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Sud Radio, l'invité politique. Benjamin Glaze.
8h30 sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez. C'est l'heure du grand entretien politique. Et aujourd'hui, Benjamin, vous recevez Stéphanie Riste, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des personnes handicapées.
Bonjour Stéphanie Riste.
Bonjour Benjamin. Et
merci d'être avec nous sur Sud Radio ce matin. Commençons par le mouvement lycéen et étudiant. Au-delà des revendications, il y a un profond mal-être de notre jeunesse. Un preuve en est la plateforme que vous avez lancée, le gouvernement. sur la prise en charge de la santé, et notamment de la santé mentale. Quelle réponse le gouvernement compte leur apporter ?
Oui, alors vous avez raison d'en parler, parce que c'est, vous savez, 20% des lycéens qui disent avoir eu dans l'année des idées suicidaires. On est face, c'est un véritable enjeu de santé publique. Et vous savez, on est dans l'année grande cause nationale, santé mentale, et donc au début du printemps l'année dernière, avec Edouard Jeffrey notamment, et d'autres ministres, puisque c'est très interministériel. nous avons annoncé des mesures qui permettent de mieux prendre en charge la santé mentale des jeunes. Et typiquement, pour être très concret, dès ce mois-ci, tous les lycées auront un numéro de téléphone direct qui permettra une prise en charge d'orienter le jeune en fonction de ses troubles. S'il a besoin d'une mesure urgente, un soin urgent ou un soin dans les 24-48 heures, il aura un rendez-vous. Et donc ça c'est une mesure... qu'on avait appelé le coupe-fil, et pour lequel j'ai travaillé avec les professionnels, les psychiatres, les organisations sur les territoires, et on peut le mettre en place, on le met en place, et donc ça sera une avancée, je crois, importante pour toutes les familles qui nous écoutent, et qui peuvent être face, parfois, à se dire, mais le rendez-vous est dans six mois, comment je vais faire ? Et bien, maintenant, il y aura un numéro unique à appeler, qui permet une prise en charge de ces jeunes s'il y a besoin.
Oui, il devait être mis en place à la rentrée. Est-ce qu'on a déjà des lycéens, des ados qui ont pu en bénéficier depuis ?
Alors, très probablement oui, puisque c'est des organisations de territoire où, vous savez, c'est ce qu'on appelle le service d'accès aux soins. Ça existe déjà pour tout ce qui n'est pas santé mentale. Et dans plus de la moitié des départements, il existe pour la psychiatrie. Puis quand il n'existe pas, on a mis en place d'autres organisations qui permettent aussi d'avoir un numéro de téléphone, un accès direct. à un professionnel qui va dire, oui, il faut que ce jeune soit vu aujourd'hui, ou dans une semaine, on lui donne son rendez-vous. Et donc les familles ne seront pas abandonnées, et le lycéen aura une prise en charge. Donc oui, c'est démarré, évidemment, il y a une prise en charge possible.
Mais avant cela, il y a la présence importante au sein de l'établissement scolaire. Edouard Jeffrey qui a annoncé la création de 500 postes de psychologues, d'infirmiers, d'assistants, de services sociaux. C'est une première réponse, mais... Mais quand on voit sur le terrain 8000 infirmières scolaires, selon certains parlementaires, il en faudrait 15 000. Il y a un manque de moyens aujourd'hui à ce sujet du côté du gouvernement ?
Vous savez, il y a eu beaucoup de débats ces derniers jours, semaines, et on est en plein débat du budget de l'État. Cette augmentation est vraiment la bienvenue, et Edouard Geffray est vraiment engagé. Encore une fois, depuis que je travaille il y a un an avec lui sur les sujets de santé mentale des jeunes, c'est un engagement très fort. On ne fait pas d'ailleurs que ce coupe-fil, il a aussi... C'est pas simplement
une goutte d'eau cette énonce d'Edouard Geffray ?
