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Maya. Bonjour à tous. Mon invité ce matin dans les cas de vérité, Louis Alliot. Bonjour. Bonjour. Vous êtes vice-président du Rassemblement national, maire de Perpignan. Alors on va commencer naturellement avec la nouvelle de la nuit, cet échec pour Donald Trump aux États-Unis. Élection de mi-mandat avec des démocrates qui ont obtenu la majorité au Sénat. Ils contrôlent désormais le Congrès. Est-ce que vous regrettez ce revers électoral de Donald Trump
Non, j'en tire des leçons. D'abord, c'était une défaite attendue, mais j'en tire des leçons particulièrement
importantes.
Mais le fait d'intervenir systématiquement sur la politique extérieure coûte à la politique intérieure. Et je crois qu'il paie cash l'aventure iranienne aujourd'hui. Et je crois que les électeurs américains avaient voté pour lui pour des considérations purement internes. est national aux États-Unis et que son interventionnisme extérieur lui a coûté cher là, en plus des conséquences aujourd'hui pour tout le monde sur le pouvoir d'achat tel que nous pouvons le vivre nous-mêmes ici.
Il dit lui-même effectivement que l'Iran a dû compter dans le choix des électeurs et qu'on imagine sur le prix de l'essence notamment. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une part d'échec ? Il avait dit lui-même « faites comme s'il y avait mon nom » sur le bulletin. Oui,
bien sûr. Il est une personnalité un peu extravagante. Et ce deuxième mandat n'a pas dérogé à la règle du premier. Donc je pense que les électeurs, aujourd'hui, lui font payer un style aussi. Mais voilà, c'est la démocratie américaine. Les Américains ont fait leur choix et ce choix leur appartient.
Est-ce qu'il vous inspire encore d'une façon ou d'une autre ? C'est que vous étiez à l'investiture de Donald Trump en janvier.
On y va, c'est un président américain qui a invité des occidentaux à l'investiture. On y est allé, mais dès l'origine, revenez à ce que nous avions dit, nous savions. qu'ils défendraient les intérêts américains d'abord, y compris contre les intérêts français. Et nous, ce qui nous intéresse, c'est de défendre nos intérêts nationaux et européens. Et les États-Unis ne nous ont fait jamais aucun cadeau en matière économique. Et nous en avons bien conscience.
— Et alors, justement, est-ce que ça peut être une bonne nouvelle de demain traiter avec les démocrates
? — Écoutez, les Américains, ils ont un système très particulier à séparation stricte des pouvoirs. Donc ça va pas changer fondamentalement la donne. Il va y avoir une guerre entre les deux camps pendant encore deux ans. Et la vraie bataille sera celle du remplacement de Trump à la prochaine présidentielle. Mais sur la politique, aujourd'hui, je ne pense pas que ça change beaucoup de choses.
Demain, en France, les syndicats appellent à une grève générale. À l'heure du bilan d'Emmanuel Macron, les organisations syndicales sont très critiques à l'égard du chef de l'État. Et en même temps, vous n'êtes pas légitime à leurs yeux pour exercer le pouvoir. Est-ce que dans la perspective de 2027, les syndicats se sont vos partenaires ou vos adversaires ?
sont des partenaires institutionnels dans tous les cas de figure. Ils font partie de la démocratie et de la démocratie sociale, donc nécessairement, vous leur parlez. Moi-même, à la mairie de Perpignan, en tant que maire, j'ai des syndicats et je discute avec ces syndicats sur les conditions de travail des salariés de la ville. C'est normal, ça c'est la démocratie sociale. Après, ils ont des considérations politiques qui leur appartiennent, mais je regarde, moi, dans les enquêtes d'opinion. Même les syndicalistes, même à la CGT, pour une grosse partie, votent pour nous. Donc je pense qu'il y a les effets de manche et de micro des dirigeants de ces syndicats. Et puis il y a des citoyens qui votent aux élections. Et dans ces citoyens, ils votent aussi pour nous.
Il y aura des mobilisations un petit peu partout en France. Vous, au Rassemblement national, quelle est votre mesure pour augmenter les salaires ?
