocrates vont avoir vraiment la majorité et à la Chambre des représentants et au Sénat dans des proportions que l'on ne soupçonnait pas. Il faut remonter au moins 30 ans en arrière pour voir un tel désastre. Il faut bien comprendre que Trump est en train de se macroniser, si j'ose dire, c'est-à-dire de devenir infréquentable. Et donc Vance et Mark Rubio risquent d'en pâtir électoralement dans deux ans. D'autant plus que parmi les élections surprises qui ont eu lieu – je peux pas décrire tout ce qui s'est passé –, mais il y a notamment le Texas, où c'est un jeune chrétien presbytérien qui a un nom d'origine un petit peu latino -américaine, qui doit avoir quelque chose comme 36 ou 38 ans, qui a arraché... le poste de gouverneur du Texas, alors que c'était traditionnellement un fief républicain, et que derrière ceux-ci se cachent notamment un certain nombre de délégués, vous savez, de grands électeurs, pardon, pour l'élection présidentielle avec une quarantaine de délecteurs. C'est un coup dur pour le Parti républicain que de perdre... le gouverneur du Texas au profit des démocrates, parce que ça place en bonne position une éventuelle candidature démocrate au Texas dans deux ans. On a vu aussi des scénarios surprises, comme par exemple, je crois qu'au Kansas, c'est la première fois qu'il y a eu un sénateur démocrate élu au Kansas. Kansas, c'est vraiment... Comment dirais-je ? Les États-Unis profonds. C'est vraiment les plaines céréalières. C'est vraiment très conservateur. Et c'est la première fois... qu'il y a un sénateur au Kansas, un sénateur démocrate qui est élu depuis 1934. Je sais pas si vous voyez un petit peu la situation. Alors maintenant, Trump, il se retrouve dans une situation... Il a été obligé de constater les dégâts. Il a tenté au dernier moment de corriger le tir et en particulier de se dégager un petit peu de l'image qu'il a d'être le larbin de Netanyahou, parce que c'est quand même ce que pensent beaucoup d'Américains. Beaucoup d'Américains soupçonnent que Netanyahou aurait des moyens de chantage... peut-être via le dossier Epstein sur Trump en personne. D'ailleurs, il y a quelques heures, Vance, le vice-président américain, a dit que ce désastre électoral était dû à la guerre en Iran et au soutien de Trump à Israël. Donc il a pris ses distances, ce qu'il avait d'ailleurs déjà fait. Et Trump se retrouve dans une situation qui est très difficile. puisqu'il ne peut plus rien faire, en fait, puisque les deux chambres... Encore avant, il aurait pu jouer l'une contre l'autre, mais les deux chambres sont contre lui. Donc il n'y a pas grand-chose de substantiel qu'il va pouvoir le faire, si ce n'est que d'utiliser le veto dont il dispose, qui est un veto qui n'est pas total, qui est un veto conditionnel, qu'il peut faire pour bloquer le jeu. Mais c'est pas extraordinaire. Il est donc ce que l'on appelle dans le jargon de la politique américaine... « lame duck », c'est-à-dire « canard boiteux », c'est-à-dire un président enfin de deuxième mandat, puisqu'il ne peut pas être réélu, et qui en plus a perdu la majorité dans les deux chambres. Un peu la même situation que Macron, d'ailleurs. C'est-à-dire que ce sont des agonies interminables. On le voit avec Macron, ça va durer encore 6 mois, 7 mois. Là, ça va durer 2 ans avec Trump. Il faut espérer quand même un point, c'est que... Trump, il a encore le moyen de faire des coups d'éclat, et en particulier sur la scène internationale. Or, les bruits, les rumeurs qui circulent, vous en avez peut-être vu sur Internet, c'est que Netanyahou, qui lui-même d'ailleurs, au passage, ne va peut-être pas être renouvelé comme Premier ministre, puisque je rappelle que Likud et sa coalition... ont perdu la majorité aux élections qui ont eu lieu en Israël il y a quelques jours, et qu'actuellement, donc, il y a des négociations qui peuvent prendre plusieurs semaines pour savoir où aller. Et selon certains observateurs, il est très peu probable que Netanyahou soit reconduit. J'ajoute au passage... Là aussi, il y a des évolutions très intéressantes, puisqu'en Israël, les députés arabes palestiniens, puisqu'ils ont le droit de vote... ont obtenu 19 sièges sur une assemblée, la Knesset, qui compte 120 sièges. Autrement dit, les Arabes palestiniens d'Israël ont un poids qu'ils n'avaient jamais eu dans la démocratie israélienne. Il me plaît d'ailleurs au passage de souligner que tout ce qu'on peut... Malgré tous les griefs que l'on peut faire à l'État d'Israël, force est quand même de reconnaître qu'il y a eu des élections... que Netanyahou a perdu la majorité, que probablement il ne va pas être reconduit, et également qu'il y a eu une forte mobilisation des électeurs palestiniens en Israël. Je le signale au passage, comme quoi il faut toujours se méfier des propos excessifs, généralistes. La réalité, elle est dans la nuance. Quoi qu'il en soit, pour revenir à Trump, lui, il a un gros problème. Et qu'est-ce qu'il va faire des deux ans qui lui restent ? On dit que Netanyahou le presserait de procéder à une frappe nucléaire sur l'Iran. Alors pas pour dévaster des millions de morts à Téhéran ou à Isfahan ou à Chiraz. Bon, non. Mais dans des déserts pour essayer de vaincre des montagnes où on soupçonne qu'il y ait des accélérateurs pour fabriquer de l'uranium enrichi, voire un réacteur nucléaire en cours de construction. Donc il n'est pas sûr que si cette frappe avait lieu, elle occasionnerait un nombre de morts considérable. Mais si cette frappe avait lieu, une frappe nucléaire américaine sous pression israélienne, ce serait évidemment quelque chose de considérable, puisque ce serait la première fois... depuis 1945, les deux frappes nucléaires américaines sur Hiroshima et Nagasaki, qu'il y aurait de nouveau l'utilisation d'une arme nucléaire, du moins à titre officiel. Alors il est certain que dans les chancelleries du monde entier, ça s'agit en coulisses. Et je pense qu'il est extrêmement probable que la Russie et la Chine ont fait passer des messages... à Trump pour le mettre en garde devant cette dérive, puisque la Russie et la Chine, pour des raisons que j'ai déjà expliquées, ont un intérêt stratégique vital à défendre l'Iran. Voilà où nous en sommes. Bon, il est sûr que la défaite de Netanyahou d'une part politique et la défaite de Trump politique d'autre part, même si dans un cas comme dans l'autre, on attend de voir les conclusions opérationnelles, puisque comme je l'ai dit, Netanyahou est toujours Premier ministre tant qu'il n'y a pas une nouvelle coalition qui a été choisie en définitive pour définir le pays. le président Isaac Herzog, qui est le président d'Israël, qui constatera quelle est la majorité qu'on lui propose et qui nommera donc le Premier ministre. Mais en s'agissant des États-Unis, selon la tradition américaine, qui n'est pas une des meilleures d'ailleurs, le vote pour les mi-terms a eu lieu le 3 novembre. Mais la prise de fonction aura lieu le 3 janvier, au mois de janvier 2027. Voilà. Donc on est dans un entre-deux, comme entre l'élection du président et sa prise de fonction à la Maison-Blanche. qui a toujours lieu le 20 janvier. On est dans un entre-deux. Donc décembre-janvier. On est pendant 2 mois, en fait, dans un entre-deux où il pourrait y avoir des choses qui se passent, qui ne seraient pas claires. J'espère que ça ne sera pas le cas. Voilà. J'ai été un petit peu exhaustif sur cette affaire.
Question numéro 2. C'est une question du tchat de Jacques Durvy. Pouvez-vous faire une analyse du coût d'État en Pologne ?
Alors analyse du coup d'État en Pologne. C'est très intéressant. J'ai fait un tweet là-dessus. Je renvoie ceux qui... Mais c'est intéressant d'en parler. Parce que ce qui se passe en Pologne est un problème qui se pose en fait dans tous les pays d'Europe. Voilà. C'est un problème. Pourquoi ? Parce que maintenant, il y a de plus en plus de légitimité. qui s'affrontent dans chaque pays européen. Il y a la légitimité européenne et il y a la légitimité nationale. Dans tous les pays européens – c'est le cas en France, c'est le cas en Pologne –, il y a des électeurs qui votent pour des élections nationales et des électeurs auxquels on a pris soin depuis des années... de raconter des bobards en leur faisant croire que ce qui se passait en Europe, finalement, était sans importance. Donc on a des électeurs qui votent. On le voit en France, d'ailleurs, pour l'élection présidentielle. Je suis quand même triste de constater, quand je vois certains fils de discussions et certains débats, à quel point nous avons un procédé d'enfumage qui est en cours... où on débat de tout sauf de l'essentiel. C'est ce que Berkov, qui m'a très gentiment reçu sur Sud Radio il y a quelques jours, appelait « l'éléphant dans la pièce ». Voilà. Alors c'est la même chose en Pologne. C'est qu'en Pologne, les Polonais pensent qu'ils élisent un dirigeant, des dirigeants qui ont les pleins pouvoirs pour diriger la Pologne. Sauf que... La Pologne appartient à l'UE. Qu'on a expliqué aux polonais que c'était rien du tout, c'est comme aux Français, un simple petit transfert de souveraineté. Un transfert de souveraineté, ça veut dire perte de... On vole votre pouvoir pour le donner à quelqu'un d'autre. Et donc il y a une élite ou du moins des pans entiers de l'opinion en Pologne qui est européenne ou européiste et qui, elle, considère que la légitimité vient de la Commission européenne et de l'UE. Alors ça se traduit comment ? Ça se traduit par le fait qu'actuellement, en Pologne, on est dans une situation de cohabitation entre le président qui vient du parti qui est le PIS, qui veut dire « justice et solidarité », je crois, un truc comme ça, et qui est un parti national conservateur, comme certains le disent. Lui, c'est un parti... Ici, en France, on dirait « souverainiste ». Bon. Il n'entend pas... que l'UE soit autre chose qu'un guichet qui donne de l'argent. C'est comme ça qu'ils conçoivent la situation. Et ils entendent que les Polonais restent maîtres chez eux. Et le président Nawrowski, il est issu de cela. Bon. Mais le président n'a pas le pouvoir exécutif. Le pouvoir exécutif, il est dans la main de Donald Tusk. Donald Tusk qui, comme son prénom l'indique, prénom que lui ont donné ses parents, Donald témoigne d'un certain goût pour les questions atlantistes ou pour les États-Unis. Donc Donald Tusk ou Tusk comme on doit dire, je crois, en polonais, lui, il est très pro-européen. Et lui, il soutient donc le point de vue... de la Commission européenne et de l'UE. Je rappelle... Et là, c'est un débat qu'il y a eu sur Internet il y a quelques jours. J'ai d'ailleurs fait une petite vidéo là-dessus. Je rappelle que pour la construction européenne, pour l'UE, pour la jurisprudence de la Cour de justice de l'UE, les traités... européen. Et tout le droit dérivé de ces traités, le droit européen, les directives européennes, les règlements européens, les décisions, les arrêts de la Cour de justice de l'UE, tout ceci s'impose à tous les États. C'est ça qui prédomine et ça s'impose aux États-nations. Ça veut donc dire que le droit national est subordonné à cela. Il y a en France un débat récurrent qui a été relancé récemment par Mme Le Pen, qui consiste à dire... Pas du tout. Moi, mon programme... C'est ce qu'a dit Mme Le Pen. Le programme de Mme Le Pen consiste à dire... Je vais imposer que le droit français soit prédominant, que la Constitution française prime... sur le droit européen. J'ai déjà eu l'occasion de dire... Mme Le Pen n'est pas la seule à dire ça. Mais enfin actuellement, c'est elle qui tient la corde sur cette thématique, parce que je crois que Rotaillot l'avait dit. Enfin ça revient comme les marronniers. Ça revient tous les 5 ans depuis des années. Donc je répète à tous