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Et bonjour Arnaud Stéphan. Bonjour Richard Deceuse. Alors vous aussi vous avez été sensible comme tout le monde à la manière dont on avait assisté en Pologne à une espèce de répétition générale de ce que pourrait être la prise de pouvoir de Marine Le Pen avec quelque chose d'absolument surprenant. En France, le Conseil constitutionnel explique que Marine Le Pen ne pourra pas faire la politique qu'elle veut avec les moyens qu'elle veut. Et avec Emmanuel Macron qui a installé tout ce qu'il pouvait comme personne hostile à Marine Le Pen. En Pologne, Donald Tusk, progressiste, explique qu'évidemment, il se torche de l'équivalent du Conseil constitutionnel et il décide de démettre les juges de leur fonction. L'Union européenne applaudit ce qui se passe en Pologne. Est-ce que si Marine Le Pen démissionne Richard Ferrand et renvoie Alain Juppé à ses études, l'Union européenne sera-t-elle aussi accommodante ?
Encore faut-il que Marine Le Pen fût-ce présidente. Oui c'est vrai, je vends la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mais même pas, c'est que, qu'est-ce que nous racontent les jours que nous venons de vivre ? Un, on rappelle que quand même le président Douda a été réélu par le peuple. C'est une élection, au sens propre du terme. Pardon, Badouda, le président polonais, j'ai oublié son nom, il vient de sortir. Douda, c'est dans l'autre pays. Il a été élu... Donc il est légitime et la constitution lui donne quand même pas mal de pouvoir malgré tout. C'est un partage entre l'exécutif et le parlementaire. Mais il est dans l'exercice de son pouvoir. Normalement les juges doivent prêter serment devant le président. Là ils n'ont pas fait, ils ont prêté serment devant le président de la diète du parlement. L'autre chose, c'est ce que nous avons vu également, c'est l'émission de l'Union européenne dans un processus démocratique. Vous avez une intervention en disant que l'Union européenne ne reconnaît pas le Conseil constitutionnel actuel de Pologne. C'est quand même extraordinaire. Et elle reconnaît le nouveau Conseil constitutionnel polonais, qui lui-même ne respecte pas les règles de la Constitution, puisqu'ils n'ont pas prêté serment devant le président, mais devant le président de la diète. Et puis enfin, vous avez l'article du sieur Guérin. dans la revue juridique et constitutionnelle qui explique que dans l'état actuel des choses Marine Le Pen n'est pas candidate à l'élection présidentielle Il l'a dit comme ça. Il
l'a confirmé dans un entretien dans le journal Le Monde.
Voilà. Donc vous avez quand même une alerte assez sévère. Elle est suffisamment sévère pour que toute l'équipe juridique de Marine Le Pen s'empare du sujet et porte l'affaire devant le conseil supérieur de la magistrature. Il n'en demeure pas moins que... Allez, parlons d'un scénario catastrophe. Nous sommes en février. 2027. 2027. Le Conseil constitutionnel donne la liste des candidats retenus pour l'élection présidentielle qui ont rempli bien leurs dossiers, qui ont laissé 100 signatures, etc. Marine Le Pen n'y figure pas. Il n'y a pas de voie de recours. Voilà. C'est-à-dire que si le Conseil constitutionnel estime que M. Guérin a raison et n'attend pas le résultat de la cour de cassation, Eh bien Marine Le Pen n'est pas candidate à l'élection présidentielle. Et il n'y a pas de voie de recours.
Quand on parlait... Mon silence doit être celui de tous les auditeurs en train de se demander ce qui se passe.
C'est le Conseil constitutionnel qui décide qui est candidat à l'élection présidentielle. C'est ça l'histoire. Donc, de sondage en sondage, d'étude d'opinion en étude d'opinion, on voit bien qu'il n'y a pas d'espace et qu'il n'y a pas d'électeur pour les candidats du bloc central. Il s'effondre. M. Attal est à 4,5 dans l'étude qui est sortie hier soir ou ce matin. Vous avez M. Rotaillot, pareil, il est à 4.5. Comment il s'appelle ? Edouard Philippe. Edouard Philippe, lui, c'est la chute totale. Je
crois que comment il s'appelle est le commentaire politique le plus cruel que vous ayez fait à cette antenne.
