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Et on rappelle en préambule que ce n'est pas l'Assemblée nationale qui peut fermer ces news, c'est l'ARCOM. Ce que peut faire l'Assemblée, en revanche, c'est débattre. D'abord, est-ce que vous êtes tous les deux favorables à ce débat dans l'hémicycle
Oui. Il y a plus de 700 000, je crois, ce soir, Françaises et Français qui ont signé cette pétition. Les règles prévoient qu'on puisse en débattre. Je ne vois pas de raison de censurer ce débat.
Gaëtan Dussault, c'est débat ou pas débat, d'abord
Je n'ai pas d'opposition de principe sur le fait de débattre et de discuter. On est quand même dans la maison du débat par excellence qu'est l'Assemblée nationale. Après, les institutions, et ça a été très bien rappelé d'ailleurs dans ce petit court-métrage, c'est que les institutions ne fonctionnent pas ainsi et n'impliquent pas un débat automatique malgré le succès de la pétition pour l'interdiction de CNews sur les plateformes. Il y a en effet un rapporteur qui va être désigné demain. Il y a de très fortes chances d'ailleurs que ce soit le président de la commission qui n'est pas de ma famille politique. Alexandre Portier. Affirmatif et qui lui, avec la rédaction de son rapport. fera des propositions ensuite aux membres de la commission pour nous dire si oui ou non, débat il doit y avoir.
Alexandre Portier a précisé cet après-midi que de nombreux députés souhaiteraient que ce débat soit plus large et porte aussi sur la liberté d'expression, le pluralisme, la gestion de l'information à l'heure des réseaux sociaux. On s'éloignera quand même du simple sujet CNews pour un débat plus global sur les médias, le journalisme à six mois de la présidentielle. Vous êtes toujours favorable à un débat dans ces conditions-là ou il faut rester sur le sujet initial ? La pétition ?
problème, c'est aussi de savoir quel est l'objectif de cette pétition. L'objectif, on le voit bien, c'est piloté par, finalement, on va dire... Une famille de pensée au sein de l'échiquier politique, qui est plutôt à gauche, voire très à gauche, plutôt parmi les soutiens de Jean-Luc Mélenchon et tant d'autres, qui vise tout simplement à reprendre une des propositions d'ailleurs qui était celle du leader de la France insoumise, à savoir l'interdiction définitive des maîtres pour ces news et ces journalistes. Permettez-moi de me dire que je ne suis pas certain que la gauche et l'extrême gauche est à gagner à ce que l'on fasse un débat. par conséquent, public, devant l'intégralité des Français, qui vont finalement se rendre compte qu'aujourd'hui, ils portent des projets et des ambitions excessivement liberticides dans notre pays.
Benjamin, à lequel lundi Est-ce que d'abord, est-ce que vous êtes favorable à élargir le débat au-delà de la pétition sur CNews, à la liberté d'expression et au pluralisme ? Je
n'ai aucun problème à aborder l'ensemble de ces débats et on est là pour ça, il n'y a aucune difficulté. Mais là, la pétition, elle parle de CNews et du rôle que joue en réalité au-delà de CNews l'Empire Bolloray. La pétition, elle demande
le retrait de la fréquence TNT dont bénéficie CNews.
Qui est octroyé par la collectivité nationale, par la communauté nationale à CNews. C'est une ressource publique. Et
donc derrière la fermeture de la chaîne.