ceux qui croient ça, et à Mme Le Pen en particulier, et à tous ceux qui la suivent et qui veulent bien m'écouter... qu'ils aillent sur Internet, regarder la Constitution française et en particulier l'article 55 de la Constitution, qui a été rédigé comme ça d'emblée dès 1958. Il est écrit dans l'article 55 de la Constitution que les traités internationaux ont une valeur supérieure à la Constitution dans la mesure où les obligations des autres partis sont respectées. C'est un hommage dur où tout le monde respecte les traités. Ça veut dire que l'article 55 dit le contraire de ce que veut faire Mme Le Pen. Je rappelle également que c'est sur la base de cet article 55 de la Constitution française qu'il y a eu deux arrêts très célèbres de la juridiction française, d'abord du Conseil constitutionnel en 1975, qui s'appelle l'arrêt à Jacques Vabre, la société des cafés, et un deuxième arrêt qui date de 1989. qui est l'arrêt du Conseil d'État, dit l'arrêt Niccolo. Dans un cas comme dans l'autre, les plus hautes juridictions françaises, le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État en matière de droit public, ont confirmé l'une et l'autre que si un juge constate qu'une loi, même votée postérieurement au traité, constate qu'une loi... est en contradiction avec le droit européen. Ça a été posé par ces deux arrêts. Eh bien la loi en question ne peut pas être appliquée. Le juge l'écarte. Il n'en tient pas compte parce qu'il fait prévaloir le droit européen. Voilà. Alors on peut être pour, on peut être contre. C'est une autre histoire. Mais c'est ça, l'état de la question. Lorsque Mme Le Pen dit qu'il faut faire prévaloir la Constitution française, il faut donc... Et d'ailleurs... Oui, j'ai oublié de préciser que dans un cas comme dans l'autre, que ce soit l'arrêt Jacques Vabre ou l'arrêt Nicolas de 1975 ou de 1989, les deux juridictions suprêmes françaises, le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État, ont jugé en fonction... En se référant à l'article 55 de la Constitution, justement. Donc si Mme Le Pen veut faire ce qu'elle veut faire, il faut qu'elle... fasse un référendum pour annuler l'article 55 de la Constitution, qui consiste à poser le principe que les traités dominent la Constitution française. Mais le problème, c'est qu'elle va faire comment ? puisque Mme Le Pen n'a pas fait obstacle à la nomination de Richard Ferrand par Macron il y a quelques mois, que Richard Ferrand est aujourd'hui le président du Conseil constitutionnel, et que Richard Ferrand a fait savoir encore récemment que pour lui, l'utilisation de l'article 11 de la Constitution ne pouvait pas être appliquée pour réformer la Constitution. C'est un débat de spécialisme et qui est d'une très grande importance, puisque dans la Constitution de 1958, il y a deux articles, qui sont l'article 11 et l'article 89, qui posent le principe d'avoir recours au référendum. L'article 11 prévoit simplement une consultation par le président de la République, du président de l'Assemblée nationale, peut-être du président du Conseil constitutionnel... Je ne me rappelle plus exactement tous les détails. Et une fois que cette consultation a été faite, le président de la République... prend souverainement sa décision, qui peut être contraire à ce que lui ont dit ses interlocuteurs, et décide d'avoir recours à l'article 11 pour lancer un référendum. Mais l'article 89 soumet cette décision à un accord préalable des assemblées. Et la théorie du Conseil constitutionnel, c'est que pour modifier la Constitution, il faut avoir recours à l'article 89. Il est vrai que la formulation de la Constitution est ambiguë, puisqu'il est mentionné justement dans l'article 89 une modification de la Constitution. Tout ce débat constitutionnel a eu lieu en 1962, lorsque Charles de Gaulle a voulu... créer l'élection du président de la République au suffrage universel. De Gaulle a donc voulu faire un référendum pour demander aux Français. Normalement, la lecture au pied de la lettre aurait dû imposer l'article 89. Mais De Gaulle n'a pas utilisé l'article 89, parce qu'il savait qu'il fallait demander l'autorisation des deux chambres, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Et De Gaulle avait bien compris que les parlementaires refuseraient ce référendum, puisque ça... annulait... Enfin ça s'attaquait directement au pouvoir des partis, puisque la volonté de De Gaulle, c'était justement que l'élection présidentielle serve à contourner les partis. Donc De Gaulle a eu recours à l'article 11 de la Constitution, ce qui a fait bondir un certain nombre de gens, à commencer par le président du Sénat, Gaston Monnerville, dont je parlais il y a quelques instants avec la question précédente, qui a dit que De Gaulle commettait une forfaiture. Le problème qui s'est posé, c'est que De Gaulle n'en a tenu aucun compte. Il a dit « Ben voilà, c'était l'organisation des pouvoirs publics ». Il a fait son référendum. Il y a eu plus de 80% des Français qui sont allés voter. Et il y a eu plus de 80% des Français qui ont voté oui à l'élection du président de la République au suffrage universel. Le Conseil constitutionnel a été mis devant le fait accompli et a donc dit a posteriori que cette procédure avait été validée par les Français. puisqu'en fonction de l'article 2 de la Constitution, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et au moyen du référendum. Donc la souveraineté nationale appartient au peuple. Le peuple l'avait exercée par référendum. Donc ça purgeait – comme disent certains constitutionnalistes – la procédure à laquelle De Gaulle avait eu recours de toute inconstitutionnalité, puisque c'est le peuple souverain qui décide. Résultat des courses, donc pour ce qui concerne la France... Mme Le Pen, si elle arrivait au pouvoir et si elle voulait faire ce qu'elle dit, c'est-à-dire faire prévaloir le droit français sur les traités européens, la Constitution française sur la Constitution européenne, mais aussi d'ailleurs si elle voulait faire un référendum sur l'immigration... Vous avez vu qu'aussitôt, Richard Ferrand a dit qu'il n'en était pas question. Et Mme Le Pen a demandé à Richard Ferrand de présenter sa démission. Bien. Ça veut dire que Mme Le Pen, dans le contexte français, estime que Richard Ferrand n'a pas l'autorité nécessaire pour s'opposer à la volonté du peuple français. Alors une fois que je vous avais bien compris ça, il faut comprendre que la situation en Pologne, c'est exactement cette situation, mais inversée. puisque le président du tribunal constitutionnel de Varsovie, ça n'est pas un ami des européistes comme Richard Ferrand-Lès. C'est un ami des souverainistes. C'est un ami du président... Enfin du mouvement PIS, du mouvement Navrovski. Et actuellement, donc, ce qui vient de se passer, c'est que le Premier ministre Donald Tusk, européiste, a profité du voyage qui avait commencé du président Nawrowski au Sénégal, a profité également de la trêve pendant la Toussaint. Il s'est dit que tout ça, c'était tout bon. Il a fait fermer les portes du tribunal constitutionnel de Varsovie pour écarter le président et le vice-président de ce tribunal, pour essayer d'imposer une nouvelle vice-présidente adoubée par les centristes de la diète polonaise. Et en fait, c'est effectivement... une espèce de coup d'État en ce sens qu'il s'est opposé au pouvoir de ce président du tribunal constitutionnel. Alors le méli-mélo vient du fait... Ça dépend de l'opinion politique que vous avez, exactement comme en France. Si en France, par exemple Mme Le Pen, quand elle a demandé la démission de Richard Ferrand, ou si elle faisait un référendum sur l'immigration en vertu de l'article 11, malgré l'opposition de Richard Ferrand... elle ne respecterait pas la décision du Conseil constitutionnel. Et les partisans de Richard Ferrand, de Macron, les européistes, le Bloc central hurleraient au coup d'État. de Mme Le Pen. Mais Mme Le Pen, elle, elle pourrait se prévaloir du soutien de la population pour dire que ça n'est pas un coup d'État. C'est simplement faire prévaloir la volonté majoritaire du peuple français par rapport à quelqu'un qui a été nommé par Macron et qui est quelqu'un d'extrêmement politisé. C'est la même chose qu'il y a en Pologne, mais encore une fois dans une situation inversée, puisque Donald Tusk a voulu... chasser le président nommé par le parti qui était au pouvoir auparavant des frères Kaczynski, qui est un président donc souverainiste, et secrètement, dit-on, favorable au polexite. Certains disent que Donald Tusk voudra en profiter pour imposer l'adoption de l'euro... à la Pologne, alors que les Polonais n'en veulent pas, et que le président de la Banque centrale de Pologne s'y est opposé. Et donc les partisans de Donald Tewsk disent que ce juge à la tête du tribunal constitutionnel a été extrêmement politisé. Et c'est d'ailleurs la version qui est validée par la Commission européenne. qui trouve donc que Donald Tusk veut faire prévaloir l'État de droit européen tel qu'il existe, alors que les opposants disent que c'est un coup d'État des européistes contre la légalité constitutionnelle. Voilà. Je ne sais pas si j'ai été clair. C'est un peu compliqué. Enfin à mon avis, je pense... Si vous pensez à la situation française, ça s'explique. Résultat des courses, c'est qu'en fait, on a affaire à quelque chose qui est insoluble. puisqu'on a deux légitimités. Voilà. C'est aussi simple que ça. Et chacun refuse de reconnaître la légitimité de l'autre. Voilà. En tout cas, Mme Le Pen est bien embêtée, parce que Mme Le Pen, qui a fait son cheval de bataille, la prédominance de la loi française sur les traités européens, elle résonne exactement comme le président du tribunal de Varsovie. Donc elle hurle effectivement... au coup d'État mené par le Premier ministre Donald Tusk, l'européiste, contre le président du tribunal constitutionnel. Elle s'est donc drapée dans une déclaration... sur le thème que c'était l'État de droit qui allait faire prévaloir. Mais le problème, c'est que c'est une réaction vraiment à courte vue, puisque si dans quelques mois, Mme Le Pen devenait présidente de la République, elle serait confrontée au même problème que Donald Tusk. Et elle, d'un seul coup, elle essaierait de neutraliser le président du Conseil constitutionnel. Et à ce moment-là, tous ses opposants auraient beau jeu de dire « Vous aviez protesté pour le maintien de l'État de droit en Pologne, et vous piétez... » l'État de droit en France. Voilà ce qu'on peut dire à peu près sur cette situation. Bon, là-dedans, il n'y a qu'une seule chose à faire. Vous connaissez mon point de vue. Dans ce merdier complet, il faut que les Français décident souverainement de sortir de l'UE. Parce qu'une fois que les Français seront sortis de l'UE, ben c'est tout simple. Il n'y aura plus de droit européen. C'est aussi simple que ça. Donc il n'y aura plus à faire prévaloir le droit français sur le droit européen, etc. Parce que je rappelle au passage que c'est aussi l'idée qui a été développée. par Dupont-Aignan, cette idée de faire prévaloir le droit français sur le droit européen. Sauf que Dupont-Aignan, c'est vraiment le comble de l'incohérence, puisqu'il prétend faire le Frexit tout en disant qu'il veut que le droit français prédomine sur le droit européen. Mais c'est complètement contradictoire. Si on est sortis de l'Europe, il n'y a plus de droit européen. Voilà. C'est la meilleure des solutions, croyez-moi. on sort de l'UE et on rétablit notre souveraineté et notre indépendance nationale, conformément d'ailleurs au titre 1 de la Constitution, qui est le titre 1, c'est de la souveraineté.
une autre question du tchat. Antille, pensez-vous que Mme Lagarde va être la nouvelle présidente ? Ah !
