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Revenons à l'actualité, des SMS d'Emmanuel Macron étaient dévoilés, ça tombe bien, c'est le mot du jour, dans un livre. Pendant des mois, le président de la République a échangé avec la journaliste Françoise Degoy. Alors je pense que le grand public connaît peut-être Françoise Degoy, elle intervient ou elle est intervenue régulièrement dans des émissions et puis elle était également conseillère de... de Ségolène Royal. Elle publie son livre « Vous êtes trop dur avec moi », dans lequel elle révèle des messages échangés avec le chef de l'État ces deux dernières années, ce qui me paraît quand même assez étonnant, puisqu'elle assure ne pas avoir demandé l'autorisation d'Emmanuel Macron pour les publier. Alors, il y a quand même... Dans les relations que tu es avec quelqu'un, il me semble quelque chose de tacite. C'est-à-dire que si je vous envoie un SMS, je n'entends pas que vous en fassiez usage. Alors après, on peut dire que le président de la République, à partir du moment où il envoie des messages, c'est une lecture possible, il sait qu'ils seront peut-être un jour publiés. On peut dire ça aussi, on peut tout dire. Sur les législatives 2024, il dit, vous n'avez pas gagné, parce qu'elle est plutôt de gauche, Françoise Degoy, et elle dit, voilà, vous devriez nommer Madame Castette. Oui, Madame Castette ? Castet, enfin, ceux qui ne l'aiment pas l'appellent Castette. Bon, madame, madame, moi je l'aime bien quoi, je n'ai rien compris. Donc madame Casté, Lucie Casté. Voilà, Lucie Casté, le président répond, vous n'avez pas gagné, c'est le RN qui a gagné, il n'y a pas que Lucie Casté, et vous tous, pour croire qu'elle peut aller un jour, il n'y a que Lucie Casté, pardon, et vous. tous pour croire qu'elle peut aller un jour à Matignon. Démissionner, écrit-il également, jamais, pour aucune raison, je ne compte pas déserter, j'avance. Sur la réforme des retraites, il dit, si moi, je veux me refaire la cerise, alors oui, je la suspends. Si je pense au pays, je ne le fais pas une seule seconde. Si on suspend la réforme, c'est bien le pays qu'on met dans la merde. Bon, il se trouve qu'elle est suspendue aujourd'hui, cette réforme. Sur les socialistes, il dit, des nazes. Olivier Faure, c'est un mec très bien, Olivier, qu'il y aille, les autres sont des nazes. prend un par un. Sur Gabriel Attal, il dit on lui a trop tout donné, c'est lui. Le on, c'est lui, c'est le président de la République, c'est extraordinaire. Je me fais taper dessus, alors il parle de ces news, je me fais taper dessus du soir au matin, je serai copain avec ces gens. Tu plaisantes. Je vous confirme qu'il n'est pas vraiment copain avec nous. Et si vous voyez les mecs de droite, pour la plupart d'entre eux, ils courent à la gamelle RN au galop, les dirigeants du RN sont des gens qui sont dingues, ils sont dangereux.
Décryptage, Louis Dragnel. Alors tout d'abord, moi je connais bien Françoise Degoy parce que j'ai débattu avec elle pendant plusieurs années et c'est quelqu'un, alors tout nous oppose, mais c'est quelqu'un que je respecte énormément. Une fois qu'on a dit ça, moi je trouve que c'est les propos qu'elle a recueillis à travers ses échanges. montre, c'est vraiment l'illustration de la chronique d'une fin de règne avec Emmanuel Macron, qui canarde dans tous les sens, qui règle ses comptes avec tout le monde, et avec des phrases qui, pour certaines, je trouve, relèvent un peu de l'immaturité. Sa phrase sur CNews, par exemple. « Je me fais taper dessus du matin au soir sur CNews, je serai copain avec ces gens, point d'interrogation. » On ne demande pas à un président de la République d'être copain avec des journalistes, quels qu'ils soient. Et donc là, il met une notion d'amitié. Il n'y a pas de notion d'amitié entre le président de la République et des... journalistes et je trouve que c'est assez étonnant comme phrase de la part du président. Oui mais alors là moi je suis pas du tout d'accord avec vous non plus. Alors dites moi pourquoi ? On va inverser les rôles. C'est
un langage privé. C'est un langage privé. Ces mots n'ont pas vocation à être public. Ça c'est le cœur du sujet. Au niveau de la forme. Voilà tu dis ça que dans la vie privée le président disait écoute je vais pas aller sur ces news je suis pas copain avec eux. Il n'engage pas sa parole de président. Quand il parle à sa femme, il n'engage pas sa parole de président. Non, non, je suis d'accord avec vous. Là, vous
êtes sur des questions de forme. Sur des questions de forme, moi, je pense comme vous. C'est-à-dire qu'un journaliste met son honneur à mériter confiance et à mériter la confiance de son interlocuteur. Moi je considère que les échanges que je peux avoir avec des personnalités politiques, des chefs de partis ou des candidats, restent entre ces personnes-là et moi, et que jamais, parfois il y a des mots un peu triviaux, on se fait engueuler, on répond, et tout ça reste absolument entre nous. Ensuite, moi quand je lis certaines phrases d'Emmanuel Macron, je me dis qu'au fond il savait qu'un jour ces phrases sortiraient et seraient publiées. Et on se demande s'il n'y a pas une forme de cynisme et d'utilisation d'Emmanuel Macron qui a compris, cet échange un jour donnerait lieu à quelque chose de public.