la TNT et qu'il mériterait sans doute aussi. Donc ce débat, il est évidemment légitime. Mais en l'occurrence, les pétitionnaires qui se sont mobilisés en masse, ils pointent du doigt la responsabilité de l'Empire Bolloré dans la diffusion d'un agenda raciste, xénophobe. Il n'y a qu'à allumer CNews. Moi, il se trouve, j'ai été cité, on a fait le compte avec mon équipe, 50 fois depuis une semaine par CNews, dans des éditoriaux, des reportages, etc. Donc j'ai un peu regardé ce qui m'arrive assez peu d'habitude, je dois le dire, CNews, pour voir la virulence et la force. de la pensée raciste sur ces plateaux qui sont d'ailleurs... Pardon, le racisme, ce n'est pas une
pensée, c'est un délit. Donc s'il y a un délit, il y a des sanctions,
il y a des sanctions pénales. Visiblement, pas assez. Par exemple, moi, je ne comprends pas qu'on puisse inviter sur un plateau, il y a des pays où ça ne se fait pas, par exemple en Belgique, qu'on puisse inviter sur un plateau quelqu'un qui a été condamné par la justice, pas par Benjamin Lucas, pas par la gauche, pas par je ne sais qui, par exemple, monsieur Zemmour, condamné par la justice pour incitation à la haine raciale à table ouverte sur les médias du groupe Bolloré. Donc vous vous dites, par exemple, Eric
Zemmour, il ne faut plus l'inviter nulle part
? J'ai proposé d'ailleurs ce que j'ai appelé la taxe Zemmour, c'est-à-dire, c'est le débat budgétaire, donc on trouve les instruments qu'on peut pour porter ce débat, mais j'ai proposé une taxe prohibitive qui rend impossible de fait la capacité d'un média, en tout cas impossible financièrement, à inviter quelqu'un qui a été condamné pour incitation à la haine raciale, condamné évidemment de façon définitive, je respecte les procédures judiciaires. Moi je pense que, vous savez, la force des ennemis de la démocratie, c'est d'utiliser les armes de la démocratie. Et c'est des gens qui se revendiquent de la liberté d'expression, mais... Mais vous n'avez aucun
problème à vous dire qu'en démocratie, on peut fermer une chaîne ?
La démocratie, pour moi, ce n'est pas simplement des règles du jeu électoral. La démocratie, c'est d'abord des valeurs. Au premier rang de ces valeurs, il y a l'idée que les citoyennes et les citoyens sont égaux et égales. C'est l'antithèse complète, absolue du racisme qui a induit une inégalité intrinsèque entre les citoyennes et les citoyens. Et donc, défendre la démocratie, c'est empêcher la diffusion, le déferlement d'une parole raciste. C'est news. Ça, ce n'est pas le rôle de la justice ou de l'art commun ? ça doit être le rôle de l'ARCOM. Là, il y a un débat qui est proposé. On ne peut pas voter de toute façon la fermeture de CNews à l'Assemblée nationale, mais que ce débat ait lieu, que la société française puisse s'emparer de cette question de savoir comment nous allons nous protéger du racisme, nous protéger de celles et ceux qui veulent aujourd'hui détruire la République dans le sens où ils veulent s'attaquer aux valeurs les plus fondamentales de notre République, je pense que ce n'est pas un débat qui est superflu dans un moment de grande tension aussi, dans un moment de doute de toutes nos sociétés d'ailleurs, qui sont traversées par une montée en puissance considérable aujourd'hui des forces
racistes xénophobes. Mais on pourrait... à ce moment-là, si on vous suit, pourquoi s'arrêter au racisme et pas mettre l'antisémitisme ? Et à ce moment-là, certains responsables de LFI ont été mis en cause pour antisémitisme. pourraient être bannis aussi d'un certain nombre de chaînes de télévision, puisqu'ils ont été accusés. C'était moi une condamnation. Moi,
j'ai aucune difficulté à dire que quelqu'un qui était condamné pour incitation à la haine, qu'elle soit raciste, antisémite, islamophobe, quelqu'un qui, de fait, a été condamné par la justice pour avoir finalement tenu des propos, et pas que des propos, d'ailleurs, des actions, avoir organisé la division dans notre pays, pas simplement dans le cadre du clivage qui est nécessaire dans la démocratie, mais avoir touché au fondement même de ce qu'est notre identité républicaine. c'est-à-dire liberté, égalité, fraternité, que quelqu'un qui était condamné définitivement par la justice pour cela n'ait pas accès aux médias, ça me paraît la moindre des choses. Gaëtan Dussaucet ?
fait, je pense qu'il y a un grand problème parce que... Moi, ce que je constate depuis quelques heures, et même quelques jours, c'est que finalement, la gauche française se retrouve à courir, après Jean-Luc Mélenchon, les propositions de la France insoumise. C'est-à-dire qu'on sait, eux, ils ont assumé, ils veulent à tout prix faire fermer ces news, ils veulent tout interdire, ils veulent censurer, porter atteinte à la liberté d'opinion, porter atteinte à la liberté d'expression. On le voit, c'est ou par l'intimidation verbale, ou par des raids qui sont envoyés sur les réseaux sociaux, où on va harceler quasiment une journaliste qui a le malheur de poser des questions à un candidat à l'élection présidentielle. C'est un peu aussi ce qu'a fait Jean-Philippe Tanguy.