Mme Lagarde. Alors j'ai retrouvé... Enfin pas moi, d'ailleurs. Il y a des internautes qui nous ont fait passer, qui ont retrouvé... que j'ai fait de nombreuses déclarations pour annoncer que Mme Lagarde pourrait être présidente. On a retrouvé une déclaration que j'avais faite, je crois, en 2013... Excusez-moi. En 2016... je ne sais plus. Mais celle que j'ai mise sur mon compte Twitter, c'était 2021, peut-être. 2021... Vous la trouvez. C'était avec Philippe Béchade. Je débattais avec Philippe Béchade. Je crois que c'était la publication Agora, il me semble, en 2021. J'ai dit exactement ce que... Maintenant, on dit. C'était quand même il y a 5 ans. Et il y a même mieux encore, puisqu'on a un internaute qui a découvert que... Alors ça, je crois que c'était plus ou moins un débat à l'école polytechnique en... En 2013, c'était il y a 13 ans où j'avais dit la même chose. Voilà. Donc ça montre que j'ai une certaine constance dans mes analyses. Et quand même, quand même, même si ça va agacer certains qui vont dire « Il y a eu un melon ». C'est pas « Il y a eu un melon », c'est que c'est un fait. C'est un fait que... Voilà. J'avais annoncé ce qui est en train de se passer. Voilà. Et pourquoi j'avais annoncé ça ? Parce que tout simplement... D'abord, je connais un peu Mme Lagarde. Je connais la façon dont elle est arrivée dans l'atmosphère politique en France. Après avoir raté l'ENA, elle est partie outre-Atlantique, où elle a fait une carrière aux États-Unis plus que brillante, puisqu'elle s'est hissée à la tête d'un des plus grands cabinets d'avocats d'affaires américains, qui est le cabinet Baker McKenzie, qui est à Chicago, je crois. Elle parle un Américain évidemment parfait, fluent. Certaines méchantes langues disent qu'elle a obtenu la nationalité américaine. Elle y a passé 25 ans de sa vie. Bon. Et elle a nié. Elle a dit que pas du tout. Elle avait refusé de prendre la nationalité américaine. Voilà. On n'en sait rien. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'elle a quand même été proche de quelqu'un comme Dick Scheme, l'ancien vice-président des États-Unis, puisqu'elle a participé à des think tanks de l'État profond américain, des think tanks stratégiques totalement euroatlantistes. Voilà. Donc c'est vraiment quelqu'un qui appartient à l'establishment américain. mais l'establishment impérial américain. Elle a été nommée au gouvernement en... Ça devait être en 2000, quelque chose comme 2005, quelque chose comme ça, par Chirac, peut-être sous Dominique de Villepin, d'ailleurs, afin que je le revérifie. Elle a été nommée d'abord au commerce extérieur. Et il y avait un industriel que je connaissais bien qui m'avait téléphoné fou de rage en me disant « Mais comment est-ce qu'on peut nommer cette personne au poste de commerce extérieur », puisqu'elle avait été entre autres choses... Elle n'avait pas seulement été à la tête du cabinet d'affaires Baker McKenzie, mais également, elle était une lobbyiste reconnue, stipendiée, payée, accréditée par Lockheed Martin, qui est un des grands... fabricant d'armement américain, le concurrent direct de matériel, comme par exemple les avions d'assaut en France. Bien. Et donc elle avait été une lobbyiste chevronnée. C'est d'ailleurs elle qui avait fait que le gouvernement polonais... À peine la Pologne n'était-elle entrée dans l'UE ? En 2004, quelques mois après, la Pologne avait annoncé qu'elle allait acheter des avions des F-35, des F-15, je ne me rappelle plus, américains. Et donc... Reprenez vos grimoires. Vous découvrirez que c'est le moment où Chirac avait dit que c'était vraiment scandaleux, qu'ils n'avaient pas la reconnaissance du ventre, puisque la Pologne commençait à recevoir par tombe rose entier les fonds dits européens, mais en réalité payés par les contribuables allemands, français, néerlandais et à l'époque britanniques. Voilà. C'est-à-dire qu'on donnait de l'argent... via l'UE à la Pologne pour que la Pologne achète des avions américains. Et ceci suite au lobby de Mme Lagarde. Voilà. Donc voilà en gros qui est Mme Lagarde. Mme Lagarde, sur laquelle Thierry Messon, sur son site internet, avait fait un article que je vous invite à aller voir, qui date d'il y a de nombreuses années, elle est quand même considérée comme extrêmement proche. des intérêts américains, des services américains, etc. Donc moi, je sais que j'ai eu un tout petit peu à faire à elle lorsqu'elle était amércée. J'avais été nommée déléguée générale à l'intelligence économique. Et elle a fait partie des personnalités qui ont fait tout pour que je sois viré de cette fonction, parce que j'avais prétendu que dans ces fonctions, pouvoir enquêter sur le lobby organisé par les services américains à tous les niveaux des gouvernements en Europe et aussi à l'intérieur de la Commission européenne. Voilà. Alors vous connaissez la suite. Il y a Mme Lagarde. Alors dans le landerneau... Ça, c'est pas gentil, ce que je vais dire, mais c'est quand même la vérité. Dans le landerneau, elle avait plutôt mauvaise réputation. Voilà. Elle avait une mauvaise réputation... Il y a un décalage important entre l'image extérieure qu'elle donne d'elle-même et la réalité telle qu'elle est vécue par les gens qui travaillent avec elle. Voilà. Elle a été à la tête de Baker McKenzie. Il ne semble pas qu'elle ait été une juriste à ce près extraordinaire. C'est quand même une française qui est passée devant tout le monde. comme si elle avait – je sais pas – une fusée au derrière pour être catapultée au sommet de la hiérarchie. C'est assez curieux. Ensuite, elle s'est retrouvée au FMI lorsqu'il y a eu le fameux épisode de la chambre d'hôtel dans laquelle s'est assombrée la carrière politique de Dominique Strauss-Kahn à New York. Elle a été nommée en remplacement de Dominique Strauss-Kahn au FMI. où les gens disaient Mezza Voce qu'elle était complètement nulle. Bon, ben enfin, on faisait semblant. Elle avait tout un appareil de bureaux de collaborateurs qui faisaient le travail pour elle, dit-on. Et puis ensuite, elle a remplacé Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne lorsque celui-ci s'est présenté pour devenir président du Conseil en Italie, le prédécesseur. de Mme Meloni. Mario Draghi, qui, lui, était un homme... Alors pour le coup, extrêmement compétent. C'était vraiment un grand financier qui avait travaillé pendant des années chez Goldman Sachs, Goldman Sachs International. Alors que Mme Lagarde, elle avait fait une carrière dans le droit. Elle n'était pas réputée pour être particulièrement compétente en matière financière. Certes, elle était passée au FMI. Elle est arrivée à la BCE. Et le regretté Vincent Brousseau, dont le décès nous a beaucoup peinés, qui avait adhéré à l'UPR, qui avait travaillé dans les services centraux de la BCE, m'avait raconté qu'elle avait une réputation épouvantable. Elle était considérée comme complètement nulle. Voilà. Elle a d'ailleurs émaillé ses débuts à la tête de la BCE. par des bévues, par des déclarations très très négatives. Parce qu'il faut savoir que dans le monde extrêmement feutré des banquiers centraux, et en particulier des plus grandes banques centrales, c'est-à-dire la Federal Reserve Board, la Bank of England, la Banque centrale européenne, la Bank of China, et puis la Banque du Japon, et quelques autres encore... les marchés financiers sont à l'affût de la moindre déclaration, du moindre mouvement, du moindre battement de cils. Voilà. Et donc elle avait dit des choses du style qu'elle n'était pas là pour défendre le spread entre l'Allemagne et l'Italie. Au pire moment, donc ça avait fait flamber les taux d'intérêt sur l'Italie. Il avait fallu qu'elle fasse machine arrière. Ça prouve qu'elle n'avait pas bien compris la portée de ses propos. Il semble qu'avec le temps, petit à petit, elle s'y soit faite. Elle a été bien recadrée par la hiérarchie de la BCE. Mais il n'en demeure pas moins que son bilan à la tête de la BCE est quand même tout sauf brillantissime. Le pouvoir d'achat de l'euro s'est beaucoup dégradée sous son pontificat. Le niveau de vie des Européens aussi... Alors elle n'y est pas forcément... Honnêtement, c'est pas uniquement de sa faute. Mais enfin, elle ne donne pas l'impression de quelque chose d'extraordinaire. Alors la chose extraordinaire, pour le coup, c'est ce qui s'est passé, que vous avez tous vu. C'était donc... Il y a quelques jours, on a d'un seul coup vu Mme Lagarde faire un short, comme on dit, une petite vidéo de 3 minutes pour expliquer en anglais, en américain, qu'elle maîtrise bien. Mais elle lisait un prompteur si vous regardez bien la vidéo. On voit qu'elle lit un prompteur. Si par exemple j'avais un prompteur sous les yeux, ce qui n'est pas le cas. Tous les gens qui sont venus voir savent que je parle absolument sans aucune note ni prompteur. Mais si j'avais un prompteur sous les yeux, j'aurais un regard un petit peu fixe. Et en fait, je lirais quelque chose. Et vous verrez que c'est ce qu'elle fait. Elle a lu un prompteur pour expliquer qu'elle allait quitter la Banque centrale européenne le 7 février prochain. Alors pourquoi pas ? Mais ce qui était ahurissant dans cette déclaration, c'est qu'elle avait le visage balafré par deux pansements extraordinaires, extravagants en fait. D'autant plus extravagants que le lendemain, elle a fait une autre vidéo où elle n'avait plus ses pansements. Donc il y a un truc. Comme je le dis souvent, c'est un de mes adages personnels. Si vous comprenez pas quelque chose, c'est qu'il y a quelque chose à comprendre. Bon. Tout le monde sait bien que la présidente de la BCE, comme ce serait le cas au président de la Federal Reserve Board, annonçant qu'il va quitter ses fonctions le 7 février... C'est évidemment une vidéo, surtout si elle dure 3 minutes, qui fait le tour du monde. Normalement, elle aurait dû avoir d'abord... Elle est toujours en tailleur. Là, elle était en chemisier. On se demande pourquoi. Certains ont vu... Parce que Mme Lagarde, elle est un peu bizarre quand même. Si vous cherchez sur Internet, vous découvrirez que c'est une adepte de la numérologie. Elle avait fait une déclaration qui avait laissé pantois tous les marchés financiers quand elle s'était lancée dans des divagations sur la signification du nombre 7, de ci et de ça. Alors là, certains ont remarqué que c'était le 7 février 2027, 7 02 2027. Bon, donc... Enfin moi, c'est pas mon truc, la numérologie, mais c'est bizarre. C'est bizarre. On se demande... Certains ont dit « Mais pourquoi elle l'annonce maintenant ? Elle a annoncé après quoi ? Elle a fait un communiqué pour dire qu'elle avait un petit cancer de la peau ». Enfin... C'est bon. On devait être le 30 octobre ou je sais pas quoi. Elle pouvait attendre 48 heures avant de faire cette déclaration. C'est quoi, ça ? Elle aurait pu se mettre du fond de teint, attendre 48 heures, se mettre du fond de teint, et puis c'était tout. Donc elle a fait quelque chose pour attirer délibérément l'attention du public là-dessus. C'est pas autrement. Ou alors elle est dingue. Bon, enfin elle est dingue, on en a soupé. On va peut-être essayer d'avoir quelqu'un d'un peu sérieux à l'Élysée. Bon. Alors certains sont allés regarder que derrière, en arrière-plan, il y avait une chouette. Alors certains savent que la chouette, c'est le symbole du Bohemian Club. Moi, je vous laisse découvrir tout ce qui a été dit. Elle a alimenté en tout cas la machine à rumeurs et à complotisme et à conspirationnisme d'une façon extraordinaire. Pourquoi ? Alors c'est ça qui est bizarre. Pourquoi est-ce qu'elle a fait ça ? Pourquoi elle a annoncé brutalement ça ? Elle