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à cette question ma collègue Emeline Kabidi. Ces trois derniers mois, trois agressions ont eu lieu à La Réunion. Ces trois agressions ont trois points en commun, tous commises en milieu carcéral, tous commises sur les surveillants pénitentiaires, tous commises par des détenus atteints de troubles de la santé mentale. Je tiens ici en lieu et place à témoigner mon soutien au personnel des prisons réunionnaises dans cette épreuve. Mais au-delà du drame, CV Diver nous convoque et nous oblige. Il nous oblige à l'indignation, à la responsabilité, mais surtout, oui, surtout à la réflexion. Le gouvernement a annoncé que la santé mentale serait la grande cause nationale. En 2026, cette promesse a été reconduite. Mais où sont les actes ? La rue et la prison ne doivent plus être des hôpitaux psychiatriques de substitution. L'intensification des troubles psychiatriques en milieu carcéral met la vie du personnel carcéral en danger, mais aussi ceux des détenus. Ajoutez à cela la surpopulation avec 1000 personnes détenues pour une capacité théorique, je dis bien théorique, de 575 places. 16 prisons en Outre-mer, messieurs les ministres, mais combien de UHSA ? Zéro. Zéro et pourtant les trois agressions témoignent d'un besoin réel. Compatir sans agir est un aveu de faiblesse. Je me fais ici caisse de résonance et chambre d'écho de l'insert syndical à Caen, une création d'une unité hospitalière spécialement amenée.
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Panifous, ministre en charge des Relations avec le Parlement.
Merci Madame la Présidente. Mesdames, Messieurs les députés, Monsieur le député, d'abord excusez le garde des Sceaux en déplacement qui aurait dû répondre à cette question. Je souhaite à mon tour, au nom du gouvernement de la République, apporter mon soutien aux agents pénitentiaires qui ont subi les agressions que vous avez évoquées ainsi que tous leurs collègues qui interviennent dans les centres pénitentiaires. C'est bien ce qu'elle doit à ses agents, à la fois pour la sécurité de nos concitoyens, mais aussi pour les conditions de travail en sécurité, pour la dignité des gens qui sont détenus dans ces centres de détention. Le ministère de la Justice est pleinement engagé pour protéger ces personnels-là, mais aussi, je l'ai dit... permettre et donner des conditions de détention dignes et en sécurité aux détenus. Et vous avez soulevé une réalité, qui est que nos prisons contiennent énormément de personnes qui souffrent de troubles psychiatriques. Et à ce titre, ils doivent justifier, ils doivent bénéficier d'un accompagnement et d'une prise en charge spécifique. Cette prise en charge repose sur l'existence dans chaque établissement d'une unité sanitaire, mais aussi sur un réseau de services psychiatriques régionaux. Là, nous parlons en l'occurrence de La Réunion. La création d'une unité de réhabilitation pour usagers de drogue est prévue en 2027 au centre de détention du port. Elle permettra de renforcer la lutte contre les addictions. facteur de décompensation pour les personnes présentant des troubles psychiatriques, cette unité aura une capacité de 15 places. Le quartier haut de ce centre de détention sera aménagé pour recevoir cette communauté thérapeutique. Deux médecins addictologues, une infirmière et 0,5 équivalent en plein de psychologues sont prévus. Le Fonds de lutte contre les addictions financera annuellement ce projet à hauteur de 200 000 euros. Et soyez assurés, monsieur le député, de notre plein et entier soutien aux agents pénicentiaires de la Réunion et de tout le territoire national.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
Monsieur le ministre, vous savez, dans une avalanche, aucun flocon ne se sent responsable. Et pourtant, votre responsabilité, elle est grande. Tout soutient. Tout grand discours n'est valable que s'il y a des actes. Je vous pose une question sur la santé mentale. Vous me répondez sur les gens qui se droguent. Il y a là une confusion qui n'est pas acceptable et qui n'est pas une réponse acceptable quand on a dans ses manettes, quand on est en charge d'avoir la responsabilité et la sécurité de ces gens qui surveillent nos prisonniers et de ces prisonniers eux-mêmes.
Merci beaucoup, monsieur le député.
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