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Une question d'actualité au sujet de l'attentat de la verrière de Trappes. que je répète, un perpétré par Kevin T, un terroriste d'extrême droite, idéologiquement proche du RN, biberonné à ses news depuis plusieurs années selon ses proches auprès de l'humanité. Dans ce cadre, Madame la Ministre, on vous a entendu ce 29 octobre, donc juste après le Conseil des ministres de la semaine dernière, sur BFMTV, longuement épinglé, je vous cite, l'attitude non pas du RN, mais de la France insoumise et des écologistes. On vous a aussi ensuite lu sur X, ex-Twitter, accusé Rima Hassan de communautarisme électoraliste, comme le fait aussi le Rassemblement National. également entendu sur France Info, c'était il y a deux jours, défendre Edouard Philippe sur l'immigration en reprenant une formule et des mots attribués à Jean-Marie Le Pen. Alors c'est une question restée sans réponse la semaine dernière, mais renouvelée au regard de nouveaux éléments non exhaustifs. Aujourd'hui que je vous repose, que répondez-vous à celles et ceux qui, nombreux, toujours plus nombreux en ligne et chez les commentateurs, vous attribuent à vous et à une partie de votre gouvernement une part grandissante faite de responsabilité dans la diabolisation d'une part de la gauche et la normalisation de l'extrême droite alors qu'elle menace concrètement notre démocratie dans quelques mois et même littéralement.
n'ai pas davantage de commentaires à faire que ceux que j'ai déjà fait. Je vais être extrêmement claire. Monsieur, moi, je ne suis pas votre faire-valoir pour réussir sur les réseaux sociaux. On a eu un échange... Non, non, je termine. Je n'interromps jamais un journaliste quand il pose une question dans cet hémicycle. Donc j'aimerais qu'il en soit de même quand je réponds. On a déjà eu un échange où je pense qu'on s'est dit des choses la semaine dernière. J'en profite néanmoins, puisque vous me tendez à la perche, pour réinfirmer mon soutien total et absolu à toutes les rédactions qui sont agressées, prises à partie, verbalement, malheureusement, encore aujourd'hui, dans l'enceinte de ce compte rendu de Conseil des ministres, qui est pourtant une enceinte institutionnelle, qui le sont ensuite dans la rue, dans des manifestations. Vous me posez la question de la responsabilité de l'extrême gauche. Je voudrais vous parler notamment de la responsabilité de l'extrême gauche dans ce qui se passe. en ce moment, dans ce qui se passe en dans le lien que peuvent avoir les politiques avec les journalistes. Avant-hier, ces news étaient prises à partie. Hier, c'était BFM. Aujourd'hui, c'est TF1. Et je vous le dis, je termine. Comme je le pense, comme je le pense. Cette espèce de... La manière, au fond, de faire taire un par un les journalistes et une par une les rédactions finira, finira, pardonnez-moi, par toucher, par toucher. l'ensemble des journalistes. Donc j'appelle vraiment les uns et les autres à être extrêmement vigilants. Et je vous le dis de nouveau, parce que de nouveau dans votre question, vous prenez à partie une rédaction. L'ambiance qui est en train de s'instaurer est à mon avis, je le redis, extrêmement dangereuse. Et l'extrême gauche a une responsabilité en la matière, puisque de toute évidence... Aujourd'hui, ce sont bien des responsables d'extrême-gauche qui ciblent, nommément, des journalistes. Et on sait comment ça termine. On commence par cibler les institutions, on commence par cibler des journalistes, et on voit ensuite le résultat dans la rue, monsieur. Donc, non, je n'irai pas plus loin dans la réponse à votre question, et à aucune de vos questions, parce que je ne suis pas le faire valoir de vos vidéos. réseaux sociaux. Et vous avez le droit de poser des questions. Et je suis libre. Et je ne choisis pas les journalistes. Vous êtes libre de venir. D'ailleurs, vous êtes accrédité. Vous êtes libre de venir. Vous êtes libre de poser vos questions. Mais la manière dont votre question est posée, pardon, ne m'amènera pas à y répondre.