avait déjà dit qu'elle allait quitter la BCE, d'ailleurs. Mais pourquoi est-ce qu'elle a dit que ça serait le 7 février ? Quelle est son intention ? On a annoncé pour elle qu'elle allait briguer la succession de Klaus Schwab, vous savez, qui était à la tête du World Economic Forum. Je rappelle que Klaus Schwab a sombré dans des affaires de concussion, de détournement de fonds épouvantables. Voilà. Alors il y a quelqu'un qui fait l'intérim. Et certaines forces disent « Il faut que ce soit Mme Lagarde qui soit à la tête du World Economic Forum ». Bon. Est-ce que c'est ce qu'elle va faire ? C'est possible. Mais elle a quand même dit aussi qu'elle allait s'intéresser à la politique française et qu'elle interviendrait avec autorité là-dedans pour dire son point de vue. Donc effectivement, d'un seul coup, vous avez un certain nombre de responsables politiques ou de journalistes qui ont découvert le bien fondé de ce que j'avais dit depuis des années – je viens de le rappeler –, c'est-à-dire que Mme Lagarde, dans la conjoncture actuelle, elle présente pour l'oligarchie auro-atlantiste... et – lâchons le mot – pour les services d'influence américains, elles présentent un intérêt considérable. Parce qu'on peut très bien... Je l'avais déjà dit. Je renvoie à ce que j'ai dit plusieurs fois. J'en ai reparlé il y a encore quelques mois, je crois. On peut dire « Voilà, c'est une femme ». Alors il peut y avoir tout un narratif. « Waouh ! Une femme à la tête de l'État », etc., etc. Bon, c'est un peu passé de... Comment dirais-je ? Ça fera pas vraiment un scoop, puisque beaucoup de Français se sont habitués à l'idée que peut-être Mme Le Pen pourrait devenir présidente de la République. Bon. Mais par ailleurs, on imagine bien le truc qui consisterait à dire « Écoutez, Mme Lagarde, elle est une très grande professionnelle. Il faut une technicienne. Elle a été à la tête d'un cabinet d'avocats d'affaires américain. Elle parle d'un Américain absolument parfait. Elle est en contact avec tous les plus hauts dirigeants des États-Unis d'Amérique ». Elle est passée... Elle a été directrice générale du FMI. Elle connaît la finance mondiale comme sa poche. Elle a été à la tête de la BCE. C'est à croire presque que son curriculum vitae aurait été conçu pour cela. Voilà. Et dans le contexte actuel que nous vivons... comme je le disais tout à l'heure, avec un effondrement... Enfin Philippe, Attal, Retailleau, Glucksmann, tout ça, c'est complètement... C'est zéro. Tout le monde a compris que c'est absolument zéro. Donc elle peut apparaître comme dans la fable de La Fontaine, l'huître et les plaideurs. Eh bien c'est elle qui met tout le monde d'accord et qui s'empare du truc. Voilà. Donc ça a d'ailleurs un petit peu commencé, puisqu'on a vu M. Bruno Le Maire, ce grand expert des finances mondiales et des finances nationales, celui qui nous a plombés complètement, qui a dit que Mme Lagarde serait parfaite pour être candidate à l'élection présidentielle. Et puis j'ai vu que la presse a commencé les grandes orgues. Alors les échos, etc., etc. Voilà. Donc je pense que l'hypothèse que j'avais formulée dès 2013, renouvelée en 2021, renouvelée encore il y a quelques mois... pourrait se concrétiser et que l'on nous sorte d'un chapeau que Mme Lagarde va être candidate à l'élection présidentielle et va mettre tout le monde d'accord. Alors est-ce que pour autant... elle serait élue. C'est une autre paire de manches. Parce que j'ai raconté... J'ai dit tout ce qui précède, sans compter les casseroles qu'elle a, notamment la casserole de l'affaire Tapie, où elle a présidé un jugement qui s'est traduit par, je crois, plus de 400 millions d'euros d'indemnités... à Bernard Tapie, alors que c'est absolument scandaleux d'avoir décidé ça. Elle a d'ailleurs été jugée coupable de ça, mais elle n'a pas fait l'objet de la moindre sanction, enfin selon un jugement complètement tarabiscoté. Voilà qui est Mme Lagarde. En tout cas, Mme Lagarde, si elle était élue présidente de la République, elle achèverait le travail de Macron. Elle serait là pour continuer à piller la France au profit de l'oligarchie qui siphonne la France. en direct. Voilà. À faire, à suivre. Mais un dernier point quand même. Il faut s'en méfier, parce que Mme Lagarde, elle a quand même... Même si j'ai dit tout à l'heure qu'elle avait une réputation assez mauvaise, au bout de quelques années, elle a quand même dû s'y faire. C'est quand même pas une sotte. C'est quand même une femme intelligente. Et il est à craindre. Et quand je dis « il est à craindre », c'est une formule. Il est à craindre que dans un deuxième tour, Le Pen, Mme Lagarde... Mme Le Pen soit complètement écrasée. C'est évident. Il y aurait des journalistes qui demanderaient, qui interrogeraient sur la politique économique ou la politique monétaire, etc., etc. Mme Le Pen n'a pas les compétences qu'a acquises Mme Lagarde. Et Mme Lagarde a l'habitude de parler dans des cénacles financiers internationaux. Et donc Mme Lagarde risquerait de faire de Mme Le Pen une bouchée. Voilà. Idem, d'ailleurs, si c'était Mme Lagarde vis-à-vis de Mélenchon. Je pense que même si Mélenchon a de la faconde, ce serait quand même très compliqué pour lui si on entrait dans des détails. Voilà. Voilà la situation. En tout cas, je me permets de le dire, je le signale, que face à Mme Lagarde, c'est moi qui l'emporterai. Parce que moi, je saurais quoi lui répondre sur toute une série de sujets techniques et de sujets financiers. Voilà. On verra la suite.
a fait 1,3 milliard d'euros de pertes à la BCE.
elle a réussi. Je n'en ai pas parlé, mais j'en ai pas prévu de faire... Mais effectivement, vous avez raison. Elle a fait... Ce qui est inouï, quand on est à la tête d'une banque centrale, elle a fait 1,3 milliard d'euros de pertes, quand même assez croquignol. Et puis ajoutons aussi autre chose. c'est qu'elle n'a aucune expérience de politique. Voilà. C'est une apparatchik. Elle n'a aucune expérience politique. Voilà. Donc ça serait quand même très compliqué. En matière financière, en matière économique et financière, elle ferait qu'une bouchée de Mme Le Pen ou de Mélenchon. Sur les questions politiques, là, elle serait certainement mal à l'aise.
question de Max, à présent, concernant la liaison Lyon-Turin. Sachant qu'il s'agit d'un corridor européen commercial et militaire, que le projet n'a pas d'utilité publique, prévision de trafic erronée, évaluation socio-économique négative, et que les problèmes techniques et financiers remettent en cause son achèvement, si toutefois vous arrivez au pouvoir, arrêterez-vous ce gouffre financier.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas cette affaire, il se trouve que je connais un petit peu la liaison... Alors c'est une liaison ferroviaire. une liaison ferroviaire de Lyon à Turin, donc passant sous les Alpes. Bon. Un projet qui... Je le connais parce que l'une des dernières missions que j'ai faites à l'inspection des finances, avant de me mettre en disponibilité pour créer notamment... Enfin pour être candidat dans le cadre des élections à l'UPR... Une des dernières missions que j'avais faites, c'était justement... sur des problèmes routiers, l'entretien des routes en France. Et de proche en proche, on avait examiné dans cette mission les ouvrages d'art français. Et donc j'avais découvert ce qu'était cette liaison ferroviaire. De quoi s'agit-il ? C'est un projet qui est né à la fin des années 1980, qui a voulu créer une liaison... ferroviaire pour faire du ferroutage avec du transport de marchandises sous les Alpes. Mais le projet a varié. On l'a présenté aussi comme un projet qui serait dual avec des marchandises. ou avec des voyageurs. On ne savait pas très bien ce que l'on voulait. On ne savait pas très bien non plus quel était l'objectif, parce que ça a été présenté comme rendu nécessaire par une explosion des échanges commerciaux entre la France et l'Italie, ce qui est une vue de l'esprit. Ce n'est pas exact. Deuxièmement, il y a d'autres moyens pour faire du commerce avec l'Italie que de creuser un tunnel sous les Alpes. D'autant plus qu'il y a déjà des tunnels qui existent. Il y a le tunnel sous Mont Blanc pour les voitures. Il y a le tunnel du Mont-Senni. Et puis il y a simplement le passage par Vintimire. Donc il y a quand même d'autres voies terrestres d'entrer ou de sortir d'Italie vers la France. Donc un projet qui est apparu alternativement comme répondant à une nécessité économique, apparaît ça répondant à une nécessité écologique pour éviter qu'il y ait trop de gaz d'échappement qui soit dissipé dans les montagnes, etc., etc., etc. Et ça a abouti. Alors de mémoire, je crois qu'il y a eu une espèce de traité de Turin en 1991 qui a été signé, et qui donc a été signé sous le Premier ministre... Ça devait être Bérégovoy ou Édith Cresson, je ne sais plus. Donc en tout cas sous Mitterrand. un projet qui donc d'emblée coûtait les yeux de la tête. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qui est à l'origine de ce projet. Et ça, c'est ce que personne jamais ne dit. À l'origine de ce projet, c'est l'UE. Et même à l'origine de l'origine de l'origine... Moi, j'ai retrouvé... J'avais fait une vidéo, justement, qui s'appelle justement sur qui gouverne la France. J'avais retrouvé une vidéo que vous retrouverez d'ailleurs sur l'Institut national de l'audiovisuel de l'INA. C'est l'exposition « La France européenne », qui s'est tenue au Grand Palais à Paris en 1941. Si vous allez voir cette vidéo avec les autorités d'occupation, le général von Stülpnagel, vous avez Fernand de Brimont qui représente... Qui est l'ambassadeur, si l'on peut dire, de Pétain, qui est réfugié à Vichy, l'ambassadeur auprès des autorités d'occupation à Paris. Donc il y a le nonce apostolique qui représente Pi XII. Enfin vous avez une inauguration en grande pompe. Allez voir cette vidéo. Il y a un petit extrait. On mettra peut-être... Quand je ferai la diffusion sur Twitter, on va essayer de retrouver la photo. Ça passe assez rapidement. Mais on voit une immense carte de l'Europe... avec marqué « avant » et « après », enfin « hier » et « demain ». Hier... Je me rappelle que j'ai beaucoup utilisé... Hier, c'est les pays de l'Europe avec des frontières qui sont figurées comme des murs. Et demain, c'est une Europe où il n'y a plus de murs, où tout est en interconnexion, et où il y a des lignes de chemin de fer. Et il y a justement une ligne Lyon-Turin. Voilà. En d'autres termes... Alors ça, personne, à part moi, ne vous le dira. Certains vont hurler, j'imagine. Il y a des gens qui vont dire « Oui, c'est du comploté ». Mais allez voir. Allez voir. Je vous ai donné toutes les citations. Il y a des projets transeuropéens de trains qui ont été promus par le régime nazi pour avoir une Europe unifiée, unifiée sous la tutelle du Troisième Reich, avec le... Comment dirais-je... l'entente de l'axe entre Berlin et Rome, entre Hitler et Mussolini. Et donc dans ce projet de Nouvelle-Europe, la SNÖ Europa... Le projet de Nouvelle-Europe, c'est un projet nazi. Eh bien la France avait pour vocation de devenir une espèce de ferme. Voilà. Il n'y aurait plus d'industrie. Ce serait l'agriculture. Et d'ailleurs, quand vous verrez ces images d'archives... vous verrez qu'on voit des fermes avec des petits canetons, etc. C'est censé intéresser le public. Allez précipitez-vous d'ailleurs pour faire une saisie, parce qu'il suffit que je dise ça pour que si ça se trouve, l'INA va retirer de ses archives cette vidéo, comme l'avait fait le magazine Historia quand j'avais devant Gilles Boulot, en 2017, aux 20h, montré que les