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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Vous êtes tous trop durs avec moi. C'est le titre de ce livre qui paraît demain chez Robert Laffont. La journaliste Françoise Degoy y révèle deux ans de SMS avec le président de la République Emmanuel Macron. Écoutez Olivier Delagarde qui a parlé de ce livre dans sa revue de presse ce matin sur Europe 1.
Ces conversations dessinent effectivement le porteur d'un président isolé, souvent bravache, à la limite du déni, crie-t-il. Pas l'ombre d'un mea culpa n'affleure chez lui-même quand l'ancienne journaliste lui fait remarquer que la dissolution est un ratage total. On le sent tout de même déstabilisé par les critiques. Vous êtes trop dur avec moi, se plaint-il. Vous devriez dire que ce sont tous des salopards, dit-il à propos de ceux qui alimentent les articles à charge. Ces échanges rendent aussi compte d'un président calcafard, pour ne pas dire un peu dépressif. Je m'ennuie, écrit-il en plein sommeil européen. Plus tard, il évoque aussi la fin de son mandat. Le blues, non, écrit-il, mais oui, on y laisse un livre de chair et d'âme. Et oui, disons, c'est une époque dont c'est tout de même une petite mort.
Georges Fenech, vous avez cru à un fake ? Quand j'ai découvert
ça, j'étais stupéfait. Je dis c'est pas possible, c'est une fausse information, fake news. Et apparemment ça n'a pas été démenti. Donc il faut prendre ça comme une réalité, c'est-à-dire des échanges surréalistes. C
'est
totalement surréaliste. Entre un chef de l'état et une journaliste, Françoise Degouin, qui trahit aussi la confidentialité d'ailleurs, pour publier. Ça, ça la regarde. son éthique professionnelle, mais voir un président de la République, tout de même, qui parle des autres, des politiques sont tous des nazes, et puis moi, quand je ne serai plus au pouvoir, je ne vais pas aller travailler pour les autres, je vais travailler, je vais monter mon business, mais pas en France, à l'étranger. Comment un président de la République peut dire ça, quoi ? Même en privé, si vous voulez. Voilà, et puis alors, quelques amabilités pour CNews, qui lui tapent dessus matin, midi et soir. Et enfin, ce sentiment d'avoir presque un président un peu un enfant gâté, qui s'enferme, qui se boumquérise dans son palais, et qui considère que le monde entier a tort, et qu'il a raison. Voilà, c'est ainsi, il y a une forme de narcissisme. transpire là véritablement et de surpuissance en quelque sorte.
Sophie Odigé, je rebondis sur l'expression utilisée par Georges Fenech d'enfant gâté. Vous qui connaissez bien la jeunesse et qui l'aimait cette jeunesse. Est-ce qu'il a les réactions d'un... Oui mais vous n'êtes pas président de la République. À cette différence près.
Je n'ai pas dit mon dernier mot.
Mais est-ce que vous diriez, vous, est-ce que vous y voyez là la réaction d'un enfant gâté ? gâté. Oui,
moi, ça fait quand même quelques temps que je trouve que le comportement d'Emmanuel Macron est le comportement d'un adolescent narcissique qui veut toujours avoir raison, qui fait sa colère quand il n'obtient pas ce qu'il veut. On l'a vu dans plusieurs événements politiques, d'ailleurs, où il a pris des décisions qui ont conduit la France là où elle est. Il faut être clair, on est quand même dans une situation absolument dramatique. Moi, je ne suis pas étonnée du tout, à plein de registres, à la fois sur la nature des propos, sur la façon dont il s'exprime. Je veux dire, c'est ce qu'on vit depuis dix ans. Je vous rappelle quand même que très peu de temps après son arrivée, il a fait venir des youtubeurs pour faire des galipettes sur la pelouse de l'Elysée. Enfin, je veux dire, on est quand même, depuis le début, ce qui ne relève pas, je dirais, de la tenue d'un chef d'État. Et certainement pas de la tenue du président de la France. Mais moi ce qui m'étonnait c'est qu'il y a quand
même eu un précédent. Il y a eu un président ne devrait pas dire ça avec François Hollande. Et des échanges qui avaient été révélés avec les journalistes Gérard Davé et Fabrice Lhomme. Donc là Emmanuel Macron aurait pu se dire attention je me méfie,
je fais attention quand même. Mais moi je suis convaincue qu'il savait très bien. qui savait très bien qu'il prenait le risque en pleine conscience, voire peut-être même volontairement, que ce soit publié. Je ne veux pas croire une seconde, qu'il ne s'attendait pas, un, à ce que ce soit publié, et que cela soit publié sans qu'à un moment, il y ait eu un accord, ou en tous les cas, une absence de désaccord. Moi, je ne veux pas croire du tout que ce n'est pas prévu, qu'il n'y avait pas d'accord, et que ce n'était pas imaginé dès le départ. Je n'y crois pas une seconde.
Moi j'y crois, moi franchement j'y crois, je pense qu'il a été capable de ça. Et alors est-ce que vous trouvez, parce que c
'est le titre du livre, est-ce que vous trouvez que les médias sont trop durs avec Emmanuel Macron, comme lui il le dit ?
comment dirais-je, les médias critiquent à juste titre ces deux quinquennats qui ont été une catastrophe, surtout le second après la dissolution ratée, et ils laissent un pays en lambeau, on peut dire. Forte affaire pour celui ou celle qui succédera pour retrouver la barre et redresser la quille du navire, parce que pour l'instant on va sur des récifs, on ne sait pas jusqu'où et jusqu'où ça peut aller.
Justement, on va en parler des successeurs d'Emmanuel Macron. Ils sont nombreux sur la ligne de départ, notamment au centre. On parlera des sondages qui viennent d'être publiés. Ce sera juste après le journal permanent d'une heure et demie sur Europe 1.
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