Alors, par ailleurs, toujours sur ce sujet-là, a été déplorée l'absence totale de membres du gouvernement à Trappes la semaine dernière. Pourtant, le maire de Trappes a invité absolument tout le monde et attendait sans doute une personne du gouvernement, d'ailleurs plus précisément Aurore Berger, qui ne s'est pas rendue à l'hommage, rendue aux victimes de cet attentat terrible. Comment expliquez-vous alors beaucoup, ce que beaucoup soulignent avec peine et incompréhension, que la ministre chargée de la lutte contre la discrimination, ne s'est pas rendue là-bas et pourtant s'était déplacée, beaucoup le signé, au Festival de Cannes, par exemple.
avons déjà répondu, je vous remercie. Nous avons déjà répondu, je vous remercie. Je ne suis pas votre fervaloir pour réussir et faire des vues sur les réseaux sociaux. Je vous remercie. Est-ce qu'on peut
passer... Je crois que
vous avez des confrères et des consoeurs qui ont envie de pouvoir avoir un compte rendu de Conseil des ministres normal, je mets des guillemets.
Avec les proches du président de la République, nous avons pu aborder cette question, c'est-à-dire que l'entourage de la famille de sa personne tuée là-bas déplore le fait qu'ils n'ont pas été contactés par le président de la République. Comment expliquez-vous ce silence du président de la République ? Tout à l'heure, la réponse n'était pas tout à fait claire. Il était possible que non, il est possible que oui.
vous
Bonjour, Lisa Lap, journaliste pour Le Média. J'aimerais revenir sur les propos d'Edouard Philippe qui a constaté une surréprésentation des jeunes issus de l'immigration lors des pièges du 17 octobre. Vous avez soutenu l'ancien Premier ministre dans ses propos. Comment vous pouvez soutenir ça factuellement
'ai encore une fois déjà répondu sur cette question, donc je ne vais pas y revenir. Alors encore, il ne s'agit pas de faire des amalgames, il ne s'agit pas de mettre les uns et les autres dans des cases, de constater une réalité, mais qui est aussi une réalité sociale à laquelle il faut répondre, qui pose des questions qui vont bien au-delà de politiques migratoires, qui sont des questions de politique de la ville, qui sont des questions de politique sociale. L'éducation nationale aussi. Et donc, il faut arriver, encore une fois, je crois, à analyser ça avec lucidité, avec solidarité aussi, mais pour essayer de trouver des débouchés. Parce que l'objectif, c'est qu'on arrive à faire nation et qu'on arrive à faire société. Or, force est de constater, et ça va bien au-delà de la question que vous posez d'ailleurs, et de la réponse que je... Vous apportez qu'aujourd'hui, il y a des fractures qui sont profondes, multifactorielles, et il faut qu'on arrive à les analyser et à trouver des solutions. Alors, est-ce qu'on le fera en quelques semaines ? Probablement pas. Et d'ailleurs, ça fait des années que ces sujets-là sont posés dans le débat public et qu'on a en réalité du mal à apporter des réponses. Ça fera partie indéniablement du débat de la présidentielle. Et moi, ma conviction, c'est que pour arriver à porter et à répondre à ce sujet de la manière au fond la plus apaisée possible, il faut aussi qu'on soit en capacité de poser des mots, de poser un constat. Et poser un constat, ça ne veut pas dire faire des amalgames. Poser un constat, ça veut dire regarder la réalité. Je vous remercie.
comment vous pouvez affirmer, confirmer, poser un constat sur le 17 octobre, il y avait une surreprésentation de jeunes issus de l'immigration ? Comment vous avez cette information-là ?
Qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai encore une fois déjà répondu et les chiffres ont en partie été donnés. Ben non, il n'y a pas eu de chiffres par rapport à ça. J'ai déjà répondu. Je vous remercie.
'est dommage.