Oui, pour la bonne et simple raison, c'est que ça n'imprime pas. Que M. Edouard Philippe ait été Premier ministre, c'est un fait. Qu'il soit le maire d'une grande ville, c'est un fait aussi. Qu'il soit dans la politique... depuis un moment, c'en est un autre aussi. Mais le candidat Édouard Philippe, c'est ça le problème. C'est le candidat Édouard Philippe. Et le candidat Édouard Philippe, il n'imprime pas. Et on voit bien que sa cote s'érode. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, encore une fois, et nous sommes à plus de 5 mois de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est déjà à 18%. Quand on suit ce qui s'est passé à toutes les élections, généralement, il ne cesse de monter jusqu'à la fin. Il n'y a pas d'espace pour ça. Donc qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont accepter la peste et ou le choléra. Et de toute façon, si jamais Marine Le Pen, moi je pense qu'il n'y a pas de raison, elle est totalement légitime et je pense que c'est une excellente candidate, elle devait être quand même présidente de la République. Dans quel contexte, à la fois social et juridique, serions-nous ? Tout ce qu'on voit là, c'est la répétition générale. On parlait de la répétition générale la dernière fois pour la manifestation pour les trotskistes, mais c'est aussi la répétition générale pour des gens qui ne sont pas forcément très éloignés, qui sont les gens de l'extrême centre. Ils n'hésiteront pas un seul instant à créer des embûches. Et s'ils n'ont vraiment pas le choix, ils n'hésiteront pas... à ne pas mettre le nom de Marine Le Pen sur la liste des candidats. Ce qui s'est passé avec M. Guérin, qui n'est pas n'importe qui, c'est pas un petit juge rouge local qui tout d'un coup a fait un papier pour faire du buzz. C'est un ancien très haut responsable de la cour de cassation. C'est pas rien. Donc ça veut dire qu'il y a ça dans l'air. Et quand on voit ce qui se passe en Pologne avec la bénédiction de l'Union Européenne, la bénédiction de l'Union Européenne en disant que tout ce qui se passe est tout à fait normal, vous avez le résultat. Et même si Marine Le Pen devait être élue, il va falloir s'armer d'une patience extraordinaire. Parce que quand vous voyez la constitution du Conseil constitutionnel, déjà d'une part, mais le Conseil d'État, la Cour des Comptes, et toutes les agences et les administrations, ou le président Macron, avant de partir, a nommé le banc et l'arrière-banc, la préfectorale, enfin tout, la totale.
Et qui sont inamovibles. Ce qui se passe en Pologne, c'est que le Premier ministre décide de mettre à sa main l'équivalent du Conseil constitutionnel. Pendant un
voyage officiel du président, ce qui est quand même extraordinaire. On dirait une république bananière. Absolument. C'est le tribunal constitutionnel. Normalement, c'est ça. Le maréchal de Nouala part en vacances, part à l'étranger pour se faire opérer, généralement, en France ou en Suisse. Et puis, tout d'un coup, l'autre général qui est Premier ministre en profite pour faire un coup d'État. Là, c'est exactement ce qui s'est passé au cœur de l'Union européenne. C'est-à-dire qu'on a profité d'un voyage du président. pour faire un coup de force institutionnel.
Un coup de force qui est toujours en cours, mais qui n'est pas totalement abouti, parce qu'évidemment il y a des contestations, mais on voit bien que Donald Tusk peut prétendre, en dépit de la réalité, en dépit des lois, en dépit des règlements, s'appuyer sur un tribunal constitutionnel. qui est capable, s'il a envie, de démettre le président de la République, Narochi, qui est actuellement en fonction. Qu'est-ce qui s'est passé en Hongrie ?
'est-ce qui s'est passé en Hongrie ? Quand M. Maguiar est arrivé, il a obtenu la démission du président de la République ? Pourtant, il était dans son mandat, il n'y avait pas de raison, et tout le monde, à Bruxelles, à Strasbourg, à applaudir. Très bien, quand même, il fallait nettoyer tout ça. Voilà, il a nettoyé les médias, pareil, la Cour constitutionnelle a été aussi complètement nettoyée, etc. Donc il n'y a pas de problème.
Et en 2023, rappelons que Donald Tusk, effectivement, ça a déjà été rappelé, avait déjà commis des actions totalement illégales dans la prise de contrôle des médias publics polonais. Et là aussi, c'était passé crème avec même des articles dans Le Monde, je m'en souviens, qui expliquaient qu'on est bien obligé de mettre les mains dans le cambouis quand il faut rétablir
l'état de droit. Ouais, et puis ce coup-ci vont avoir quand même du mal à expliquer que ce sont des agents russes, ce qui conserve le PIS quand même. On se rappelle quand même de l'histoire du PIS qu'on nous décrit ici comme d'affreux, conservateurs, horribles, machin, etc. Il faut se rappeler que ce sont les héritiers de l'armée secrète polonaise. C'est-à-dire que le PIS, c'est le parti du général Sikorski qui était le patron du gouvernement en exil polonais, gouvernement qui a continué à se réunir jusque dans les années 90 à Londres, et qui était la légitimité polonaise. Et ce sont les héritiers de... La légitimité
contre les nazis et contre les russes.