Non, il y a aussi beaucoup de mesures qui sont mises en place, notamment de former les professionnels autour des jeunes, et notamment dans l'éducation nationale, des kits qui sont mis en place de formation pour les professeurs, pour les encadrants, et c'est des mesures qui sont majeures. Nous devons tous pouvoir repérer les signes. C'est chez un jeune qui va mal. D'ailleurs, on met en place aussi les premiers secours à la santé mentale. Ça marche chez les adultes. On a de plus en plus de Français qui se forment pour prendre en charge les gens dans leur entourage pour repérer les problèmes de santé mentale. Et nous allons le faire aussi chez les jeunes. Et ça, il y a un engagement fort du ministre de l'Éducation sur le sujet.
Stéphane, il reste au rang des bonnes nouvelles. On a ces 3000 docteurs juniors déployés partout en France. Depuis lundi, 80% de ces internes ont... été affectés dans des zones en grande difficulté de soins, dans des déserts médicaux. Le stage dure un an. Qui dit qu'ils resteront ensuite justement dans ces déserts médicaux ?
alors, en termes d'accès aux soins, il y a encore des difficultés. Évidemment, je ne veux pas dire à tous nos auditeurs qu'aujourd'hui, ils n'ont plus de problème d'accès aux soins. Mais ce que je leur dis, c'est qu'on est en train de gagner le combat contre les déserts médicaux. Et comment on l'a fait ? On l'a fait notamment en augmentant le nombre de professionnels, de médecins formés. Hier, enfin lundi, 10 000 internes ont pris leur poste. Ça veut dire une augmentation, si je prends la psychiatrie, c'est 32% d'augmentation d'interne en psychiatrie. On est en moyenne à 24% d'augmentation du nombre de médecins. C'est la fin du numerus clausus, hop ça arrive. Ensuite, il y a ces docteurs juniors. Alors les docteurs juniors, on a rajouté une année de formation aux médecins généralistes. Il s'agit de médecins qui ont leur thèse, donc ils ont leurs compétences médicales, mais qui avaient besoin d'une année de formation, notamment pour tout ce qui est à l'apprentissage de leur future installation. tous les trucs pour savoir comment on fait pour s'installer, remplir les sujets administratifs, etc. Et donc, ces jeunes, qui sont dans leur dernière année d'études, qui sont en formation, ils sont encadrés, mais ils sont dans des territoires où, spontanément, ils n'iraient pas forcément, soit parce qu'ils ne connaissent pas ces territoires, soit parce qu'ils ont peur de s'y retrouver tout seuls. Et là, ce qu'on fait, c'est qu'ils ne seront pas seuls, puisqu'ils seront encadrés, et donc, en un an, ils auront la possibilité de s'y sentir bien. et de rester s'installer sur place. Et ça suffira, le fait de
se sentir bien dans un territoire, ça suffira pour justement les garder dans ces territoires ?
Oui, ce qui faisait que les jeunes n'allaient pas dans ces territoires, c'est vraiment la peur de se retrouver seul et ne pas être en capacité de bien soigner leurs malades. Et donc là, on leur donne cette assurance. Et cette assurance va permettre que la plupart s'installeront. Et puis tous les ans, il va y avoir ces docteurs juniors. On est à plus de 3005 pour l'année.
Ce n'aurait pas été plus simple et plus efficace, juste de mettre en place une obligation d'installation dans les déserts médicaux ? Non, mais
parce que si vous mettez cette obligation... vous faites en sorte que des jeunes vont arriver à un endroit où ils ne connaissent personne et où ils vont considérer qu'ils soignent mal les patients. Et donc, ils ne le feront pas. Parce qu'en médecine, vous avez la possibilité de faire plein de trucs. Ils pourront aller bosser dans les hôpitaux où il y a des postes disponibles, dans l'industrie pharmaceutique, à la sécu, etc. Donc, ils ne le feront pas, ça ne marchera pas. C'est une mesure inefficace, l'obligation. C'était fait dans d'autres pays, les gens reviennent en arrière. Parce que ça ne marche pas. Alors que l'installation avec un encadrement, avec un accompagnement... Ça va marcher.
