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Madame la ministre, la liberté de la presse est un pilier de notre démocratie. Mais pour l'extrême gauche, elle n'est acceptable qu'à une seule condition, que les journalistes pensent comme elle et surtout ne la contredisent jamais. Une pétition réclame aujourd'hui la fermeture de CNews. Voilà donc le projet démocratique de certains donneurs de leçons. Musent-les ceux qui ne pensent pas comme eux. Une éditoriale se critique, un journaliste se contredit, une émission qui déplaît se zappe. Mais dans une démocratie, on combat des idées avec des arguments, pas avec des pétitions visant à censurer une chaîne de télévision. Et puisque certains se découvrent une passion soudaine pour le pluralisme, parlons donc de l'audiovisuel public. La Com a relevé qu'au premier trimestre 2026, plus de 70% du temps de parole du RN sur France Info et près de 60% sur France Inter avaient été diffusés entre minuit et 6h du matin. Voilà une conception bien particulière du pluralisme. Donnez la parole au premier parti d'opposition, mais de préférence quand les Français dorment. Le service public n'est pas la priorité de la gauche. Ce n'est pas leur porte-voix, ni une chasse gardée, ni un petit salon idéologique financé par les contribuables. Ma question est donc simple. Votre gouvernement va-t-il enfin défendre la liberté de la presse contre les intimidations de l'extrême gauche ou va-t-elle continuer à laisser les adorateurs de Staline et de Castro décider de ce qu'ils ont le droit de dire? Merci.
Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est à Madame Catherine Pégard, ministre de la Culture.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député. Monsieur le député, je n'aurai de cesse de le rappeler, comme je l'ai fait devant vous hier, la liberté de la presse ne se négocie pas. C'est un fondement de nos sociétés démocratiques. Partout où la liberté de la presse a reculé, c'est parce que les principes démocratiques avaient auparavant reculé. Cette liberté n'est pas pour autant sans règles. Elle s'exerce dans le cadre de l'état de droit. Le législateur a fixé les obligations des médias audiovisuels et leur respect est contrôlé par le juge et par une autorité indépendante, l'ARCOM. C'est à eux qu'il revient d'apprécier d'éventuels manquements et d'en tirer les conséquences. A cela s'ajoutent les règles déontologiques que les rédactions se donnent à elles-mêmes et qui fonctionnent. Il ne m'appartient pas, je l'ai dit hier, de commenter la ligne éditoriale de tel ou tel média. L'Assemblée nationale s'est saisie du sujet en désignant hier un rapporteur pour examiner le classement ou l'organisation d'un débat à la suite de la pétition CNews. Il revient en revanche au gouvernement de garantir l'impartialité du service public de l'audiovisuel. C'est le sens du décret que nous venons de prendre à la suite du rapport Lasserre et qui garantit ces... Cette impartialité la renforce. C'est mon devoir de ministre de la Culture de défendre la liberté de la presse et des journalistes. Les attaques contre la presse, je le répète encore, sont trop nombreuses et trop violentes. Cette dérive est dangereuse. Oui, elle est dangereuse pour la démocratie. Je vous remercie.
Ces quatre années comme élue de la nation aux côtés de Marine Le Pen ont été une fierté immense pour moi. Avec le groupe RN et nos alliés de l'EDR, nous avons été de tous les combats et avons porté la voix des Français dans cette Assemblée contre la Macronie. Alors, je ne peux espérer qu'une seule chose, que tout ce travail accompli débouche sur l'élection de Marine Le Pen en 2027. Je vous remercie.
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