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Des SMS d'Emmanuel Macron étaient dévoilés dans un livre. Pendant des mois, le président de la République a échangé avec la journaliste Françoise Degoy. Elle publie son livre « Vous êtes trop dur avec moi » dans lequel elle révèle des messages échangés avec le chef de l'État ces deux dernières années. Alors on a parlé de la méthode, bien sûr, on a parlé du fond. Je remarque que notre auditeur précédent disait finalement « Tout ça n'a pas beaucoup d'importance et ça m'est égal ». Frédéric est avec nous, Frédéric qui habite Salon de Provence. Bonjour Frédéric.
Bonjour monsieur. Comment
allez-vous ?
Écoutez, très bien. Et je voulais juste vous poser une question avant. Est-ce que vous avez pu avoir M. Jakubowicz pour savoir s'il viendrait dans votre émission ?
Mais il ne m'a pas appelé, M. Jakubowicz.
Mais ça ne m'étonne pas.
Qu'est-ce qu'il a
dit déjà ?
Mais il a dit qu'il venait pour débattre et qu'il avait le sentiment que... Comment dire, il avait le sentiment que l'antenne avait changé et qu'il était trop difficile aujourd'hui de... Alors qu'il est venu plein de fois. Tout ça n'était pas très argumenté pour tout vous dire. Mais écoutons ce qu'il a dit monsieur Jakubowicz puisque vous en parlez.
Moi je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu. Moi je leur ai dit, vous vous présentez comme les parangons de la liberté d'expression et alors... C'est quand il dit, notamment Pascal Crow qui soit dit entre nous, est loin d'être le pire. Honnêtement, et de très loin, parce qu'il a fabriqué des petits clones qui me semblent infiniment plus dangereux qu'il ne l'est lui-même. Qui se prennent tous pour des petits Pascal Crow avec une espèce de surenchère qui met personnellement aujourd'hui totalement insupportable. On n'est pas obligé d'écouter et de regarder. C'est news. C'est pas obligé. C'est très facultatif. Donc les gens qui y vont, c'est qu'ils ont décidé d'y aller. Mais moi, je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu. Lorsqu'ils disent « je vous invite, vous ne venez pas », eh bien allons-y. Et allons-y effectivement en nombre pour apporter la contradiction, pour les mettre face à leur contradiction parce qu'ils ne le traiteront pas très longtemps.
Mais en fait, ce qu'il dit, je vous assure, c'est que chaque mot ne correspond pas à la réalité. Moi, je ne suis pas... « Militant, je ne suis pas un homme politique, je ne défends pas en soi des idées, je témoigne, nous témoignons de la réalité. Donc cette réalité, elle s'impose à nous. » Donc lorsque ce matin, par exemple, M. Jakubowicz aurait été présent, il aurait vu le sujet que nous avons traité sur Rouen. Et notre ami Laurent Tessier l'a traité également. À Rouen, il se trouve qu'il y a des jeunes gens, on l'a traité hier dans cette émission, qui ont été agressés. parce qu'ils chantaient des chants religieux et parce qu'ils se sont fait traiter de salles blancs. Et j'ai souligné que dans l'espace médiatique, personne n'en parle. Ce n'est pas de l'opinion. Il n'y a pas à débattre de cela. On peut l'éditorialiser, j'aurais pu demander son avis, mais quand il dit « ne le tolérerons pas », ça ne veut rien dire ces mots-là. Il n'y a pas à être d'accord ou pas d'accord avec moi. C'est comme si je disais « ce micro est bleu ». Et c'est ça qui me fascine dans la manière dont... D'ailleurs, il n'y avait pas le début d'un argument. Avec Alain et d'autres, il n'y a jamais le début d'un argument de ce qu'on nous reproche. Ce ne sont que des mots-valises. Vous instillez la haine, vous répandez... Mais quand, comment, quoi, qu'est-ce que je dois dire ? Je ne dois pas parler des sujets qui existent dans l'actualité ? Donc c'est ça que je lui aurais dit Frédéric.
mais je suis d'accord avec vous parce que j'écoute moi toutes les chaînes j'ai eu ce matin Christine Kelly puisqu'elle posait des questions par rapport au budget au programme de Marine Le Pen et je lui ai même posé la question et je lui en ai parlé justement par rapport à Alain Jacobovic parce que j'écoute bien j'écoute l'émission sur la fin qui est très intéressante après on est d'accord ou pas d'accord moi je ne suis pas toujours d'accord avec vous mais j'apprécie ce que vous dites. C'est-à-dire que vous dites les choses telles qu'elles sont. Après, on prend ou on prend pas. On vous regarde ou on vous regarde pas. C'est ça la démocratie. Et moi, vous voyez, je me suis permise de le rappeler ce soir parce que quand on parle d'un livre comme ça, d'un président, on est dans une merde totale. Et lui, il se permet d'envoyer des mails en plus à quelqu'un de gauche. Mais monsieur le président, venez sur ces news puisque vous dites que effectivement, ces gens vous veulent du mal. venez vous expliquer, dites ce que vous en pensez, et parlez de vos SMS. Moi, je ne pense pas qu'on puisse interdire de les publier, à la limite, s'il l'a fait, en plus à une journaliste de gauche, c'est parce qu'il voulait bien qu'on le sache. Donc, franchement, un président, et notamment aujourd'hui, on est dans un... catastrophique, et il se permet, lui, il prend le temps de faire ça. Non mais sérieusement... Non mais ça, il a le droit d'écrire,
s'il veut, des SMS à une journaliste. Moi, je trouve étonnant qu'il passe autant de temps, si tant est qu'il est passé du temps, et c'est ça qui m'étonne le plus. C'est ça qui m'étonne le plus, au fond.
Mais on est au
cœur d'un système où on lui poserait sans doute des questions qu'il n'a pas envie d'entendre. Je ne peux pas vous dire autre chose, moi je l'interprète comme ça.
effectivement vous avez un patron monsieur Bolloré qui lui est effectivement heureusement qu'on a des gens comme ça heureusement qu'on a des gens comme monsieur Arnaud heureusement parce que sinon mais on irait où et moi aujourd'hui je pense que la France a vraiment besoin d'avoir une personne providentielle parce que là on va à la catastrophe et si
est ce que vous pensez que cette personne providentielle peut être Didier Barbelivien parce que comme il vient d'arriver dans la régie Il vient d'arriver dans la régie. Est-ce que vous pensez que Didier Barbeli vient, au point où on en est, fera un bon président de la République ? Bien sûr. Alors,
je n'en suis pas sûre, mais par contre, il a un tel talent d'écriture qu'on peut tout lui passer.
Je suis de cette génération. Je crois que c'est Didier qui avait écrit, si j'étais président. Didier, c'est... Non ? Ah, le normand, c'est pas toi. C'est lui.
Oui parce que comme il a écrit
la petite valse pour Gérard Le Normand, qui est un très beau texte, et je me demandais s'il avait écrit, comme il en a écrit 3000, il n'avait pas écrit celle-là. Mais bon, c'est pas grave. Bon, j'ai pas de chance, j'aurais pu tomber juste. J'aurais pu tomber sur une des... Bon, merci à vous, merci à vous et je le salue évidemment, Didier.
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