racines de la construction européenne, c'était la CIA. Je rappelle que le magazine Historia, dans l'heure qu'il avait suivi, avait retiré de son site internet ce magazine qui était en libre accès. Bien. Donc allez-y vite sur le site de l'INA. Bon, vous verrez donc que c'est un projet qui date de loin, qui date de loin, qui date... L'idée, c'est de faire des interconnexions. Donc c'est un projet... C'est pas de la vaine érudition, ce que je dis. C'est un projet qui est d'abord idéologique. un projet qui veille d'abord à faire sauter l'espace des Alpes et à montrer que l'Europe, c'est une Europe unie. Alors maintenant, c'est sous l'UE, les valeurs démocratiques, etc., dont on voit bien ce qu'il faut en penser en Pologne, en Roumanie ou en France. On voit bien les valeurs démocratiques de la construction européenne. Alors là, c'est le discours officiel. Voilà. Alors... Une fois que j'ai dit ça, maintenant, le projet en lui-même, j'ai eu à en connaître dans la dernière mission que j'avais faite. Il faut comprendre autre chose. C'est que c'est l'UE, la Commission européenne qui y est à l'origine, et qui donc a imposé aux Italiens et aux Français ce projet. Et ça, c'est un point très important aussi à comprendre. Parce que vous savez, si vous me suivez, ça va faire 20 ans que j'explique que la France est contributrice nette et que lorsqu'elle donne 100, par exemple, à la Commission européenne, on en retire à peu près 65. Et les 35 restants sont perdus, servent à financer les frais de structure de la Commission, du Parlement européen, de la Cour de justice, de l'UE, des deux parlements européens plus exactement. et aussi sert à financer des politiques communes du style l'aide au développement, et aussi sert à donner de l'argent aux pays bénéficiaires nets. Donc jusque-là, vous me suivez. J'ai toujours dit actuellement, bon an, mal an, ça nous coûte 12 milliards d'euros de plus que ce que l'on reçoit. Mais je ne l'ai pas suffisamment dit. Je l'ai déjà dit, mais je voudrais y revenir. Il faut comprendre que ce que nous recevons en retour... C'est atroce pour beaucoup de choses, parce que... Pas toujours. Parce qu'avec cet argent que la Commission européenne nous rétrocéde, elle prend le pouvoir chez nous. Et elle nous dit dans un cas par exemple comme la liaison Lyon-Turin, elle dit en substance à la France « On va vous donner cet argent ». C'est le nôtre. C'est une partie de ce qu'on a versé. « On va vous le donner, mais à la condition que... » vous acceptiez ce projet que vous allez d'ailleurs cofinancer. Parce que ce projet Lyon-Turin, qui a commencé à l'origine, ça devait coûter quelque chose comme je sais plus quoi, 8 ou 12 milliards d'euros dans les années 91, 2000. On y est maintenant. On est en 2026. Il y a à peu près un tiers qui a été creusé. Et maintenant, on estime que ce sont des coûts qu'on ne sait plus, 30 milliards, 40 milliards. Ils ont arrêté de compter. Parce que d'un point de vue technique, ça s'est avéré extrêmement... C'est révélé extrêmement difficile. Il y a notamment une atteinte monumentale à toutes les sources qui découlent des Alpes, aux nappes... Comment dirais-je ? aux nappes phréatiques qu'il y a sous le massif alpin, etc., des associations d'écologistes, des maires locaux, des maires ruraux, etc., sont très très inquiets de voir les évolutions. Le tunnelier du côté français a eu des pires déboires. Enfin voilà. Je crois qu'actuellement, il y a à peu près un tiers du truc qui a été creusé seulement, alors que ça a été lancé – je le rappelle – en 1991. et que nous en sommes en 2026, c'est-à-dire quand même 35 ans après la bataille. On n'a fait qu'un tiers du truc. En fait, c'est un éléphant blanc. Et tout le monde le sait. Au ministère de l'Équipement... Moi, je me rappelle quand je m'étais un peu intéressé à ça. Tout le monde savait que c'était un éléphant blanc, comme on dit, c'est-à-dire... un truc... On va laisser des dizaines de milliards pour un truc qui ne sert à rien, en définitive, ou qui sert à très peu de choses. Parce qu'entre-temps, on a réévalué... On s'est aperçu que le commerce franco-italien n'avait pas connu l'évolution qu'on en estimait. On s'est rendu compte qu'on aurait mieux fait de moderniser, par exemple, le tunnel... Comment dirais-je ? Sous le Mont-Blanc, ou bien celui dont je parlais tout à l'heure, dont j'ai oublié le nom... — Comment ? — Montseny. — Le tunnel du Montseny, voilà, donc j'oubliais le nom. Les moderniser, moderniser également les routes, parce qu'actuellement, il y a... Donc l'UE va payer quelque chose, mettons, du style 30 %, le reste doit être copayé par les États, avec d'ailleurs 58 %, je crois, de mémoire, à l'Italie, et 42 % pour la France. Voilà. La France paye un peu moins que l'Italie. Mais ce qu'il faut comprendre... Ça, c'est vraiment important. c'est que les pouvoirs publics sont en fait pris en otage, parce qu'on leur dit soit on vous redonne plusieurs milliards que vous nous avez versés, on vous les redonne, mais à condition que vous les abondiez avec encore plus de milliards. pour faire ce projet idéologique dont en fait vous n'avez pas besoin et qui est en train de détruire l'écologie. Ça, c'est ahurissant. C'est ahurissant. Donc quelque chose qui est important, c'est que... Comment dirais-je... Quand je dis qu'on a des rétrocessions venant de l'UE, ces rétrocessions sont là pour prendre le pouvoir chez nous et, dans certains cas, pour nous imposer à faire des choses complètement délirantes. je m'adresse ici. D'ailleurs, il y a peut-être des maires qui... Parce que je sais qu'il y a des maires, des élus locaux dans la région qui protestent, parce que les riverains sont très inquiets par les pollutions à venir, par les pollutions des nappes phréatives, par les pollutions de ci, pollutions de ça, par les milliards et des milliards qu'on va injecter là-dedans, par le fait aussi que la France doit faire les voies d'accès. Il y a, je crois, une dizaine de milliards d'euros qu'il va falloir faire pour avoir des voies d'accès. Au train où vont les choses ? C'est le cas de le dire. On risque de se retrouver avec un ouvrage d'art terminé sans qu'on sache à quoi l'utiliser. Enfin bon, bref, c'est délirant, voilà. Donc tout ça pour dire que... Tiens, j'en profite d'ailleurs pour les maires qui sont dans la région. Si vous les connaissez, faites-leur circuler ce petit passage. On va les sortir par petits morceaux. Eh bien que les maires de la région me parrainent. Ça sera un débat que je porterai devant le peuple français. Parce que ce truc Lyon-Turin, c'est... Pourquoi c'est ça ? C'est parce que derrière... Ça met en cause tout le fonctionnement de l'UE ainsi que les sources pourries de la construction européenne, comme l'avait écrit mon ami John Logan dans son livre « The Rotten Sources » en anglais. C'est-à-dire l'origine, c'est une idéologie nazie du Troisième Reich et de Das Neuropa.
de Sarah. Pour quelle raison voulez-vous remettre le septennat en place ?
Alors déjà, je n'en ai pas beaucoup parlé. Deuxièmement, j'avais évoqué ça comme une hypothèse que l'on soumettrait au référendum, de toute façon, des Français. Et troisièmement, parce que le septennat avait... Il faudrait en fait revenir au fonctionnement de la Constitution d'origine. À l'origine, la Constitution française, il y avait le président de la République qui était élu pour 7 ans... et qui s'occupait de l'essentiel, comme disait De Gaulle, la stratégie de la France, les grandes questions internationales, etc., etc. Et il y avait donc ce que certains avaient théorisé sous le nom de diarchie. Il y avait un autre chef de l'exécutif, une autre tête, qui était le Premier ministre, qui lui était... C'est l'article 20 de la Constitution. Le gouvernement conduit la politique de la nation. Donc lui, le Premier ministre, il était Premier ministre pour au maximum 5 ans, la durée d'une législature, puisque le Premier ministre était responsable devant l'Assemblée nationale, qui pouvait le censurer, ce qui était arrivé en 1962. Et la deuxième fois, c'est arrivé très récemment, la deuxième fois dans l'histoire de la Ve République, lorsqu'il y a eu la censure du gouvernement Barnier. Donc il y avait dans l'esprit le fondateur de la Ve République. Le président de la République ne s'occupait pas de la politique au jour le jour. les politiques et l'impopularité inhérents à l'exercice du pouvoir frappaient essentiellement le Premier ministre. C'est en tout cas comme ça que ça s'est passé, avec les gouvernements de Michel Debray, de Georges Pompidou, Maurice Couffe de Murville, Jacques Chaband-Delmas, Pierre Messmer, etc., etc., mais sous Mitterrand aussi, avec Pierre Maurois, Laurent Fabius. Voilà, il y avait... Le président de la République, élu pour ces temps, gérait les choses fondamentales. Et c'était le Premier ministre qui prenait tous les coups et qui avait une politique... Ce qui d'ailleurs permettait, avec ce système, d'avoir les périodes dites de cohabitation, où l'on pouvait avoir un président de la République qui continuait à gérer l'essentiel, mais avec un Premier ministre qui lui était opposé, qui émanait de l'opposition, et qui pouvait mener une politique contraire à celle qu'il souhaitait. On a vu cet exemple, par exemple, en 1980... 93. Mitterrand avait été réélu en 1986, mais de nouveau en 1993. Dans un cas comme dans l'autre, Mitterrand a eu les élections législatives qui ont amené la droite au pouvoir contre lui. En 86, le Premier ministre était Jacques Chirac. En 93, c'était Édouard Balladur qui a mené une politique, par exemple, de privatisation. de toute une série de nationalisations qui avaient été faites par Mitterrand. Et Mitterrand a laissé faire. Donc si vous avez bien suivi mon exposé, c'est ça qui était intéressant. Ça donnait une souplesse au régime français en distinguant bien l'essentiel sur très long terme de la conjoncture dans tous les domaines. À partir du moment où il y a eu le truc du quinquennat... On a rétréci la vision du président de la République à 5 ans. C'est-à-dire comme la dernière année étant consacrée à la préparation de l'élection suivante, ça réduit d'autant. Il est assez curieux d'ailleurs de noter qu'au même moment qu'on réduisait de 5 ans la durée du mandat du président de la République française, dont je rappelle qu'il datait... de 1873. Ça, c'est l'amendement Wallon de la Troisième République. C'est lui qui a fixé l'idée du septennat. Donc ça remontait à 150 ans. Enfin ça a dû être dans les années... 