Bonjour Madame la Ministre, Edgar Becket pour BFM TV. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue demain à Paris et un peu partout en France, cette journée du 5 novembre. Comment le gouvernement se prépare, anticipe à cette journée de mobilisation, à cette journée de grève ? Est-ce que vous redoutez de nouvelles violences ? Et surtout, est-ce que vous pouvez nous dire... Sur le dispositif de sécurité, le dispositif de police, est-ce qu'il sera réévalué ? Est-ce que ce sera le même que samedi dernier ? Merci beaucoup.
Le dispositif de police est nécessairement réévalué à chaque nouvelle journée de mobilisation. Le président de la République a souligné lors du Conseil des ministres que deux derniers samedis de mobilisation, c'était dans la... Il a d'ailleurs remercié à ce titre le ministre de l'Intérieur et l'ensemble des forces de l'ordre, des forces de sécurité intérieure qui ont été mobilisés. Bien sûr, on est extrêmement vigilants. On est extrêmement vigilants parce qu'il est hors de question revivre de quelque manière que ce soit, et même petitement, ce qu'on a pu traverser le 17 octobre. Je pense notamment aux commerçants et à beaucoup de Français qui ont été légitimement très choqués par ce qu'ils ont pu voir ou par ce qu'ils ont pu vivre. des tracés de manifestations seront évidemment adaptés autant que nécessaire dans le cadre que permet le droit et je laisserai le ministre de l'Intérieur Encore une fois, davantage le dispositif de force de l'ordre. Ensuite, il y a des négociations qui doivent pouvoir se tenir. Il y a d'un côté le maintien de l'ordre, et puis il y a de l'autre côté, d'une part, ce qu'on fait sur les lycées, avec les différents chantiers qui ont été ouverts par Edouard Geffray. Et ce travail doit continuer, ça va prendre un peu de temps. On a déjà apporté un certain nombre de réponses. Et ensuite, des réponses sur la question sociale. Je ne reviendrai pas sur la réponse formulée par Roland Lescure sur, par exemple, la question du SMIC, mais on voit bien que dans ces manifestations, il y a des revendications très fortes. sur le pouvoir d'achat, sur la question sociale. Il y a un dialogue social qui doit évidemment se tenir. Les organisations patronales comme syndicales doivent prendre toute leur place. Et nous, on apporte des réponses, et je prends ma casquette de ministre de l'énergie, sur la question notamment du carburant, et vous le traitez quotidiennement dans vos rédactions. La difficulté, ou une des difficultés aujourd'hui premières, sur l'augmentation des dépenses contraintes, en tout cas ces derniers mois, la libération de 10 millions de barils a permis des baisses. On avait évalué ces baisses entre 12 et 18 centimes. On voit que certains distributeurs jouent le jeu et vont même au-delà des 18 centimes annoncés. Je ne les citerai pas ici, mais chacun les connaît. C'est une très bonne chose. Donc, on doit continuer, évidemment, ce travail-là.
Les tracés seront adaptés, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous demandez à ce qu'il n'y ait pas de manifestation, qu'il n'y ait pas de cortège dans les centres-villes comme samedi dernier
Je crois que la question ne se pose pas de manière uniforme pour l'ensemble des villes. D'abord, c'est un travail qui est mené sur les considérations du préfet, territoire par territoire, en lien avec le maire, et c'est bien normal. Donc il n'y a pas de règle absolue. En revanche, on est bien évidemment là où il y aurait des risques. particulier, extrêmement vigilant à protéger les commerçants et à protéger les centres-villes. Je crois que chacun le comprend. Encore une fois, c'est du bon sens. Et partout où ça peut se tenir dans les conditions habituelles, ça doit pouvoir se tenir dans les conditions habituelles. L'objectif derrière, c'est de protéger les biens et les commerces, de permettre aux Français qui le souhaitent de manifester, d'exprimer leurs revendications et de le faire dans un cadre, encore une fois, respectueux. Je le dis, notamment des commerçants qui ont traversé une période extrêmement difficile. On est à l'approche des fêtes de Noël. C'est des moments importants pour eux, pour leur activité. Certains ont vu leurs magasins détériorer, d'autres ont vu leurs stocks pillés. Chacun comprend qu'on ne peut plus se permettre de prendre le risque de vivre ces situations-là.