Fabrice Laffitte me rappelle une chose juste qu'il peut dire d'ailleurs à l'antenne Fabrice. Oui parce
qu'il y a le code pénal, l'article 226.15 alinéa 2 relatif au secret de la correspondance qui dit qu'il est interdit de divulguer les correspondances émises. Sauf accord express de l'intéressé. Voilà
Fabrice David. Fabrice Laffitte, oui ? Vous avez dit David, mais c'est pas grave. Fabrice Laffitte, Fabrice Laffitte qui est
expert en juridique. Après la question que je me pose, et j'ai toujours pas eu la réponse, est-ce qu'on est certain vraiment que l'Elysée a découvert soudainement, subitement, lundi que le livre allait sortir ? Je ne sais pas. Ça j'en sais rien. Non mais l'Elysée peut tout à fait valider des échanges de textos entre le président et une journaliste, et au dernier moment dire, attendez, on est d'accord, vous publiez, il n'y a pas de problème, mais ne dites pas qu'on a donné notre accord.
Est-ce que je peux publier, moi, les échanges que j'ai avec le président de la République ? Il
y en a beaucoup.
Vous pouvez même, vous êtes tout seul à parler. Il n'y a qu'une seule case,
sur les iPhones, il n'y a que la couleur verte. il vous répond
? Il y en a beaucoup, on dirait. Pascal, est-ce qu'il vous répond ?
Bien sûr, là j'en ai un, mais je ne vais pas les publier. Non, je crois que ce n'est pas bien. Il vous répond quoi ? T'es qui ? Je crois. Est-ce que tu peux dire à Guénèque d'arrêter tout le bordel ? Là, c'est ce qu'il me dit. Parce qu'il écoute
le 16-18 tous les jours. Je voulais savoir ce qu'en pensent les auditeurs, parce qu'est-ce qu'ils pensent.
Il y
a des réactions sur WhatsApp. Restez
avec nous, on va appeler les auditeurs tout de suite. Il y a des réactions
sur WhatsApp. Personnellement, je ne parle pas M. Macron dans mon cœur, mais je trouve que la façon de faire de cette journaliste... est très bas de niveau. Tout est bon pour se faire un peu d'argent, soit monsieur Macron est totalement naïf, soit c'est totalement voulu. Voilà le message d'un autre auditeur sur WhatsApp.
Mais
il résume assez
bien tout ce que je veux dire. En plus, si vous me permettez, j'ai des messages, moi je ne les citerai pas, mais qui semblent contredire le rapport qu'il a avec CNews, où il me dit qu'il a apprécié par exemple un échange que nous avons pu avoir. Quand j'étais à
Valeurs Actuelles, je l'ai interviewé, Valeurs Actuelles n'était pas un journal ami, et moi j'ai échangé avec lui, on s'est vu en privé, plusieurs fois, non mais bien sûr, avant, pendant et après cette interview, et ça ne veut pas pour autant dire que les amis...
Qu 'est-ce que vous vous entendez ? Vous dites en
privé. En privé, c'est dire pas en public, quoi. Pas devant tout le monde. Qu'est-ce que vous voulez ? Ils n'ont pas fait une coloc. Je tiens à couper court immédiatement à toute interprétation qui pourrait donner à ce que vient dire Pascal Brault.
Vous dites en privé. Je l'ai vu dans le cadre de mes activités professionnelles pour faire une interview. Nous sommes donc avec Louis Dragnel pour évoquer les SMS d'Emmanuel Macron envoyés à Françoise de Gois dans un livre. Je m'interroge d'ailleurs toujours, parce qu'il n'y a pas que ça dans le livre, il n'y a pas que des SMS, il y a sûrement autre chose, je ne l'ai pas lu le livre.
J'ai lu le début, il y a beaucoup de SMS et tout ça est emballé avec du contexte. Tous les SMS sont contextualisés. Mais tous les SMS sont dans la presse.
