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Les mineurs étrangers, voleurs, violeurs, assassins. Le maire de Saint-Denis, grands singes, tribus primitives. Et en même temps, vive la France blanche et heureuse, pétain, sauveur de juifs. J'invente rien. Ce sont les propos diffusés sur CNews. CNews, une chaîne d'information française sur une fréquence publique regardée par des millions de téléspectateurs. Aujourd'hui, plus de 800 000 personnes ont signé une pétition demandant la suppression de CNews et c'est justifié. En 2026, c'est 300 000 euros d'amende pour CNews. 300 000 euros. trouvez cela élevé par rapport aux milliards détenus par la famille Bolloré ? C'est l'aumône jetée au visage de la République. Le prix pour pouvoir continuer le travail méthodique de sape de notre démocratie. Toujours les mêmes obsessions. Les étrangers, l'immigration, les Noirs, les Arabes, du matin au soir. Le racisme à toutes les sauces. Entrée, plat, dessert. Les raccourcis sont grossiers, les ficelles sont bien visibles. Une telle créativité pourrait presque être comique si le sujet n'était pas aussi grave. Et les macronistes laissent faire. Dans le complot contre la France que mène aujourd'hui l'Empire Bolloré, rien n'est laissé au hasard. Tout est méticuleusement calculé. Et cela conduit à la violence. Après l'attentat raciste de Trappes, nous n'avons plus le choix, nous devons agir et agir vite. Ma question est donc simple. Quels outils juridiques allez-vous donner à l'ARCOM pour que le racisme n'ait définitivement plus sa place sur les fréquences publiques ?
Madame la ministre de la Culture, Madame Catherine Pégard, vous avez la parole.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Madame la Sénatrice, permettez-moi tout d'abord de dire à nouveau mon soutien aux journalistes qui sont de plus en plus pris à partie dans l'exercice de leur métier. Vous évoquez la ligne éditoriale d'un média audiovisuel. Le débat est légitime. L'Assemblée nationale a décidé de s'en saisir en désignant hier un rapporteur pour examiner dans les prochains jours le classement ou l'organisation d'un débat à la suite de la pétition CNews. Il ne me revient pas de préempter ce débat parlementaire. J'aimerais en revanche en rappeler le cadre, notamment réglementaire et juridique. Il ne doit pas être oublié. Nos médias audiovisuels sont soumis à un cadre précis, fixé par le législateur, qui répond au principe constitutionnel de la liberté de la communication. Cette liberté s'exerce, il me faut encore le rappeler, dans les limites fixées par la loi. Celle-ci, je le répète, prohibe l'incitation à la haine et à la discrimination. Elle impose de respecter le pluralisme. Elle prescrit la rigueur dans le traitement de l'information. Cet équilibre est placé sous le contrôle du juge, mais aussi sous le contrôle d'une autorité indépendante, l'ARCOM. Ce sont les garants de nos libertés fondamentales. C'est à eux qu'ils reviennent d'apprécier si ces principes, si ces règles sont respectées et le cas échéant. d'en tirer les conséquences. C'est une mission essentielle. S'il ne m'appartient pas de la commenter, je veux leur témoigner ma confiance et leur dire que leur rôle dans la sérénité et la pérennité du débat démocratique est plus important que jamais. Par ailleurs, le gouvernement a présenté en juillet dernier un projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme. Il permettra de compléter utilement l'arsenal législatif en matière de lutte contre les propos haineux, discriminatoires, en particulier en ligne. Je vous remercie.
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