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Europe 1 Soir,
18h-20h, Pierre de Villeneuve.
Entouré d'Eric Tegner, bonsoir Eric. Bonsoir Pierre de Villeneuve. Directeur de la rédaction du Média Frontière, bonsoir Jules Torres. Monsieur Villeneuve. Journaliste politique au JDD et Alain Filtré. Bonsoir Christelle Morancet. Bonsoir. Merci d'être avec nous, vous êtes présidente horizon de la région Pays de Loire, auteur de ce livre « Courage et cœur » aux éditions du Rocher. Question d'actualité, sondage IFOP pour la présidentielle, puisque vous êtes soutien d'Edouard Philippe. pas la moyenne. En fait, les sondages du premier tour, c'est un peu comme les notes sur 20 qu'on a au lycée ou au collège. Donc quand vous avez en dessous de 10, c'est que vous n'avez pas la moyenne 9,5. Ça fait mal ? Qu'est-ce qu'on fait maintenant, Christelle Morensay ?
C'est le premier sondage où tous les candidats de droite et centre sont tous sondés individuellement.
vous vous consolez en regardant les autres ? Non, mais
c'est la réalité. C'est la première fois qu'il y a un sondage, ça prouve une seule chose. Il faut l'unité, il faut un seul candidat rassembler autour d'Edouard Philippe. Mais Edouard Philippe n'en
voulait pas de la primaire pour l'instant.
Je parle pas de primaire, je dis ça prouve une seule chose. N'engueulez pas, je vous ai rien dit. Non, mais ça prouve une seule chose. Quand vous prenez Bruno Retailleau, David Lissnard, Edouard Philippe et Gabriel Attal, ça fait 24%, donc il faut se rassembler.
Mais pourquoi autour d'Edouard Philippe ?
Parce que c'est le plus à même de rassembler justement. Pourquoi c'est le plus
à même ?
c'est le plus à même de rassembler Bruno Retailleau, David Lissnard et Gabriel Attal.
Mais est-ce que quand on parle du centre et de la droite, et on va écouter Bruno Retailleau, que j'interrogeais dans Objectif Élisée 2027, je lui posais cette question, qu'est-ce que la droite ? Et il me disait, la droite, ce n'est pas le centre.
pense que la droite, ce n'est pas le centre. Et la droite, ce n'est pas non plus la gauche. La droite, pour moi, c'est le travail. Le travail qui paye beaucoup plus que l'assistanat. C'est ce que je veux faire. La droite considère que la liberté n'est pas possible sans l'ordre. Voilà, ça, c'est la droite. L'ordre républicain, c'est d'abord pour les plus modestes. Parce que la loi de la jungle... C'est les plus forts qui gagnent contre les plus faibles. Il n'y a pas que vous. Et la droite, oui, de moins en moins. Mais la droite, c'est aussi la transmission. C'est une forme de fierté française. C'est aimer son pays, être patriote, le dire et en même temps le célébrer. Est-ce qu'il est de droite ? Il est du centre. Il dit par exemple, moi je veux une immigration choisie. Moi je dis, je veux baisser l'immigration. Il ne pourra pas faire l'immigration choisie parce qu'il refuse de donner la parole au peuple. Donc la parole, ce sera les magistrats comme d'habitude qui trancheront. Alors,
ce que je ne comprends pas, c'est qu'il y a des points communs, notamment sur le travail, sur le fait de sortir le pays de cette crise financière, économique qui approche et qui peut être terrible, et vous le savez. Et puis, il y a quand même des divergences, et puis il y a surtout des chapelles hermétiques en disant « ben non, moi j'y vais jusqu'au bout
». Non, mais moi je vais vous répondre par rapport à Bruno Retailleau, que je connais bien.
Bien sûr, et vous le dites dans le livre, vous racontez… Moi je suis
une femme de droite. Vous
lui avez succédé en tant que président des pays de l'Ordre. Je vais
répondre par rapport à ce qu'il dit. Moi je suis une femme de droite, et Bruno Retailleau sait très bien. que pour gagner, il y a besoin de rassembler la droite et le centre. Juste les dernières élections sénatoriales. La liste de Bruno Retailleau... Bruno Retailleau, sa deuxième elle est UDI, c'est le centre je pense, troisième LR, quatrième Horizon et cinquième Modem. Bruno Retailleau en 2015 aux élections régionales, il a une liste qui va des LR jusqu'au Modem en passant par l'UDI.