Et que ce sont les héritiers de tous ces officiers assassinés, et par les allemands, et par les russes. Donc ça va être compliqué d'expliquer que c'est... Ce sont des agents russes cette fois-ci. Je ne sais pas comment on arrive à expliquer ce... Parce que je n'ai pas bien compris dans les médias comment on arrivait à justifier le fait qu'on arrive à s'asseoir sur autant de règlements et autant de lois dans un pays de l'Union Européenne. Il y a quand même un malaise. Mais j'insiste. Ce malaise, on va peut-être l'avoir en France. Je ne fais pas un scénario catastrophe pour faire un scénario catastrophe, mais le fait même que M. Guérin ait publié ça, et que le monde l'ait republié longuement, et que ça soit quelque chose qui rentre dans l'air... Je trouve que ce n'est pas sain. Je ne dis pas que ça va arriver, je dis que ce n'est pas sain.
C'est un signal faible, effectivement, tout à fait inquiétant. Restez avec nous, Arnaud Stéphan, pour que nous continuions cette analyse de la présidentielle française, après un rappel des titres de l'actualité. en France, il y a peut-être bientôt l'annonce dans les mois qui viennent du fait que Marine Le Pen ne sera pas candidate ou que la Cour de cassation aura décidé qu'elle n'est pas éligible. Mais il y a des péripéties tout aussi fascinantes avec notamment la manière dont Raphaël Glucksmann est devenu une espèce de champion malgré lui de la résistance à la violence
LFiste. Oui, si on met des nouvelles de chaque semaine, nous demandons des preuves de vie de M. Glucksmann, parce qu'on n'a pas de vidéo, on le voit avec un journal.
On l'a vu à l'antenne d'une télévision où il a affirmé, petit Jean Moulin, qu'il résisterait. Franck
? On a un climat de violence parce qu'on a une brutalisation du débat public, parce qu'on a des campagnes de harcèlement. Mais moi, ce que je veux dire, c'est que les brutos ne m'impressionnent pas. Je serai partout, je ferai campagne partout dans le pays et j'irai oui le 5 en manifestation parce que je soutiens les revendications des syndicats. Il est super
courageux. Oh là là, oui. Pour le coup, la manifestation du 5, oui. Mais est-ce que c'est du courage ou c'est une perte totale de raison ? Pour la bonne et simple, il y a deux choses. Soit LFI décide de continuer sa stratégie d'invisibilisation. Ils ne vont pas s'occuper de lui. Il sera dans un cortège famélique. au milieu d'organisations qui représentent qu'elles-mêmes et il sera complètement oublié et on s'en fout et vous aurez en revanche monsieur Mélenchon en gloire au milieu de de centaines de militants acclamant son nom et tenant une banderole rouge avec un slogan quelconque. Et il sera au milieu du grand cortège et il y aura des drapeaux de son mouvement partout. En tout cas, il y aura des déclarations d'amour à son égard. Il y a ça, ou alors, en effet... Il décide de se débarrasser en termes d'image de Glucksmann, c'est-à-dire il se fait encore enfariné, entarté, il est obligé de quitter le cortège. On se rappelle, c'est déjà arrivé, on ne parle pas de choses qui ne sont jamais arrivées. Il y a déjà eu des candidats... des membres de la direction du Parti Socialiste qui ont été exfiltrés de cortèges de manifestations. Il y a même eu des secrétaires généraux de la CFDT, si vous vous en souvenez bien, qui avaient été obligés de quitter des manifestations. Voilà, donc c'est déjà arrivé, il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas. Maintenant, est-ce que c'est l'intérêt de LFI de faire ça, ou est-ce qu'ils ont plutôt l'intérêt de l'invisibiliser ? A mon avis, l'invisibilisation est plus porteuse pour eux. Pourquoi faire de monsieur Glucksmann une victime, un martyr de la cause sociale démocrate ? Ils n'ont pas besoin de ça. En plus, encore une fois, ça n'imprime pas. Et le dernier sondage qui vient de sortir hier, il baisse. Luxman baisse, il perd 1,5 point. Donc il
s'allumait aux alentours de 9-10.
