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revue de presse d'Europe 1, Olivier
Delagarde, avec ce matin des indiscrétions présidentielles. Un président ne devrait pas dire ça. Vous vous souvenez, Dimitri, c'était il y a dix ans, deux journalistes. Davé et l'homme sortaient un livre dans lequel il révélait les confidences que leur avait fait François Hollande, secret d'État compris. Le scandale fut tel que le livre contribua grandement à empêcher ce président normal de se représenter. Eh bien, l'histoire n'a a priori pas servi de leçon à Emmanuel Macron, car le livre que publie aujourd'hui notre ancienne consoeur Françoise Degoy va faire l'effet d'une petite bombe. Vous lirez cela dans le Figaro. Cette ancienne journaliste politique de France Inter, devenue proche conseillère de Ségolène Royal, a conversé pendant deux ans avec Emmanuel Macron par texto. Et on se dit qu'il aurait mieux fait dormir. Car on ne sait pas si c'est parfaitement déontologique, mais Françoise de Gois a décidé de publier ses échanges à bâton rompu, sans avoir obtenu l'accord du président. Et le résultat est assez édifiant, raconte Louis Ouzalter. Ces conversations dessinent effectivement... Le portrait d'un président isolé, souvent bravache, à la limite du déni, crie-t-il, pas l'ombre d'un mea culpa n'affleure chez lui-même quand l'ancienne journaliste lui fait remarquer que la dissolution est un ratage total. On le sent tout de même déstabilisé par les critiques. « Vous êtes trop dur avec moi ! » se plaint-il. C'est d'ailleurs le titre du livre. « Vous devriez dire que ce sont tous des salopards ! » intime-t-il à propos de ceux qui alimentent les articles à charge. De temps en temps, il semble s'aventurer aussi dans... La post-vérité. Après l'affaire de la gifle de Brigitte Macron, captée par une caméra, il évoque ainsi une bataille avec ses officiers de sécurité. Évidemment parfaitement crédible, mais moins drôle. Ses échanges rendent aussi compte d'un président calcafard, pour ne pas dire un peu dépressif. « Je m'ennuie », écrit-il en plein sommeil européen. Plus tard, il évoque aussi la fin de son mandat. Le blues, non, écrit-il, mais oui, on y laisse sa livre de chair et d'âme. Et oui, 10 ans, c'est une époque dont c'est tout de même une petite mort. Voilà, le mandat d'Emmanuel Macron s'achèvera le 13 mai prochain à minuit. Dimitri, ce sera gentil de lui envoyer un petit texto ce soir. En attendant, vous nous parlez d'un plan social. Plus de 50 000 emplois supprimés en deux ans. Ce n'est pas une vague de licenciements, mais un tsunami dont on ne parle jamais, car il se fait à bas bruit. Parce qu'il s'agit de petits magasins, 50 000 emplois, un énorme plan social. Ce sont les échos qui tirent la sonnette d'alarme et consacrent deux pages à ce qu'il faut bien qualifier de catastrophe économique. Et c'est maintenant que tout va se jouer pour ce secteur, signale David Barrault, entre Black Friday et Course de Noël. Certains de ces magasins réalisent jusqu'à 40% de leur chiffre d'affaires sur les deux derniers mois de l'année. Évidemment, la grande question, c'est de savoir si ces commerces vont. pouvoir travailler normalement les prochains week-ends. Et
rien n'est moins sûr.
Et non, le Parisien Aujourd'hui en France consacre sa une à la banalisation de la violence. Les dernières manifestations ont révélé une violence désinhibée avec des images de policiers pris pour cible et bien sûr, cette image de ce cocktail Molotov projeté sur un CRS. Le journal est d'ailleurs allé voir des lycéens bloqueurs pour leur montrer cet extrait de film. Réponse de ces jeunes, c'est choquant mais... mais... Mais il y a beaucoup de mais dans leurs propos pour relativiser la gravité des faits.
Quoi d'autre dans la presse ce matin, Olivier ? Eh
bien, la fin des mystères ! De l'Ouest, évidemment, les résultats des midterms qui confirment la défaite de Donald Trump. Au Congrès, c'était attendu. Au Sénat, ça l'était un peu moins. Sur son site, Washington Post parle d'un désaveu historique pour Trump. Les démocrates écrasent les républicains, annoncent le New York Times. Les électeurs de tout le pays infligent un camouflet à Donald Trump. Tout le pays, et notamment le Texas. Et ce matin, le Dallas Morning News, là, un peu en travers de la gorge. En constatant la victoire des tuniques bleues démocrates, Blue Wave titre le journal, c'est plus le mystère de l'Ouest, c'est le Grand Blues.
Bien vu Olivier Delagarde, votre vue de presse sur Europe 1. Pascal Praud nous a rejoint. Vous avez reconnu le générique des Mystères de l'Ouest. Absolument. Avec Artemus Gordon et James West. James West. Absolument. Bonjour Monsieur West. Avec le petit Miguelito Lovelace. Je vois le petit Pascal, le jeune Pascal qui regardait ça, les yeux émerveillés. Ah, les Mystères de l'Ouest, c'était tout à fait remarquable. Avec le pistolet caché
dans la manche.
Oui. Non, j'écoutais avec intérêt, effectivement, notre ami Olivier, l'affaire des textos. Bon, je la trouve incroyable à tous les niveaux. D'abord... d'autres consoeurs qui les publient quand même, ce qui est quand même... Je trouve ça extraordinaire. Olivier l'a souligné, déontologiquement, c'est discutable.
Mais
enfin,
le fait de converser avec Françoise de Gois, quand on est Emmanuel Macron, enfin... Mais c'est ça qui est absolument
incroyable. C'est-à-dire que vous avez un président de la République... qui perd son temps à aller textoter avec... Et dans Paris, j'ai 50 exemples de gens avec qui ils textotent comme ça. Effectivement, c'est très étrange. Là encore, on arrive à la psychologie d'Emmanuel Macron. Vous vous rappelez ce qu'il disait ? Il voulait des capteurs, comme il disait, des capteurs du réel. Mais qu'il écoute ses news. Je veux dire, il n'a pas besoin de parler avec Françoise Degoy. Je veux vous dire, il écoute ses news et Europe 1 le matin. Et puis, il vous écoute le matin à 6h40. Votre édito qui est toujours remarquable, c'est le meilleur capteur de France. Allez Pascal, c'est à vous l'antenne dans quelques minutes sur Europe 1. Je vous souhaite une excellente journée. L'heure des pros dans un instant.
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