beaucoup. Bonjour, Jérôme Vall de France Inter. J'avais une question sur la Corse, puisque cet après-midi, la collectivité territoriale de Corse doit se prononcer quelques jours. Ça doit être une semaine et demie après le rejet par le Sénat du projet de loi constitutionnel sur l'autonomie de la Corse. Il y a une réunion lundi prochain autour de Mme Gattel pour essayer de trouver une solution. Est-ce qu'aux yeux du gouvernement, avec ce test qui avait été négocié pendant quatre ans, qui avait... trouver un certain consensus sur place. Est-ce qu'il y a aujourd'hui à vos yeux une porte de sortie ou pas au risque d'embraser de nouveau l'île après quatre années de promesses non tenues ?
On doit trouver un chemin, d'où d'ailleurs ces moments de négociation et de discussion organisés par Françoise Gattel, qui s'est exprimé suite au rejet de la loi au Sénat, effectivement, il y a dix jours. Donc 'objectif du gouvernement, c'est de trouver un chemin. Nous sommes convaincus qu'un chemin est possible. Peut-être que ça nécessite encore quelques discussions. Les différents processus étaient déjà bien avancés, donc nous ne baissons absolument pas les bras.
pensez qu'une solution peut être trouvée avant la présidentielle ou ça semble aujourd'hui impossible ?
Là encore, moi, je n'ai pas de boule de cristal. Ça dépendra de ce qui se dit dans ces différentes instances. Mais enfin, nous, on estime qu'un chemin est possible, qu'un chemin doit être trouvé et que ça va évidemment dans le bon sens. Donc, on met tout en œuvre pour y arriver. Et vous voyez bien ensuite que ça ne dépend pas uniquement du gouvernement. Merci.
question internationale. Est-ce que le président est revenu sur les résultats des midterms aux Etats-Unis ? Est-ce qu'il a évoqué le résultat de ces élections en Conseil des ministres ?
Non, ça n'a pas été évoqué en Conseil des ministres.
quelle est la position du gouvernement sur
ce sujet ? Je n'ai pas de commentaire à faire sur le résultat très frais par ailleurs d'une élection à l'extérieur de nos frontières.
madame la ministre Eloduchard pour CNews. Une pétition concernant la fermeture justement de CNews arrive à la commission des affaires culturelles. Certains groupes parlementaires demandent un débat dans l'hémicycle. Est-ce que c'est aujourd'hui aux parlementaires de décider si une chaîne doit fermer ou non ? Ce
n'est pas la prérogative des parlementaires que de décider si une chaîne doit fermer ou non, mais je ne vais pas vous l'apprendre. Il y a aujourd'hui une entité indépendante qui s'appelle l'Arcom, qui a déjà fermé des chaînes par le passé. Je pense à ces huit, notamment. Il y en a d'autres, pardonnez-moi, je ne les ai pas toutes en tête. Ensuite, est-ce que le Parlement, en revanche, est légitime à organiser un débat au sein de son hémicycle ? La réponse est oui, et ça, ce sera aux parlementaires. de voter dans un sens ou dans un autre. Je crois que le président de la commission des affaires éducatives et culturelles se réunit, pardonnez-moi, ses parlementaires dans les tout prochains jours pour que le vote puisse avoir lieu. Et donc il n'appartient pas au gouvernement de dire si ce débat doit se tenir ou pas.
De nombreuses personnes ont été émues par les images de la porte de Charenton. Samedi, on a vu un policier blessé par des différents jets de projectiles. Sur ces uniformes, environ 1500 policiers ont été blessés depuis les mobilisations du mois de septembre. Laurent Nunez a-t-il communiqué sur des mesures de protection supplémentaires qui seront apportées aux forces de l'ordre lors des prochaines manifestations, notamment demain, pour éviter de revoir les images d'affrontements qu'on a vus samedi au niveau de la Porte de Charenton, donc à la fin de la manifestation ?