Et puis il faut reconnaître aussi l'implication de beaucoup de communes pour faire venir aussi ces médecins. Et c'est important de le dire, Stéphanie Ries, ministre de la Santé des familles de l'autonomie et des personnes handicapées, je le rappelle, on est en plein mois sans tabac. Aujourd'hui, à titre personnel, vous étiez prononcé en faveur de l'interdiction de la vente des cigarettes pour toutes les personnes nées après 2009. Selon vous, il faudra forcément arriver un jour à une génération sans tabac ?
alors moi je suis favorable à une génération sans tabac. Vous savez, on n'y est pas très loin. Si on regarde les chiffres, pour les 16 ans, on est à 3% de 16 ans qui fument. Donc il nous reste cette marge des 3%. Donc il n'y a pas
besoin d'interdire finalement, dans ce cas-là, si on va dans le bon sens.
Oui, mais vous envoyez un message très important de dire aux jeunes, et bien non, c'est interdit, vous ne fumerez plus. Si on le fait avec des jeunes qui sont prévenus que quand ils arrivent à l'âge adulte, ils n'ont pas le droit, vous savez, ça a été fait dans d'autres pays et cela fonctionne. Mais au final, on est à 3%, on a baissé 10%. En 10 ans, le nombre de consommateurs de tabac, c'est une bonne chose. On a une politique qui marche de prévention, d'accompagnement et de fiscalité qui fonctionne et qu'il faut poursuivre.
Mais le gouvernement, du coup, là-dessus, vous suit ou pas, sur cette interdiction ?
Il y a deux choses qu'il ne faut pas mélanger. Là où on est défavorable, et je le suis aussi, c'est parce qu'il est proposé dans le budget de la sécurité sociale un amendement qui visait à taxer. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut arriver à une génération sans tabac. On voit que finalement, on y arrive et qu'on aura... Même, peut-être pas besoin de la mettre l'interdiction. Mais en tout cas, penser une société sans tabac, c'est possible.
L'Assemblée a rejeté en première lecture le budget de la sécu un amendement qui avait été adopté visé à geler l'indexation des prix du tabac sur l'inflation. Est-ce que vous y seriez favorable vous-même ?
on arrive à ce qui était l'objectif que nous nous étions posés dans cette politique de ces dix dernières années, qui est un paquet à 13 euros. C'est une politique, la fiscalité sur le tabac, qui a fonctionné. Mais elle a fonctionné, elle est accompagnée. C'est-à-dire qu'il y a des mesures de prévention, il y a des financements qui sont mis pour faire de la prévention, notamment auprès des jeunes, mais aussi des personnes les plus loin de cette prévention, pour ce qu'on appelle le « aller vers ». aller vers les populations qui continuent à fumer plus que d'autres, parce qu'elles ont moins l'information, la sensibilisation, la prévention. Et puis nous accompagnons, nous avons mis en place des mesures de remboursement des substituts nicotiniques par un grand nombre de professionnels de santé, ce qui permet vraiment d'être efficace sur cette politique.
Et il faudra arriver un jour à un paquet à 15 euros, selon vous ?
ce qui est important, c'est qu'on regarde à chaque fois si ça fonctionne ou pas. Comme je vous le disais, chez les 16 ans, on est plutôt bon. Il reste encore 18% de fumeurs, donc c'est encore trop dans la population. Donc nous devons continuer cette politique, je crois.
Et puis lutter aussi contre le marché noir, puisque ça va de pair également. Oui, ce qui est fait, ce qu'on fait
avec le ministre des Comptes Publics, de façon importante.
Stéphanie Riste, les cures thermales dans le viseur du gouvernement, de votre gouvernement, vous demandez à transférer 200 millions d'euros du remboursement des cures de l'assurance maladie vers les mutuelles. Certains dénoncent un déremboursement déguisé. Ici, vous ne craignez pas. pas de mettre en danger l'activité des cures thermales, des cités thermales de tout un tas de territoires, 25 000 emplois, 5 milliards de retombées économiques tout de même.
ma responsabilité est de faire que l'assurance maladie soit soutenable, que les dépenses d'assurance maladie, on puisse les maintenir dans les droits. Vous savez que nous avons deux financeurs, nous avons l'assurance maladie obligatoire et nous avons les complémentaires, les mutuelles, les complémentaires. Ce qu'on dit, c'est qu'une partie du remboursement qui était actuellement par l'assurance maladie va être transférée au complémentaire. Nous l'avons fait, j'ai pris un décret cet été, vous le savez, pour les médicaments qui ont un service rendu modéré pour lesquels nous avons diminué le remboursement de l'assurance maladie obligatoire en le passant au complémentaire. Nous faisons pareil. pour les cures thermales.