10. Et alors on est avec M. Mélenchon qui est à plus de 18. Donc en fait, par des profits, ils peuvent le laisser aller à la manifestation. Le laisser tenir un discours extrêmement compliqué, on voit qu'il a du mal quand même. Il ne faut pas faire ça chez soi. Soit vous prenez un doubleur, soit vous faites de la post-prod, mais il ne faut pas faire ça en fait. Il a un mode d'expression qui demande un effort par l'auditeur. Et ça, ce n'est pas bon du tout. Et on voit bien que ni sa personnalité, ni les valeurs qu'il porte, ni ses thèmes de campagne ne trouvent un public en fait. Quand vous êtes le candidat du parti socialiste, qui représente encore quelque chose dans la symbolique, et que vous êtes au total des totaux un bonjour avec du vent à 10%, ça ne va pas.
La manière dont Glucksmann ne réussit rien, cela signifie-t-il que LFI a vraiment avalé tout l'espace possible de la gauche ? Cela signifie-t-il que la jeunesse est définitivement acquise à Mélenchon ?
Mais la politique, il y a du symbolisme, il y a un imaginaire, il y a un projet de société. La difficulté, c'est qu'aujourd'hui, les partis politiques, à l'exception des groupuscules et de LFI, Ils ne proposent pas de matin qui chante, de lever de soleil avec des moissonneuses batteuses devant et des tracteurs. Il n'y a pas ça. Vous avez soit des petits hommes gris qui vont vous expliquer qu'on ne peut rien faire. Il faut serrer la ceinture, on ne peut rien faire. Il faut serrer la ceinture, on ne peut rien faire. Super. Et de l'autre côté, vous avez un rassemblement national. Merci d'avoir
cité très exactement Roland Lescure.
Merci. Et de l'autre côté, vous avez le Rassemblement National qui essaye, dans une attitude qui commence à être un peu absurde, il faut qu'il se reprenne un peu, de normalisation extrême, qui eux aussi rentrent dans un discours qui est purement gestionnaire. On va faire ça, ça va se faire passer comme ça, et vous allez voir, on va faire ça, et ça aura des... Il n'y a pas d'imaginaire sur la reconstruction du pays. C'était un peu le discours de Marine Le Pen la dernière fois. La renaissance,
quand même. On avait 50 minutes où il ne s'agissait pas uniquement de défiler des mesures. Il y avait, par exemple, le fait de mettre en avant le goût du beau, qui était quand même quelque chose de nouveau. Moi, j'ai trouvé qu'il y avait une espèce de mythologie, effectivement, la Nouvelle-France très forte chez Jean-Luc Mélenchon, et qui... rassemble d'ailleurs, on le voit bien, tous les espoirs d'une jeunesse, et espoirs qui seront évidemment déçus si jamais Mélenchon est au pouvoir, et qu'en face, la droite avait du mal à sortir justement de son discours gestionnaire. C'est des gens aussi charismatiques que Bruno Retailleau. On n'y est pas encore quand même,
le goût du bon, etc. On peut faire une émission culinaire, mais ça ne fait pas un projet de société. C'est quoi le projet de société du beau ? Sérieusement ?
Non, il y avait le beau, mais il n'y avait pas que ça dans le discours sur la Renaissance.