'abord, les vidéos qui montrent des forces de l'ordre prises à partie choquent légitimes dans tout le monde. Et permettez-moi d'apporter évidemment mon soutien de nouveau à l'ensemble. des policiers et des gendarmes qui ont été blessés ces dernières semaines dans le cadre du maintien de l'ordre et alors même qu'ils étaient déployés pour permettre aux manifestants d'exprimer leurs revendications et pour sécuriser les biens et les personnes. C'est absolument intolérable. Et le gouvernement, le président de la République l'a d'ailleurs fait lors du dernier Conseil des ministres, j'avais eu l'occasion de le dire ici, mais leur apporte bien sûr son plein soutien. Je n'irai pas au-delà sur le dispositif encore une fois déployé parce qu'il s'adapte. de jour de manifestation en jour de manifestation et de ville en ville. Donc Laurent Nunez aura l'occasion bien sûr de s'exprimer, mais bien sûr, bien sûr, tout est fait, tout est fait pour protéger ceux qui nous protègent.
une loi de 2017 a été utilisée pour prendre des mesures antithéoristes contre certains manifestants. Nos confrères de Libération rapportent que certains d'entre eux ne comprennent pas pourquoi ils sont aujourd'hui interdits de manifestation, puisque certains n'ont aucun casier judiciaire, parfois d'autres affirment que seule leur tenue, donc la tenue noire portée par certains manifestants dans les cortèges que nous avons tous eus, a été utilisée comme prétexte pour... avoir une interdiction de manifestation. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur les profils qui sont aujourd'hui interdits de se rendre dans les cortèges que l'on verra encore demain, par exemple
Non, je n'ai pas de commentaire supplémentaire à faire. Je vous renvoie vers le ministère de l'Intérieur.
Bonjour Madame la Ministre, Milutkabit du magazine Nexus. J'ai une question par rapport au contexte actuel où la grogne ne fait que monter de la part des étudiants, des lycéens et des Français d'une manière générale. Il y a beaucoup de Français et de Françaises qui estiment que certaines mesures peuvent être coercitives et qui estiment que la France est en train de perdre, ou alors aurait déjà perdu son ADN démocratique. Qu'est-ce que vous auriez éventuellement à dire à ces personnes-là qui mettent en tout cas le modèle démocratique français en question ? Merci. Je
dirais deux choses. D'abord, les manifestations peuvent se tenir dans toutes les villes de France, avec des tracés qui parfois sont adaptés, mais elles peuvent se tenir. Le rôle de l'État dans une grande démocratie comme la France, c'est de permettre précisément à chaque Française, à chaque Français de pouvoir manifester. C'est ce que nous faisons. Et ça c'est, je le redis, dans l'immense majorité des cas. bien passé les deux derniers week-ends, et tout est mis en œuvre pour que ça se passe de nouveau dans les meilleures conditions, encore une fois, de protection des biens et des personnes, demain, donc le 5 novembre. Et ensuite, il y a une élection présidentielle qui se tiendra dans six mois. Tous les Français majeurs en âge d'aller voter pourront s'exprimer. On élira de toute évidence un nouveau président, une nouvelle présidente. Il y aura peut-être des élections législatives par la suite. Et donc tout ça est la preuve d'une démocratie qui fonctionne. Bien au contraire, des manifestations qui se tiennent, des élections qui s'organisent, des élections qui se tiendront. Encore une fois, ça n'enlève rien aux difficultés que traverse notre pays, aux fractures, aux tensions. Mais remettre en cause le caractère démocratique de la France, alors même qu'on a cette liberté d'expression et alors même que des élections se tiennent démocratiquement, me paraît peut-être un petit peu exagéré. C'est un euphémisme.
rapport à demain, tout va bien se dérouler, vous pouvez rassurer les Français, il n'y aura pas de soucis, ils peuvent aller manifester tranquillement.