On les
a protégés des militants. Jean-Philippe Tanguy, dimanche soir,
il s'en prend sur Twitter à Anne-Claire Coudray quand elle interview Edouard Philippe sur TF1.
C'est au-delà de les critiques. Je ne dis pas
le contraire. Est-ce que c'est un responsable politique qui doit dire quelles questions doit poser la journaliste ?
Non, mais ce que je vous dis, c'est que vous voyez quand même qu'il y a une différence. traitement entre ce qui est organisé, commandé au sein de la France insoumise à l'égard de ses militants et de ses soutiens à l'égard du monde journalistique et médiatique, et ce qui peut être fait du côté du Rassemblement national. Jamais vous n'avez entendu le Rassemblement national, qui pourtant en a pris plein la figure durant des années, notamment par les médias et pas que, demander pour autant l'interdiction d'émettre d'une chaîne de télévision, qu'elle soit publique ou qu'elle soit privée, quand Jordan Bardella était qualifié de petit Adolf Hitler. sur une chaîne de France Télévisions. On n'a pas demandé la fermeture, on a demandé des sanctions, on a demandé des excuses, mais on n'a pas demandé la fermeture. Quand Eric Ciotti, le soir de sa victoire aux élections municipales à Nice, et apparemment c'est surtout que le micro était resté ouvert, il ne pensait pas qu'il était ouvert, il est assimilé à Benito Mussolini. On ne demande pas la fermeture pour autant de France Info Télévisions qui à ce moment-là diffuse la séquence. Vous entendez que sur ces news il y a une accumulation
de sanctions, c'est la chaîne qui a été le plus... sanctionné par l'ARCOM et que peut-être le public se dit à quoi sert une accumulation si elle n'aboutit pas à une sanction plus grave ?
Il y a des sanctions qui peuvent être émises directement par l'ARCOM et ensuite par la justice. Il y a des amendes d'ailleurs qui ont été adressées à l'encontre de CNews et d'autres chaînes, je me souviens à l'époque aussi, de C8. Donc tout cela existe et c'est justement la justice qui doit s'en saisir. Ce n'est pas à des politiques de décider du jour au lendemain parce que votre opinion me dérange, parce que ce que vous dites me dérange, parce que la ligne éditoriale n'est pas la mienne, que par conséquent... vous n'avez plus le droit d'émettre. Et si on s'arrêtait uniquement sur les saisies et les recours de l'ARCOM, désolé, mais à ce moment-là, et ce n'est pas pour les accabler eux en particulier, mais l'audiovisuel et le service public, la télé audiovisuelle publique, a aussi eu à peu près une dizaine d'interventions de l'ARCOM parce qu'il n'y avait pas un bon respect du pluralisme politique sur les chaînes, parce que sur France Inter, par exemple, on décidait de consacrer 60% du temps de parole du Rassemblement national qui était diffusé uniquement durant la nuit. un taux d'écoute qui est largement en deçà. Donc vous avez forcément des rappels à l'ordre qui reviennent assez régulièrement. Vous en aviez eu d'ailleurs une aussi sur, je crois que c'était France Info Télévisions, qui avait malmené une information, qui avait mal qualifié le maire de New York. Donc tout cela, en fait, ça fait partie du débat. Parfois, il y a des limites qui sont franchies, et à ce moment-là, c'est la justice qui s'en saisit.
Je voulais d'abord vous lire, on reçoit beaucoup de messages, beaucoup de questions de téléspectateurs, et des messages aussi dans l'esprit du thème de votre émission, puisque toute voix doit compter, que cela plaise ou non. ces news à un public et doit être maintenu face à une presse majoritairement de gauche. C'est ce que nous dit FC. Benjamin Lucas.