Qui va vouloir acheter ce livre ? Puisque j'imagine les SMS les plus importants sont dans la presse.
Vous savez, Sarah Knafo qui a été invitée sur de nombreux médias, beaucoup de gens ont raconté ce qu'il y avait dans son livre et ça n'empêche pas d'avoir des records de vente. Donc je pense que ça suscite au moins l'intérêt, ça suscite l'intérêt, même qu'on aime ou qu'on n'aime pas Emmanuel Macron, il y a quand même une curiosité. Comment est-ce
qu'écrit Emmanuel Macron ? Même si
je n'étais pas journaliste,
je pense que j'irais l'acheter. Mais vous n'êtes pas étonné, moi ce qui m'étonne le plus, c'est que le président de la République passe son temps à textoter avec Françoise de Goa. Pas son temps d'ailleurs, parce qu'il faudrait voir sur combien de temps, est-ce qu'il y en a un par jour, un par semaine ? C'est ça qui m'étonne le plus. Ce qui me surprend le plus,
c'est, souvenez-vous, des engagements d'Emmanuel Macron de début de campagne, même de fin de quinquennat de François Hollande. C'était la fin de la présidence bavarde, aucun contact avec la presse. Emmanuel Macron avait fait sortir la salle de presse de l'Elysée, l'association de la presse présidentielle était vent debout contre Emmanuel Macron qui voulait sortir la presse et les médias de son gouvernement et de sa présidence. Et là on voit une fin de quinquennat, une fin de règne. Ça fait un moment que toutes les promesses sont à la poubelle. Je suis d'accord avec vous, mais là sur la forme, c'est quand même vertigineux. Il
leur a parlé tout le temps alors que... Il voulait la parole rare, souvenez-vous des premières interviews.
Au début, la parole était rare. Vous trouvez ? Ah bah bien sûr. Vous trouvez qu'au début, la parole était rare. Si vous demandez à tous les journalistes qui ont suivi le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, le début était très compliqué, c'était compliqué d'accéder à lui. Et ensuite, progressivement, ça s'est délité. Et globalement, ce qui est cocasse, c'est que les reproches qu'on pouvait entendre d'Emmanuel Macron sur François Hollande, eh bien en fait, Emmanuel Macron fait exactement ce qu'il reprochait à François Hollande. Mais au
-delà de la forme, le seul reproche qu'on peut faire à Lé... Le reproche majeur qu'on peut faire à Emmanuel Macron, c'est tout simplement les résultats, c'est ça. Et puis c'est la réforme de l'État, c'est-à-dire que l'État, ça c'est pas d'être de droite ou d'être de gauche, il faut réformer cet État. Voilà.
Il faut le réformer. Je crois que ça va plus loin que ça. C'est vous qui le dites très souvent, il faut tout changer. Je pense que c'est plus réformer. Mais non, mais réellement. C'est comme quand vous avez une maison qui est complètement pourrie par la mérule. Vous n'en êtes plus à remettre du placo. Il faut la traiter et il faut la refaire. Il faut reconstruire de A à Z. Et je rends hommage à la méthode que vous suggérez régulièrement aux hommes politiques. Il faut tout revoir du sol au plafond. Et c'était un peu le langage d'Emmanuel Macron. La révolution. Il voulait transformer. révolutionnaire la société et bien on se rend compte qu'il n'a même pas réformé un tout petit peu la France. J'aime bien qu'on me rende hommage, vous voyez c
'est l'âge. Non mais c'est vrai. Non j'ai dit souvent qu'il faut changer de logiciel. Nous sommes avec qui les amis ? Kader Dali. Nous sommes avec Kader Dali qui habite Nancy, on vous a eu la semaine dernière d'ailleurs. Un mot d'abord sur bonjour Kader Dali.
Bonjour Pascal, bonjour tout le monde. Merci d'être avec
nous. D'abord un mot sur le procédé. Est-ce que vous êtes choqué qu'un journaliste publie les textos qu'il a envoyés ou qu'elle a envoyés ou reçus d'Emmanuel Macron
Ce n'est même pas le fait que ça soit publié, c'est la posture, la problématique entre la frontière, entre sa vie privée, alors qu'on est dans un contexte un peu anxiogène, et où les Français ont d'autre chose à fouetter que de savoir sa vie privée, ou s'il va chez Céline Dion, c'est un problème de posture présidentielle. qui peut-être qu'on est hasbine, mais qui ne nous va pas et qui n'est pas du tout. Moi, quand je vois le contexte actuel d'Emmanuel Macron et le contexte de la France, parce que je suis sorti à midi pour déjeuner, parce qu'on travaille comme tous les Français la plupart. Et j'ai vu encore ces manifestants, encore aujourd'hui, en train de bloquer, délicer, tout va mal. Et on a l'impression d'avoir un... Moi, il me rappelle le violoniste dans le Titanic qui est en train de faire de la musique, parce qu'on lui demande de faire de la musique, parce que le bateau est en train de couler pour occuper les gens. Donc j'ai l'impression que toutes ces choses-là sont faites pour occuper les médias, au lieu de zoomer sur l'état de la France en ce moment.