Vous avez commandé un rapport pour évaluer scientifiquement l'apport médical de ces cures thermales. Il ne sera rendu qu'en février prochain, c'est bien cela ? Pourquoi ne pas avoir attendu les résultats de ce rapport ? En fait, vous avez privilégié d'une certaine manière la raison économique, la mesure d'économie à l'enjeu de santé publique. Je
dirais la mesure de cohérence. A partir du moment où on a dit que la science nous guidait, et nous l'avons fait pour les médicaments, c'est-à-dire comme je vous disais, le déremboursement, la diminution de remboursement par l'assurance maladie des médicaments. à plus faible activité. Il était cohérent de le faire aussi pour les cures thermales, mais nous avons le débat. Vous savez, le PLFSS, le budget de la Sécu, il passe la semaine prochaine au Sénat. C'est un débat qui se fait, et je suis sûre que sur ce sujet, nous aurons le débat.
Stéphane Hiry, je rappelle, vous êtes ministre de la Santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Vous restez avec nous à suivre votre carte blanche. Il sera question de médecine esthétique. Vous avez une annonce à nous dévoiler à ce sujet. A tout de suite. – Sous-titrage FR 2021 Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Benjamin Glaze. 9h moins le quart sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez. Nous sommes toujours avec Stéphanie Ries, ministre de la Santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. C'est l'heure, Stéphanie Ries, de votre carte blanche. Vous avez décidé de la consacrer à la médecine esthétique. Vous avez une annonce à faire ce matin à ce sujet sur Sud Radio, allez-y.
Oui, pour dire que dans les jours qui viennent, il va y avoir un décret qui va faire diminuer l'activité des médecins esthétiques pour libérer du temps de dermatologues et de médecins. ce décret va dire quoi ? Et en fait, c'était une demande aussi de l'ordre des médecins, avec qui j'ai beaucoup travaillé sur ce sujet, une demande des parlementaires, on avait eu le débat avec certains parlementaires, on a un accès aux soins de dermatologie, qui est très diminué, ou de médecins généralistes aussi, et certains ont une activité à temps complet de médecine esthétique, qu'est-ce qu'on dit demain ? c'est que ces professionnels ne pourront pas avoir une activité à temps complet de médecine esthétique, mais qu'elle sera limitée dans le temps.
Limitée à combien ?
Dans le décret, il y a deux cas. Soit vous êtes un nouveau médecin, vous n'avez pas commencé la médecine esthétique, et donc votre temps sera limité à 30% de votre temps en médecine esthétique. Et par contre, si vous êtes un médecin qui fête de la médecine esthétique à 100% de votre temps depuis de nombreuses années, l'ordre des médecins va accompagner ces professionnels-là pour que dans les 2-3 ans qui viennent, ils puissent diminuer. leur temps de médecine esthétique.
Concrètement, comment vous allez contrôler ces dermatologues ? Comment vous ferez pour vérifier qu'ils le consacrent, pour ceux dont vous parliez, plus de 30% de leur activité à faire de la médecine esthétique ?
C'est quelque chose qu'on fait déjà, par exemple, sur la limitation de la télémédecine. Vous savez, quand les médecins sont limités, un pourcentage de leur temps sur la télémédecine, il y a des codages, ils codent les actes pour être remboursés par l'assurance maladie, et l'assurance maladie regarde le pourcentage d'actes d'une activité ou d'une autre activité. activités.
Avec des sanctions possibles, du coup,
envisageables ? En fait, ce qu'on a fait avec l'Ordre des médecins, c'est qu'on a créé un exercice complémentaire de la médecine, et donc la médecine esthétique sera un exercice complémentaire, ce qui permet de valoriser cet exercice, d'avoir des professionnels qui seront formés avec des contrôles possibles.
La médecine esthétique, pour précision, c'est notamment les injections d'acide. Il y a l'uronique qui permet de combler les rides, notamment de redonner du volume. Olève, le décret, pour quand ?
il devait sortir ce matin, je pense que ce sera demain matin, mais en tout cas avant la fin de la semaine.