Imaginez si je venais dire ce que je ne dirais jamais. Oui, Dieu donné à un public. Imaginez si j'allais dire, je ne suis pas spécialiste de l'ensemble des propagandistes racistes qui existent dans ce pays, mais si j'allais dire un public qui est rempli des salles. Non, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Moi, je ne crois pas que le racisme, la xénophobie, soit des lignes éditoriales et des opinions comme les autres. D'ailleurs, la loi dit explicitement que ce ne sont pas des opinions comme les autres, ce sont des délits. La question, c'est comment nous protégeons collectivement de la diffusion de ces délits.
Vous avez aussi demandé le retrait de l'accréditation à l'Assemblée nationale pour les journalistes des médias du groupe Bouloré. Qui décide qui est journaliste ? Qui décide ce qui est un média dans une démocratie ?
Pas moi. Par contre, je crois que l'Assemblée nationale... Quand vous demandez le
retrait des accréditations. Oui, parce que je considère
que nous sommes dans le temple de la démocratie, des valeurs de la République, et qu'il fait rentrer et tolérer qu'il rentre à égalité avec d'autres des gens qui sont en réalité... La carte de presse ne suffit pas ? Pardon, c'est documenté comme ce qu'est l'objectif de M. Bolloré. Pourquoi M. Bolloré achète des médias ? C'est au service d'un agenda idéologique, un agenda idéologique d'extrême droite, donc qui vise à détruire ce qu'est l'identité de notre République. C'est comme ça que je le considère. Donc oui, je mène la bataille politiquement. Et si demain ? qu'on retire cette agréditation. Il y a un bureau de l'Assemblée nationale qui est un bureau politique, qui n'est pas une instance juridique. J'ai été sanctionné par ce bureau pour avoir dénoncé le racisme de l'extrême droite, ce qui prouve bien que ce bureau prend des décisions politiques animées par des ambitions politiques.
Et si demain, une pétition demande la fin des aides à la presse au journal d'Humanité ? Mais
ça n'a rien à voir. Pardon, mais c'est grave ce que vous faites. Moi, je ne mets pas sur le même plan une radicalité, si vous considérez que ça peut être radical, ou une opération. et l'expression du racisme qui est contradictoire. Le racisme
est un délit. La ministre de la Culture l'a rappelé dans l'hémicycle cet après-midi. C'est à la justice et c'est à l'Arcom de s'en saisir. Quand il y a eu un racisme manifeste, délit, des sanctions ont été prononcées bien au-delà de la mise en demeure. Il y a eu des amendes fortes puisque je crois que CNews en a payé jusqu'à 631 000 euros au décompte arrêté en juin dernier. Donc vous êtes en train de dire que la justice ne fait pas son travail ?
Non, je dis qu'il y a un cadre de débat parlementaire, on peut aussi changer les lois, vous savez, c'est ça qu'on fait tous les jours. Et je pense qu'il nous faut être beaucoup plus intransigeants à l'égard de l'expression de la haine raciste dans notre pays, qui se diffuse. Il y a une donnée nouvelle aussi par rapport à tous les moments où on a inventé, débattu de ces lois. C'est qu'il y a aujourd'hui des empires médiatiques qui ont été construits avec cet agenda idéologique-là. Et je crois que nous devons, là on parle d'un débat, qu'au moins l'Assemblée nationale puisse pendant quelques heures se demander comment nous allons nous protéger. On regarde ce qui s'est passé à Trappes, on regarde ce qu'est le déferlement de haine raciste. les courriers que nous recevons, ce qu'un certain nombre de collègues reçoivent comme menace, etc., le climat dans lequel vit ce pays aujourd'hui. Je pense que ça interroge à minima sur la façon dont on décide de se protéger collectivement de tout cela.