130 ans. Je signale qu'à partir du moment où on a fait ça, le président de la République a une moins grande durée de vie... Et au même moment... Et c'est la même durée que les législatives. Donc si le président de la République dissout quand il arrive l'Assemblée nationale et qu'il a une majorité... Alors certes, il n'y a pas de heure. Mais on a un problème de fond. C'est que le président de la République, s'il a la majorité à l'Assemblée nationale, peut faire absolument ce qu'il veut. Il n'y a pas de contre-pouvoir réel en France. Alors que lorsqu'il avait une durée de vie de 7 ans... Son mandat avait une durée de vie de 7 ans. Il y avait forcément un moment où il y avait des élections législatives qui, elles, étaient sur 5 ans, qui arrivaient, ce qui pouvait apporter des contre-pouvoirs. On l'a vu par exemple avec Mitterrand. C'est l'un des sous-produits. C'est que le fait d'avoir fait le mandat du président de la République le même que le mandat des élections législatives pose un problème de non-sanction d'une politique que les Français rejettent. On a parlé au début d'ailleurs de ce direct, de ce qui se passe aux États-Unis. Vous voyez qu'aux États-Unis, le mandat du président des États-Unis est de 4 ans. Mais je l'ai dit tout à l'heure, le mandat de la Chambre des représentants, c'est de 2 ans. Donc ça veut dire qu'au bout de deux ans, il y a une sanction qui tombe et qui d'ailleurs est tombée contre Trump. Trump, maintenant, ne peut plus faire ce qu'il voulait. Maintenant, on n'a plus ce système. Alors qu'avant – j'insiste – par exemple, en 1900, Giscard avait été élu en 1974. Et les élections législatives sont arrivées en 1978, parce qu'il y en avait eu en 1973, qui avait eu lieu. Et Giscard n'avait pas dit sous l'Assemblée nationale quand il avait pris le pouvoir. Donc il a bénéficié d'une... d'une chambre qui était d'ailleurs à moitié acquise et à moitié hostile du fait de la guerre de tranchées que lui livrait le RPR, mais jusqu'en 1978. Et en 1978, il y avait encore 3 ans avant la fin de son mandat. Et là, beaucoup de gens pensaient que c'est le programme commun de la gauche qui l'emporterait. Même François Sagan avait parlé de l'anagramme de 1978, c'était 1789, enfin des fantaisies. En réalité, ça ne s'était pas produit comme ça. Mais il y avait cette épée de Damoclès. Deuxièmement, le Premier ministre, dans ce système, perd un peu sa latitude. Ils le perdent d'autant plus qu'entre-temps, on a transféré à Bruxelles, à Francfort, à Washington l'essentiel des pouvoirs des Français. Donc en fait, le président de la République et le Premier ministre se marchent sur les pieds. Je travaillais auprès de Charles Pasqua au moment où il y a eu cette idée de quinquennat. Et il avait dit – il avait raison, sur raison quand il était interrogé – qu'on allait transformer le Premier ministre en une espèce de directeur de cabinet. Et c'est exactement ce qui s'est produit. L'autorité des premiers ministres à notre époque, c'est zéro. En plus, on nomme des... Bon, j'allais dire des gros mots. On nomme des gens peu compétents, voilà. Des gens comme Beyrou, comme Le Cornu... Enfin, Le Cornu, c'est complètement transparent. Ceux qui ont connu la France des années 1960 avec quelqu'un comme Georges Pompidou, ou même la France des années 1970... avec Jacques Chirac dans un premier temps de 1974 à 1976, premier ministre de Giscard, puis Raymond Barr de 1976 à 1981, on avait vraiment des premiers ministres qui avaient une autorité considérable. Maintenant, on n'a rien du tout. Donc ça a affaibli... En fait, le quinquennat... a affaibli la fonction du président, a affaibli la fonction du Premier ministre jusqu'à le rendre complètement transparent, et a empêché les Français de pouvoir sanctionner la politique du président de la République. Et puis il y a un problème de fond. C'est qu'au même moment qu'on réduisait de 7 à 5 ans le pouvoir du président de la République française, les traités européens nous imposaient... que le président de la Banque centrale européenne devait avoir un mandat de 8 ans. Et il y avait eu des débats, je me rappelle, au moment de la ratification. Et on nous avait expliqué... Les gens d'Octe nous avaient expliqué qu'il était important que le président de la Banque centrale européenne dispose d'un mandat de 8 ans pour avoir justement la durée, la réflexion, la stratégie et ne pas dépendre des humeurs quotidiennes. Donc ça voulait bien dire ce que ça veut dire. Ça veut dire que les européistes, les forces euro-atlantiques considèrent qu'il était beaucoup plus important de donner un pouvoir au président de la Banque centrale européenne qu'au président de la République française. Voilà. D'ailleurs, en raisonnant par l'absurde, vous imaginez bien que si au lieu des 5 ans, on passait à 4 ans comme c'est le cas aux États-Unis, ça sera encore affaiblir le poids du président de la République, et pourquoi pas passer à 2 ans et pourquoi pas à 6 mois aussi. Voilà. Bon. C'est-à-dire que plus le mandat est court et plus le pouvoir s'amenuise. D'ailleurs, je signale que les grands oligarques n'ont pas de mandat de 5 ans. Georges Soros, il avait un mandat ad vitam aeternam. Bon, c'est pareil pour les grands oligarques français. Bernard Arnault, François Pinault, Bolloré, Martin Bouygues... Ils sont même pas élus, mais ils sont là pendant des décennies entières. Est-ce que vous comprenez à quel point ça fragilise le président de la République lorsqu'il est élu pour 5 ans et qu'il a affaire face à lui des chefs de très grands groupes industriels dont la fortune personnelle est supérieure à celle du PIB de 40 États du monde, et qui sont là depuis 15 ans et puis qui resteront là encore 10 ou 15 ans ? les chefs d'entreprise en fait considèrent que le locataire de l'Élysée n'est que de passage. Voilà. Voilà ici un plaidoyer pour le septennat. Alors je reconnais que ça n'est pas parfaitement satisfaisant, parce que certains m'objecteront et ils auront raison. que heureusement que nous n'avons pas le septennat aujourd'hui, parce que sinon, on se serait pris 14 ans de Macron. Et ça, je suis d'accord avec ça, que c'est un argument important. Sauf que dans mon esprit, il faudrait rendre aussi à l'élection présidentielle toute sa signification. C'est-à-dire que la réforme du septennat irait de pair avec revenir à l'inspiration d'origine de la Constitution française avec un vrai Premier ministre menant une politique gouvernementale, tandis que le président de la République ne s'occupe que des grandes questions géostratégiques, par exemple. Et puis également rappeler tout simplement que le président de la République doit s'imposer une éthique. l'éthique de De Gaulle. Lorsque De Gaulle a fait un référendum en 1969 qu'il a perdu, il a présenté sa démission. Voilà. Un président de la République doit pouvoir démissionner. On pourrait même concevoir – je ne suis pas hostile à cette idée – l'idée qu'il puisse y avoir un référendum. révocatoire du président de la République qui soit créé. De toute façon, moi, je suis en faveur du RIC, donc du référendum d'initiative citoyenne. Et on pourrait très bien imaginer que le référendum puisse être créé avec des durées, par exemple pas pendant les deux premières années, mais au bout de deux ans, moyennant des contraintes, du style avoir suffisamment de signatures validées, etc., etc., que les Français, par exemple, puissent lancer une procédure de révocation du président.
de Samuel. Le seul fossile de Duboriosaurus vales dunansis, une espèce de dinosaure ayant vécu il y a 167 millions d'années dans ce qui est actuellement la France, est en vente. Si les musées n'ont pas les moyens de l'acquérir, il disparaîtra de la recherche, voire finira à la poubelle après le décès d'un collectionneur. Si vous accédez au pouvoir, interdirez-vous la vente du patrimoine paléontologique pour le préserver ? Ou bien ce sujet vous indiffère-t-il
C'est une question originale. C'est une question originale. Alors je vais faire un aveu. Je connais beaucoup de choses, mais je ne suis pas un spécialiste de paléontologie. Donc je n'ai qu'une idée assez lointaine de ça. En revanche, je connais quand même bien le monde des ventes aux enchères. et plus généralement le marché de l'art qui est géré par beaucoup de ventes aux enchères. Et même si là, il s'agit pas d'art, mais si j'ai bien compris... Rappelez-moi, c'est comment ça s'appelle ? C
'est un fossile, le seul fossile du Dubroyosaurus vales dunensis. Dubroyosaurus
vales
dunensis. Une espèce ayant vécu il y a 167 millions d'années.
Très bien. Vous avez trouvé une photo avec le truc... Non, c'est vrai ? On me cache tout, ici. Bon. Alors comment je peux répondre à ça ? Il y a un truc qu'il faut savoir. Ça, c'est vraiment important. C'est que le législateur en France a imposé quelque chose qui doit être médité. C'est qu'il se trouve que la France est un pays où il y a beaucoup d'œuvres d'art. On regorge... On a peut-être un peu moins que l'Italie. Mais en France, c'est un pays... C'est une vieille civilisation. La France a été le premier pays du monde, on peut dire... En tout cas, dans tout l'hémisphère européen, Afrique et l'hémisphère américain, au XVIe siècle, XVIIe siècle, XVIIIe siècle. La France était au firmament d'Esa, etc. Donc il y a en France énormément de... de tableaux, de maîtres, de meubles des ministeries, d'argenterie, de tout objet, de sculpture, de peinture, de livres anciens, etc., etc. Bien. Le législateur français a imposé une législation qui est intéressante, qui est que lorsqu'il y a une vente aux enchères en France, avec dedans des pièces rarissimes, des œuvres d'art d'un intérêt absolument exceptionnel. Là, c'est pas une œuvre d'art. Mais si je comprends bien, cet internaute... C'est un fossile à l'une autre pareil. Je sais que... Enfin j'ai déjà vu que dans les salles de vente, on voit parfois des zoos de dinosaures. Il n'y a pas encore le Radius qui était sur le bureau d'Édouard Philippe dans la mairie du Havre. Peut-être qu'il pourrait le vendre chez Christie's. Il en tirerait quelques sous. Mais il y a effectivement des squelettes de... de stégosaurus ou d'animaux préhistoriques, qui valent souvent de l'argent. Ça vaut plusieurs milliers d'euros, parfois même plusieurs dizaines de milliers d'euros quand ils sont en très bon état. Il y a une loi en France qui fait qu'on peut ou non frapper un objet d'interdiction de sortie du territoire national. C'est pas l'OQTF. C'est pas l'obligation de quitter le territoire national. Mais ça serait plutôt... Si je fais ce mauvais jeu de mots, ça serait plutôt l'ORTF, l'obligation de rester sur le territoire français. Enfin en tout cas, on frappe d'interdiction de sortie. Pourquoi ça ? Parce qu'à partir du moment où vous avez... Par exemple, il y a des tableaux... Je crois qu'il y a des tableaux bientôt qui vont être vendus. On a retrouvé quelques tableaux de Monet, de Claude Monet. Vous savez, qui est un des pères de l'impressionnisme. Je crois que ça doit être vendu, il me semble, bientôt chez Christie à Paris. Si vous frappez d'interdiction de sortie du territoire national, le tableau se vendra à 10%. du prix alors que si vous l'autorisez à la sortie. Voilà. Parce que si vous autorisez sa sortie, vous imaginez bien que vous aurez des très très grandes fortunes aux États-Unis. Parce que pour Elon Musk, s'acheter un clôt de monnaie, c'est rien, c'est un pourboire. Donc il peut tout acheter. C'est vrai des très grandes fortunes chinoises, Qataris, Emiratis, saoudiennes, etc. Il y avait eu ce tableau qui était le tableau attribué à Léonard de Vinci. Bon. Comment dirais-je... C'était le Christ. C'était quoi ? Redemptor Mundi ? Ou je sais plus comment... Salvatore Mundi, je crois. C'est un tableau qui a été retrouvé il y a quoi, une dizaine d'années, qui a été attribué à Léonard de Vinci. Bon. Personnellement, je fais partie des gens – enfin, je suis pas le grand expert, mais je m'intéresse beaucoup à la peinturier – qui sont un peu sceptiques d'avoir retrouvé miraculeusement un tableau de Léonard de Vinci quand vous savez qu'au total, il n'y en a même pas une quinzaine dans le monde entier qui existent. Bon, ça m'avait l'air d'être un tableau qui avait eu beaucoup de repeints, comme on dit, et peut-être de l'école ou de la proximité. En tout cas, ce tableau, qui avait été vendu à Londres, avait atteint des sommes fortes. Je crois que c'est le tableau qui avait obtenu le... le prix le plus élevé de l'histoire des ventes de tableaux au monde. Et si j'ai bien compris, ça a été acheté, je crois, par Mohamed Ben Salman, qui est le prince héritier saoudien, qui l'aurait installé – si j'ai bien compris – dans un yacht. Et il circule avec son tableau de Leonard de Vinci dans le