J'ai bien compris, mais encore une fois, Vous faites un discours, un seul, un, qui n'a pas été relayé derrière. Il y a eu un service après-vente de la part des députés et des responsables du Rassemblement National derrière. Ce discours était très bien. Enfin, un discours sur autre chose que des mesures. Mais c'était dans une occasion très particulière, c'était le discours de lancement de la campagne. Maintenant, on va voir si ces thèmes vont être déroulés. On ne peut pas dire tout d'un coup, si, si, ils ont fait quelque chose sur un projet de société et un avenir qui chante, etc. Sur un discours d'entrée de campagne. Heureusement, quand même, c'est la moindre des choses. On ne va pas parler que de mesurette. Je rappelle que le premier discours de Marine Le Pen, qui était très bien d'ailleurs, c'était sur le logement. On est quand même sur du pratico-pratique. Là, on a eu quelque chose sur la Renaissance, parce que je pense qu'il fallait définir ce que c'était que la Renaissance, ce sous-titre que vous aviez sur l'affiche. C'était important de le faire, parce que tout le monde peut mettre tout ce qu'ils veulent dans la Renaissance. Marine Le Pen a donné sa définition de la Renaissance. Oui, d'accord. La société du beau. Très bien. Écoutez, on aura la société du beau. Moi, je trouve ça très bien. Son discours était joli. Maintenant, il faut que ça... descendent et que ça infuse chez les Français. Est-ce que vous allez vraiment réussir à infuser la notion de beau et de juste tout d'un coup dans la société française quand vous voyez l'état de délabrement général de ce qu'est l'État ? Il y a peut-être quelque chose à refaire sur le retour de l'État, sur une France qui revient au niveau international, sur une France qui revient comme une grande puissance, etc. La puissance a été pendant longtemps un discours politique que beaucoup de gens ont essayé de manipuler, mais pas très bien. Le beau c'est sympa, maintenant on a envie qu'il y ait un peu de chair là-dedans, qu'on nous explique par quoi on va le relever, comment on va passer du classement PISA en fond de calme à un classement PISA un peu mieux, qu'est-ce que va devenir la France de l'industrie, le génie français, comment il va se traduire au niveau international, comment on va revenir une grande puissance diplomatique, etc. Et ça, encore une fois, on a eu le discours de base. Sur la Renaissance, maintenant il faudrait qu'on arrive à avoir par les différents porte-parole, par des meetings et des choses comme ça, la suite. On attend la suite pour savoir justement ce que c'est que ce projet de société. On a le projet de société de M. Mélenchon. Il en parle systématiquement, il a décrit, c'est la Nouvelle-France, c'est la créolisation de la langue, c'est l'amitié, il y a eu tout un... Sur le nouveau rapport social autour de l'amitié, c'est plus la peine de faire une famille, il suffit d'être pote. Et finalement on arrive très bien entre copains à avoir des enfants, tout ça est merveilleux. Et pourquoi faire des enfants d'ailleurs après tout ? Alors que des gens arrivant de Peshawar peuvent vous remplacer sans aucun problème à votre poste. Puisqu'on voit que même les amis M. Ménégol, l'ami de M. Macron, trouvent que c'est fantastique d'avoir des gens venus de partout dans ses cuisines.
Alors le dernier sondage IFOP vient effectivement de sortir. Marine Le Pen n'a jamais été aussi haut, 37%. Mélenchon progresse encore, il est à 17,5% pour ce sondage-là. Edouard Philippe stagne à 15%, donc on a l'impression que le second tour s'éloigne. Lysnard, lui, est testé à la place de Retailleau, il fait 2 points de plus, il est à 9%. C'est le moment peut-être de parler de David Lysnard, donc nouvelle énergie. On a l'impression qu'au moins avec le titre de son parti, lui aussi, proposer un avenir radio. Une station de radio. Voilà. Ok. Edouard, David, si tu nous écoutes, il faut peut-être changer un truc. Il est surtout un peu empêché. Marc Fesneau, ancien ministre de l'Agriculture, président du Modem, qui a des fonctions lui aussi à l'Association des maires de France, a tenu un discours assez vipérin à son égard.
Deuxième élément, je vois des positions très clivantes, d'ailleurs qui a été relevée par un certain nombre de gens au Parti Socialiste, je ne suis pas sûr que ce soit avec l'accord du Parti Socialiste, M. Léniel, M. Debas, qui ont noué un accord sans que personne n'en soit au courant avec M. Lysnard. M. Lysnard, il propose, il a le droit, il propose de broyer tous les codes possibles, de l'environnement, de l'urbanisme, mettant en risque à mon avis les populations. Mais il ne peut pas être à la fois à porter cette idée-là et comme président de l'association des maires porter autre chose.