Tout est mis en œuvre pour que ça puisse effectivement se dérouler dans un cadre apaisé. pacifique, parce que je crois que c'est d'ailleurs ce que souhaite l'immense majorité des manifestants, c'est de pouvoir aller dans la rue, exprimer leurs revendications et le faire, encore une fois, de la manière la plus démocratique possible. Donc le rôle de l'État face à ça, c'est de leur permettre de le faire. Chacun doit ensuite tenir, je crois, des propos d'appel au calme, de responsabilité. Les organisations syndicales, évidemment, et elles le font. Les organisations politiques, c'est parfois moins clair, parce que je crois que... Le calme, ce que l'on appelle le calme, c'est-à-dire, au fond, l'expression de revendications de manière apaisée, c'est la condition nécessaire à l'expression de ces revendications. Et vous voyez bien, d'ailleurs, pardonnez-moi, je vous permets de tirer le fil, mais que lorsque les violences prennent, comme ça a été le cas le week-end du 17 octobre, elles... au fond, elles évacuent complètement l'expression des revendications. Et ensuite, dans les journaux de télé, sur les réseaux sociaux, dans les discussions qu'on peut avoir avec nos proches, ce qui ressort, c'est uniquement les violences. Donc en fait, c'est dans l'intérêt de tout le monde de faire en sorte que ça se passe bien, parce que les violences, encore une fois, évacuent complètement les revendications. Merci.
Le Média, pourquoi avoir utilisé des moyens antiterroristes contre des syndicalistes supposés manifestants avec notamment des garde à vue et des assignations à résidence à la veille de la manifestation contre la vie chère du 31 octobre ? Et dans le même temps, pourquoi l'auteur de l'attentat raciste à Trappes, qui a tué Pengo et fait 30 blessés, est ressorti libre après une première agression raciste quelques jours avant ? Comment la police française et l'État analysent ? Ce qui est dangereux ou pas ? Et est-ce que vous reconnaissez une faille à un moment donné ?
on touche à des décisions de justice. Donc moi, je n'ai pas à m'exprimer sur des décisions de justice. Ce que je peux dire... Et c'est ce que je sais pouvoir dire pour le 17 octobre notamment et pour les manifestations qui suivent. D'abord, tout est fait dans le cadre du droit. Et dans le cadre du droit, il y a des recours qui sont possibles. Ces recours sont parfois mis en œuvre. Parfois, il donne raison à l'État. Parfois, il lui donne tort. C'est encore une fois l'État de droit. Donc tout est fait dans le respect de l'État de droit et de la législation. Et là encore, je le redis, pour permettre aux Françaises et aux Français de pouvoir manifester. Et ils l'ont fait et ça s'est bien passé ces deux derniers week-ends. Ça se passera bien. En tout cas, tout est mis en œuvre pour lors de la manifestation de demain. Et au fond, il n'y a pas de revendications possibles entendues et claires s'il n'y a pas un cadre, encore une fois, qui permet à chacun de les tenir.
C'est normal d'utiliser des mesures anti-terroristes contre des supposés manifestants ? Ce que je
peux dire, c'est que tout a été fait dans le cadre de l'État de droit. Moi, je n'ai pas de... commentaires à faire sur des décisions de justice, sur des enquêtes. Ce n'est pas à la porte-parole du gouvernement que de commenter des décisions de justice. Et par ailleurs, je n'ai pas connaissance de manière précise et détaillée de l'ensemble des décisions de justice. que vous semblez évoquer. Peut-être que vous, vous avez eu accès au dossier. Je ne sais pas comment c'est le cas, mais moi, je n'ai pas accès au dossier et quelque part, heureusement.
Et de l'autre côté, l'auteur de l'attentat raciste à Trappes, qui avait commis une agression raciste déjà quelques jours avant, qui était ressortie libre, est-ce que c'est une faille ? Comment on peut l'expliquer aujourd'hui ?
Là encore, je ne suis pas moi en mesure d'expliquer ce qui touche à une enquête en cours. dont je n'ai même pas connaissance, Madame. Vous me demandez, mais d'ailleurs, c'est le cas sur toutes les affaires judiciaires, ce n'est pas à la porte-parole du gouvernement, ou à quelques ministres que ce soit, de commenter une enquête en cours, alors même que je n'ai pas sous les yeux, que je n'ai pas connaissance des éléments du dossier. La séparation des pouvoirs, ce n'est pas uniquement quand ça vous arrange.