yacht. Bon. Dans le domaine de l'art, il y a des gens qui disent en sous-main qu'en fait, il s'est fait arnaquer parce que c'est pas un vrai Leonard. Bon. Bref. En France, vous pouvez... interdire de sortie et donc diviser le prix par 10 ou par 20. Parce que si c'est limité à la France, ben évidemment, même s'il y a des gens qui ont beaucoup d'argent en France, c'est quand même un peu limité. Bon, il y a quand même des gens qui ont beaucoup d'argent, les oligarques, des gens comme Bernard Arnault, François Pinault, qui d'ailleurs a créé une fondation Hadar, etc., etc. Mais bon, ils peuvent pas non plus tout acheter. Ils vont pas acheter tout ce qui se passe. Donc ça, c'est le premier instrument dont dispose l'État. Et il y a un deuxième instrument qui est la préemption. Moi, je me rappelle que j'étais allé il y a quelques années. C'était il y a deux ans. Il y avait eu la vente dans une salle des ventes qui s'appelle Arc-Urial, qui est aux Champs-Élysées. Il y avait eu une vente qui avait été mise en vente d'objets personnels du général de Gaulle, qui avait été mis en vente par ses héritiers. Et donc je crois que j'en avais peut-être parlé, d'ailleurs, il me semble, dans une vidéo. Je vous y renvoie. Et donc j'y étais allé, parce qu'en fait, mon rêve secret était de pouvoir acheter une lettre de De Gaulle où il y avait des lettres extraordinaires, vraiment extraordinaires, écrites à Alger en 1943, où il expliquait peut-être – je sais plus si c'était à sa femme – à quel point les Américains lui mettaient des bâtons dans les roues. Enfin c'était des objets. Ça avait été estimé quelque chose comme à 5 000 à 7 000 €, ce qui était quelque chose de considérable. Je m'étais dit « Ah, c'est peut-être une fois dans ma vie, je vais casser ma tirelire pour acheter ça ». Et en fait, c'était parti à 30 000, 40 000 € parce qu'il n'y avait pas d'interdiction de sortie du territoire qui n'avait été prononcée. Parce que l'interdiction de sortie du territoire, elle a un inconvénient majeur, évidemment, c'est qu'elle spolie le propriétaire. Si le propriétaire, on le divise par 10, le montant qu'il peut tirer de son bien quand il le vend, il n'est pas content. Et je rappelle, vous savez que... Il y a dans la Déclaration des droits de l'homme du citoyen de 1789 le principe de la propriété privée, et que l'on peut exproprier quelqu'un, mais à condition qu'une juste et préalable indemnité lui soit versée. Donc là, ça pose une question. C'est qu'utiliser l'intelligence de sortie du territoire, c'est très attentatoire au patrimoine dont dispose le propriétaire. Donc là, pour cette affaire de De Gaulle, il y avait des enchères qui venaient du monde entier pour acheter les lettres de De Gaulle, un certain nombre d'objets lui ayant appartenu, une petite voiture quand il était jeune, la montre qui est partie à des sommes fabuleuses, etc. En fait, j'ai rien pu acheter du tout. Enfin c'était... Comme on dit dans les pays du Moyen-Orient, c'était pour le plaisir des yeux. C'était très intéressant. J'ai quand même acheté le catalogue, qui est tout à fait passionnant. L'autre moyen de réglementer, c'est la préemption. Et c'est ce qui s'est passé lors de la vente des produits de De Gaulle, la préemption. C'est-à-dire qu'au moment où l'adjudication est prononcée, il n'y a plus d'enchères. Donc le commissaire-priseur tape d'un coup de marteau en disant « adjugé ». À ce moment-là... Il peut y avoir le représentant d'un ministère ou d'une association publique relevant de l'État ou d'une collectivité locale qui lève la main et qui dit « préemption ». C'est ce qui s'est passé. Il y a eu, je crois, 65 ou les deux tiers des objets qui ont été vendus à cette vente des produits de De Gaulle chez Arcurial qui ont fait l'objet d'une préemption. De temps en temps, c'était le musée de l'armée. C'était le mémorial de De Gaulle à Colombais-les-deux-Églises. C'était le département de la Haute-Marne. C'était le département... Je ne sais pas quoi. C'était le ministère de la Culture. Donc il y avait toute une série d'organisations publiques. Il y avait la Bibliothèque nationale aussi, les archives nationales, qui levaient régulièrement en disant préemption. Qu'est-ce que ça veut dire, préemption ? Ça veut dire que la vente est arrêtée... Enfin elle est arrêtée. que le montant qui a fait jouer le libre cours du marché... C'est pour ça que c'est pas spoliateur. C'est que le marché s'est exprimé. Et ensuite, avec la préemption, l'État... Alors je sais plus combien. Je crois que c'est 6 mois ou 1 an. pour payer à la place, pour régler la facture à la place du dernier adjudicataire, qui se voit donc... Celui qui avait obtenu le truc, on lui passe sous le nez et on lui dit qu'il y a une préemption d'État à votre détriment. Donc il faut que l'État paye le prix. Et si l'État... Alors je crois qu'il a... Je sais plus si c'est 3 mois, 6 mois ou 1 an. Je crois que c'est quand même assez... C'est peut-être bien 3 mois ou 6 mois. L'État, au bout de 6 mois, s'il n'a pas réussi à réunir les fonds sur sa ligne budgétaire, eh bien il abandonne la préemption. Et à ce moment-là, la vente a lieu. pour donner et comprendre, c'est au ministère de la Culture. Il y a une ligne spéciale, justement, destinée à ça, pour permettre chaque année au ministère de la Culture de faire l'exercice du droit de préhension lorsqu'il voit des objets très très importants. Ça veut dire que dans plusieurs endroits, aux archives nationales, à la Bibliothèque nationale, dans différents musées, le musée de l'armée, au musée des Invalides... mais dans tel ou tel... Ça peut aussi être le musée Napoléon à Ajaccio, par exemple. Ça peut être le musée... Bref, eh bien vous avez cette possibilité de faire des préemptions. Voilà. Les deux systèmes fonctionnent d'ailleurs assez bien. Alors je ne sais pas ce qu'il en est de ça, mais si... Je suppose qu'il y a un musée de l'Homme... En France, il y a le musée de l'Homme. Il y a la galerie de l'évolution qui est au... Comment dirais-je ? au jardin des plantes. Voilà, je commence à être fatigué. Au jardin des plantes, il y a la galerie de l'évolution, où il y a justement des quantités d'ossements et de squelettes d'animaux préhistoriques. Si cet objet est vraiment rarissime, ben j'imagine qu'il va y avoir... En tout cas, c'est le rôle aussi de la maison de la vente aux recherches. Le commissaire priseur, quand il invente ce genre de choses... Mais je crois que c'était sorti dans la presse. J'ai entendu parler de ça. C'est à la mi-novembre que ça a lieu, c'est ça ? La vente sera le 18 novembre. Mais il me semble que j'avais vu passer ça dans la presse, effectivement. Bon, ben forcément que le ministère de la Culture, forcément que le Muséum d'histoire naturelle, la Galerie de l'évolution sont informés. Donc j'imagine qu'il doit y avoir des experts qui doivent regarder ça et qui doivent se dire « Est-ce que nous devons exercer le droit de préemption ? ». voire demander l'interdiction de sortie du territoire. Voilà. J'espère que ça fonctionnera comme ça. Ça marche quand même. Il faut pas dire que rien ne marche jamais. C'est quand même quelque chose qui fonctionne. Bon. Au passage, d'ailleurs, c'est déjà arrivé, je crois, dans l'histoire que... Par exemple, le musée du Louvre fasse exercice de son droit de préemption sur... Il y a eu un truc comme ça... récemment... Je crois que c'est un tableau de Chardin du XVIIIe siècle avec un plat de cerises, il me semble, un truc tout à fait extraordinaire. Je dis ça de mémoire. Je me trompe peut-être. Mais justement, où le Musée du Louvre a fait un exercice de son droit de prévention. Ça a été vendu à Drouot ou je sais pas quoi. Et ensuite, on a recours à des mécènes. Parce que si le ministère n'a pas assez d'argent... en ces temps de pénurie budgétaire, où si le Musée du Louvre n'a pas assez d'argent, il lance à ce moment-là... Vous l'avez peut-être déjà vu, c'est déjà arrivé. Il y a par exemple l'association des Amis du Musée du Louvre, ou bien la fondation Charles de Gaulle, etc., qui d'ailleurs aussi... Je crois que c'était porté pour faire des préemptions, qui va collationner en disant « Écoutez, on a 6 mois, et ils vont faire comme nous on fait pour notre campagne ». Voilà. Alors l'enseignement de tout ça, c'est quoi ? C'est assez intéressant pour nos affaires à nous. C'est que vous voyez bien que quand il s'agit de défendre le patrimoine national, l'État a su retrouver des façons de protéger le patrimoine national. Parce que l'interdiction de sortie du territoire... c'est contraire au dogme de la libre circulation des marchandises et des biens. C'est contraire au marché européen, d'ailleurs. Et je crois que l'interdiction du territoire, c'est de l'interdiction du territoire national. C'est-à-dire que même des Allemands ne peuvent pas acheter dans ce cas-là. Donc ça veut bien dire... Alors je sais pas... Il faudrait que vous me preniez tout à trac. Il faudrait vérifier la lycéité de ça vis-à-vis du droit européen. Et on a dû obtenir des exemptions. Mais ça veut bien dire que quand on veut, on peut. On protège. Et quand on veut, on prend quoi ? On prend des mesures protectrices qui rompent avec le dôme de la libre circulation des marchandises et des biens. La préemption, c'est quoi ? C'est on interdit à des... On réserve aux nationaux français le privilège de conserver leur patrimoine. Ce que je veux faire, par exemple, avec la dette publique. Vous savez, je l'ai déjà expliqué plusieurs fois, je veux que lorsqu'il y a des adjudications du Trésor qui arrivent à expiration, on lance des bons du Trésor qui seront souscrits ou pas souscrits, mais par des... des Français de nationalité française en France. Voilà. Ça sera... Ou pas forcément de nationalité française, mais en tout cas des bons du trésor en France, pour que ça reste en France. Voilà. Donc on voit bien que... Pour protéger nos intérêts, il faut rompre avec les dogmes. Et on a des lobbys en France qui ont réussi à se faufiler ici ou là pour imposer leurs intérêts privés... Enfin pas privés, mais leurs intérêts particuliers. en obtenant de l'État qu'il rompe avec les dogmes. Il y a notamment cette affaire des prélèvements sur des préomptions et de l'interdiction de sortie du territoire pour ce qui concerne les œuvres d'art vendues aux enchères. Il y a aussi, par exemple, s'agissant de la culture, vous savez, le privilège, justement, pour protéger la production cinématographique française. Et il y a aussi des trucs dérogatoires du droit européen qui ont été trouvés. Moi, ce que je veux, c'est que je veux protéger le patrimoine des Français et ne pas laisser partir ce squelette. Mais je voudrais aussi ne pas laisser partir nos industries. Voilà. C'est pour ça qu'il faut sortir de l'UE. Voilà. Je considère... Moi, je frappe les industries d'une ORTF, l'obligation de rester sur le territoire français. Ça veut dire mettre un terme à la libre circulation des capitaux. Moi, je suis toujours très logique, alors qu'en fait, on a un système... Vous comprenez le vice et la trahison que représentent le fait... que quand il s'agit de garder un tableau de Chardin du XVIIIe siècle, on prend une interdiction de sortie du territoire ou bien une préemption qui casse les lois du marché. En revanche, lorsqu'il s'agit de faire partir des industries de toute première importance, là, on les laisse partir sans rien dire. Ça veut bien dire qu'il y a une trahison quelque part.
dernière question du chat de Andrea Grosdanik. Vous avez été invité par Sam Zira il y a quelques jours. Qu'avez-vous pensé de cette invitation et de l'interview ? Voilà pour la dernière question.
