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C'est la même chose que samedi dernier, que le samedi d'avant et que le samedi suivant. Est-ce que ça va suffire ? Eh bien, on fait de notre mieux pour que ça se passe bien. Mais vous savez, le ministre répond aux attentes de la population, une attente sécuritaire, mais nous n'avons pas le droit de grève. Et nous aussi, nous avons des revendications, parce que nous enregistrons des blessés dans nos rangs régulièrement, chaque rassemblement, en fin de cortège. Je ne vais pas mettre en cause les manifestants, mais tous ceux qui sont sujets aux violences urbaines. Eh bien, vous me donnez la parole. Je veux juste vous dire que nous, policiers, nous sommes aussi touchés par l'impact du pouvoir d'achat. Nous aussi, nous souffrons. Nous aussi, nous avons des femmes et enfants qui souffrent dans notre pays. Et nous ne sommes pas des robots. Et nous ne pouvons pas éternellement, comme ça, répondre aux attentes insécuritaires sans se faire entendre. Donc, je peux vous garantir que nous, syndicats et unités, on va se faire entendre également. Bien sûr, ce ne sera pas dans la violence, mais il entendra aussi nos revendications. Et pour répondre à votre question, eh bien, nous sommes professionnels, républicains. Et nous serons debout, j'espère, le plus longtemps possible. Mais croyez vraiment que c'est très difficile, très, très, très difficile aujourd'hui dans la corporation.
Qu'est-ce qui vous inquiète particulièrement, Bruno, dans le contexte actuel, à la veille de cette mobilisation qui s'annonce quand même particulièrement suivie demain ? Qu'est-ce qui aujourd'hui inquiète vos collègues policiers ?
qui est très inquiétant, ce n'est pas la journée, c'est surtout la fin de cortège et la soirée, parce qu'en journée, les cortèges seront encadrés par les syndicats, il y a un cortège de sécurité également, donc ce n'est pas tellement en journée que ça peut être inquiétant, mais après, en fin de journée, en soirée, il y a la fatigue qui s'installe et c'est très difficile pour nous, bien sûr, de pouvoir répondre. à cette sécurité que les citoyens ont besoin. Donc, c'est ça, en fait, finalement. C'est 12, 15 heures de terrain que nous faisons. Et puis, nous sommes évidemment fatigués. Et puis, nous avons des blessés dans nos rangs. Alors, espérons que la journée de demain se passe bien. J'ai envie de penser que ça se passera mieux parce que quand on a des syndicats qui sont dans la tête de ces mouvements, eh bien, ça se passe beaucoup mieux. Mais c'est sûr. Tout aussi, ce qu'on crée, c'est la fatigue générale et puis la répétition des manifestations qui risquent de perdurer jusqu'aux élections présidentielles.
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