Ça sera demain matin ou plus tard, fin de semaine. Un mot rapide sur les injections illégales, les fake injectors, comme on les appelle, une femme qui est encore décédée cet été à Nice. Que fait le gouvernement pour lutter contre ce flou ? Là,
c'est un vrai sujet, qui est un sujet différent de ce dont on vient de parler, puisqu'il s'agit de gens qui ne sont pas des professionnels de santé. et d'un exercice illégal. Donc, avec le ministre Papin et le ministre des Comptes Publics, nous travaillons à faire beaucoup plus de contrôle, à lutter contre ces fraudes, et à sanctionner plus sévèrement les personnes qui ont cette activité, qui je rappelle est une activité
illégale. Stéphane Hirisson passe à la question des auditeurs.
Bonjour Madame la Ministre, Marie-Alice de Beauville. Ma question est la suivante. Je suis infirmière libérale et je fais 48 km par an en secteur semi-rural. Ma rémunération ne me permet pas d'avoir accès aux aides carburants, bien que gros rouleurs. Et mes charges ne cessent de peser sur mon pouvoir d'achat et me contraignent à augmenter mon temps journalier de travail afin de subvenir à mes besoins et ceux de ma famille. Que proposez-vous pour sortir de cette impasse accentuée par le désert médical ? Merci pour votre réponse.
Stéphane Iris, vous répondez quoi à Marie-Alice ?
Merci pour cette question, parce qu'en fait ça concerne beaucoup d'infirmiers qui me posent cette question. Nous avons, avec le gouvernement, choisi, et je l'assume réellement aussi, de cibler les aides grands rouleurs avec effectivement un revenu seuil que nous avons augmenté. élargis, donc il y a plus de français qui peuvent avoir accès à ces aides grands rouleurs, qui je rappelle sont de 100 euros qui étaient avant l'été et puis 100 euros maintenant. J'ai fait rajouter pour ces infirmiers, je pense que madame doit être dans cette catégorie, 80 euros qui ont été versés vendredi dernier par l'assurance maladie pour les infirmiers qui roulent plus de 100 km en moyenne par jour. Donc ça, c'est les aides, je dirais, ponctuelles.
Combien ont tu en bénéficié, vous le savez ou pas ? C'est 25
000 infirmières et infirmières de pratique avancée qui étaient concernées. Donc un quart à peu près des infirmiers. Tout le monde ne roule pas sans qu'ils ne viennent pas un jour. Donc ça, c'est une aide que je dirais ponctuelle. Je me doute que cette aide ne va pas régler le problème de pouvoir d'achat de tous les professionnels. Ensuite, je dois rappeler que la négociation de l'année dernière des infirmiers, à qui on a augmenté leur... champs de compétences, ont eu des négociations avec l'assurance maladie, qui a fait des revalorisations avec une enveloppe de 500 millions d'euros. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de difficultés, évidemment, quand le pouvoir d'achat, l'essence augmente autant que l'alimentation augmente, je ne dis pas qu'il n'y a pas de difficultés, mais en tout cas nous faisons le choix, vu l'état de notre pays économique, les nécessités aussi de maîtriser nos dépenses. de cibler les personnes qui en ont le plus besoin.
Donc, pas de hausse prévue pour leurs indemnités kilométriques. Ce n'est pas à l'ordre du jour. Je
rappelle encore une fois que l'année dernière, il y a eu des négociations avec l'assurance maladie de plus de 500 millions d'euros.
On poursuit Stéphanie Ries. Félix Mathieu, vous nous avez rejoint pour parler d'un sujet qui monte sur les réseaux sociaux. Félix, à l'occasion de la journée mondiale de la fertilité, lundi, Marine Tondelier a révélé avoir eu recours à un examen génétique interdit en France. tester la viabilité des embryons lors des PMA.