Donc ça vous étonne quand il me dit la droite c'est pas le centre ? Mais
il sait exactement Bruno Retailleau parce que quand il veut gagner, il rassemble la droite et le centre. Il l'a fait au dernier sénatorial au mois de septembre. Donc pour gagner il faut le rassemblement. le plus large possible, à droite et au centre.
Jules Torres. C'est pas faux mais madame la présidente, est-ce que vous n'avez pas l'impression que justement, votre réponse par exemple sur la multiplication des candidats, c'est le mauvais sujet, c'est-à-dire que c'est un petit peu comme la gauche qui a expliqué qu'elle avait perdu en 2002, parce qu'il y avait une multiplication des candidats, parce qu'il y avait Jospin, Laguillet, Chevènement, Noël Mamère, Christiane Taubira. Est-ce qu'au contraire ça montre pas qu'Edouard Philippe actuellement n'est pas capable de montrer que son projet est le meilleur ? peut fédérer la droite et le centre, et que dans les sondages, ça ne se retranscrit pas.
Mais il est encore tôt, je veux dire, aujourd'hui, qu'il y ait plusieurs candidats à droite et au centre, c'est totalement légitime. Mais il y a un moment, dans ce pays, la situation du pays nécessite aussi un peu de responsabilité. Et donc il y a un moment donné, on verra dans quelques semaines, si la photographie actuelle bouge ou pas, mais il y a un moment, il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Et si on veut être qualifié au deuxième tour, on sera qualifié au deuxième tour. Si la droite et le centre sont réunis, s'il y a de la division, on ne sera pas qualifiés, donc on aura un deuxième tour entre RN et LFI. Donc il faudra une
primaire. C'est quand même le seul moyen de départager aujourd'hui. Mais
une primaire, aujourd'hui tout le monde a dans la bouche le mot primaire. Je veux dire, moi dans ma région, les gens ne m'interpellent pas pour la primaire. Ça intéresse les politiques. Non mais ça intéresse, je vais vous dire, ça intéresse les politiques et les journalistes. Aujourd'hui par contre ce qui est sûr, c'est que les français veulent un seul candidat à droite et au centre.
Eric Tegner. Je veux vous dire, moi ça ne m'intéresse pas beaucoup les sondages, etc. Moi ce que je note c'est que... Quand je vous googlise, je trouve un portrait du monde qui dit que Christelle Morancel est la tâcheur des pays de la Loire. C'est-à-dire que vous, vous étiez clair, vous vouliez 100 millions d'euros d'économie, etc. Parce que dans le fond, le problème des candidats du centre et de la droite, c'est qu'il n'y a pas d'idée. C'est-à-dire qu'il n'y a pas l'envie de casser la baraque. Il n'y a pas véritablement de proposition qui dise on va secouer le cocotier un peu là, et on va casser dans le dur, et que la solution du bloc central aujourd'hui c'est plutôt de dire entre Marine Le Pen et Mélenchon, nous on est un peu la capacité de continuer à faire la même chose en fait, c'est-à-dire le chaos.