Je pense
qu'en réalité, la gauche est allée trop loin et qu'en fait, aujourd'hui, elle se rend compte qu'elle ne peut plus faire demi-tour. Et donc elle essaye de trouver des justifications, des manières de pouvoir dire mais non, on reste quand même raisonnable, on reste attaché à la démocratie, alors qu'elle vient tout simplement de mettre un coup justement à la démocratie par ce type de proposition et ce type de débat. Encore une fois, ça ne pose aucun problème qu'on puisse en discuter comme on le fait là ce soir. Maintenant, je pense que vous ne convaincrez absolument personne. aucun Français de la justesse d'une telle décision ou de... Au
moins les 730 000 qui ont signé la pétition. Si on
reprend les mécanismes, il y a systématiquement un deux poids deux mesures. Si l'hyperconcentration des médias auprès de quelques grandes fortunes, ce qu'on peut reconnaître, pose un problème de pluralisme, de diversité d'opinion, etc., dans ce cas-là, le procès que vous faites à M. Bolloré, je n'ai aucune action chez lui et je ne dois absolument rien à M. Bolloré, donc je le dis d'autant plus librement, vous feriez le même procès à M. Pigas, mais comme celui intervient en grande pompe aux universités de la France insoumise. Entre la concentration des médias ? Non, mais là, c'est un autre
débat, messieurs. Je pense qu'il y a des
confusions qui sont volontaires, qui ont toujours été un peu l'apanage de la gauche pour le coup, à vouloir confondre l'idée raciste qui est un crime ou un délit. Oui, mais justement, vous êtes dans une confusion entre un crime, un délit qui est celui du racisme et une liberté d'expression et d'opinion qui est celle de la critique d'une politique d'immigration qui est menée par des gouvernants. Et en fait, le fait de faire ce mélange d'ailleurs, ça empêche d'avoir des débats sereins, raisonnables et rationnels sur un sujet qui est pourtant en tête. en particulier des préoccupations et des demandes de réformes, notamment des Français, qui s'avent à notre politique migratoire. Vous avez toujours refusé d'en discuter, ça, c'est une grande tradition. On s'éloigne du débat. J'en refuse d'en parler
avec un présupposé raciste et xénophobe, ce qui est votre cas. On a le droit de parler de ce sujet-là sans partir du principe que vous avez réussi. On avait plutôt réussi à rester cordial. C'est cordial, c'est du débat. Ne censurez pas ce débat. Je ne crois pas. Dans mon
émission qui s'appelle Chaque voix compte, vous venez... dire que je censure un débat. On a déjà débordé. On a déjà débordé. On fait comment Parce que maintenant, c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée nationale. Mais je vous remercie ce soir d'être venu en parler tous les deux de façon relativement cordiale quand même. Marco Pommier, tout de suite.
'est moi que vous censurez. C'est pas de
ma faute. Bonsoir, Marco. On l'a suivi, bien sûr, sur LCP juste avant cette émission. C'était l'audition de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, sur la commission d'enquête sur les violences du 17 octobre.
Oui, une audition qui marque le coup d'envoi de cette commission d'enquête chargée de faire la lumière sur cette journée qui a choqué le pays. Pour rappel, plus de 1 000 policiers et gendarmes blessés, 3 000 commerces pillés ou vandalisés. La mairie de Limoges incendiée ce mardi en fin d'après-midi. A près de trois heures, Laurent Nunez a répondu aux questions des députés. Il a reconnu, je cite, un défaut d'anticipation qui est d'abord le sien.
le redis, le bilan de la journée du 17 octobre est un échec à partir du moment où la sécurité de bâtiments publics, de commerces n'a pu être assurée et que dans le même temps, les forces de sécurité intérieure ont été confrontées à une violence inouïe.
ministre de l'Intérieur qui a pointé la responsabilité de la mouvance d'ultra-gauche dans les violences, il a également répondu aux critiques sur la mauvaise anticipation du nombre de manifestants.
services de renseignement ont été pointés du doigt pour avoir sous-estimé le nombre de personnes attendues sur cette journée de mobilisation. C'est sans doute vrai, mais cette sous-estimation est très loin d'être le nœud du problème. On ne peut pas résumer tout cela à un simple sujet de chiffres. C'est aussi pourquoi un dispositif policier plus étoffé en volume d'effectifs déployés n'aurait sans doute pas permis à lui seul... d'empêcher les incidents constatés, notamment les exactions commises avant même le lancement des cortèges, ni les très nombreux pillages commis simultanément en divers points du territoire.
cette audition s'est déroulée sans les députés du Rassemblement national. Pour rappel, le groupe a décidé de boycotter cette commission d'enquête parce qu'il n'avait pas obtenu de poste de rapporteur. Il y en a trois, ils seront chargés de rédiger le rapport final.
C'était aussi aujourd'hui les questions au gouvernement avec une annonce cet après-midi de...
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