La leader écologiste a publié sur les réseaux sociaux un long témoignage au sujet de son parcours de procréation médicalement assistée. Au-delà de son cas personnel, Marine Tondelier raconte ça pour en appeler à autoriser cet examen génétique de l'embryon issu d'une fécondation in vitro. Ça s'appelle le DPI-A et ça consiste à détecter d'éventuelles anomalies génétiques de l'embryon avant de l'implanter. Ça permet par exemple... de se rendre compte que l'embryon n'est pas viable et ça permettrait donc de ne plus l'implanter pour rien, de ne plus implanter un embryon voué à la fausse couche. Marine Tondé raconte qu'elle a multiplié justement les fausses couches lors de ses tentatives de procréation médicalement assistée. Et comme elle le racontait déjà auprès de France Télévisions, il y a quelques mois, elle s'était rendue compte presque par hasard de l'existence de ces tests.
Quand la médecin, une fois que j'ai fait tous les tests, j'avais un rendez-vous pour qu'on les examine. Et moi, j'avais vu dans le résultat qu'il n'y avait pas grand-chose. Et je lui dis, mais alors du coup, est-ce que ce n'est pas un problème avec les embryons ? Et là, elle me dit, alors oui, 20-30% des cas, c'est l'utérus, c'est anatomique, j'en sais rien. Et les autres cas, parfois jusqu'à 80% des cas, c'est des embryons. Mais ça, on ne vous en parle pas trop en France parce qu'on n'a pas le droit d'aller chercher. Alors moi, je tourne un peu des nuits en disant, bah oui, sauf que ça a l'air d'être mon cas. Donc c'est sûr que si c'est 80% des cas et qu'on n'a pas le droit d'aller chercher. Et moi, je n'arrêtais pas de dire, mais pourquoi on n'a pas le droit ? Elle me dit, bah c'est la loi bioéthique qui est très précautionneuse sur le sujet.
Un test pourtant légal, par exemple, chez nos voisins espagnols ou belges, explique Marine Thondelier. D'ailleurs, elle, elle a déboursé finalement environ 10 000 euros pour le faire en Belgique, ce test. Alors, s'il était légal en France, on éviterait des fausses couches à beaucoup de femmes lors des tentatives de PMA, sans compter que tout le monde... Elle n'a pas les moyens de payer parfois plusieurs fois 10 000 euros pour faire vérifier son embryon à l'étranger. La leader écologiste en appelle donc à soutenir une proposition de loi transpartisane pour autoriser ses tests en France. Madame la ministre, est-ce que le gouvernement soutient cette proposition de loi ?
Alors, c'est un débat que nous avons eu dans les dernières lois bioéthiques, il y a quelques années maintenant, et on avait commencé à entendre ce débat. Depuis, le Conseil national d'éthique s'est saisi de cette question qui peut être clivante. parce que vous allez sélectionner. Il y a des gens qui sont très défavorables à cette mesure. Moi, à titre personnel, je suis assez à l'aise, je suis assez favorable à titre personnel, mais je pense que notre organisation en France est très bien faite. C'est-à-dire que nous avons un Conseil national d'éthique qui a fait ses travaux pendant l'année sur le sujet, qui doit apporter des éléments dans ce débat, et ça doit faire partie, pour moi, je le crois, de véritablement... des débats parlementaires dans le cadre de lois de bioéthique, qui permettent d'avoir du temps, d'entendre tous, de pouvoir regarder les données scientifiques. Encore une fois, je pense qu'il faut avancer sur ce sujet, et je pense qu'il faut le faire dans le débat que nous avons régulièrement sur ces sujets éthiques, et donc attendre que le Conseil national d'éthique apporte sa contribution, et puis que des lois bioéthiques se rouvrent sur ce débat.