Bien sûr, mais là-dessus, je vous rejoins, c'est pour ça que les semaines qui vont venir, ce qui est important, c'est de rentrer dans le débat des idées, et qu'aujourd'hui on n'entend pas beaucoup les idées. Il y a Edouard Philippe qui s'est clairement positionné. sur une réforme des retraites qui est quand même assez radicale. Quand il parle d'un projet massif, je pense qu'en termes de retraite, on est sur un projet massif. Donc il y a un moment, il faut aujourd'hui, en effet, être dans une rupture, d'être dans les propositions et ne pas hésiter à être dans la réforme. Ce pays le nécessite. Je veux dire, on a 3600 milliards de dettes. Quand vous voyez les débats actuellement concernant le budget 2027 à l'Assemblée nationale, j'ai envie de pleurer. Celui-là est dernier... Moi je l'ai dit très clairement, j'aurais censuré le gouvernement. Quand on est capable de suspendre la réforme des retraites, c'est irresponsable. Donc aujourd'hui ce pays, on a des atouts extraordinaires. Des atouts extraordinaires. J'arrive d'un voyage avec la région en Chine, je me dis qu'on ne peut pas aujourd'hui être les derniers de la classe sur les classements PISA, en termes d'innovation, on a tout pour réussir. Maintenant il faut juste faire des propositions, et des propositions, pas des nouvelles propositions avec de l'ancien. On est en 2026. Quelles sont les propositions pour les 10, 15 et 20 prochaines années ? Ça nécessite une réforme en profondeur. Moi je l'ai fait dans ma région, j'ai pris mes responsabilités. Vous avez
fait gagner beaucoup d'argent à votre région, vous avez cassé effectivement la caisse des subventions qui étaient inutiles, mais là vous dites, vous revenez de Chine. Alors plusieurs choses, d'abord vous revenez d'un pays qui n'est pas considéré comme un pays démocratique. Donc vous revenez d'un pays où l'économie fonctionne, elle est quand même hautement subventionnée. Donc aujourd'hui on subventionne à hauteur vraiment de milliards, et des entreprises qui demain peuvent se casser la gueule, c'est pas grave, on en subventionnera une autre. Donc qu'est-ce qu'on a à apprendre de la Chine, alors qu'encore une fois, certaines personnes, certains observateurs vont vous dire, attendez, on va quand même comparer la Chine à la France, on n'est pas sur le même logiciel.
Vous avez cité exactement l'exemple de la Chine qui investit massivement. sur son économie. Moi je rappelle que l'économie, nos entreprises, c'est elles qui créent la croissance, c'est elles qui créent la richesse, c'est elles qui créent les emplois et l'attractivité et le développement de nos territoires. Ce qui se passe aujourd'hui, dans ce pays, on a 3600 milliards de dettes. Donc on est incapable, au moment... où on doit investir massivement parce qu'on est dans une période de transformation, mutation, révolution, on l'appelle comme on veut, il y a des mutations importantes au moment où la France devrait investir massivement comme le font les Etats-Unis, comme le font la Chine, on est incapable d'investir. Mais on est incapable pourquoi ? Parce qu'on n'a pas l'argent
? Parce qu'on emprunte 350 milliards cette année ? Mais
voilà, parce qu'aujourd'hui on a une dette qui est là pour financer notre système social qui n'est plus du tout à la hauteur des enjeux. Mais c'est la question qu'on pose
à tous les débats, mais quel est celui qui va dire ? On casse le truc.
Aujourd'hui moi je le dis ce que j'ai fait au sein de ma région, j'ai enlevé le fonctionnement donc toutes les subventions pour maintenir un haut niveau d'investissement. Et donc l'investissement c'est ce qui prépare l'avenir, c'est ce qu'on fait pour investir dans les lycées, c'est ce qu'on fait pour investir dans les transports et c'est ce que je fais dans l'économie pour l'innovation. Vous avez montré
ça au niveau régional mais est-ce qu'on peut le faire au niveau national ? Eh bien oui
il faut juste avoir
du
courage.
Non
mais la question c'est, je ne veux pas être flagarneur, mais qui est le Christelle Morancet de cette élection présidentielle ? Est-ce que c'est Edouard Philippe ? Moi je n'ai pas l'impression dans son programme, cueillez votre méthode dans la région Pays de la Loi.
Moi je veux bien tout entendre, mais enfin, on me dit Edouard Philippe c'est du sang et des larmes. Non, ce n'est pas du sang et des larmes, c'est des propositions qui sont très concrètes, qui le disent la vérité sur la situation de la France, parce que quand même, il n'y a pas beaucoup de candidats, il y a quand même des candidats à la présidentielle qui disent la dette, hop ! on les fasse du jour au lendemain. Mais quand même, c'est quand même la réalité. On est un peu dur avec eux, Madame la Présidente. Voilà, quand même. Donc aujourd'hui, il donne la situation, il dit la vérité, maintenant il faut donner du sens et après avoir le courage de faire.
Et on se retrouve dans un instant sur Europe 1, 18h26, restez avec moi.
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