donc, on voit bien que David Lissner est à la fois candidat à la présidente de la République et candidat à sa propre succession à l'Association des maires de France. Et donc là, est-ce qu'il va abandonner ce qui a constitué sa plateforme de légitimité au profit d'une aventure
dans laquelle il a quand même peu de chance ? J'ai fait une magnifique capture d'écran il y a deux jours. Comme ça, je ne vais pas trahir... Je ne vais pas trahir ce qu'il a dit, c'est dans Le Parisien, David Lissnard assure qu'il ne gouvernerait ni avec les macronistes, ni avec le RN. Voilà, donc M. Lissnard prépare en effet d'abord sa réélection à l'Association des maires de France, puis après il nous fera la gentillesse d'être candidat à l'élection présidentielle. Encore une fois, moi je n'ai pas de problème avec David Lissnard comme personne, je trouve qu'il est plutôt sympathique. Je trouve qu'il a une bonne énergie sans faire un mauvais jeu de mots. Moi, je ne partage pas sa ligne ultra-libérale. Je trouve que c'est une solution de facilité. Et encore une fois, quand on se dit de droite, je trouve extrêmement compliqué qu'on se définisse comme libéral. Mais ça, c'est une autre question philosophique politique. Mais David Lissner, il est dans un grand écart vendamien. Il est à la fois... Il est candidat à tout. Quand il rencontre des journalistes, il parle beaucoup de sa mairie de Cannes. Maintenant, il nous parle beaucoup de l'AMF qui va quand même occuper ses pensées et ses actions pendant encore quelques temps. Et puis, le rétro-pédalage qu'il a fait sur ses déclarations, tout le monde l'avait trouvé extrêmement courageux face à cette militante de LFI. où finalement, il n'explique pas du tout, mais je n'étais pas en train de dire que je m'en fichais de ce drame horrible qui était octobre 1961, etc. Il a fait un rétro-pédalage. Je trouve que quand on a réussi à marquer quelque chose comme ça, quand on a réussi à parler au peuple de droite, en tout cas d'une certaine droite, et que grâce à ça, on a marqué des points, là où Bruno Retailleau n'arrive pas à... n'arrivent pas à parler, à remplir le costume de candidat de la droite, je trouve que c'est un peu faiblard. Et je trouve qu'il y a un peu de tromperie sur la marchandise. Et ça, ça se paye assez vite. On n'a pas encore le temps, les gens, encore une fois, il faut répéter à nos auditeurs, il se passe quelque chose, à part quelque chose d'extrêmement grave, mais sinon, Il faut à peu près une dizaine de jours pour que dans l'opinion, ça commence vraiment à infuser. C'est-à-dire que la position de M. Lysnard, son immense capacité à être candidat à tout, donc AMF, présidentiel, communauté de communes, je ne sais pas, interco sur Cannes, il y a un moment donné... Les électeurs vont commencer à se dire s'ils ne se moquent pas un peu de la tête du monde. Trop de lièvres courues en même temps. Oui, et puis quel manque de discernement sur les priorités. C'est quoi sa priorité ? C'est réélu président des maires de France parce qu'il sait déjà qu'il n'aura pas le job en avril prochain. Donc en vérité, c'est pour du beurre sa candidature à l'élection présidentielle, ce qui compte vraiment. Et il assure ses arrières, c'est d'être le président de l'Association des maires de France.
Est-ce que c'est ça qui permet, à votre avis, à Bruno Retailleau ou à Edouard Philippe d'être très tranquille avec l'idée d'une primaire de la droite ? Ils savent que l'un de ceux qui est le concurrent ou qui a apparaissé comme un concurrent sérieux est en fait, entre guillemets, une fausse bonne idée.
mais en tout cas, ils n'ont de possibilité que d'essayer de trouver des bonnes nouvelles. Parce qu'à part ça, il n'y a pas grand chose comme bonne nouvelle quand même. C'était un long chemin extrêmement dur. Tous les jours, c'est de plus en plus dramatique pour les deux candidats que vous venez de citer. Ils n'y arrivent pas. Il ne suffit pas de dire « je veux ». Autour de cette table, on a beaucoup de volonté, on se connaît depuis des années. On veut être champion du monde du 100 mètres. Bah non, en fait. Non. Non. Je ne sais pas si vous entraînez beaucoup encore à la course à pied. Mais non, ce n'est pas possible, en fait. Ce n'est pas vrai. Il ne suffit pas de dire « je veux » pour anéantir toutes les barrières sociologiques, électorales, politiques, de familles et de représentées. Une famille politique qui n'existe pas, qui n'existe plus. C'est ça surtout. C'est une espèce de rêve de reconstituer un électorat disparu. Cet électorat a disparu, il faut bien se le dire. À force de plein de choses, d'insincérité, à force de trahison, de lecture extrêmement compliquée. Comment voulez-vous que M. Retailleau essaye de convaincre des électeurs de droite ? qu'il est le candidat de la droite, alors même qu'il a été le ministre de l'intérieur de gouvernement du président Macron. Tout ça ne marche pas. Tout ça est fou. Tout ça est fou. Complètement.
On continue le cirque présidentiel. Merci beaucoup Arnaud Stéphan d'avoir été avec nous cette semaine encore pour le commenter avec talent et avec justesse. Et à la semaine prochaine.
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