J'entends, mais d'un autre côté, vous commentez les jeunes issus de l'immigration dans les pillages du 7 octobre où il y a des enquêtes aussi, donc je ne comprends pas quand est-ce que vous pouvez commenter. Mais là, vous me demandez de commenter
précisément des décisions de justice qui toucheraient à des interdictions de manifestation dont je n'ai pas connaissance, ou en tout cas, pardonnez-moi, je le précise, dont je n'ai pas connaissance des fondements qui ont pu être mis en avant. Donc, encore une fois, je n'irai pas plus loin.
bonjour, au sujet, le même sujet du mouvement social en cours, donc des lycéens à côté, la vie chère ensemble aussi. Monsieur Nunes déclarait hier lors de son audition, au sujet du 17 octobre, je le cite, alors à Marseille, c'est l'ultra-gauche, quand on regarde les caméras, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. extrême gauche, l'ultra gauche, ça c'est bien eux. Quand on va dans une mairie, généralement, ce n'est pas un casseur, un pilleur. Puis d'ailleurs, il y a un sigle qu'on a vu et les CRS ont dû se déporter. C'est ce que m'ont dit les CRS et je n'ai pas de raison de remettre en question ce qu'ils m'ont dit. Fin de citation. Hormis le fait qu'on a bien des raisons sérieuses de remettre en cause ce que déclarent parfois les agents, puisque les GPN indiquent dans son rapport de septembre que le nombre d'enquêtes relatives à la probité et à la corruption ont connu une hausse conséquente en 2025. Pouvez-vous nous expliquer comment, en regardant des images de caméras de vidéosurveillance, le ministre de l'Intérieur peut en déduire l'appartenance politique d'un individu ? Quels éléments concrets vous avez en votre position pour le faire
Je n'ai pas de commentaire supplémentaire à faire sur, j'imagine, l'audition de Laurent Nunez, puisque c'est à ça dont vous faites a priori référence, qui est à l'audition à l'Assemblée nationale hier. Et je ne répéterai pas ce que j'ai dit lors de vos précédentes questions.
se pose la question, et beaucoup de gens qui nous regardent sur la peau, cette question, vous avez forcément des éléments à nous avancer, puisque tout à l'heure, à une de mes questions, vous répondez souvent, et même dans les médias, que c'est la faute de l'extrême gauche. Comment vous identifiez justement cela
Je n'ai pas davantage de réponses à vous apporter, monsieur. Je ne suis pas le faire-valoir de vos capsules pour les réseaux sociaux. C'est crucial
quand même d'être précis. On s'en sert, enfin, il y a beaucoup de gens s'en sert, le RN aussi, de ses éléments politiques dans l'espèce médiatique. Monsieur Nunez, vous, ainsi que beaucoup de personnes, alors que nous sommes en pleine campagne pour 2017. Il a prononcé d'ailleurs hier 54 fois le terme d'ultra, extra, méga gauche. D'ailleurs, on ne comprend plus tellement. Les pilleurs casseurs étaient ou n'étaient-ils pas des personnes d'extrême gauche
Je vais m'arrêter là. Oui, mais en fait, il s'agirait aussi de vous mettre d'accord entre vous. Oui, laissez donc la place aussi à vos confrères. Je ne répondrai pas davantage. Christelle Béral.
La polémique continue, ne cesse d'enfler sur les dates de la présidentielle, avec de nouveaux propos de Bruno Retailleux, mais il y a aussi des nouvelles voix, comme Raphaël Glucksmann, qui demande un changement de date, vu, je cite, le niveau de violence dans la société. Alors, pour l'heure, ces dates ne sont pas officiellement arrêtées. Alors, je sais que vous aviez dit qu'à priori, il n'y avait pas de changement, mais la question, c'est, justement, est-ce que les dates sont à fait irrévocables ?
J 'ai répondu à cette même question, il y a exactement 7 jours ici. Donc, je ne change pas un mot à ma réponse.
Merci.
Je ne sais plus qui m'avait posé la question. Je ne sais pas si c'était vous, d'ailleurs. La polémique continue. L'idée, c'est de savoir si c'était
définitivement irrévocable. Merci.
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