Donc ça veut dire que... Précisément sur cette proposition loi transpartisane vous ne la soutenez pas ? Je ne dis pas ça aujourd'hui. Je pense que... Que dira le gouvernement si ça arrive à l'Assemblée ? Moi,
je n'ai pas l'habitude de faire semblant. Cette proposition de loi, elle est transpartisanale à l'Assemblée. Je ne suis pas sûre qu'elle le soit au Sénat, si je peux être claire. La question, c'est comment on avance. Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment on avance pour les Français. Je pense qu'il faut avancer sur ce sujet, encore une fois, à titre personnel. Et il me semble que la façon la plus efficace d'avancer sur ce sujet, qui, encore une fois, peut être très... très clivant. Je pense qu'il faut passer par le Conseil National d'Éthique, puis des lois de bioéthique. C'est de cette façon, à mon avis, qu'on ne fera pas semblant pour les Français. Mais ce que je voudrais dire, c'est que c'est le mois de la fertilité ce mois-ci, et qu'un rapport m'a été remis hier, et que j'ai pu faire des annonces. Parce que ce n'est pas le seul sujet. C'est un sujet important, je ne le nie pas, mais il y a beaucoup d'autres sujets. Il y a le sujet de l'information, la sensibilisation. J'ai pu annoncer hier que... Toutes les personnes de 29 ans de notre pays vont recevoir un courrier de l'assurance maladie sur l'information, pas pour leur dire qu'il faut faire des enfants, et pas pour faire des injonctions, mais sur ce courrier, il y aura des mesures, des informations sur la contraception, pour ceux qui ne veulent pas d'enfants, et puis il y aura des mesures pour trouver les bonnes informations, pour savoir quoi faire si on veut, par exemple, conserver ses ovocytes. J'ai pu annoncer d'ailleurs sur ce sujet, vous savez qu'on a augmenté le nombre de centres... de conservation ovocitaire. Je peux annoncer que nous allons travailler à ouvrir aux centres privés lucratifs pour qu'on puisse ne plus avoir ces délais qui sont à plus d'un an encore, malgré l'augmentation du nombre de centres que nous avons portés, pour que toutes les femmes puissent être prises en charge et mieux accompagnées, avec un parcours mieux personnalisé dans leur parcours. de fertilité. D'ailleurs, ce qui concerne pas
que les femmes. Est-ce qu'il ne faut pas mettre juste aussi plus de moyens, un moment, sur la PMA et la congélation ?
alors d'ailleurs, on en met plus de moyens, on en met aussi sur la recherche. Ce que j'ai pu annoncer hier, c'est que les efforts sur la recherche vont se poursuivre. On est à peu près à 30 millions d'euros qui sont mis sur la recherche sur la fertilité. Nous mettons aussi des financements sur des plateformes de santé environnementale qui sont très intéressante parce qu'il y a des professions qui peuvent être plus exposées. Nous avons des professionnels et nous allons généraliser ces plateformes. Il y en a une quinzaine en France actuellement. C'est des professionnels de santé, du travail, qui reçoivent les gens en consultation et qui peuvent leur donner des conseils très concrets de prévention pour leur fertilité. Donc il y a un vrai engagement de gouvernement et que j'accélère sur le sujet de la prise en charge de la fertilité.
Aujourd'hui, on a des femmes qui partent à l'étranger, qui partent en Espagne, qui partent au Danemark, qui partent ailleurs, justement, parce que ce n'est pas possible en France. C'est une situation qui est quand même assez invraisemblable.
Alors, ce n'est pas que ce n'est pas possible en France. En France, c'est prise en charge, et tant mieux, par la sécurité sociale. C'est vrai que les délais sont longs. Une file d'attente de un an, et c'est pour ça que je vous dis qu'on a ouvert 30 centres de plus de conservation des ovocytes. Ça a permis un peu une diminution, mais de quelques semaines, honnêtement, ce n'est pas satisfaisant. Donc, nous devons... augmenter encore le nombre de centres de prise en charge évidemment sans dépassement d'honoraires parce que nous sommes sur des mesures qui sont importantes pour les couples français donc voilà encore une fois nous allons aussi travailler sur le don de gamètes pour favoriser le don de gamètes enfin voilà un ensemble de mesures que j'ai pu prendre hier et qui vont permettre de mieux accompagner les couples qui ont le souhait d'être accompagné.
Merci beaucoup Stéphanie Riste, je rappelle que vous êtes la ministre de la Santé, des familles de l'autonomie et des personnes handicapées. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je vous souhaite une très belle journée. Il est 8h58, on revient dans un instant à suivre les infos et puis nos débats avec Elisabeth Lévy et Eric Revelle. On reviendra sur ce séisme aux Etats-Unis. Le congrès qui a basculé côté démocrate. Une déroute pour Donald Trump. Est-ce qu'elle est méritée cette déroute ? D'ailleurs, vous nous appelez 0826 300 300. Manu vous attend au standard, puis moi je vous accueille à l'antenne juste après ça.
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