Bon, écoutez, moi, on m'a dit... Alors je vais vous dire quelque chose. J'ai des collaborateurs qui me servent d'attachés de presse et qui attirent mon attention. sur l'évolution des esprits et l'évolution des médias. On est en train de vivre une révolution silencieuse. C'est que les médias mainstream baissent dans leur impact sur la société française, baissent de mois en mois. J'ai fait un tweet il y a quelques semaines. On a appris que les sites Internet... de tous les grands médias français, de la presse écrite ou radio-télévisée, en un an, de septembre 2025 à septembre 2026, ont perdu –20, –30, –40, –50, même –55% de leur audience. Ils ont perdu la moitié de leur audience en un an. Par exemple Le Parisien, L'Express, Le Point. C'est une catastrophe. Et au même moment, on voit se développer sur Internet beaucoup d'initiatives individuelles qui, parfois, font des scores très impressionnants. Depuis des années, j'ai l'habitude d'être invité – et je les en remercie – par des chaînes de radio et de télévision de la Webosphère. que vous connaissez. Il y a TV Liberté, il y a Radio Courtoisie, il y a GPTV, il y a Omerta, il y a TV Finance, il y a Publications Agora, il y a QG, Dodo Lancelin, Fréquences populaires, il y a L'œil de Mourad... Mon œil, ça s'appelle maintenant le dialogue franco-russe. Enfin il y a quand même une nébuleuse, comme ça, de chaînes qui se sont développées. Mais il y en a d'autres. Et nous avons donc... Depuis quelques temps, on est de plus en plus sollicités par ces autres. Et lorsque un de mes collaborateurs m'a dit qu'il y avait la possibilité que je sois invité chez ce youtubeur qui fait 2,1 millions d'abonnés, 2,1 millions d'abonnés, c'est absolument considérable, c'est deux fois plus que TV Liberté. Nous, on se flatte. à l'UPR d'avoir, je crois, quelque chose comme 517 000 abonnés, c'est-à-dire c'est 4 fois le nombre d'abonnés de UPR TV. Donc lorsqu'on m'a proposé ça, ben j'ai dit d'accord. Alors j'ai compris. On m'a présenté le concept un peu particulier de ce genre d'entretien, qui est un entretien un petit peu intimiste, avec des questions un peu intrusives. Mais... qui sont dans l'air du temps. Voilà. Et je me suis dit... Enfin voilà, il faut être aussi un peu de son temps. Il faut pas non plus se refermer à tout. Donc j'ai été invité. Je ne connaissais pas, donc, le youtuber en question, qui a été tout à fait charmant. qui a été sympathique. Il m'a posé quelques questions qui étaient un petit peu difficiles. Il m'a reparlé de mon affaire. J'aurais préféré qu'il le refasse pas. Ça m'a permis quand même de bien clarifier les choses. J'aurais permis de clarifier pas mal de points sur pas mal de choses, d'ailleurs. Et franchement, moi, je me suis dit comment ça va être pris. Bon... Si je devais dire le fond de ma pensée, je suis pas quelqu'un qui tutoie naturellement. Bon. Donc quand j'ai un youtubeur qui me tutoie, bon ben voilà. Il y en a un autre comme ça, c'est Sinkerview, qui me tutoie aussi. Bon. Moi, je suis un peu de la vieille école. J'ai un peu de mal à tutoyer des gens que je ne connais pas du jour au lendemain. Mais à part ça, ça s'est me semble-t-il très bien passé. Et à part quelques personnes qui ont tiqué sur tel ou tel aspect, on a d'excellents retours. On a beaucoup... À commencer d'ailleurs. par mon hôte, qui a été très satisfait, parce qu'il a d'excellents retours. Nous, on a d'excellents retours. Et donc voilà. Je le dis d'autant plus que... J'en ai d'autres. Demain soir, je suis sur un petit space... d'un internaute dont le nom de code est Pouascaille. C'est pas forcément ce qui est de plus euphonique. Mais enfin, il y a... Je crois que c'est demain soir, il me semble, qui va avoir sur un space où il y a plusieurs centaines, plusieurs milliers de personnes. Ben, je vais y aller. À la fin de cette semaine, je suis l'invité... d'un internaute qui s'appelle, je crois, Daniel – on ne fait pas connaître son nom de famille – qui est sur Babel TV. Alors Babel TV, c'est pas exactement comme la vidéo dont on parle. Là, on a un site qui est à 50 et quelques mille abonnés. Mais au bout du compte... Et j'en ai d'autres. Il y en a plein d'autres qui se manifestent, qui veulent me voir. Aujourd'hui même, j'ai reçu d'ailleurs... une petite chaîne d'étudiants de l'université de Lyon 3, qui s'appelle Polygone, qui sont venus m'interroger, etc. Moi, je réponds... Dans la mesure où j'ai du temps, je réponds à tout le monde, parce qu'en fait, ça a beaucoup d'impact, non seulement sur le nombre de vues sur YouTube, mais aussi sur les reprises. Et j'en profite ici pour remercier toutes celles et tous ceux qui font des reprises sur Twitter, sur TikTok, sur Instagram, sur Facebook, etc. On a parfois des vidéos, des petits morceaux, qui font 300 000, 400 000 vues, 500 000 vues, 1 million de vues en quelques heures, en fait. Et ça, c'est vraiment très important, parce que je pense que c'est comme ça. qu'on va progressivement tous ensemble mettre de côté les médias des milliardaires. Les milliardaires ont acheté des médias pour vous forcer à voter contre vos intérêts. Je m'adresse ici aux Français en général, pour vous forcer à rester dans l'UE, pour vous forcer à accepter la libre circulation des capitaux. Ils sont prêts à tout, puisque c'est ça qui est à l'origine de leur immense fortune. Donc ils achètent – je l'ai dit – les chaînes de télévision, les journaux, les radios, les instituts de sondage. Voilà. Mais... Mais l'esprit humain est ainsi fait. C'est d'ailleurs un des arguments avancés par certains théologiens pour donner à penser à l'existence de Dieu. Chacun est libre de penser ce qu'il veut. L'esprit humain est ainsi fait qu'il préfère la vérité aux mensonges, qu'il préfère la sincérité, l'honnêteté... aux mensonges. Et puis les gens ne sont pas si bêtes. Ils voient bien quand quelqu'un s'exprime, s'il s'exprime du fond du cœur, comme je le dis souvent en japonais, « kokorokara », ça veut dire « du fond du cœur », ou bien si vous récitez un truc style McKinsey, voilà, vous récitez le narratif, voilà, que tous les autres... C'est une espèce de langue de bois insupportable. D'ailleurs, en règle générale, enfin, ce que les gens disent... J'ai eu d'énormes, immenses témoignages, c'est que les gens disent qu'avec moi, on s'ennuie pas. Ça dure parfois très longtemps. Il y a des gens qui trouvent que c'est trop long. Mais parce que je dis ce que je pense, ce que je sais, ce que j'ai appris tout au long d'une vie, etc., et ce que je crois être le plus près de la vérité. C'est un concept difficile, la vérité. Mais chacun a sa vérité. Mais quand même, j'essaie d'être le plus honnête possible, de dire la vérité. Et face à ça, qu'est-ce que peuvent... Les oligaristes... Ils ont beau racheter tous les médias du monde, mais les médias dégringolent à toute allure. Parce que quand vous entendez... Quand vous écoutez des trucs sur les médias qui... Je crois que c'est sur France 5 récemment. Il paraît qu'il a été question de moi pendant quelques instants, où il y a un... Je sais pas qui... Mon maire a rapporté... J'ai pas vu le truc. Il paraît-il que j'ai été traîné dans la boue, ridiculisé, etc. C'est vraiment... Vous vous rendez compte ? Moi, je trouve normal qu'il y ait de la satire, de la critique, de la parodie, des chansonniers qui existent en France. C'est le pays des chansonniers. Donc je ne suis pas scandalisé d'être critiqué, bousculé. Mais sur France 5... Ou il y a le Canard Enchaîné aussi qui... On me critique. D'ailleurs, c'est bon signe. Si le Canard Enchaîné me fait des critiques et France 5, c'est qu'ils savent qu'en ce moment, on est en très forte progression. Ils le voient. Moi, je le vois dans la rue. Je suis en arrière abordé. Ils le savent. Mais si vous voulez faire des critiques... brocarder un responsable politique, se moquer de tel ou tel travers qu'il peut avoir, etc. D'accord. Si c'est par ailleurs un homme politique qui a pignon sur rue, qui est ultra connu, qui a eu l'occasion de s'exprimer 50 fois, qui est entouré par toute une cour de journalistes qui font de la dévotion... Bon, que de temps en temps, il y ait un petit coup d'épingle très bien. Mais moi, j'ai droit à rien sauf pour me faire taper dessus. Vous vous rendez compte de la déontologie de ces gens ? France 5, qui me donne d'abord le droit à la parole pendant plusieurs dizaines d'heures, et bien après, ça, d'accord qu'ils me tapent dessus. Mais ils me tapent dessus sans même m'avoir jamais invité. Ça démontre... Moi, je dis ça... En fait, ça me fait assez rigoler. Parce que j'ai de l'intuition, j'ai de l'expérience. Je peux vous dire qu'en ce moment, on grimpe très fort. On grimpe très fort parce que la scène politique française, c'est un désastre. Voilà. Je l'ai dit. Non, il n'y en a pas... J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Vous imaginez que depuis les marchés financiers à Tokyo, Séoul, Taïpé, Singapour, New Delhi, San Paolo, Dubaï, Wall Street, la City londonienne, etc., Quand les analystes financiers regardent la situation politique de la France, ils se disent « Attendez, qu'est-ce qui nous prépare le peuple français ? ». Madame Le Pen qui... Son truc, c'est quand même pas la finance. Bon, elle est quand même pas très hyper compétente sur ces sujets. On voit bien qu'elle est extrêmement mal à l'aise. Et Mme Le Pen qui a été condamnée définitivement en cours d'appel. pour détournement de fonds publics avec une trentaine de ses collaborateurs, et qui va peut-être être obligé de faire campagne avec un bracelet électronique aux pieds. à vue de Tokyo, Sydney, Taipei, New York... Ils se disent « C'est quoi, ça ? ». Alors ils se jettent sur le deuxième. Alors c'est quoi, ça ? C'est quoi Mélenchon ? Comment ça ? Mélenchon qui propose de faire une croix sur 20% de la dette française, celle détenue par la BCE ? en piétinant tout, en piétinant les intérêts de nos partenaires à la Banque centrale européenne, qui évidemment ne laisseront pas faire. D'ailleurs, Mélenchon n'aura pas le pouvoir. Les gens se disent que ce type dit n'importe quoi. Il veut que la France fasse un défaut colossal sur 700 milliards d'euros. Et en plus, il est proche des frères musulmans. Les gens, ils se disent « Ils n'en viennent pas ». Et puis il se dit... Bon, il y a un troisième larron dont on nous dit qu'il pourrait être élu. Et le troisième larron, c'est Édouard Philippe. Édouard Philippe, qui d'ailleurs est poursuivi pour détournement de fond, des choses pas très claires... dont le port du Havre, accessoirement, mais qui en plus de ça restent dans la mémoire des financiers du monde entier, comme le type qui a fait grimper l'endettement public français de 800 milliards d'euros en l'espace de 3 ans pour rien. Alors vu de toutes ces places financières, je peux vous dire que les gens se disent « les Français, c'est terminé ». C'est vraiment un pays absolument infoutu d'avoir des gens qui tiennent la route pour être chef d'État. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les taux d'intérêt sont en croissance verticale. Voilà. Quant à ceux qui parlent de l'ISNA... Mais l'ISNA, je vais lui faire un petit truc spécial, parce que j'ai commencé à regarder. L'ISNA, c'est n'importe quoi. Voilà. N'importe quoi. On va examiner ça. Là, il est temps d'arrêter. Mais on va examiner... Je pense que je vais lui consacrer une petite vidéo. D'ailleurs, je vais proposer de l'inviter à un débat. J'ai dit ça hier. sur TV Finance. Je voudrais regarder minutieusement ce que M. Lysna propose. J'avais proposé d'ailleurs la même chose à Mme Saracnafo. Mme Saracnafo, elle a pris la poudre des scampettes. Voilà. Alors bon, faute de Saracnafo, faute de grives, on mange des merles. J'aimerais bien pouvoir débattre avec M. Lysna sur son programme. Voilà. Comment il voit les choses ? Honnêtement, ça serait assez rigolo. Voilà. Si je n'ai pas de réponse, je vais le faire sans lui, parce que ça mérite que les Français s'y intéressent. Il faut bien comprendre que vu de l'étranger, quand on regarde les trucs de Lisna... Ça va voir. N'importe quoi. Donc... Parce que M. Lisna, c'est le tac-tac-tac Milléi. Oui, je connais bien les milléistes français. N'importe quoi. Mais suis ouvert au débat. Voilà. Et donc peut-être qu'au bout de tout ça, eh bien peut-être que finalement, dans l'ensemble du monde, et y compris les oligarques, ils devraient peut-être se dire « Ah bah attendez, on va quand même pas faire diriger la France par des zombies ». Enfin voilà. Croyez-moi, nous sommes en forte croissance. Je suis très content d'être allé chez Samzira. Je suis très content d'aller chez Babel TV, d'aller chez PoSky, d'aller... Enfin il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup d'autres. Là, c'est mes collaborateurs qui m'ont proposé tout ça. Parfois, c'est des petits trucs. Parfois, c'est des trucs plus importants, etc. L'essentiel, c'est de diffuser l'information au maximum. Il y a de plus en plus de Français, notamment de jeunes, qui cherchent... quelque chose d'autre que le plat tout préparé absolument immonde qu'on leur a mis sous les yeux. Je pense que nous pouvons vraiment faire une percée, l'essentiel étant bien sûr d'avoir les parrainages. Merci de m'avoir écouté. Et puis comme d'habitude, vive la souveraineté et l'indépendance de la France. Et vive la France. Et je vous donne rendez-vous à mercredi prochain, c'est-à-dire le 11 novembre. Je le ferai le 11 novembre, même si c'est un jour férié. Et ça sera le numéro 134. Merci à tous et à bientôt.
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