Non, mais ce que vous dites, évidemment, ce que vous dites est juste. Ce que vous dites est juste. Alors, est-ce que vous trouvez que c'est intéressant ? Est-ce que ça vous intéresse savoir ce que... — Franchement,
non. privée. —
Non, mais là, on n'est pas dans la vie privée, là. On n'est pas dans les textos, on n'est pas dans la vie privée avec François de Bois. —
Ça reste quand même des communications privées. — Alors vous avez raison, c'est une
communication privée. C
'est comme, je ne sais pas moi, les affaires de M. Bardella, ou les affaires de tout ce qui est dit en privé est en privé. On sait très bien qu'entre ce qu'on dit entre amis et ce qu'on dit dans la réalité, heureusement qu'on n'est pas au courant de tout, parce que je pense qu'on n'aurait plus d'amis. N'est-ce pas ? Vous parlez comme Pascal.
Pascal disait ça, Blaise Pascal. Il disait si deux personnes savaient ce qu'elles se disent l'un de l'autre quand ils ne sont pas là, il n'y aurait plus deux amis sur Terre. Bien sûr,
mais en politique, c'est encore pire, on est d'accord. Les autres politiques, quand ils vous balancent quelques missiles dans le dos, alors deux minutes après, ils vous serrent une paluche et vous demandent si vous allez bien. On le sait, mais c'est pareil pour les politiques de haut vol. Mais ce qui m'embête, c'est que ça, ça arrive sur chier les médias. Et je pense que des fois, tout est calculé. Et c'est une vraie question. Est-ce que ces messages ont été mis sur la place publique, entre guillemets, pour occuper un peu les médias ?
Non, mais là, alors, Kader Dali, je vais vous dire, j'entends beaucoup ça, parce que quand on est journaliste... Beaucoup pensent, c'est un peu une théorie du complot que vous nous faites là. Non, pas de complot, non. Des fois, les politiques
nous donnent un os à ronger. Oui, mais je
vous assure, quand, et là, Louis sera d'accord avec moi, quand vous passez de l'autre côté du miroir, les choses sont parfois beaucoup plus simples. Les gens sont... parfois tout simplement des amateurs, si vous saviez comment les décisions sont prises, avec qui elles sont prises. Mais je vous assure, t'es même effrayé parfois, parce que tu penses que tout ça, alors après il y a une réécriture, souvent les gens réécrivent l'histoire à posteriori, et comme il se donne le beau rôle en disant que tout ça a été écrit, la vérité parfois c'est que c'est d'un amateurisme confondant, je peux pas vous dire autre chose. C'est triste pour
nous. C'est triste pour nous, parce que qui est dans le bateau, c'est nous. Je suis
d'accord avec vous. La vérité, c'est que quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, je ne sais même pas si rien n'est prévu, quasiment rien n'est prévu. Et les 100 premiers jours où il doit faire, tout ça, il faudrait... Oui, il doit
composer, parce qu'il n'était pas prêt à être président, ça j'en suis persuadé au départ. Imaginez-vous être président de la France, à la base, ça se prépare... Quelques années à l'avance, il faut une équipe, il faut des techniciens, il faut des gens compétents. Et voilà, quand on voit le nombre de ministres de l'éducation nationale qu'on a eu, je suis attristé. Moi j'ai des enfants, je paye des impôts en espérant que ça permette de payer nos professeurs qui sont de temps en temps en grève. Donc du coup, on me dit, va dans le privé, mais pourquoi j'irais à payer deux fois la prestation d'instruction de mes enfants ? Parce que moi l'éducation, c'est moi qui la donne. Ce n'est pas les professeurs. Et pourquoi j'irais payer deux fois les professeurs ou instituteurs pour donner des cours à mes enfants quand la machine s'enraye, quand on est obligé de changer de ministre tous les 4 jeudis ? On n'arrive même plus à se rappeler comment s'appellent nos ministres. C'est quand même fou. Non, mais vous avez raison. Ces deux mandats ont été une catastrophe pour la France. Les trois derniers mandats, on va dire. Parce que moi, j'ai inclus Hollande. Hollande plus Sarkozy. Hollande plus Macron. On va pas remonter à Louis XVI.
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