C'était l'augmentation par les patrons de 100 euros. sur les salaires avec une exonération de charges qui concerne Plus de 4 millions de personnes, je crois. Alors que ce que propose aujourd'hui l'augmentation du SMIC, ça ne concerne que 2 millions de personnes. Vous n'êtes pas pour un coup de pouce dû au SMIC dans les prochaines semaines ? Très honnêtement, ça va pénaliser les entreprises qui sont déjà prises à la gorge. Il vaudrait mieux augmenter les salaires avec une exonération de charges plutôt que d'augmenter les charges sur les entreprises aujourd'hui.
Dans les coups de pouce, Sébastien Lecornu hier a annoncé un relèvement du plafond du Livret A dès le 1er février 2027. Entre 25 et 30 000 euros. avec une revalorisation du taux à déterminer. Est-ce que c'est bon pour le pouvoir d'achat
C'est en tout cas, j'allais dire, bon pour l'épargne, sans nul doute, mais il ferait mieux de s'orienter vers la création d'un fonds souverain pour aller investir dans l'économie réelle plutôt que de prendre des mesures qui, honnêtement, relèvent aujourd'hui plus de la communication que du vrai coup de pouce au pouvoir d'achat pour les Français.
Aujourd'hui, la réponse du gouvernement n'est pas à la hauteur ? Non, elle n'est pas à la hauteur, mais la
situation est difficile. Et eux-mêmes sont dans une situation avec une absence de majorité qui ne les incite pas à beaucoup innover en la matière.
On va parler du Rassemblement national. Jordan Bardella publie aujourd'hui un livre. Il s'appelle Gouverner. Il va faire la tournée des librairies. Est-ce que ce sera dans les comptes de campagne de Marine Le Pen pour 2020 ? Je
n'en sais strictement rien. Mais je suppose qu'ils ont interrogé la commission précisément des comptes de campagne pour déterminer si ce sera le cas ou pas.
Il y avait visiblement autour d'Éric Zemmour une jurisprudence qui a fait qu'effectivement il y avait une partie des sommes qui ont été allouées. Toujours pour parler de gros sous, si vous me le permettez, on sait que vous dites régulièrement que vous avez du mal à vous financer. – Mais c'est vrai. – Alors vous en êtes où aujourd'hui pour la campagne de 2027
? – On est toujours à la recherche de prêts bancaires partout en Europe et pour l'instant nous n'avons pas obtenu de prêts bancaires. En regardant quand même que M. Mélenchon lui a obtenu un prêt bancaire. auprès d'une banque qui s'appelle le Crédit Coopératif, qui fait partie du groupe Caisse d'épargne et Banque Populaire et qui n'a pas eu de mal à en trouver. Donc je m'interroge quand même sur la démocratie bancaire en France. Vous
regardez toujours à l'étranger, vous avez regardé vers la Russie, vers la Hongrie par le passé ?
Oui, en Europe, en tout cas ce qui concerne la Hongrie, mais on cherche un peu partout. Mais est-ce qu'il est normal qu'une candidate qui est aujourd'hui en tête de toutes les enquêtes d'opinion soit encore au mois de novembre à la recherche ? d'un prêt bancaire alors qu'il y a toutes les garanties pour précisément compenser ce prêt-là. – Mais vous avez
les moyens de faire campagne jusqu'au 18 avril ? – Oui,
bien sûr, on fera campagne. De toute façon, le parti soutient la candidature de Marine Le Pen et donc le parti sera son premier soutien. Mais c'est vrai que ça devient compliqué en France de faire œuvre de candidature pour faire vivre la démocratie quand précisément… On vous coupe les robinets de l'argent public et de l'argent privé, pour le coup.
Dernière question avant de nous quitter, Louis Alliot. Dans un livre apparaît demain, l'éditorialiste et ancienne conseillère de Ségolène Royal, Françoise Degoy, publie des échanges privés avec Emmanuel Macron. Selon l'un de ses messages, il qualifie le Rassemblement national et ses élus de dangereux.
Écoutez, après 10 ans de M. Macron, quand on fait le bilan de ce qu'il a fait et de notre opposition, entre deux fous, je pense qu'il est le plus fou des deux. Vous pensez... Ah oui, vous dites carrément fou. Écoutez, dans tous les propos qui tiennent dans ce livre dont j'ai lu les meilleurs feuilles, il traite tout le monde de fou, pratiquement. Donc quand quelqu'un traite tout le monde de fou, c'est en général qu'on est un peu instable.
Merci beaucoup. Merci. Je vais passer par les cas de vérité ce matin, Louis.
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